Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Deux hommes bien différents. (Pv Gareel)
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 :: Orzian :: Les vastes duchés du Sud :: La cité de Vinche
MessageSujet: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Sam 20 Oct - 12:51
14 Avril de l'An 2000 de l'Âge d'Acier

Anton qui se retrouvait dans la cité de Vinche dans l'attente d'un dirigeable qui le ferait directement rentrer dans l'empire et surtout pour y régler quelques affaires, disposait en vérité de beaucoup de temps libre à tuer au sein de la cité marchande. Surtout le soir quand les rues étaient à peines moins remplies que le jour et alors que dans la plupart des quartiers, surtout ceux aisées l'agitation du marchandage et des affaires civiles faisait en partie place à celle des arts et des spectacles aussi bien de rues que domestiques.

Néanmoins ce soir, ses pas pensifs et surtout concentrés sur beaucoup de préoccupations intérieures ne le menèrent pas exactement dans les quartiers riches proches du palais, mais plus dans ceux moins bien famés, enfin moins bien famés entre parenthèses, ce n'était généralement pas les pauvres après tout qui pouvaient rester vivre longtemps dans les villes au sein des Duchés. Disons qu'on passait de quartiers luxueux et richissimes à ceux des classes plus moyennes ou moyennement basses. Là où certains affaires criminelles pouvaient avoir lieu dans l'obscurité des ruelles ou bien ou certains mafias avaient disons leurs établissements entres autres et où les mercenaires qui n'étaient pas riches et cherchaient à dépenser leurs soldes venaient perdre leurs économies…

Et c'est alors qu'il avançait calmement dans une rue qu'il entendit des bruits dans un ruelle à côté de lui, il s'engouffra donc dedans et vit un groupe de plusieurs jeunes hommes qui semblaient entourer un vieillard habillé de manière passable. Anton voyant cela et devinant disons certaines choses, s'avança alors dans son armure qui était d'une discrétion proprement inexistante pour dire fermement de sa voix déformée par son casque.

« Je vous dérange ? Vous n'avez pas honte de vous en prendre à un vieillard sans défenses ? » Autant dire que son arrivée venait d'être remarquée et évidemment un colosse comme lui en armure lourde, ça avait probablement son côté intimidant, sauf évidemment s'ils étaient tous ivres morts...
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Sam 20 Oct - 22:41
La semaine avait été bonne pour l'aveugle que j'étais, plusieurs contrats avec des cibles assez proches les unes des autres m'avaient permises de gagner une assez belle somme sans trop me déplacer et me permettaient de profiter plus facilement de ma bourse. Ainsi, j'avais passé ma journée dans la cité de Vinche afin de profiter des diverses activités que proposait ce lieu à travers ses sons, ses odeurs et les divers goûts s'y retrouvant. Ce lieu étant une place forte de l'économie et du commerce en tout genre, cela permettait de découvrir la culture des diverses contrées à travers leurs pratiques culinaires ou encore à travers les divers arts pratiquaient dans les rues.

Une journée remplie de divertissements, de nourritures saines, et autres activités s'était ensuite suivie d'un début de soirée dans une taverne loin de la richesse duchéenne, ces lieux qui pourraient être décrits comme les moins bien fréquentés de la cité. Les mafias, les commerçants illégaux et autres personnages aux emploies plus loin que proche de la légalité se trouvaient parcourir ces lieux afin d'effectuer leurs manigances dans une pénombre plutôt que dans la lumière du Palais. Pour ma part, je n'étais aucunement là pour le travail ou justement à la recherche de travail, mais plutôt pour remplir ma panse à coup de nourriture un peu plus appréciable financièrement que celle de l'après-midi.

La taverne habituelle, l'alcool habituel et l'assiette de viande avec des légumes habituelle, le vieux tavernier finissait par me connaître plutôt bien tout comme il connaissait mon métier étant un précédent client. Une maîtresse un peu trop bavarde qui voulait se faire connaître à la femme de cette homme, une envie qui ne plaisait aucunement à ce dernier n'assumant pas ses ébats hors du lit conjugal. Une rencontre, un contrat et la maîtresse n'était plus un problème pour ce dernier qui bien qu'attristait d'avoir perdu cette demoiselle plus jeune que sa femme, fut assez soulagé d'avoir perdu ce problème.

Quelques heures à me nourrir et à boire furent suivies par des jeux afin de regagner un peu d'argent, ma cécité était souvent un magnifique argument pour que l'on veuille tenter de me plumer, souvent en s'en mordant les doigts par la suite. Nous étions dans les Duchés, un endroit que je côtoyais assez souvent et les personnes qui se laissaient avoir à l'envie de me prendre mon argent à coup de divers jeux se faisaient de plus en plus rare au fil des années, je ne pouvais que profiter quand certains tentaient tout de même.

Je sortais par la suite de la taverne et commençais à me diriger vers l'auberge où je séjournais ces temps-ci quand je finis par remarquer les quatre hommes qui me suivaient depuis plusieurs minutes, l’appât du gain sûrement. Je bifurquais alors dans une ruelle bien moins fréquentée afin de me débarrasser de ce problème d'une manière nette et précise ainsi que permanente, la communication n'étant jamais une solution avec ce genre de personnes. Quant ils furent assez proches de moi, ils me demandèrent mon argent si je voulais continuer à vivre, tant de gentillesse à l'égard de ma pauvre vie qu'il ne fallait pas arrêter sans mon avis. Je m’apprêtais à finir la discussion par la lame de Shinrei quand une personne monstrueusement bruyante avança vers nous avant de leur aboyait dessus. Un chevalier en armure qui serait vaillamment venu pour me sauver de ces voleurs ? J'espère qu'il n'aura pas l'audace de me demander un sou pour le travail effectué, nous sommes tout de même  dans les Duchés et je dois me méfier de cette possibilité.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Dim 21 Oct - 20:44
Les voleurs le regardèrent d'un regard vide qui semblait témoigner qu'en effet soient ils étaient salement alcoolisés, soient très drogués en vérité. Soit pensa t-il avec réflexion, ce n'est pas comme si c'était ingérable de toute manière, mais constatant qu'ils ne lui répondaient pas pour le moment, Anton s'avança d'un pas et…

Eh bien tout vira à la débandade, plusieurs jeunes hommes s'enfuirent sans demander leur reste tandis que d'autres lui sautèrent littéralement dessus. Alors comment dire… Charger en étant éméché quelqu'un faisant deux têtes de plus que vous, qui est en armure lourde et a des bras aussi épais que votre cuisse n'est pas une bonne idée. Et ils n'eurent même pas le temps de s'en rendre compte qu'avec quelques mandales bien placées Anton les envoya dans l'inconscience. En ne se montrant pas vraiment subtil car son poing droit munit d'un gantelet fait précisons le, avec du bon acier trempé finissait directement dans leur tête. C'était rapide, sec, brutal, mais heureusement pour eux pas mortel, néanmoins ils en garderaient un certain souvenir pendant quelques temps.

Ceci fait et voyant que soit les agresseurs s'étaient repliés, soit dans les pommes, il dit aimablement au vieil homme.

« N'ayez plus peur vénérable ancêtre. Ces jeunes idiots ne devraient pas recommencer avec le genre de roustes qu'ils viennent de prendre, bon ce n'est pas tout, mais je pense que par sécurité je vais vous accompagner jusqu'à chez vous. Disons que quitte à rendre service à quelqu'un autant le faire jusqu'au bout... » Anton n'avait pas remarqué que l'autre était aveugle, mais aveugle ou non il devait déjà avoir une excellente idée de la force immense du colosse au vu des bruits d'impacts qu'il avait entendu, un colosse qui devait en effet avoir de quoi dissuader. Celui-ci reprit donc en ajoutant avec amabilité.

« Je vous suis du coup et dîtes moi, ces jeunes hommes vous les connaissez par hasard ? J'espère ne pas avoir frappé trop brutalement l'un de vos éventuels petits fils ou neveux par exemple. » On ne savait jamais après tout, des fois il était possible d'avoir des surprises, surtout que c'était presque dans ses habitudes disons de venir en aide à son prochain...
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Lun 22 Oct - 12:39
Le colosse d'acier et ses paroles prirent les voleurs au dépourvu, ainsi ils ne réagirent pas vraiment à ses paroles et se limitèrent donc tout simplement à ne plus bouger comme-ci leur cerveau tentait d'évaluer la situation. Toutefois, l'odeur prononcée d'alcool que je pouvais sentir devait légèrement empêchée la réflexion de se faire, tandis que l'odeur d'un des hommes mélangeant l'alcool à une odeur bien moins plaisante me rappeler l'un des hommes que j'avais plumé. Une vengeance était donc la raison de cette assaut, rien avoir avec mon boulot, mais plutôt avec mes activités secondaires cette fois-ci. À force de tuer des gens, on avait fini par prendre l'habitude de m'envoyer à mon tour des personnes pour me tuer, malheureusement pour les commanditaires, le succès n'avait jamais encore été atteint.

La situation s'amorça lorsque le chevalier s'avança vers eux, ils virent tous cela comme un signe d'attaque et certains choisirent la fuite tandis que d'autres, telles des bêtes affamés, lui foncèrent dessus. Au vu des pas de l'homme, il devait sûrement être assez impressionnant physiquement, même sans l'énorme armure qu'il portait, le terme colosse semblait être adéquate à la situation présente. Les bruits de ce qu'il me semblait être le casque m'affichait une personne faisant environ deux pas de haut, soit deux mètres et quelques centimètres et avec le poids de ses pas... soit l'armure pesait beaucoup, soit il était assez lourd de base. En tout cas, la panique déclenchait par ses mouvements créa une vague de fuite et une vague d'assaut, la première fut ignorée tandis que la seconde fut réglée de manière expéditive. De ce que j'entendais, les choses allaient dans un sens, le colosse faisait tomber les assaillants à tour de bras et le son me semblait représenter une masse... non, une main plutôt lourde, sûrement armée d'un gantelet bien solide. Le spectacle valait sûrement le coup d’œil en tout cas, un spectacle qui fera mal au crâne à ces hommes et pourtant un spectacle qui leur a sauvé la vie.

Leur sauveur s'adressa alors à moi pour me signaler que je n'avais plus rien à craindre et qu'ils ne recommencerait sûrement plus au vu de la « rouste » qu'il leur avait mis, cela fut suivi d'une proposition de m'accompagner jusque chez moi. La proposition avait ses avantages comme ses défauts, avec un colosse pareil à mes cotés personne n'osera m'ennuyer ne serais-ce qu'un peu... L'alcool et la fatigue acquiesçaient face à cette possibilité, mais il y avait la possibilité que cela soit une autre manière de m'arnaquer. Ce ne serait pas la première fois que je remarque un groupe avec « les assaillants » et « le sauveur » travaillant ensemble afin de connaître le lieu de vie de la personne et de gagner la confiance de ce dernier avant de lui piquer plus que ce qu'il avait sur lui. Un colosse de sa taille et tout en armure serait gênant à combattre, surtout avec l'alcool que j'avais ingurgité... hum...

« C'est aimable à vous, jeune homme... »

Avant que je puisse continuer, il me coupa la parole afin de me de demander de lui montrer le chemin et si je connaissais l'un de ces hommes inconscients... cette phrase ne collait pas trop avec le speech habituel d'un groupe. De son côté, le colosse m'avait sûrement coupé la parole en pensant que j'avais terminé ma phrase alors que je ne faisais que prendre une respiration en cherchant comment l'esquiver sans amorcer quoique ce soit de fatiguant pour moi. Toutefois, le speech sur le neveu me plaisait bien et me permettait de punir l'homme ayant voulu se venger, son quitte ou double venait d'être perdu.

« Eh bien, j'apprécierai fortement votre présence rassurante, mais j'ai bien peur de vous gêner.. Étant aveugle, je ne sais aucunement où je me trouve en ce moment... L'un d'entre eux est bien l'un de mes neveux et il appréciait fortement me demander de l'argent ou me le prendre de force. Ainsi, une belle rouste ne lui fait pas de mal ! »

Bien entendu, mes paroles se trouvaient être surjoué avec une attitude de véritable papy, loin de ma véritable personne, je ne suis peut-être plus aussi jeune que par le passé... mais je reste tout de même assez vigoureux et respectable, il n'y a que mon visage pour trahir mon âge, si j'étais un vampire, ma personnalité conviendrait à un jeune homme de quarante, voir trente ans ! Je reprenais mon discours :

« Puis-je vous demander gentiment si vous pourriez récupérer l'argent qu'il a sur lui, après tout il m'appartient et la fin du mois se fait bien difficile niveau nourriture... J'aimerai le récupérer moi-même, mais j'ai bien trop peur qu'il se réveille... »

Voler n'était pas dans mes habitudes, loin de là... enfin plus dans mes habitudes, mais cet homme avait joué et perdu, puis avait voulu récupérer cela par la violence... Il méritait une punition pour son comportement néfaste, ainsi la punition serait une plus grande perte monétaire en plus du k.o. infligé par le colosse. Ce n'était pas cher payé, j'en connais certains qu'il lui aurait coupé une main au minimum pour ces actes, ma bienveillance était donc assez honorable.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Jeu 25 Oct - 20:41
« Vous savez au moins dans quel quartier se trouve votre maison dîtes moi ? Et dans quel coin de ce dit quartier ? Après tout aveugle ou pas, je suppose que c'est une connaissance nécessaire pour pouvoir demander aux gens de vous y guider ? » Demanda Anton pensif à ce sujet, se rendant compte qu'en effet guider un aveugle jusqu'à destination n'allait pas être facile, surtout qu'avouons-le il n'était pas habitué aux aveugles, car par chez lui les gens préféraient se faire faire des prothèses que garder un tel handicap, même si évidemment dans les Duchées ce n'est pas non plus comme si tout le monde avait cette possibilité…

Quoiqu'il en soit, la demande du vieillard concernant le fait de prendre de l'argent surprit un peu Anton, celui-ci néanmoins finit par y répondre pensif…

« Ma foi, je suppose que si c'est de l'argent qu'il vous a pris, je suppose que vous avez en effet le droit légitime de le récupérer. » Ceci dit il prit donc la bourse de l'autre et la donna au vieillard, ce avant d'ajouter une fois ceci fait d'un ton aimable et surtout en se disant que même si la garde n'était pas forcément très active à cette heure, il ne valait mieux pas s'attarder plus que nécessaire par ici.

« Dîtes-moi honorable vieil homme, quelle est par hasard votre profession ? » Cela tout en invitant celui-ci  à le suivre en commençant justement à sortir de la ruelle comme l'indiquait ses bruits de pas. Après tout il s'imaginait que dans une terre comme les Duchés du Sud, sauf si l'on était aisé, on connaissait difficilement une quelconque forme de retraite avant un âge avancé. Sinon eh bien, en quoi l'argent du vieillard serait le sien après tout ? S'il ne venait pas de ses propres revenus, mais celui de la famille qui le prenait en charge, ça ne justifierait disons pas, du moins encore moins une telle agression de la part de son propre neveu… Donc évidemment, cette déduction faisait qu'à ses yeux sa question était valable.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Ven 26 Oct - 22:41
Le colosse semblait perdu face à ma cécité, il ne semblait aucunement faire partie d'un quelconque plan visant à me racketter une somme d'argent quand on voyait comme il tentait véritablement de m'aider. Une certaine sincérité se mélangeait avec son attitude maladroite quant à la façon de s'occuper d'un aveugle, même dans ses paroles à mon attention, on pouvait voir qu'il avait du mal à savoir ce qu'il devait vraiment me demander. Devrais-je abandonner ce petit jeu maintenant que j'avais décidé qu'il n'était pas là pour agir d'une manière négative à mon encontre ? Hum... la naïveté des gens était une qualité, cela signifiait une gentillesse et une pureté positif, tout cela formait le symbole d'une bonne personne.

De mon côté, j'étais loin d'être naïf, mais je ne me considérais tout de même aucunement comme une mauvaise personne d'une quelconque manière ainsi l'un n'empêchait pas l'autre sans pour autant  être une chose des plus courante. Quant à sa question sur mon logement, comment lui stipuler que je vivais en ce moment dans une auberge sans trahir ma couverture d'honnête et fragile homme ? Après tout, une personne aveugle n'est pas censée pouvoir se balader à sa guise, ainsi cela ne va pas avec une auberge qui est souvent un lieu de passage et non d'habitation définitive....

« Malheureusement, je ne connais pas le quartier où se situe l'endroit, mais je connais toutefois le nom de l'auberge... Est-ce que cela vous serez utile ? Il s'agit de l'auberge des trois lys... »

Bien que je savais exactement le nom du quartier ainsi que comment m'y rendre seul, je ne voulais aucunement arrêter le jeu du vieillard fragile et perdu pour le moment.. un peu d'amusement après tant d'action était assez déstressant. Je m'excuserai pour la gêne occasionnée arrivé à l'auberge en lui offrant une pinte de bière bien fraîche.

« Quant à la raison de mon habitation... des soucis financiers en sont la raison... »

Après ces quelques mots, j'obtenais enfin mon objectif de punition quand le colosse accepta ma proposition de récupérer l'argent de l'autre rancunier ce qui me fit bien plaisir d'une manière, d'arriver à convaincre l'homme. La carte du vieillard fragile et aveugle avait une capacité de conviction d'une grande persuasion bien plaisante et en profiter par moment n'était pas de refus. Surtout qu'en réfléchissant, m'occuper moi-même de ces hommes avec ce colosse dans les alentours aurait sûrement entraîner des complications au vu de sa personnalité « altruiste ».

« Je vous remercie bien, jeune homme. disais-je en prenant l'argent. Cet argent me permettra de tenir encore un peu, le temps de me remettre plus facilement de ma chute... »

Je répondais par la suite à sa question sur ma profession en essayant d'avoir l'air honnête sans pour autant l'être complètement, remarque je me demandais comment réagirez l'homme si je lui disais que j'étais un assassin.

« Il se trouve que je suis un assassin. disais-je sérieusement avant de rigoler et de reprendre. Ah ah, excusez-moi je suis désolé, j'ai toujours eu envie de sortir un jour une phrase de ce genre. Il y a peu, j'étais encore poissonnier, mais avec le temps et le manque d'argent... j'ai tout perdu.... tout... Maintenant je fais tout ce que l'on me propose... »

À force de raconter n'importe quoi, j'allais finir par penser que c'était vrai... remarque une vie paisible en tant que poissonnier aurait pu être une vie « très bonne » si je n'avais pas découvert les arts martiaux. L'odorat était un bon point pour acheter des poissons de bonne qualité, bien que je n'y connaissais en réalité rien sur les poissons autre que quelques manières de base de les cuisiner. Réfléchir sur les poissons me fit penser que je n'avais aucune idée du nom de l'homme en face de moi, ainsi je rajoutais à la conversation :

« Jeune homme, puis-je me permettre de demander le nom de mon sauveur ? »
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Dim 28 Oct - 20:52
« Vous vivez donc dans une auberge ? Toujours mieux qu'un hospice duchéen je suppose… Eh bien, ça devrait être facilement trouvable avec un peu de recherche ou en questionnant quelques passants. » Dit-il donc de l'air de l'homme qui ne se faisait absolument aucun souci quant au fait d'arriver à trouver le chemin qu'ils devraient suivre pour arriver à destination. Sans doute qu'il faisait partie en vérité de ces gens capables d'aborder les autres dans la rue pour demander des renseignements utiles, une qualité que pas tant de monde avait à bien y réfléchir…

« De toute manière, je suppose que si vous êtes arrivé à survivre jusque là honorable vieil homme, c'est que vous devez savoir vous débrouiller assez pour ceci, vous êtes aveugle depuis combien de temps dîtes moi ? » Demanda t-il alors pensif, parce qu'il y avait une sacrée évidemment entre quelqu'un qui l'était de naissance, par rapport à quelqu'un qui l'était devenu par exemple à cause de la cataracte…

Ce avant d'éclater de rire quand l'autre dit qu'il était un assassin, sans même prendre cela au sérieux une seconde, même si ça ne dura que quelques instants disons. Avant de reprendre après s'être vite reprit et ce aimablement. « Je peux comprendre que vous ayez envie de dire cela, ça doit être amusant après tout de décontenancer quelqu'un qui est un petit jeune pour vous, n'est-ce pas ? Quoiqu'il en soit, n'avez vous pas de famille pour prendre soin de vous ? » Ce avant de répondre poliment quand le vieillard lui demanda comment il se nommait.

« Anton Ludwig, comme vous le devinez c'est Akkatonien, j'avouerai être dans l'armée impériale, mais bon c'est juste mon métier et je ne vais pas vous ennuyer avec cela. Et vous ? Êtes vous duchéen d'origine ? Ou venez vous d'ailleurs par hasard ? » Demanda t-il alors sur le ton de la conversation alors qu'ils cherchaient la dite auberge. Se disant après tout que de la compagnie pouvait sans doute faire du bien à un vieil homme visiblement un peu seul.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Mar 30 Oct - 16:33
« Ah ! Une hospice, jamais ! Je ne suis pas si vieux que ça non plus, j'ai encore de la ressource, dit donc ! disais-je avec plus d'émotion que je ne l'aurais voulu. Une auberge, c'est mieux que rien et puis il y a toujours de l'animation au moins dans ce genre de lieu. Ce n'était peut-être pas l'auberge la plus connu, mais elle a une petite réputation donc certaines personnes devraient la connaître, bonne déduction jeune homme. »

L'idée de l'hospice m'avait un peu fait sortir de mon rôle en m'emportant légèrement, je n'étais pas non plus si frustré de mon âge, mais cette pensée qu'on pouvait ne serais-ce qu'imaginer l'hospice à mon âge m'agaçait tout de même. J'étais âgé de cinquante-neuf ans, un âge assez conséquent pour un humain moyen qui expliquait le raisonnement du jeune homme, toutefois cet âge était si insignifiant face à certaines races. Une constatation qui me faisait boire un peu plus certains soirs en imaginant qu'avec une origine différente, je n'aurais peut-être ni mes problèmes de santé limitant mon art et que j'aurais encore tant d'années pour me parfaire.

« On essaye de se débrouiller, on fait toujours ce qu'on peut pour survivre, n'est-ce pas là la plus grande force de tout homme ? disais-je fièrement. Ma cécité est présente depuis ma naissance, je fais partie de ceux qui n'ont rien a regretter d'être aveugle, on peut dire. »

Les autres races peuvent vivre plus longtemps, certaines personnes sont doués pour la magie, d'autres pour l'art et certains pour le combat. En ce monde, personne n'est égale à un autre, nous avons nos avantages et nos défauts, nos compétences et nos manques et c'est ainsi que l'on se forge afin d'être aussi digne voir plus digne qu'un autre. Je suis né aveugle, mais au lieu de me forger autour de cela comme-ci c'était un défaut, je me suis forgé afin d'en faire une arme et j'ai tenté de subjuguer ma cécité par une autre vision. À chaque fois que je jouais de ma cécité, je finissais par partir dans des pensées comme celle-ci, ma cécité avait été réglé à ma manière, sans magie ou technologie, mais par moment je me demandais ce que voyaient les gens dits normaux.

Le rire de l'homme face à ma « blague » était plaisant, car encore une fois cela montrait bien l'importance de cet atout dans ma manche, tandis que certains connaissaient mon existence en tant qu'assassin, d'autres l'imaginaient impossible. Combien de cibles avaient été éliminées en ne se doutant pas que l'homme qu'elles voyaient comme inoffensif leur trancherait la gorge quelques secondes après ? Heureusement que mes lames étaient cachés par la cape recouvrant une bonne partie de mon corps, une cape justifié par la « fraîcheur » du temps, le froid devenant souvent un adversaire pour les personnes vieillissant... c'était d'ailleurs vrai et je m'étais alors pourvu très top de vêtements contre le froid.

« Je vous remercie de comprendre, certains hommes oseraient user de moquerie ou de mépris face à ce genre de propos, mais pas vous.. Vous êtes un homme bien. Ma famille... regardez cet homme qui ose racketter son oncle... et bien il n'y pas mieux.... Oh ! Il y a la petite Cathie, un véritable ange , je devrais vous la présenter un jour ! Vous vous entendriez sûrement très bien ! »

La petite Cathie existait... elle se trouvait être l'animal de compagnie d'un aubergiste d'un autre duché et c'était bien un ange réclamant que des caresses, une vraie peluche servant de mascotte à la taverne. Ce n'était donc pas véritablement un mensonge, rien ne m'empêcherait de lui présenter une prochaine fois si l'on se revoit un jour...

La nouvelle face à son identité était pourtant une bonne raison d'empêcher cela, un soldat Akkatonien n'était pas le meilleur choix de compagnie lorsque vous étiez une personne pratiquant l'assassinat comme métier. Mes victimes en Akkaton étaient rares, mais toutefois assez préjudiciable pour mériter quelques coups de bâtons si cela venait à l'oreille d'un homme ayant soif d'une justice pour tous.

Tandis que je me préparais à lui répondre à mon tour, nous furent interrompu par l'arrivé d'un petit groupe de mercenaires ayant comme intérêt la prime sur ma tête, une petite somme n'étant pas non plus immense, mais assez sympathique. Avoir un garde du corps fut donc la bonne chose à faire, combattre en pleine rue, même la nuit était une chose bien mauvaise pour une personne censée être discrète – courant pour un homme assassinant par le biais des ombres. -
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Mer 31 Oct - 19:37
« Oh ne vous inquiétez pas, je vous charriais, même si j’avouerai que vous ne m'avez pas forcément l'air de pouvoir aisément vous débrouiller seul au vu du fait que vous vous faîtes agresser dans la rue par votre propre neveu… Mais bon ça c'est la faute d'une famille un peu irresponsable je suppose. » Confia Anton pensif avant d'ajouter. « En général une auberge a besoin d'une clientèle pour fonctionner de toute manière, sauf si l'on parle d'une auberge à la politique de secret pour une raison ou une autre. » Ce qu'il ne pensait pas être le cas de celle qu'ils cherchaient ou bien il allait se poser des questions.

« Fichtre ? Depuis la naissance ? Vous ne devez donc avoir absolument aucune idée de ce que c'est que de voir le monde qui vous entoure… Je me dis que si vous aviez cette possibilité un jour, je ne sais pas, par exemple grâce à la technologie, vous allez être décontenancé de ce que vous allez découvrir, sauf si vos autres sens vous permettent déjà de le percevoir partiellement je suppose... » Même si bon pour sa part il imaginait assez mal la chose pour tout avouer, ce avant de dire avec compassion concernant la famille de l'autre.

« C'est triste d'avoir une famille d'ingrats, j'ai eu plus de chance mon côté j'avouerai, même si je n'ai pas d'enfants ou de petits enfants. Par contre je dois vous avouer quelque chose, je dois avoir à peine dix ou quinze de moins que vous à bien y réfléchir. Je suis donc un vétéran de l'armée en quelque sorte, mais je n'ai toujours pas d'enfants, je n'ai jamais vraiment cherché à avoir épouse en vérité... » Avoua t-il alors avec réflexion, une réflexion interrompue par l'arrivée d'un groupe de 4 hommes qui les regardèrent salement, ce jusqu'à ce que l'un d'entre-eux finisse par dire.

« Tu vas nous suivre espèce de vieux débris, et il ne te seras rien fait de mal si tu obtempères, notre patron aimerait te voir et discuter de deux trois choses avec toi. Quant à vous son garde chiourme, cela ne vous concerne pas, visiblement vous êtes un étranger en visite ? Alors ne faîtes pas attention aux affaires Duchéennes et elles ne feront pas attention à vous, c'est la base... » En entendant cela, Anton finit par demander après avoir regardé un instant le vieil homme.

« Et qu'est-ce qui se passe si je décide de vous en empêcher ? » L'autre répondit alors en désignant un de ses camarades.

« Voyez l'arbalète qu'a mon ami en main, nous verrons si son carreau peut transpercer le corps fragile de l'autre avant que vous ne puissiez vraiment nous en empêcher. Après tout, vous concéderez qu'à son âge de vieux croulant, un carreau dans le corps ne lui feras pas du bien... »
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Jeu 1 Nov - 17:42
«  Pour tout vous dire, vous n'avez ni tord ni raison. Je suis aveugle et ainsi certaines choses me sont impensables voir impossibles. Toutefois, je peux cependant me débrouiller sur de nombreux points tel que... la cuisine ! Quant à mon neveu, même si j'avais des facultés de combat, qu'est-ce que je vaudrais si j'osais m'en prendre à ma famille ? »

Cet homme n'était pas de ma famille bien entendu, mais si cela avait été le cas, je me serais sûrement retenu de lui porter un quelconque coup dans la limite du raisonnable... J'avais quelques principes et un certain respect pour moi-même, frapper une personne ayant un lien de sang serait bafouer mon propre respect. Bien entendu, comme tout homme, je possédais des limites, mais je tenterai de les tenir le plus longtemps possible en cherchant un autre moyen de régler la situation... bien qu'il n'y aurait aucunement cette situation étant sans famille. De son côté, le jeune homme parla de l'auberge et énonça un type d'auberge particulier, face à ce genre de détail, je ne répondis pas, n'ayant aucune raison de soulever un détail d'une discussion semblant être plus de l'ordre du pensif. L'auberge était une auberge normale, rien de secret, rien d'autre et il ne pensait sûrement pas qu'un vieil homme prendrait l'autre voie, ainsi ces paroles devaient être adressées à lui-même.

« Ah ah, vous aussi, vous voulez tenter de m'expliquer le concept de couleur ? Vous pouvez essayer, mais ce serait une perte de temps pour vous.. tandis que pour moi, ce serait un amusement fort ludique de vous voir vous démenez sans possibilité de réussite ! disais-je en riant. Quant à la technologie, je n'ai ni l'argent ni l'envie pour cela, je vis depuis cinquante-neuf ans en tant qu'aveugle, pensez-vous vraiment que découvrir la vue serait une bonne chose à mon âge ? »

Le pire du pire, c'est qu'une personne avait par le passé tenté de m'expliquer cela... comment expliquer à un aveugle ce qu'est une couleur, les différentes couleurs etc... alors qu'il ne peut rien voir ? Il alla jusqu'à comparer des couleurs avec des objets.... le rouge représente le sang, mais contrairement au sang qui est visqueux et peut-être vu négativement, le rouge peut-être positif comme pour  décrire les joues d'une personne gênée ou embarrassée... ce jour-là j'étais sacrément perdu de devoir mettre au même niveau  une personne embarrassée et du sang, il a fini par abandonner en tombant par terre suite aux litres d'alcool qu'il avait bu.

« À peine quinze ans, hein. Petit, si je suis encore en vie d'ici-là, reviens me voir après ces quinze années et ose me stipuler à nouveau que nous avons ''à peine'' quinze ans d'écart. Tu es encore bien jeune, quinze années de possibilités, c'est immense et ces années peuvent te forger, te détruire, t'apprendre. Tu peux culpabiliser, regretter, envier, aimer, détester en autant de temps, alors profite petit soldat de ces quinze ans et des quinze suivantes. Profite de chaque seconde, le vieil homme que je suis donnerait tout pour ne serais-ce qu'avoir encore dix ans devant lui, mais j'en doute fort. Ah ! Pour l'amour, je suis désolé, mais je ne suis pas le meilleur donneur de leçon dans ce domaine ! »

Les années passent vite, quant à l'amour... je l'avais expérimenté, mais cela n'empêchait en rien ma condition de célibataire sans enfant... J'avais eu la possibilité de changer cela, mais une suite de mauvaises décisions avaient détruite cette chance d'un jour avoir un bonhomme m’appelant « Papa ». Plus j'y réfléchissais, plus je me rendais compte qu'à force de chercher à perfectionner mon art, je n'avais toujours ni enfant, ni apprenti à qui transmettre mon savoir et celui de mon maître, un savoir qui finirait par se perdre si je continuais à agir de manière têtu.

Face aux mercenaires, le jeune soldat ne perdit aucunement son courage et émit l'hypothèse de les empêcher d'agir à mon encontre, ce qui fut un franc échec face à leur envie de me planter un carreau d'arbalète dans ma chair de vieillard... J'ouvrais les yeux et regardais dans la direction de l'homme armé d'une arbalète facilement reconnaissable par son arme se chargeant en me visant, prêt à tirer. Face à nous se trouvait quatre hommes, tandis que je pouvais entendre les pas d'un homme derrière nous, inconnu ou ennemi, une question forte importante qui resterait en suspend pour le moment tandis que je prenais conscience : Le soldat akkatonien était un homme bon voulant aider un gentil vieil homme aveugle, ce vieil homme se trouvait être un assassin ayant une prime sur la tête pour diverses assassinats et des mercenaires venaient réclamer la prime...

« Jeune Ludwig, recule. disais-je en m'avançant devant lui avant de reprendre. Quant à vous, je ne sais pas qui vous envoie, mais si j'ai bien compris, la seule personne visée, c'est moi, non ? Ainsi, cet Akkatonien peut partir sans risque de coup fourré de votre part tandis que l'on s'occupe des affaires duchéennes entre nous, n'est-ce pas ? »

Mes yeux ouverts fixés l'homme ayant pris la parole précédemment et la pâleur bleuâtre de ces derniers était bien visible en cette nuit bien sombre tandis que je me retrouvais le dos bien droit, devant ces hommes, prêt à sortir ma lame. Le vieillard gentil et perdu était parti pour laisser place à ma véritable existence, la raison étant que le petit plan astucieux pour ne pas combattre était bien fait, mais entraîner de laisser combattre une bonne personne injustement tout en fuyant d'une manière l'affrontement. Un plan bien pensé que je ne pouvais pas suivre par abus de fierté et abus de principe, le colosse ne devait pas être facile à vaincre, mais cela faisait rarement parti de mes habitudes d'user des autres pour combattre à ma place. Le précédant affrontement avait été interrompu par ce dernier, il était lui-même venu combattre, ici c'était le combat d'un autre qui venait à lui et sa sympathie le poussait au combat.

« Anton Ludwig, tu es une bonne personne, alors sois un bon soldat et pars vivre tes quinze prochaines années avant de revenir me voir, d'accord ? disais-je avec sympathie pour l'akkatonien » 
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Ven 2 Nov - 21:27
« Je suppose que tout de même, il est possible de filer une claque à son neveu ? Pas de le blesser gravement évidemment, mais vous savez des fois les idiots ont besoin qu'on leur aprenne un peu le respect, sinon ils ne pensent avoir aucune limite. » Dit Anton pensif et sincère au sujet du neveu, ce avant de reprendre au sujet du fait que le vieil homme était aveugle.

« Vous savez, l'on a qu'une vie et donc qu'un temps limité pour profiter de tout ce dont ce monde peut nous offrir. Vous priver de la vue alors que vous avez la possibilité de l'avoir est une manière comme une autre donc de vous fermer des possibilités dont vous auriez pu profiter dans votre existence mortelle, mais bon on limite toujours nos choix d'une manière ou d'une autre. Et puis, je suppose qu'être aveugle vous permet de voir les choses différemment et donc d'en profiter d'une façon inaccessible pour beaucoup doués du don de vue depuis la naissance. » Et certes ses paroles pourraient sonner hédonistes, mais en vérité elles ne l'étaient pas vraiment.

« Vous savez, je fréquente des êtres à la longue vie depuis fort longtemps, je sais donc regarder de diverses manières différentes la même durée de temps. Quinze ans c'est à la fois énorme et peu à bien y réfléchir. Mais le fait que ce soit peu pour certains êtres, met d'autant plus en valeur le peu de temps que les humains ont à disposition au court de leur existence selon moi. Enfin, je dis ça mais pour ma part je compte vivre au moins 200 ans grâce à la technologie, j'ai un idéal à défendre, un peuple et une nation pour laquelle me battre et je compte vivre le plus longtemps possible pour cela et voir l'ensemble prospérer. Qui sait ? On me donnera peut-être une promotion pour atteindre le rang de seigneur juge à force. Ce serait une vraie consécration. » Qui n'étaient pas des petits poissons du tout pour ceux qui connaissaient les gardes militaires de l'empire. Un seigneur juge commandait au minimum 200 000 soldats Akkatoniens, de quoi faire la guerre à n'importe quelle nation Orzanienne.

« Je suis un haut juge de l'empire vieil homme. » Finit en tout cas par dire Anton quand par la suite le vieillard voulut le préserver du danger alors que c'était franchement inutile comme Anton l'expliqua juste après. « Je suis l'un des officiers les plus hauts placés de l'armée impériale, ce n'est pas comme si ces mercenaires pouvaient se permettre de s'en prendre à moi comme ça sans raison valable, l'empire demanderait des comptes et Vinche serait obligée de réagir dans ce cas. » L'Akkatonien qui avait prit alors un temps bien fier, comme assumant qu'il n'était pas n'importe qui et citoyen d'un puissant empire, s'avança de quelques pas et dit aux mercenaires.

« Alors ? Vous savez que l'empire Akkatonien a rasé il y a seulement quelques mois de cela dans les terres sauvages du Nord un grand village d'orcs esclavagistes et belliqueux parce qu'ils s'étaient amusés à tenter de tuer 3 citoyens et à insulter l'empire alors que ces 3 marchands étaient juste venus commercer pacifiquement. On a pas tuer tout le monde loin de là, mais c'est un bon exemple de ce que nous sommes capables de faire quand on nous insulte, je vous laisser imaginer concernant un haut juge et la vendetta qui pourrait s'ensuivre envers vous et votre patron. » Oh cela ne voulait pas dire qu'ils n'arrivaient pas que des citoyens Akkatoniens aient des soucis à l'étranger, voir meurent pour les imprudents, mais disons que s'en prendre directement à un haut juge sans vraie raison était autant considéré comme une insulte envers l'empire que de tenter de tuer des marchands ressortissants de celui-ci uniquement parce qu'ils venaient commercer. Car c'était littéralement prétendre que l'on pouvait dicter à l'empire ses propres lois et règles. Quoiqu'il en soit le haut juge qui se faisait imposant conclure alors fermement.

« Alors hors de ma vue immédiatement. Je ne connais rien à vos histoires, mais je suis un bien trop gros poisson pour qu'il soit avisé de me mêler à celles-ci. » Direct et sec.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Sam 3 Nov - 20:13
« Il est vrai qu'une claque n'a l'air de rien, mais commencer à emprunter un chemin et il vous sera plus facile d'y continuer. Imaginez, une dispute et une claque règle tout, pourquoi ne pas régler la suivante de cette manière ? Et si ça ne suffit pas, pourquoi ne pas monter au cran « juste pour cette fois », c'est un cercle vicieux qui se lance alors, ne croyez-vous pas ? »

Le cercle de la violence était un cercle assez commun en ce monde ; les épées, les lances, les dagues, les arcs, les arbalètes, les armes à feu, les sorts, etc... tant de méthodes pour blesser voir tuer afin de montrer sa supériorité physique ou juste afin de contrôler une parcelle de terrain. Moi-même j'usais de violence en tuant pour un contrat, j'usais de violence en combattant toute personne se montrant agressif, les arts martiaux ne sont que disciple et apprentissage, c'est notre usage qui définit leur caractère. Toutefois, la violence est aussi une possibilité afin d'engendrer la paix, la protection, comment protéger sans user de violence, les possibilités sont limités et ne durent pas toujours. Malgré tout, il était bon de savoir où commencer notre propre cercle de la violence et où nous voulions qu'il finisse, pour ma part frapper un être cher était une chose bien trop repoussante pour y user de manière « saine », si un jour cet acte se produisait c'est que la situation devait être bien particulière.

« Comme vous le dites, j'ai ma manière de voir, ma propre vue. Vous me signalez que retrouver la vue des yeux m'ouvrirait des portes qui me furent alors inaccessible... Mais ne pensez-vous pas que cela fermera aussi les portes que j'ai réussi à ouvrir par ma cécité ? Lors de rares moments, la vue que vous possédez, vous autre, m'intéresse... voir les couleurs, voir un couché et un levé de soleil, et tant d'autres choses. Toutefois, sans que vous en ayez conscience, vous aussi vous ratez des possibilités chaque jour, des possibilités que je possède et que je me plais à posséder. La technologie ne fait pas partie de mes centre d'intérêts, tout comme la magie je tiens à le préciser, je suis un homme voulant vivre avec la chair et les capacités reçues à sa naissance. Ces caractéristiques peuvent être modifié par l'expérience, l’entraînement et bien d'autres choses, mais elles resteront ma propre possession et ne viendront pas d'un acquis technologique ou magique. Vous ne devez sûrement pas comprendre cette façon de pensée, n'est-ce pas jeune homme? »

Dans la situation présente, l'homme en face ne possédait pas toutes les cartes afin de me comprendre, mais mon corps était une part de moi importante que ce soit à travers de mes compétences physiques, mentales ou mon manque commun tel que ma cécité. Je me trouvais être un artiste martial qui à travers l'entraînement physique, la méditation, l'apprentissage des techniques martiales et autres, s'était forgé. Trahir cela par le biais d'une quelconque technologie ou magie était comme trahir ma fierté en tant qu'artiste martial, pourquoi tout ce travail si au final ce corps était en remplacé par de l'acier ? J'étais fier de mon corps, de ce que j'avais pu accomplir malgré les obstacles et malgré le problème de l'âge et de mon cœur qui me faisaient comprendre que ma vie en tant que combattant touchait à sa fin.

« Hé bien, je te souhaite de vivre aussi longtemps que tu le désires, jeune homme. Que ce soit par le biais de la technologie ou autre, profite de tout le temps de vie que tu pourras happer et agit toujours comme tu le voudrais sans le regretter par la suite. Quant à ta promotion, avec une telle motivation et un tel idéal à défendre, tu finiras sûrement par atteindre ton objectif, en espérant que tu puisses l'assumer parfaitement... Si je me souviens, deux cent milles vies tiendront entre tes mains, c'est une lourde charge à assumer pour un seul homme. »

Mes paroles semblaient assez défaitiste quant à la possibilité que l'homme en face puisse réussir à supporter ce rôle, toutefois ce n'était aucunement l'objectif de ces dernières, ce n'était autre qu'une mise en garde afin qu'il puisse y prendre du recul. Beaucoup d'hommes veulent monter et monter l'échelle que ce soit politique, militaire ou autre, beaucoup ne prenaient pas conscience de l'importance des tâches des hommes d'en haut. Arriver en haut de l'échelle et se retrouver à gérer environ deux cents milles hommes était une charge très lourde et si l'on était pas apte à cela pouvait nous détruire. Les morts, nos erreurs entraînant ces morts, nos non-agissements entraînant d'autres morts... la pression psychique de tout cela était d'une intensité bien loin d'un sergent gérant dix hommes.

Un haut juge... je ne savais pas vraiment comment réagir face à cette révélation, certes je ne le pensais pas simple soldat... mais je le voyais sergent voir capitaine au maximum... Mais un haut juge, ces hommes gérant vingt milles soldats et étant assez bien réputé pour savoir que les combattre était une mauvaise idée. Par choc, je m'étais retourné vers lui l'air complètement ébahi... j'avais l'air de quoi moi après m'être ridiculisé en ayant agi avec sympathie à son encontre, mes paroles semblaient tellement idiotes désormais... Je ne savais même plus qui je devais craindre entre les mercenaires venus pour ma prime et le haut juge akkatonien capable de lancer vingt milles soldats...

Je le laissais parler sans rien, tout comme les mercenaires, je me limitais à écouter ses paroles qui respiraient tellement la sincérité et la confiance qu'on ne s'imaginait même pas la possibilité que cela puisse être faux. Son discours était sûrement vraie, de mon côté je ne faisais plus vraiment attention aux endroits ne me concernant pas sur le moment et le Nord ne faisait pas partie de mes clients ainsi cette histoire de village rasé, mais connaissant Akkaton cela était sûrement vrai sans l'ombre d'un doute. Bon, de mon côté à force de l'écouter les menacer au moins d'entendre les genoux d'un des hommes claquer, j'avais décidé de suivre mon instinct et de continuer à suivre le soldat sans m'enfuir devant cette possible menace. Quand il eut fini d'un voix sec de les menacer, je rajoutais de mon côté

« Vous avez entendu le monsieur ? Retournez voir votre patron tant que le Haut Juge accepte que vos têtes ne soient pas coupées. J'insistais sur le terme haut juge et commençais à leur faire signe de déguerpir de la main. »

« Ah ! Donc maintenant les soldats Akkatoniens défendent des assassins duchéens ? Je pense que cette nouvelle ne fera pas plaisir à beaucoup de m- »

Sans qu'il puisse finir sa phrase, le doigt qui se trouvait être sur la gâchette de l'arbalète appuya dessus, laissant partir un carreau dans ma direction, créant la panique dans la troupe de mercenaires qui décida de fuir avant que le haut juge les massacre. De mon côté, la surprise fit que l'esquive fut mal orchestré tandis que le carreau transperça mon biceps droit tout en entaillant mon flanc droit par la même occasion avant de partir derrière moi. Ainsi, quelques secondes plus tard, nous purent entendre les hurlements d'un homme qui avait été touché par le carreau, ce cinquième homme que j'avais entendu précédemment fut victime d'un tir... mais je n'avais pas pu m'assurer de son lien avec les mercenaires. Je me retrouvais donc avec le bras en sang ainsi que le flanc tandis qu'une autre personne hurlée comme-ci on était entrain de l'égorger... la chance n'était pas de notre côté ce coup-ci tandis que je réfléchissais au Haut-Juge et à la révélation de mon métier.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Dim 4 Nov - 20:47
« En effet, mais après je pense que c'est surtout une question de maîtrise de soi à ce stade. » Répondit Anton pensif au sujet de la violence, après tout chaque situation et famille avait ses particularités dirons-nous...

« Oh si je comprend votre manière de penser croyez-moi, même si pas forcément totalement, je suis assez ouvert d'esprit et empathique pour ça, comme je comprend l'intérêt de la magie et sa beauté malgré ma fascination pour la technologie. Néanmoins, je n'y adhère pas, c'est-ce cela la nuance. Je respecte, je comprend, mais je ne ferais pas pareil. » Après oui il ne pouvait pas pleinement comprendre quelqu'un d'handicapé, mais il était capable de se projeter pour au moins avoir une certaine empathie, mais en effet ce n'est pas parce que l'on comprend quelqu'un qu'on veut faire pareil que lui. Anton était vraiment en vérité doté d'un sens de l'empathie exceptionnel et pourtant il faisait ses propres choix en pleine liberté de conscience. La différence, c'est qu'évidemment il n'imposerait à personne ses propres choix, même si évidemment il serait tout à fait capable d'argumenter en leur faveur. Après tout en ce monde bien trop de personnes n'envisageaient pas le fait que beaucoup de choix différentes étaient valables au final pour un même objectif, la nuance c'est que le choix pour atteindre son objectif résultait au final plus d'une préférence personelle à bien y réfléchir que du fait qu'il n'y avait qu'un choix valable.

« Un seul homme ? Je ne compte pas l'assurer seul mon ami, personne ne peut gérer une charge aussi importante seule, que font les rois et ducs ? Ils délèguent, c'est un peu la même chose dans le domaine militaire. Il faut savoir déléguer et bien si possible, certains disent que le meilleur chef qui soit est celui qui délègue si bien que la machine qu'est sa communauté ou l'organisme militaire qu'il gère arriverait à fonctionner sans lui, mais j'ai tendance à penser surtout qu'un bon chef est celui qui arrive à faire en sorte de ne pas devoir passer ses journées dans un bureau à remplir des papiers. »

Même si évidemment c'était aller dans l'extrême de parler de ce genre de cas… Mais pas forcément un extrême faux, après tout plus on avait de responsabilités dans l'armée, plus on avait de détails administratifs à gérer. Après tout ce n'est pas aux sergents de gérer le ravitaillement, le fait que tout le monde ait sa solde et son équipement, mais aussi les agencements des camps lorsqu'on les met en place et comment les soldats allaient s'occuper et organiser leurs rondes notamment. C'est pour cela d'ailleurs qu'à l'armée on aimait autant les corvées, ça occupait les troupiers et ce n'était pas plus mal, après tout il serait dommage que ces derniers soient oisifs trop longtemps...

Et dans les faits, alors que les gens par la suite s'étonnèrent et maugréer pour des raisons plus ou moins connues d'Anton, ce dernier n'eut même pas le temps de réagir aux invectives d'un peu tout le monde que le vieil homme sous sa protection se reçut un carreau d'arbalète cruel là où il ne fallait pas….

Enfin, au moins les mercenaires fuirent, c'était bien, par contre le vieil homme et un passant innocent qui s'était reçut le carreau d'arbalète dans un rein étaient disons dans un état assez précaire. Anton qui s'y connaissait néanmoins un peu en premiers soins militaires décida de vite s'occuper d'eux et ensuite… Ils iraient chercher un guérisseur local ou un médecin duchéen, après tout autant les stabiliser avant ensuite de voir s'il pouvait faire en sorte qu'ils survivent à leur malchance…

« Je vais vous amener à un médecin tout les deux, mais en attendant, serrez les dents. » Dit-il alors à voix haute aux deux en sortant de l'alcool à désinfecter et des bandages militaires. Et il s'attela donc à les stabiliser, ceci fait il demanda sérieusement au vieil homme en essayant de porter les deux sans risquer de leur casser quelque chose.

« Connaîtriez vous un médecin ou un guérisseur dans les environs proches ? Il faudrait que nous l'atteignions au plus vite dans ce cas, histoire qu'il puisse au mieux s'occuper de votre état à tout les deux… » Autant dire qu'il se montrait surtout pragmatique pour le moment, restait donc à voir si le vieil homme avait une idée de cela en tête, sinon Anton chercherait lui-même, après tout ça ne devait pas être impossible de trouver quelque chose du genre dans un tel quartier, surtout que ça devait être un marché rentable que de soigner les gens qui se blessaient ou faisaient mal par ici…

De plus, au passage il pourrait en profiter pour poser quelques questions qui lui venaient en tête dorénavant, mais d'abord il valait mieux les mettre hors de danger pour s'assurer que tout ceci ait une bonne terminaison au moins...
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Jeu 8 Nov - 20:17
« Certes. La maîtrise de soi a sa part dans tout cela, il est vrai. »

La maîtrise de soi, hein... c'était un concept bien flou qui n'était aucunement dénué de sens, mais toutefois possédait un rapport plutôt controversé dans la discussion, bien que j'avais préféré acquiescé à l'idée du jeunot. La maîtrise de soi divergé, on se maîtrise quand l'on décide de gifler une fois, on se maîtrise quand l'on décide de gifler une seconde fois... et on se maîtrise toujours quand l'on y va aux poings, on a juste « évolué » dans notre manière de gérer la situation. Les gifles ne fonctionnaient juste plus assez bien pour nous convenir, ainsi on peut tout à fait faire cela sans être hors de contrôle. C'était cette raison qui me poussait à voir la maîtrise de soi comme une chose bien superflue dans cette conversation, toutefois le sujet n'avait pas lieu d'être étant donné que je ne possédais pas de famille alors j'avais préféré écourté ce dernier.

« Il est bien que vous puissiez comprendre ma façon de pensée ainsi que celles d'autrui et avoir le recul nécessaire pour les accepter sans vouloir imposer votre manière, c'est un comportement qui se veut de plus en plus rare avec le temps, à dire vrai. »

Contrairement au sujet précédemment, j'étais bien plus sincère dans ma répartie, il était vraiment rare de rencontrer quelqu'un acceptant une autre manière d'agir sans la juger comme négatif, inférieur ou autrement. Le monde d'aujourd'hui était empli de nombreuses personnes pensant avoir une forme de vie bien supérieur, bien plus digne ou respectueuse parce qu'il était doté de magie, de technologies à la pointe de l'innovation du moment, etc. Bien entendu, dans le monde martial aussi, il existait ces personnes pensant qu'un être purement organique et n'usant pas de magie se trouvait être la vraie voie ou encore un être suivant leur art martial précisément. Pour ma part, j'avais dû mal à comprendre les êtres visant la technologie, encore plus que les êtres magiques étant moi-même aucunement doté de magie, je ne pouvais parler. Est-ce que mon avis aurait été plus tranchant avec des compétences magiques ? Je ne pouvais aucunement le savoir ainsi, je ne pouvais pas vraiment juger les êtres magiques tandis que ceux usant de technologie, une forme atteignable par ma personne était plus jugeable, car accessible. J'évitais de juger négativement, je voulais accepter autrui et sa manière d'agir, tout comme je bannissais le spécisme de mon esprit, je voulais bannir cette forme de racisme anti-technologie ou anti-magie. Une façon d'être une personne plus digne, une personne meilleure qu'elle ne l'était précédemment et surtout pour éviter d'être comme tout ces gens habitaient d'une haine incompréhensible pour la différence.

« Vous pouvez voir la chose de cette manière, mais il n'en est pas moins vrai que ce sont vos actions, bien que délégués, qui influenceront le monde à un si haut rang. On vous demande de combattre des ennemis au Nord d'Akkaton, par exemple. Vous envoyez un Haut Juge digne de confiance, donc vous déléguez et le résultat se trouve être un choix de bataille inadapté de cette personne causant la mort des soldats en-dessous de lui ainsi que de sa personne. Vos choix ont amenés ce résultat, ces morts seront aussi votre responsabilité tout en étant celle des personnes au-dessus de vous. Pourriez-vous penser que ce n'est pas votre faute, mais de celle de vos supérieurs ou au contraire de vos subordonnées sans ressentir une once de culpabilité ? J'en doute fort, il faudra alors vivre avec ce péché qui pourrait se reproduire plus d'une fois, un périple bien dur si vous voulez mon avis. »

J'insistais sur tout cela, car j'estimais que les dires précédemment du soldat n'étaient pas adapté à la position qu'il voulait atteindre, beaucoup de personnes n'avaient pas conscience de tout ce que cela impliquait en réalité. J'avais moi-même participé à de nombreuses batailles, certains moments nous étions libre d'agir de la manière que nous le décidions tandis que d'autres nous étions obligés de suivre un plan. Un jour, le plan a suivre causa la mort de plus d'une centaine de personnes sur un peu moins de deux cents, la personne ayant eu l'idée du plan sembla complètement anéanti et cela fut pire de nuit, il se réveilla en pleine nuit en hurlant à la mort qu'il s'excusait. Il finit par faire une dépression et se suicida quelques jours plus tard, il s'avérait que ces nuits étaient recouverts de cadavres demandant des explications sur leur mort, une culpabilité bien trop grande pour cette homme. Ici, nous avions un soldat visant un poste le faisant diriger deux cents milles personnes, un plus grand chiffre entraînant alors une plus grosse charge émotionnelle, ne le connaissant que depuis peu, je ne pouvais juger de sa capacité à résister face à une telle pression.

~~~

Je me retrouvais toujours debout avec un trou dans le biceps et une entaille sur le flanc, un homme derrière qui se trouvait être plutôt bien touché au vu des bruits et de sa respiration fuyante... un seule carreau d'arbalète pour cause, une situation bien impressionnante en soi. Le Haut juge s'avança vers moi afin de me soigner, je le renvoyais vers l'autre homme en lui disant :

« Tcch, saleté d'arbalétrier fébrile, quelques paroles et il stresse tellement qu'il tire dans le tas ! Ne vous en faites pour moi, l’état de cette personne à l'air bien plus préoccupant. Quant à moi, rien de bien grave. disais-je en ouvrant, fermant et bougeant ma main et de mon bras. Aucun muscle ne semble avoir été touché par le carreau. »

De mon côté, j'arrachais le bas de mon pantalon avant de l'arracher à nouveau en deux morceaux, que je plaçais au-dessous de mes vêtements au niveau du ventre – laissant alors paraître les nombreuses cicatrices et blessures antérieurs – ainsi qu'autour de mon biceps recouvrant le tout. Avant cela, j'usais de l'alcool se trouvant dans ma sacoche et recouvrais mes plaies avec avant d'en boire une goutte et de ranger à nouveau la flasque tout en m'essuyant la bouche et d'avancer vers les deux hommes.

« Un médecin... disais-je en réfléchissant à notre position et à ce qui nous entourait. Hum... il y en a un à trois rues d'ici environ, mais il n'est pas « officiellement » un médecin, je tiens à le préciser. »

Le soldat m'avait demandé si je connaissais un médecin dans le coin, à vrai dire certains exerçaient en tant que médecin illégaux dans ces bas quartiers, mais leurs prix étaient une telle immondice que je ne m'étais jamais frotté à eux. Ainsi, dans l'optique de ne pas passer mon temps à me recoudre moi-même tout en étant capable de garder quelques pièces pour pouvoir me nourrir, j'étais parti dans une autre voie que celle-ci. Mon « médecin » se trouvait bien être un médecin.... pour animaux, malheureusement pour l'homme blessé par le carreau, mais étant donné que c'était le seul apte à le soigner que je connaissais, il n'avait pas le choix.

Ainsi, après avoir refuser d'être porté, car je ne voyais aucune raison qui poussait l'homme à vouloir me porter sachant que je pouvais toujours marcher sans difficulté et que je n'étais plus dans le rôle de l'aveugle fragile après les révélations précédentes. Je m'étais lancer dans la direction du médecin vétérinaire accompagné du géant et de l'homme malchanceux étant sur son dos et ne se portant pas vraiment bien. Trois rues plus tard, nous étions arrivés chez l'homme qui se trouva être endormi, réveillé par les coups à sa porte, il arriva et ne fut pas vraiment surpris de me voir, vu que j'avais souvent a faire à lui lorsqu'il devait normalement dormi. Il nous fit rentrer et nous demanda d'attendre dans une autre salle tandis qu'il essayait de faire ce qu'il pouvait pour l'homme en nous répétant expressément que les hommes ne faisaient pas partie de son domaine d'expertise. Je me retrouvais alors seul avec le soldat dont je connaissais désormais l'identité, quant à lui il connaissait désormais mon travail et je n'avais pas vraiment de manière de réfuter cela à dire vrai...
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Ven 9 Nov - 20:53
Anton ne voyait pas vraiment en quoi le fait de comprendre son prochain se faisait plus rare avec le temps, il avait plutôt l'impression que ce n'était ni plus rare, ni plus courant qu'avant. Mais bon, après pour tout avouer ce n'était pas comme s'il faisait vraiment attention à ce genre de détails. Disons qu'Anton n'était pas trop adepte de sociologie ou bien de psychologie en général, même si évidemment il ne méprisait pas non plus ces disciplines.

« En effet, il y a la conséquence de nos erreurs qui peut peser sur nos âmes, mais justement tel est le fardeau du chef et quelqu'un doit bien le porter. Et je compte bien le porter, car j'estime que si j'arrive à atteindre ce rang j'en serais digne, mais aussi je sais que je ferais sincèrement au mieux et que j'ai l'expérience pour cela. Après, seul l'avenir peut dire si je serais vraiment à la hauteur, mais je préfère disons prendre la place que de la laisser possiblement à quelqu'un de moins compétent ou scrupuleux. »
C'était là disons aussi une manière de penser à ce sujet…

[…]

« Vous êtes visiblement un dur à cuire mon ami… Il faut croire que ce n'est pas votre première blessure. » Dit sinon Ludwig pas vraiment étonné aux paroles du grand-père, en même temps on était dans les Duchés du Sud… Sûr que se faire rudoyer là-bas n'était pas forcément inhabituel quand on était un pauvre, surtout quand on avait du caractère visiblement…

« Eh bien, officiellement ou pas, c'est toujours mieux que rien s'il s'y connaît un peu. » Dit ensuite Anton quand le vieil homme lui décrit simplement le spécialiste où il désirait les mener. Bon, il supposait que pour sa part il n'irait pas là-bas s'il avait une opération à faire, mais vu l'urgence de la blessure du pauvre homme qu'il soulevait, autant ne pas chipoter…

Ils arrivèrent en tout cas chez le médecin et purent confier le blessé à de bons soins, puis Ludwig et le vieillard se retrouvèrent seuls à seuls. Sachant qu'aucun des deux visiblement n'avait mieux à faire, le haut juge décida alors de prendre la parole pour demander.

« Laissez moi deviner, vous avez un passé de mercenaire qui vous poursuit hein ? Je vous demanderai pas des détails à ce sujet, mais je suppose que ce n'est pas forcément rare par ici, vous tenez à vous faire oublier donc ? » Demanda il alors curieux, ce avant d'ajouter pensif.

« Mais du coup, c'était vraiment votre neveu tout à l'heure ? » Oui, après tout ça pouvait l'amener à réfléchir à ceci, surtout qu'il est vrai qu'un neveu indigne au point de voler son vieux grand-père en bande, c'était assez étrange… Quoique après, c'était toujours possible, restait à voir ce qu'allait lui répondre le vieil homme, même si pour tout avouer Anton semblait se demander pourquoi l'autre lui avait menti au vu de son ton. Après tout s'il avait deviné juste, ce n'est pas comme si c'était rare une telle histoire dans les Duchés du Sud...
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Dim 11 Nov - 16:32
« Eh bien... s'il n'y pas de péché d'orgueil derrière tout ça, bien que je ne dis pas que c'est votre cas, bien entendu ! Dans ce cas-ci, sans mauvaise langue ou autre, je vous souhaite de réussir et d'atteindre votre rêve ! »

Une réponse franche, courte et qui était là aussi pour clore le sujet d'une manière, après tout si cette homme se pensait être assez bon pour atteindre ce rang, ne pas subir la tension sans tenir et faire un bon travail, je ne pouvais que l'encourager. Akkaton n'était pas mon pays, je n'avais pas véritablement de lien avec cet endroit que j'avais tout de même visiter à plusieurs reprises et qui m'inspirait malgré toute la technologie une certaine paix. Ainsi je n'allais aucunement lui souhaiter du malheur et si cet homme pouvait le poussait vers le haut, qui étais-je pour m'opposer à cela d'une quelconque manière ? Ainsi, bonne chance à lui.

~~~

« AH ! J'ai cinquante-neuf ans, mon cher ! Si je commençais à pleurer pour un petit trou dans le bras et une griffure sur le ventre, cela fait longtemps que je serais mort dans ce jardin à coupe-jarret ! »

Plus sérieusement, en réfléchissant bien, depuis le début de ma carrière d'assassin, je m'étais plus souvent blessé en dehors de mes contrats en ayant des accrocs avec des gangs, des mercenaires, des assassins et autre personnes que personne de politiquement correcte ne fréquente que dans mes contrats directement. Bon, j'avais quand même eu quelques déboires lors d’assassinat... réussir un assassinat, mais finir avec un tir de revolver dans la poitrine venant de votre cible qui mourrait deux secondes après, comme quoi la rage était un véritable carburant par moment.

J’acquiesçais de la tête à son énonciation des faits, comme quoi un peu de connaissance était mieux que aucune connaissance avant de commencer à lui montrer la route qui nous emmènerait le plus rapidement chez le vétérinaire.

La question que me posa par la suite le haut juge me choqua.... on lui balance qu'il protège un assassin et il vient me demander si j'étais un mercenaire dans le temps... bon Anton n'avait pas tord, j'étais bel et bien mercenaire par le passé... mais pourquoi il part sur cette supposition au lieu d'en venir directement à l'assassinat ? J'étais assez perplexe sur la situation et répondais alors avec honnêteté.

« Pour être honnête, oui j'ai été mercenaire par le passé et pendant une durée assez élevé. J'espère que vous n'êtes pas trop choqué à l'idée d'imaginer un aveugle mercenaire ? Car je ne vous ai pas menti, je suis bien aveugle de naissance et même pendant ma période de mercenariat. Je vous avoue que quand on est mercenaire, on ne se fait pas que des amis... certains sont dans le camps adverse une fois et d'autres plusieurs fois. Certains oublient car c'est ça aussi le mercenariat, un jour on est ennemis et l'autre on est dans le même camps ; Mais d'autres ont vu leur frère, leur père ou leur cousin mourir de votre main et ça peut amener à ce genre de querelle, c'est le métier qui veut ça d'une manière. »

L'assassinat m'attirait aussi son lot d'ennemi, mais avec l’anonymat qu'engendrait ce métier, c'était bien plus compliqué d'en venir à trouver le responsable de la mort de votre personne proche et beaucoup abandonnez sur le chemin de la vengeance. Tandis que dans le mercenariat, dans la débâcle de corps tombant au sol, il y a forcément un vivant qui a vu qui à tuer une personne précise, surtout si cette personne était une connaissance. Ainsi, un frère d'arme adverse voyait forcément la mort arrivé de son frère d'arme et pouvait en parler au cousin, frère ou père de ce dernier qui avait plus facilement accès à sa vengeance. Cela faisait vingt-et-un ans que j'avais quitté le monde du mercenariat et j'arrivais par moment à tomber sur des personnes voulant se venger de ma personne pour l'un des milliers de cadavres que j'avais dû faire lors des nombreuses batailles, il y a si longtemps.

Lorsque Anton me demande pour le neveu, je ne pus rien faire d'autre qu'exploser de rire et m'excuser avant de lui expliquer d'une certaine manière que l'homme l'avait mérité, j'expliquais le début en commençant par mes jeux d'argents avec ce dernier et le fait qu'il avait perdu une bonne part de ses sous. J'en venais ensuite au fait qu'il m'avait pris à part dans une ruelle, énervé d'avoir perdu son argent et d'autant plus face à un aveugle qu'il pensait pouvoir plumé, je faisais donc part de ma logique que je voyais l'argent prit comme une punition amplement méritée.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Jeu 15 Nov - 19:36
« Ma foi, pour ça que je préfère être soldat, ça ne met sans doute pas à l'abri d'une vengeance éventuelle, mais on reproche moins aisément à un soldat de tuer qu'à un mercenaire, de plus on ne fait pas ça pour l'argent dans l'armée en général, du moins du point de vue des civils. » Répondit-il donc franc au vieil homme qui lui expliqua que quand on avait été mercenaire, il était courant d'être l’objet à terme de vendetta diverses. Hum sans doute, sûr que quand on tuait des dizaines, voir plus d'une centaine de personnes au cours de sa carrière on ne se faisait pas que des amis... Pour sa part lui aussi n'avait pas que des amis d'ailleurs, mais on pouvait dire que ça allait et qu'il n'était pas non plus mal vu comme un mercenaire pouvait l'être, ce qui était toujours appréciable évidemment…

Par contre il ne manqua pas de dire sans vraiment être chaleureux, mais pas non plus agressif, disons juste sérieux et franc quand il apprit qu'il avait donc prit de l'argent à quelqu'un soit disant pour le punir.

« Et qu'est-ce qui vous donne ainsi le droit de punir quelqu'un en lui faisant ce qu'il voulait vous faire pour cela ? Ce n'est pas en s'abaissant aux mêmes méthodes que celles d'un vaurien qui a voulu vous prendre votre argent que l'on démontre que l'on vaut mieux que lui. Ce n'est pas votre argent après tout à la base, je ne vois pas en quoi le fait que l'on vous ais agressé vous autorisé ainsi à prendre cette liberté, punition ou non. » Oui il avait un certain sens de la justice, mais ce n'était pas étonnant. Après tout il considérait que le vol n'était pas une manière juste ou acceptable de se venger de quelqu'un. Il y avait la loi et des tribunaux pour cela, ou au pire le concept de la raclée qu'ils avaient reçus… Après tout, si on s'amusait à faire passer la loi du talion avant celle des tribunaux et des gouvernements, on finissait par créer une société ou la justice n'était qu'arbitraire et où les mœurs tournaient autour de la vengeance, rien d'acceptable évidemment.

« On ne change pas le monde et on apprend rien aux gens si on ne montre par l'exemple. Ce n'est pas en pratiquant la vengeance ou les représailles que certaines nations ont finit par développer des systèmes de justices plus équitables et moins arbitraires qui ont eux mêmes permit des sociétés plus justes que celle des Duchés. Et le fait que l'on soit victime de telles représailles ne justifie pas le fait d'en faire en retour. Méditez sur ces paroles mon ami, après tout ce n'est pas digne de vous de faire de quelqu'un d'honnête comme moi le complice d'un larcin qui n'est justifié que par votre volonté propre et par rien d'autre. » Était-il en train de lui faire la morale ? Sans doute, mais ce n'était pas vraiment étonnant à bien y réfléchir, après tout le haut juge avait un haut sens de la justice et surtout il avait bien le droit de ne pas avoir apprécié qu'on le mêle à un larcin qu'il ne trouvait pas justifié. Lui qui avait cru récupérer l'argent du vieil homme à l'origine avait après tout commit un vol malgré lui en faisant trop confiance à l'ancêtre.
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Dim 18 Nov - 13:23
« À dire vrai, c'est du pareil au même pour les reproches, c'est juste que les Duchés sont spéciales.... Si Akkaton attaquait Teïder, les gens qui pourraient vous reprocher les morts se trouveraient à Teïder tant qu'à vous, vous seriez à Akkaton. Un mercenaire travaillant dans les Duchés, c'est plus varié étant donné qu'il suffit de prendre part à une autre bataille entre deux comtes, duchés ou autre pour se retrouver dans le même camp qu'un ancien ennemi. Il y a peu de chance pour que vous combattiez Teïder puis qu'un Teïderien devienne soldat d'Akkaton, sans compter que les batailles des Duchés sont plus fréquentes et avec des populations plus basse qu'un assaut d'Akkaton, je suppose. Toutefois, le statut de mercenaire est plus intéressant à mes yeux, il respire une certaine liberté que le soldat ne possède pas dans le choix de ses actes. »

Ma réflexion était assez correcte, les batailles des duchés étaient bien plus fréquente qu'un véritable assaut akkatonien tandis que les ennemis dans les duchés étaient plus variés et bougeaient souvent de camp alors qu'un soldat était plus accroché à son pays par esprit de patriotisme. Le mercenaire n'était attaché que par la rente d'argent et pouvait alors quitter un comte pour un autre juste avant une bataille si celui-ci proposait un meilleur salaire. Les ennemis d'un mercenaire n'était pas plus nombreux que ceux d'un soldat, mais il était plus facile de discerner les « crimes » d'un mercenaire à l'encontre d'une personne que ceux d'un soldat au vu de l'état des batailles et de la diversité des camps soutenus. Pour ma part, je n'avais eu aucun autre proche que mon défunt maître et les hommes l'ayant tués avaient pour la plupart été massacrés pendant l'embuscade qui s'était ensuite fait détruire par des forces alliés ; Les hommes que j'avais côtoyé dans la milice ne vécurent pas suffisamment longtemps pour que je puisse me rapprocher d'eux.

De son coté, le jeune soldat qui venait de se rendre compte que mon neveu n'était qu'un ivrogne haineux de sa défaite ayant voulu se venger et que j'avais alors détroussé en compagnie d'un Haut-juge, Anton ne se retenu pas plus longtemps pour expliquer son point de vue. Un point de vue bien idéalisé et très ancré sur le principe de la justice procédurale qui empêchait ainsi toute justice faite par ses propres mains envers son « bourreau ». De mon côté, je l'écoutais déblatéré sur son principe de justice et sur les conséquences de mes actes quant à l'exemple que tout cela donnerait aux générations présentes et futurs du monde. Sa justice était une justice prônait par beaucoup dans diverses régions du monde, toutefois bien que cette justice semblait si idéale pour ces hommes, pour moi et beaucoup d'autres cela n'était que pur despotisme d'obliger les gens a avoir recourt à cette justice-ci seulement. Je le laissais parler sans interférer afin qu'il puisse donner tout ses arguments et recracher un peu de sa colère dans le fait que je l'ai mêlé dans une affaire de vol sans qu'il n'en sache rien du tout, chose que je pouvais comprendre pour le coup.

« Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour vous avoir mêlé à ce vol, c'est bien la seule chose que je regrette pour le coup, ce fut une idée pensait dans le feu de l'action ayant pour but de jauger votre taux de sincérité. Les duchés ne sont pas un endroit rempli de bonnes personnes aidant les autres en attendant aucune récompense à la clef et il m'a fallut faire attention à vos intentions à mon égard. disais-je en baissant la tête légèrement en signe d'excuse avant de reprendre plus franchement les yeux plongés dans les siens. Toutefois, c'est bien la seule chose que je vous concède pour le coup. Votre justice n'est aucunement la mienne et que vous vous permettiez de montrer du doigt mon comportement en parlant de l'image que cela donne aux gens m'indispose tout particulièrement, qu'est-ce qui vous en donne le droit ? »

« Votre justice n'est pas un mal en soit, des personnes ne peuvent se protéger ou obtenir justice d'eux-même et ainsi votre justice empêche les gens de tomber dans la loi du plus fort. Cependant, lorsque vous avez les capacités d'obtenir justice de votre propre chef, pourquoi devriez-vous accepter qu'une entité qui vous ai, d'une manière inconnu, s'occupe de votre problème à votre place ? disais-je en serrant le poing de manière bien visible. Quant à l'argent que je lui ai pris, ce n'était pas véritablement du vol propre, car le vol consiste à dépouiller une personne de sa fortune sans aucun motif véritable, j'insisterai plutôt que je rachetais sa conduite à mon encontre avec sa bourse. Il y a encore une vingtaine d'année, ce genre de conflit n'avait qu'un type de solution dans ces quartiers assez malfamés : la mort de l'un des deux parti. Auriez-vous préféré que je lui tranche la gorge à lui et ses compères pour avoir tenter de me dépouiller de ma bourse et ma vie par la même occasion, auriez-vous trouver cela plus juste vu qu'aucun vol n'aurait été commis ? Je tiens à préciser que la sanction a été infligé, si je recroise cette personne et qu'il n'en devient pas agressif, je serais tout à fait neutre avec lui ayant réglé mes comptes

Je me permettais de rajouter une touche d'hédonisme propre à ma façon de pensée

« Pour finir, cette argent n'aurait servi qu'à appliquer du bonheur en ce monde, l'auberge où je séjourne possède une partie taverne assez bondé et au vu des pièces dans ce sac.. J'aurais pu offrir une tournée générale, ainsi une bonne trentaine voir quarantaine d'hommes auraient eu le droit à une dose de plaisir. Quarante hommes ayant du plaisir face à la colère d'un seul homme, j'estime ainsi que l'acte en vaut bien plus la chandelle qu'autre chose, étant donné que je doute fort qu'un seul homme peut en valoir plus de quarante. Sauf si vous faites partie de ces gens estimant que le bonheur de certains est plus important que celui d'autres personnes ? »
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MessageSujet: Re: Deux hommes bien différents. (Pv Gareel) Hier à 20:29
« Ce n'est pas faux, il est vrai que la situation politique duchéenne est souvent très complexe, ce pour le meilleur et pour le pire. » Même si évidemment pour un Akkatonien comme lui c'était plus du pire que du mieux, après tout on se retrouvait dans une nation où la richesse avait une très grande importance, mais surtout où la justice sociale n'était pas vraiment une valeur universelle. Bon, après il fallait dire qu'une sacrée énergie régnait au sein des Duchés, ce qui évidemment pouvait être à l'origine de beaucoup de choses bénéfiques ou non, mais disons qu'il ne sacrifierait pas sa vie dans l'empire pour une vie là-bas. Même s'il comprenait, du moins en partie ceux qui seraient du genre à le faire…

Par la suite sinon, l'autre s'excusa de l'avoir mêler à ce qui était littéralement un vol, bien c'était déjà ça ou moins même s'il espérait bien qu'on ne l'y reprenne pas. Après tout si Anton était du genre à pardonner facilement la première fois, il n'était pas du genre à accepter qu'on le mène en bâteau plusieurs fois sans commencer à râler ou poser sérieusement des questions. Par contre les paroles suivantes de l'autre l'amènerait à réfléchir sur certaines choses, et à y répondre de façon tout à fait franche.

« Et qu'est-ce qui ne donne pas le droit à quelqu'un de juger vos actes, mes actes ou bien les actes que l'on peut estimer répréhensible ? Le monde serait-il meilleur si tout le monde fermait les yeux à chaque fois que quelqu'un fait quelque chose de plus ou moins discutable ? Certes ça peut donner l'impression que c'est moraliste, mais c'est bien de morale que des fois le monde a besoin, surtout si on ne veut pas que les rapports entre nos semblables de toutes races soient justes motivés par des échanges de bien ou services froids. » Ce avant d'ajouter.

« Pourquoi devrait-on accepter que la justice soit gérée par un tribunal ou des autorités adaptées au lieu de la faire soi-même quand on a la capacité de le faire ? Car si l'on se donne le droit de faire la justice soi-même, comment peut-on être sûr que c'est vraiment là la justice ? La vie est complexe, tout n'est pas noir ou blanc, personne purement gentil ou méchant et tout le monde plus ou moins arbitraire ou subjectif. Certes la justice institutionnalisée n'est pas parfaite, mais au moins elle est cadrée, elle a une autorité plus légitime que celle d'une personne seule et peut donc délivrer une justice meilleure que celle de beaucoup d'individus tout en servant d'arbitraire apaisant. De plus, si l'on se donne le droit de tuer ou truander en pensant faire le bien, où est à la limite avec ce qui n'est pas bien ? Ce n'est pas la liberté de vivre dans une société où l'on peut tout faire. On n'est pas libre quand on sait que votre voisin peut vous tuer si l'envie lui passait par la tête et que rien ne l'en empêche. Car cette fausse liberté c'est la privation d'un droit, celui de vivre, la justice arbitraire est donc aussi une privation de droit, celui d'un procès équitable ou bien d'une justice non arbitraire. Et comme vous le dîtes dans le cas de la violence envers ses proches, ça aussi ce n'est pas un question de degré. Quand on se permet au moins un peu, qu'est-ce qui empêche d'aller toujours plus loin ? » On voyait qu'en effet il était un apôtre des institutions à sa manière, du moins dans leurs bienfaits, ce n'était pas vraiment quelque chose de critiquable en soit, mais il se doutait que c'était radicalement différent de ce que pouvait apprécier quelqu'un préférant compter purement sur lui-même plutôt que se priver de certaines libertés pour gagner des droits. Ce avant d'ajouter en haussant les épaules à la fin.

« Comment vous pouvez savoir s'il n'aurait pas fait le bien avec l'argent ? Ce n'est pas parce qu'il avait une dent contre vous personnellement que c'est un mauvais bougre, peut-être est-il un père aimant prenant soin de ses enfants ou un fils qui a une mère souffrante ce qui fait qu'il a besoin d'argent pour la soigner. Enfin, c'est une possibilité, mais ce n'est pas une situation donnée où un homme ne donne pas son meilleur moralement qui suffit à le définir donc. C'est plus complexe que cela. » Oui, il se demandait bien ce qu'on pourrait répondre à cela, même si évidemment il se doutait que ce n'est pas simple de prendre en compte cette possibilité sur l'instant, surtout que ça demandait un certain talent au recul. Néanmoins, il était du genre à penser que personne n'était vraiment mauvais ou presque, ou du moins que tout avait une justification ou une autre, donc évidemment il avait tendance à essayer de comprendre avant de condamner, du moins si possible.
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