Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir.
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MessageSujet: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyMar 23 Avr - 22:38
La faim lui tordait les tripes, elle n'était plus jeune, chasser devenait compliqué, encore plus quand il fallait nourrir autant de petits, parfois elle pouvait compter sur l'aide d'un voyageur qui lui offrait de l'opium pour engourdir ceux qu'elle ne pouvait rassasier. Puisque les loups n'avaient pas d'argent, plus loin dans le nord, elle n'aurait pas eut le choix que de laisser l'hiver les prendre. Sans doute, les Vaelstraz étaient le peuple le plus prolifique d'Orzian, mais à peine un enfant sur cinq atteignait l'âge adulte quand l'hiver était clément. Mais les loups étaient trop fiers pour demander de l'aide.

Mais cette fois-ci, elle eut de la chance dans son malheur, elle avait par chance trouvé un jardin rempli d'animaux, la veille elle avait décimer le poulailler, encore avant un limier avait disparu, ne laissant que des plumes et des traces. Personne ne la voyait, mais on l'entendait quand elle œuvrait dans la nuit. Mais cette fois-ci, il faisait jour, et il n'y avait plus rien à manger dans le poulailler, pas de chien à l'attache, pas de chevaux. Seulement des humains, et par chance, ils ne courraient pas bien vite.

Avec ses griffes cassées et pleines de terre et ses blessures, la peur qui lui tordait le ventre, elle était reine à cet instant. Elle n'avait jamais craint les hommes, elle les méprisait, et à peine tolérait-elle les femmes bipèdes. Elle qui avait laissé toute sa féminité derrière elle pour devenir chef de clan, elle était bien plus forte que toutes les créatures bipèdes qui se terraient ici.

Des enfants d'à peine quelques années jouaient dans la cour, des cibles faciles et incroyablement tentantes pour la bête que la faim tenaille. Elle allait attaquer au moment ou un bruit de tonnerre retentissait, elle grondait et reculait, retournant se terrer dans les fourrés, s'il y avait bien une seule chose qui la terrifiait dans ce monde, c'était bien ces maudites armes qui crachaient le feu dans un bruit assourdissant.

Les enfants retournaient dans leur maison de pierre, et la porte se refermait et avec elle l'idée d'avoir un repas aujourd'hui.

Encore ces maudits loups, ils ont vidé la ferme, maintenant, ils se mettent à reluquer les enfants ! Il y a quelques jours un palefrenier à perdu son bras. Le prochain à mettre le nez dehors se fera bouffer. L'homme reposait son arme contre le mur, se tournant ensuite vers son invité. Il serait imprudent de reprendre la route tout de suite, messire, j'ai fait appeler quelques chasseurs et pisteurs pour nous en débarrasser, l'un deux devrait emmener de quoi les empoisonner. Demain. L'homme semblait vouer une haine profonde envers ces créatures. Le pire reste, leur chef, une bête aussi grande qu'un cheval à la fourrure noire et argentée, une vraie saloperie qui attaque en plein jour et ne craint pas l'homme. Je commence à me demander si ces maudites bêtes ne sont pas envoyées par Teider.
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MessageSujet: Re: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyJeu 25 Avr - 23:19
Les Duchés du Sud. Ce territoire immense et pourtant morcelé où l’argent régnait en maitre et sur lequel flottait un parfum de luxure et de décadence. A travers la vitre du carrosse qui le transportait, Valandir mirait le paysage et ses prunelles céruléennes s’attardaient rêveusement sur l’écrin de verdure de la forêt. Ce lieu aurait presque pu passer pour un havre de paix si l'on faisait abstraction du fait que des brigands se dissimulaient dans les entrailles sylvestres,  se tenant prêts à attaquer les convois de voyageurs imprudents. Fort heureusement, le nécromancien ne voyageait jamais sans une importante escorte et les mercenaires qu’il avait engagé étaient suffisamment entraînés et armés pour tenir tête à d’éventuels malandrins.

A la nuit tombée, Valandir parvint dans un modeste village et décida d’y faire une halte avant de reprendre la route, car les chevaux allaient avoir besoin de repos et de se sustenter après cette longue chevauchée. Sans compter qu’un des villageois, un homme aux yeux durs et foncés et à l’expression bourrue l’informa qu’une louve noire avait été aperçue dans les environs du village. Sans doute, serait-il imprudent de reprendre la route alors qu’une telle créature rôdait à proximité, prête à dévorer les habitants téméraires et se dissimulait au cœur de la forêt.

En entendant ses paroles, les sourcils du nécromant se froncèrent et une ombre ternit l’éclat de son regard couleur d’azur.

- Une louve à la fourrure noire et argentée aussi grande qu’un cheval ? En êtes-vous vraiment certain ? demanda-t-il avec empressement.

 Cette description lui semblait étrangement familière et les mots de l’homme lui faisaient l'effet d'un coup de poignard. Les villageois paraissaient déterminés à tuer cette bête et Valandir sentit un mauvais pressentiment sourdre en lui.

Se pouvait-il que cette créature soit celle à laquelle il pensait ? Cela faisait des mois que l’elfe évanescent était sans nouvelle d’elle et croyait que cette dernière avait fini par succomber. Au sein des Duchés du Sud, le danger était omniprésent et ses chances de survie très minces, mais celui-ci devait en avoir le cœur net.

Sans prêter attention aux mises en garde du villageois, inquiet à l’idée de le voir quitter le village, l'efle pénétra, seul à l’intérieur des bois, sans même emmener avec lui quelques hommes d’armes destinés à assurer sa protection.

Cependant, Valandir ne craignait pas ce qui se dissimulait dans la pénombre nocturne, il était un puissant nécromancien et si des bandits tentaient de s’en prendre à lui, il n’aurait aucun scrupule à réanimer une puissante abomination afin de les combattre.

L’elfe vêtu de vêtements immaculés et, d'une longue cape d'un blanc lactescent, continua à marcher dans la forêt, respirant la fraîcheur de l'atmosphère nocturne, imprégné de senteurs végétales et boisées. Hélas, malgré ses recherches la louve au pelage d'ébène et d'argent demeurait introuvable. Peut-être lui faisait-il peur ou bien elle n’était pas celle qu’il cherchait ?

Valandir s’arrêta et s’installa sur la souche d’un grand chêne, avant de sortir de sa sacoche une flûte d’où il tira des sons mélodieux.
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MessageSujet: Re: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyJeu 2 Mai - 0:14
Aussi vrai que je vous vois messire !

Un cerf bondissait dans la clairière, écumant, comme traqué par une bête quelconque. Mais en moins d'une seconde, une lance fusait dans sa direction, le touchant au flanc, la chaîne normalement enroulée autours de cette dernière venait s'enrouler autours des membres du cervidé et causait sa chute dans un cri déchirant par dessus la musique.

Et l'instant d'après elle était là, dans sa tenue de cuir et de tissu, elle arrachait d'un geste sec son arme de l'animal encore vif, et elle faisait face à l'homme d'une blancheur immaculée, le loup et l'agneau se faisaient face. L'un aurait pu dévorer l'autre sans se poser de question. Elle faisait tournoyer sa lance et la pointait en direction de l'elfe, la pointe en acier noir déjà brûlait du feu de la forge. Elle n'était qu'à un pas de commettre l'irréparable.

Ta place n'est pas ici. La place des Hommes n'était pas dans les forêts, mais bien à l'abris dans leurs maisons de pierre et leurs villes inhospitalières.

Le message était clair, l'homme n'était pas le bienvenu ici, il n'y avait rien d'étonnant, elle savait qu'un homme de cette importance serait rapidement rejoint par d'autres. Elle sifflait et un groupe de trois loups adultes venaient chercher l'animal qui ne pouvait que protester d'être traité ainsi. Mais il n'en aurait plus pour longtemps. Une fois que les deux furent seuls, elle ne baissait cependant pas son arme.

Était-ce la crainte d'être de nouveau enchainée ? L'ombre des chaînes étaient longues, il fallait longtemps même à un loup pour s'en échapper. Elle avait toujours été comme ça, elle pouvait être curieuse, aimable, puis soudainement mordre la main qui la caressait.

La louve semblait dans un état similaire que lorsqu'ils s'étaient rencontrés, bien qu'elle eu toujours été d'une nature athlétique, elle semblait amaigrie et épuisée. Une nouvelle cicatrice barrait le côté gauche de son visage, et elle semblait avoir perdu son œil de ce côté. En vérité, elle n'était plus toute jeune, mener une meute lui coûtait beaucoup d'énergie, elle avait aussi ces petits les plus jeunes à s'occuper, et à cause de son âge qui devenaient problématique, elle devait aussi remettre à leur place les jeunes têtes brûlées.

Indiscutablement elle était toujours belle, mais pas dans le sens où on l'entendait d'ordinaire, c'était une beauté sauvage et naturelle, comme il en existait peu. Avec ses cheveux noirs et tressés qui descendaient jusqu'à ses hanches et suivaient le moindre de ses mouvements, et cette finesse acérée dans ses traits. Elle avait de l'allure, de la grâce. Et sans doute si elle avait été de noble naissance aurait-elle été magnifique.

Je t'ai cherché longtemps, Valandir. Une parole particulièrement douce, qu'elle n'adressait qu'à ceux qui comptaient vraiment. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire.

Elle l'observait longuement, de son unique œil bleu. Elle ramenait vivement son arme vers elle quand elle commençait à trembler, dissimulant ainsi sa faiblesse. Néanmoins elle tendait l'oreille, prête à fuir si d'autres bipèdes se montraient.
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MessageSujet: Re: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyLun 13 Mai - 14:39
Malgré la pénombre qui l’environnait, Valandir n’éprouvait nulle crainte à l’idée de se retrouver seul au milieu des bois. En raison de son ascendance Elfique, ce dernier possédait une relation symbiotique avec la nature et aimait l’atmosphère qui régnait dans la forêt. Le monde sylvestre ressemblait à un sanctuaire inviolé où seuls de rares élus avaient le droit de s’aventurer sans encourir le courroux des forces naturelles. Lui-même représentait peut-être un intrus sur ces terres in-foulées mais il ne s’y était aventuré que guidé par la quête d’une personne. Quelqu’un que même le passage du temps n’avait pu effacer de sa mémoire. Valandir jouait de la flûte et les notes qui s’échappaient de son instrument troublait le silence solennel qui régnait au milieu des bois et couvrait les bruits de la nuit. Pourtant, l’elfe sentait la présence d’animaux tout proches, tapis dans les buissons comme des lièvres ou des hiboux nichés au sommet des arbres et qui de temps à autre lançaient des hululements lugubres. Peut-être même qu’un plus gros gibier l’épiait à son insu, comme des renards, des sangliers ou même des loups…En effet, celui-ci doutait que sa présence passe inaperçue et n'alerte pas les occupants des bois.

Tout d’un coup, ce dernier entendit un craquement de bois sec suivit du martèlement des sabots d’un cerf qui fuyait à toute allure. Quelques minutes plus tard, il entendit le bruit sourd d’une chute et le long cri d’agonie de la créature.

L’elfe interrompit la musique qu’il jouait et ses prunelles céruléennes se dardèrent dans cette direction, tentant de discerner à travers l’ombre la silhouette du chasseur. Car il ne fallait pas être devin pour deviner qu’il s’agissait d’une partie de chasse et d’une course entre le prédateur et sa proie. Et de toute évidence, le cerf était vaincu et servirait bientôt de festin au gagnant. Telle était la cruelle loi de la Nature et le cycle perpétuel de la vie. Attaquer ou fuir pour survivre ? Tuer ou être tué ? Les animaux ne s’embarrassaient pas de considérations morales et se contentaient de suivre leur instinct. Seuls les Hommes et les autres races pensantes semblaient se préoccupées de l’impact de leurs actes ou de l’existence du bien et du mal.

La lumière de l’astre lunaire perçait à travers l’épais feuillage des arbres de la clairière, diffusant un halo argenté et Valandir discerna une silhouette féminine et entendit une voix ô combien familière.

« Ta place n’est pas ici ».

C’était vrai et faux à la fois. Il ne se sentait vraiment à sa place nulle part car celui-ci était tiraillé entre deux mondes, celui de la vie et la mort et son intérêt morbide pour l’au-delà et l'immortalité en faisant un être mystérieux et atypique. Valandir lui-même se considérait comme une sorte de passeur ou d’individu à part des autres tellement ses idées ou sa manière de considérer les choses le différenciait de ses congénères.

- Mes pas m’ont conduits jusqu’ici et je ne me trouve pas en ce lieu sans raison. Je voulais te rencontrer.

Les mots sortaient de ses lèvres, criants de sincérité. Il n’était ni un voyageur égaré ni un profanateur, juste un elfe à la recherche d’une jeune fille-louve de son passé. Valandir la contempla longuement, tandis qu’elle lui faisait face, auréolée par la pâleur des rayons lunaires. La femme-loup possédait une beauté sauvage et il émanait d’elle une aura de fierté et de nature indomptée. Les chaines de l’esclavage n’avait jamais su annihiler ce trait de personnalité que l’elfe opalescent appréciait chez elle. Malgré les privations, ce dernier constata que la Louve était restée semblable que dans son souvenir. Ses épaisses boucles noires avaient été coiffées en tresses et tombaient le long de son corps sculptural, moulé dans une tenue de cuir qui en rehaussait l’allure à la fois féminine et belliqueuse.

« Je t’ai cherché longtemps, Valandir. Je crois que nous avons beaucoup à nous dire. » Le ton de sa voix s’était adoucie et l’elfe aux cheveux lactescents devinait la lueur de douce chaleur qui habitait son regard, d’ordinaire si acéré.

Ses lèvres affichèrent un fin sourire et il répondit :

- Je n’aurais jamais pensé que je te reverrais mais je vois que tu n’as pas changé. Tu m’as manqué tout ce temps.
Puis, ce dernier ajouta non sans une pointe de malice.

- Surtout après cette unique nuit que nous avons partagée ensemble
.
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MessageSujet: Re: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyMar 21 Mai - 18:46
Je ne suis pas le seul loup de cette forêt, tu as eu la chance. J'aurais été fâchée de manger de l'elfe au dîner de ce soir. Elle s'approchait lentement d'un pas un peu traînant, non sans afficher toujours cet air prédateur et au final, presque supérieur. Et pourquoi souhaitais-tu me rencontrer ? Si ça a un rapport avec ce maudit paysan, je vais le tuer. L'homme causait du tort aux loups depuis quelques années déjà, ils se haïssaient cordialement depuis fort longtemps. Et elle était bien trop bourrue de caractère pour finalement laisser vivre.

Peut-être que ce fut une erreur, n'est-ce pas ? Elle-même ne semblait pas vraiment y croire, cette nuit lui avait enseigner plusieurs choses sur la vie elle-même. Et finalement, était-ce si pire que cela ? Pas vraiment, elle en gardait un assez bon souvenir et quelques questions.

Elle posait un regard acéré sur l'elfe, le scrutant avec une attention toute particulière, le moment était sans doute malvenu pour parler de ce genre de chose. Néanmoins, elle passait rapidement à autre chose, venant s'asseoir à ses côtés. Il n'y avait rien de plus reposant après une partie de chasse, et la nuit était particulièrement belle.

Je comptais faire partir la meute ce soir, mais peut-être que tu me feras revoir mes plans. À son tour de faire quelques sous-entendus, se prêtant facilement au jeu. Qu'est-ce que quelqu'un comme toi fait sur les routes ? Pas de demoiselle parfumée à courir ? Comme la plupart des personnes n'ayant pas approché la noblesse, et finalement côtoyer que le pire des Hommes, elle avait dans la tête que des idées toutes faites.

Néanmoins, elle ne devait pas oublier de mentionner certaines choses. Nous avons eu quelques accrochages du côté de Fortuna, c'est là que nous irons. La meute qui n'avait pas de cesse de s'agrandir au fil des années, peinait à rester discrète, ils en avaient eu la preuve ce soir, et il y aura certainement d'autres exemples dans les mois à venir. Ensuite, nous retournerons dans le nord, avant le début de l'hiver, si les suderons ne nous gardent pas captifs plus longtemps. Elle lâchait un profond soupir à cette pensée, elle n'était plus jeune et approchait même doucement de sa belle mort. Et elle ne comptait pas d'attendre les défis des plus jeunes de la meute pour s'inquiéter de son sort.

Finalement ce sud qu'elle haïssait tant n'avait de cesse de la happer, ces maudites terres peuplées d'esclavagistes dans leurs maisons de pierre et leurs rues pavées. La vie dans le nord était bien plus simple, mais plus rude, et finalement descendre était le seul moyen qu'il y avait pour survivre et pour faire des provisions avant les premières neiges.

Je ne suis plus aussi sauvage que ce que j'aime prétendre. J'ai eu trop de maîtres dans ma vie pour mourir en temps que loup. Elle s'étirait, faisant craquer sans mal ses quelques articulations douloureuses. Elle n'aurait qu'à se trouver un foyer quand le moment sera venu, elle ne voulait pas mourir de la main de l'homme ou tuée par un de ses enfants.
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MessageSujet: Re: La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. La splendeur vierge des terres infoulées par les Hommes. - Valandir. EmptyVen 31 Mai - 21:17
- Et moi j’aurais été navré de devoir occire le malheureux loup qui aurait croisé mon chemin et d’en faire un loup zombifié, une fois ranimé à l’aide de ma nécromancie. Je peux me montrer très affable mais mieux vaut ne pas éveiller la bête qui sommeille en moi, du moins si l’on tient à la vie.

En dépit de ce que laissait supposer son allure racée et gracile et ses traits à la beauté enchanteresse, Valandir n’avait rien d’un animal en détresse ou d’une proie. Que du contraire, ce dernier pouvait dissimuler une âme de prédateur derrière son aspect éthéré et angélique. Et bien des brigands et des malandrins l’avaient découvert à leurs dépens.

Aux paroles de la louve. L’elfe lunaire secoua négativement la tête et poursuivit du même ton calme à l’accent Elfique.

- La vie de ce paysan m’importe peu, tu peux en faire ce que bon te sembles et tant pis pour lui s’il finit dans ton estomac ou celui de ta progéniture. Si je désire te rencontrer c’est pour des raisons disons plus personnelles…

Après cela, le nécromancien s’interrompit brièvement et son visage d’ordinaire impénétrable arbora une expression pensive. Lui-même s’étonnait de vouloir la revoir après tous ces mois passés à ignorer ce qu’il était advenu d’elle. Après sa fuite éperdue, elle avait disparu sans donner le moindre signe de vie, comme si elle cherchait à fuir quelque chose ou quelqu’un.

Jadis Valandir était son maitre, celui qui l’avait délivré du joug de l’esclavage mais à présent que subsistait-il de leur ancien lien ? Peut-être qu’aux yeux de la louve, il n’incarnait plus désormais que la figure de la servitude et de la soumission. Aeter vient s’asseoir à ses côtés et l’elfe à la chevelure diaphane se demanda s’il s’agissait d’un moyen de raviver leur intimité passée.

Ensuite, la jeune femme évoqua ses plans et le questionna, ponctuant sa phrase d’un sous-entendu qui n’échappa pas au nécromancien et fit naitre un léger sourire sur ses lèvres délicates.

- Je voyage pour affaires. Mes recherches me prennent beaucoup de temps tu le sais bien. Quant aux demoiselles parfumées, ce n’est pas moi qui leur cours après mais elles qui désirent partager ma couche. J’y ai consenti quelquefois plus par jeu et par caprice que par réel intérêt pour ces demoiselles.

Puis, l’elfe s’approcha doucement d’elle et lui prit doucement le menton entre les mains avant de susurrer :

- Dois-je comprendre que tu es jalouse ? Et toi es-tu devenue la compagne d’un puissant chef de meute ?

En dépit de l’apparence humaine qu’elle était capable d’arborer, Aeter restait une louve, une créature sauvage, fière et indomptable et nulle chaine ne semblait capable de la retenir. Valandir lui-même ne s’y était pas essayé et lui avait rendu cette liberté qu’elle chérissait plus que tout au monde.

Dès après, la jeune femme lui exposa ses plans pour la suite et l’elfe évanescent l’écouta sans l’interrompre. Son visage gardait une expression marmoréenne et seuls ses sourcils lactescents se froncèrent. Ensuite celui-ci prit la parole à son tour :

- Penses-tu pouvoir atteindre le nord sans encombre ? C’est un long et périlleux voyage et en route vous risquez de rencontrer des obstacles en chemin, certains voudront votre peau ou vous capturer. Comme tu l’as dit une meute de cette taille ne passe pas inaperçue et les brigands et les mercenaires sont monnaie courantes dans les Duchés du Sud. Et une fois dans le Nord que compte tu faire ?

Ayant vécu une partie de sa vie en captivité, Aeter était différente des loups sauvages et semblait tiraillée entre deux univers radicalement opposés. Trop sauvage pour accepter la captivité et trop domestiqué pour mener une existence entièrement libre. Valandir pouvait comprendre ce sentiment de n’être nulle part à sa place pour l’avoir éprouver maintes fois.

- Oui tu as connu de nombreux maîtres, dit-il dans un souffle. Et j’ai été l’un d’entre eux mais à présent que sommes-nous l’un pour l’autre ?
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