Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

L'aria de la nuit. - Josef.
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MessageSujet: L'aria de la nuit. - Josef. Dim 23 Sep - 0:29
S'il y avait bien une chose que l'on craignait ici, en plus des attaques de monstres, c'était les attaques de loups, ils n'étaient pas moins dangereux, une bête se démarquait parmi toutes les autres, l'aria de la nuit, une créature imposante pour un loup au poil noir et argenté, une bête féroce et particulièrement intéressante, qui s'attaquait aux caravanes et aux voyageurs surtout en été ne craignant ni les groupes armés ni même les dompteurs de monstres. Attaquant généralement la nuit ou à la tombée et au lever., ses hurlements lugubres parcourant les marais. Mais qui montrait aussi des capacités impressionnantes pour échapper à ses poursuivants, les tournant facilement en ridicule, si bien que l'on commençait à douter de sa réelle existence. Et depuis plus de deux siècles, on entendait des histoires sur ce fantôme.

Elle sentit l'odeur d'une carcasse, plus ou moins fraîche, elle suivait la piste, un de ses petits qui faisait la taille d'un mouton trottinait derrière elle, plutôt méfiante, elle n'avait pas spécialement entendu de bruit, ni même remarqué une agitation. Elle suivait l'odeur avec grande facilité. Et elle débouchait sur une clairière, la lune éclairait suffisamment l'endroit pour qu'on y voit comme en plein jour, ses yeux bleus furetaient à la recherche du piège, c'était trop bien mis en évidence, il y avait forcément quelque chose. Mais elle ne laissait rien paraître de sa méfiance se contentant d'agir comme n'importe quel animal le ferait, truffe au sol jusqu'à avoir le nez sur la carcasse. Elle la reniflait avec attention.

Un animal mort qui sentait et aucun charognard aux alentours, c'était récent et donc pas naturel, il y avait des traces. Néanmoins, son petit à la robe semblable à celle de sa mère copiait cette même méfiante. La louve faisait mine de céder au piège, s'apprêtant à arracher un morceau de chair. Puis dans la même seconde tournait face au buisson à bien dix mètres qui lui faisait face, poil hérissé et crocs bien visibles, les oreilles plaquées dans son épaisse fourrure. Une démonstration de force et de son intelligence, elle avait feint de tomber dans le piège avant de hurler en langage canin qu'elle ne tomberait pas d'une manière aussi stupide, son petit s'enfuyait devant l'avertissement de sa mère, à l'abri dans les fourrés. Elle s'écartait ensuite rapidement, prête à retourner sous la protection des arbres. Le traqueur devrait être rapide sinon il devrait attendre plusieurs jours avant de retenter sa chance.

Le fantôme, avait-il encore une fois vaincu l'homme ?

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MessageSujet: Re: L'aria de la nuit. - Josef. Lun 24 Sep - 20:59
« Ah Josef ! Tu m’as fais peur je te croyais parti ? Sursauta un employé, se changeant dans les écuries après sa journée de travail.
- Où voulais tu que j’aille ? Questionna le dompteur, circonspect en ôtant son armure, le corps fourbu après une longue journée de travail.
- Je croyais que tu étais parti chopper un loup avec Ikoo.
- Je l’ai envoyé tout seul, il faut bien qu’il apprenne a gérer par lui même une traque.
- Il a tué des gens !
- Ce n’est pas la première créature dangereuse qu’il aura croisée dans sa vie.
- Un gosse tout seul face à des thériantropes, ils ne vont faire qu’une bouchée de lui. Le regard pâle du maître de l’élevage fusilla brièvement son interlocuteur. « As tu d’autres informations qu’on n’aurait pas jugé utile de me signaler?
- rien, juste le signalement d’un énorme loup avec des petits qui a attaqué un groupe à 20 kilomètres d’ici. C’est moi qui suis sûr que ce sont des thériantropes, un loup tout seul, ça va pas attaquer une diligence. »

Agacé d’avoir été dérangé pour un simple loup, Josef n’avait en effet pas fait attention au signalement des gardes de la ville d’à côté quand ils étaient venu lui demander de se débarrasser de l’animal. Ces derniers n’ayant pas fait le lien avec une meute de thériantropes, ils n’avaient rien dit qui avait suscité l’intérêt ou l’inquiétude du serviteur de l’état. L’humain avait dépêché son apprenti et oublié l’événement. Il était trop tard pour créer des pièges ce soir, les employés étaient déjà rentrés chez eux. Ils feraient mieux demain, mais pour ce soir, il devait juste récupérer le jeune garçon.

Il alla chercher sa monture, Mévy ainsi qu’un autre monstre qu’il dissimula dans une cage magique.
Le dresseur sauta sur le dos de sa griffonne et rejoignis la zone où devait se trouver son apprenti. Il incita ensuite l’animal à hululer d’une manière particulière pour que le jeune leur réponde et indique son emplacement. Des sons provenant de l’appeau d’Ikoo retentirent et Josef pu ainsi le trouver sans trop de problèmes. Il dissimula la griffonne dans une cage magique et se hissa dans l’arbre où était posté le jeune dresseur. « Tu viens faire l’inspecteur des travaux finis ? » chuchota ce dernier. Josef lui tappa sur l’épaule pour l’intimer au silence. Surprit par le sérieux soudain de son mentor face à la situation le jeune se tût et se câla mieux sur sa branche, prêt à guetter l’arrivée du loup. Lorsque ce dernier se montra, le dompteur fût quasiment persuadé qu’il s’agissait d’un thériantrope, soit cela, soit un loup ayant muté par magie mais c’était moins probable. Accompagné d’un louveteau, la femelle semblait lui apprendre à chasser. Josef fit signe à son apprenti qu’ils allaient se focaliser sur le louveteau. La louve ne fuirait pas sans son petit. S’ils y avaient des petits, c’est qu’il y avait un mâle, cela sous entendait toute une meute derrière sauf rare exception. Utiliser le louveteau comme appat par la suite maximiserait les chances de capturer toute la meute.

La grande louve noire et argent s’approcha du gibier qu’avait déposé Ikoo, optant pour une posture méfiante, parfaitement imitée par son petit. Finalement, elle aboya de défi et de rage, incitant son petit à fuir dans les fourrés… Fourrés juste à côté de l’arbre où étaient dissimulé les deux humains. Josef sorti son brombas. Les balles n’étaient pas assez puissantes pour tuer le louveteau, mais, contenant des décharges électriques, elles pourraient le paralyser et le blesser assez pour l’affaiblir de sorte à ce qu’il ne soit pas dangereux pour eux. Quand le petit thériantrope fut à portée, Josef commença à tirer la course du louveteau fini dans les fourrés, le dresseur sauta à terre, ouvrant la cage contenant le griffon pour qu’elle le couvre et fonça vers le buisson où il espérait que s’était effondré le petit. La cage vide dans sa main, il l’y mettrait si jamais il l’y trouvait puis battrait en retraite.
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MessageSujet: Re: L'aria de la nuit. - Josef. Mar 25 Sep - 23:37
La thérianthrope piaffait un instant sur place d'agacement, grondant, elle était bien plus imposante que la moyenne de ceux de son espèce, peut-être une sous-espèce plus primitive ? Ce n'était bien entendu que des suppositions que pouvait faire un bipèdes qui ne connaissait pas suffisamment l'espèce. Elle ressemblait d'avantage à ceux que l'on retrouvait dans le nord et encore plus au delà, des bêtes massives et guerrières.

Et son monde s'arrêtait, elle se tournait brusquement en entendant son petit couiner, son sang ne fit qu'un tour, c'était une véritable déclaration de guerre que ces bipèdes stupides lui faisaient et sans doute la dernière qu'ils lui feraient.

Elle ne fuirait pas, pas sans leur infliger une cruelle leçon, elle attrapait brusquement le plus faibles des deux, lui infligeant une morsure à la cuisse dont il se souviendrait jusqu'à sa mort, ses dents pénétrant facilement dans la chair du malheureux qui poussait un hurlement qui ne faisait que l'encourager sur sa prise, elle aurait pu le tuer mais il restait encore l'homme qui lui paraissait plus dangereux, bondissant dans sa direction, mais arrêtée dans sa course par une créature ni oiseau ni féline, et elle était tout aussi prête à la mettre en pièce, elle mettrait en pièce tout ce qui se dresserait entre elle et son petit. Se grandissant d'avantage prête à mettre ce maudit volatile en charpie. On pouvait deviner facilement qu'elle s'apprêtait à bondir

Même s'ils parvenaient à s'enfuir, elle avait leur odeur, profondément gravée en tête, et le goût du sang du malheureux en bouche, ça ne resterait pas impuni, elle pourrait les pister aisément, s'ils étaient suffisamment stupide elle pourrait aisément les retrouver.

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MessageSujet: Re: L'aria de la nuit. - Josef. Sam 17 Nov - 15:24
Josef souleva vivement le louveteau à bout de bras pour éviter les morsures et le jeta dans la cage. Le hurlement déchirant d’Ikoo lui fit claquer avec rage la porte de la cage cuivre. L’humain ne se retourna cependant pas pour estimer la blessure du garçon, s’il voulait l’aider, il ne devait pas perdre la moindre seconde sur la thériantrope, sinon elle les aurait tous les deux. Son apprenti avait lui aussi des vêtements lui permettant de se pétrifier. Sans doute était-il changé en pierre désormais et attendait qu’on le secoure. Josef bondit en l’air, Mévy le rattrapa vivement par la taille sans le blesser et lui redonna un élan afin qu’il escalade son épaule. Son filleul était bel et bien changé en pierre, sa jambe droite était détruite : l’os vraisemblablement brisé au vu de l’angle anormal qu’elle prenait, la pierre laissait voir clairement l’empreinte de chaque long croc. Ils devraient prendre toutes les précautions en le ranimant pour la soigner sans qu’il ne risque de la perdre. Si la magie pouvait soigner de nombreuses blessures elle ne pouvait rien à l’amputation.

Mévy était assez grosse pour encaisser un assaut de la bête, il posa ainsi les appels de ses jambes le long du ventre de la puissante griffone. Cette dernière plongea vers la statue du petit teïderien. Le dresseur, usant de ses compétences de voltige, s’éleva au-dessus du garrot de sa monture à la force de ses bras et s’y maintint accroupit, prêt à protéger ses propres jambes des assauts du grand loup. La créature volante attrapa du bout des serres Ikoo et finit par s’élever dans les airs. La sentant faiblir, Josef appella son second griffon, Jaroslav, et sauta sur son dos pour soulager la femelle de son poids. Malgré les huit-cent kilos du monstre, le moindre poids supplémentaire était énorme. Le grand griffon blanc étendit ses ailes en poussant un long hululement. Le dresseur vit enfin la blessure de la griffonne, elle perdait régulièrement des gouttes de sang, les loups allaient pouvoir les suivre. L’éleveur opta pour se diriger à l’opposé de chez lui.

Au bout d’une vingtaine de minutes, ils atterrirent. Ils avaient de l’avance sur les loups, cela lui laisserait le temps de soigner tout le monde.
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MessageSujet: Re: L'aria de la nuit. - Josef. Mar 27 Nov - 9:52
Un hurlement terrible s'élevait de la forêt, une menace à peine voilée de ce qu'il allait se passer quand elle retrouverait ceux qui lui avait volé son petit, un avertissement qui annonçait la mort des voleurs. Un cri de haine qui ferait trembler celui qui l'entendrait, le genre de hurlements dont parlent les paysans dans les chaumières, ceux qui les terrorisent les nuits sans lune. Plusieurs autres hurlements - bien que moins impressionnants - s'élevèrent de la forêt.

Elle se souviendrait du sang et de la piste, mais elle ne pouvait perdre une seule seconde alors elle s'élança à leur poursuite suivant les traces fraiches et chaudes de la créature volante, elle restait à l'abri des arbres, évitant ainsi la moindre possibilité d'attaque, elle était silencieuse et rapide, elle ignorait combien de temps sa course dura, mais suffisamment longtemps pour la tenir haletante, langue pendante, elle ignorait combien de temps pouvait voler ces maudites créatures, mais elle ne perdait pas la trace, son odorat était particulièrement affûté.

Lorsqu'enfin la piste ne semblait pas aller plus loin elle s'arrêta, sa cage thoracique se gonflant et se dégonflant rapidement dévoilant ses côtes malgré le poil hivernal qu'elle possédait, elle était la seule louve visible, et la seule présente. Ainsi, si elle se faisait attraper, la meute serait en sécurité. Son regard furetait à droite et à gauche.

L'odeur était très présente, trop présente, un piège ? Certainement. D'ordinaire, elle évitait les confrontations, elle connaissait les filets et leurs armes, mais les pièges. Elle fit un pas, le pas de trop dans la direction de l'odeur, mais en arc de cercle, ils avaient été malins, ils savaient qu'elle ne foncerait pas en ligne droite !

Le piège cédait sous son poids, et elle lâchait un couinement terrifié.

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MessageSujet: Re: L'aria de la nuit. - Josef.
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