Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing)
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MessageSujet: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Ven 3 Aoû - 21:05
Fin Aprilis de l'An 2000 de l'Âge d'Acier au sein de la cité d'Airain de l'empire Akkatonien

Aujourd'hui Otmar devait recevoir un diplomate d'Ikhyld. Où ? Pas au sein du palais d'Airain étonnamment, non il avait préféré inviter celui-ci dans sa demeure située dans un quartier résidentiel de la capitale, au sein d'une demeure moyenne qui étonnamment ne se démarquait des autres que par la présence de gardes impériaux à l'entrée de celles-ci et la présence plus fréquente de patrouilles militaires dans les environs depuis que le résident de cette demeure était l'empereur élu par le peuple de l'empire…

Mais en même temps, Otmar n'était pas un homme cherchant spécialement le luxe, ce qui en soit n'était pas incompatible avec la famille royale des Deffarès, mais aussi car il se contentait très bien d'un train de vie de la classe moyenne Akkatonienne dirons-nous, ce au point de consacrer ses économies à d'autres choses souvent, comme les œuvres caritatives par exemple ou bien des détails diverses, nombreux et plus ou moins importants…

C'est ainsi en une soirée assez calme et fraîche que le convive d'Otmar finit par entrer dans la demeure de celui-ci en étant légèrement escorté par des gardes impériaux, ceux-ci qui prirent ensuite congé d'un signe de tête poli de l'empereur Akkatonien qui s'était levé d'un fauteuil du salon de la demeure sur lequel il était en train de lire le journal, puis il approcha alors de son invité et salua celui-ci à la manière Ikhyldienne qui consistait notamment à s'incliner assez profondément, mais pas trop pour marquer le respect ce avant de tendre ensuite sa main à la manière Akkatonienne pour serrer une des serres de l'azurien…

« Salutations à vous monsieur, j'espère que vous avez fais bonne route jusqu'ici. Paraît-il que vous êtes diplomate de l'empire depuis assez récemment ? Comme moi je suis assez récemment empereur j'imagine… » Souriant de manière aimable à l'autre, il ajouta alors poliment.

« Ne vous sentez pas obligés de rester debout sinon mon ami, n'hésitez donc pas à vous asseoir sur l'un des fauteuils du salon, ils sont là pour ça. Désireriez-vous boire quelque chose d'ailleurs ? Du café ? Du thé ? Du chocolat chaud ? Des produits à la mode Ikhyldienne ou Akkatonienne ? » Visiblement il tenait à être poli et amical, à voir si cela serait ou non du goût de l'azurien. Il ne manqua pas d'ailleurs de glisser avec humour après avoir eut la réponse de l'Ikhyldien.

« J'espère que je ferais un hôte convenable messire, ma demeure ne dispose certes pas de beaucoup des luxes dont profitent les grandes nobles Ikhyldiens, ce qui est plus un choix de vie qu'autre chose de ma part ne vous en inquiétez pas, mais je tâche toujours de faire bon accueil à mes invités quels qu'ils soient. » Cela il le disait visiblement sans sous entendu quelconque, seulement le désir de se comporter comme le vieil homme bien conservé et très sympathique qu'il semblait être.
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Sam 4 Aoû - 0:58
Pour ce qui était la seconde rencontre de ce voyage diplomatique, le moins que l'on puisse dire c'était certainement que Hansing « frappait » bien haut, puisqu'il devait rencontrer rien de moins que l'Empereur d'Akkaton, dirigeant officiel du seul état pouvant rivaliser avec Ikhyld au niveau mondial, et techniquement le seul état plus vaste que l'Empire dont il était issu, ainsi, bien entendu, que son éternel rival. Après une rencontre dans les Duchés et les quelques péripéties qui avaient suivies sur la route pour arriver jusqu'ici, on pouvait dire que les enjeux étaient potentiellement tout autres. Heureusement, il ne venait négocier aucune question capitale, ce qui n'était pas plus mal, puisque c'était, forcément, la première fois qu'il rencontrait un personnage étranger de cette stature.

Il n'était néanmoins pas du genre à être intimidé facilement par se genre d'occasion, sinon on ne l'aurait pas choisi pour faire un diplomate. Il avait rencontré trop souvent son propre Empereur pour s'émouvoir outre mesure d'être reçu par un autre. Virtuellement, Otmar Ehrlich Deffarès dirigeait l'Empire Akkatonien, et pour cela il était diplomatiquement très important, mais il n'avait ni le pouvoir ni la longévité politique de l'Empereur d'Ikhyld, bien plus limité en action, et élu pour un mandat déterminé seulement. Cela n'en restait bien entendu pas moins un grand honneur de le rencontrer, et Hansing comptait bien faire honneur à sa patrie lors de cette rencontre, comme il se le promis une fois encore alors qu'il était introduit au sein de la propriété privée de l'Empereur, étonnement modeste.

Alors qu'il avançait dans les couloirs pour être conduit à son hôte impérial, il s'étonna d'ailleurs en lui-même de cette sobriété, mais se rappela que ce n'était pas le palais, simplement la résidence d'un homme élu Empereur. Quoiqu'il en soit, il arriva finalement jusqu'à celui-ci, vêtu de son habit de cour comme de bien entendu, et lui rendit ses deux saluts, appréciant la politesse du souverain étranger qui avait choisi de saluer à la manière orientale avant de tendre la main comme on le faisait dans son propre pays. Il rendit bien entendu le salut et serra la main impérial, avant d'écouter ce que le monarque avait à lui dire, et répondant au fur et à mesure.

« Je vous remercie de votre accueil, Majesté. Je sers en effet l'Empire comme diplomate depuis peu de temps, et j'espère que vous pardonnerez les éventuels écueils de mon inexpérience.

Je prendrai en effet volontiers quelque chose à boire, puisque vous le proposez si aimablement, Majesté. Je m'avoue curieux de goûter des boissons à l'akkatonienne préparées ici, au cœur de la province akkatonienne. Je prendrais avec plaisir un café, si vous le voulez bien. »


Il eut un sourire, ou du moins ce qui tenait lieu de sourire pour un azurien, bien que ce ne fut peut-être pas facile à percevoir pour un humain, mais ne s'assit pas, pour la bonne raison qu'il n'était guère évident de s'asseoir dans un fauteuil avec des ailes, sans toutefois en faire la remarque... même lui entre tous les diplomates de l'Empire avait assez de tact pour ça, tout de même.

« Votre hospitalité est assurément excellente, Majesté ! Je ne m'attendais guère à ce qu'un Empereur se soucie ainsi aussi directement de mon confort ou de ma soif, mais je dois dire que la surprise est heureuse. »

Laisser sous-entendre qu'il ne s'attendait pas à une telle bienvenue pouvait être un peu délicat selon comment on le prenait, puisque cela pouvait signifier qu'il s'attendait à un mauvais accueil, bien que ce ne soit pas ce qu'il voulait dire, mais Hansing n'était pas pour rien connu pour sa franchise.

« J'en oubliais presque de vous transmettre comme il se doit les salutations de mon souverain, qui espère que celles-ci vous trouverons en bonne santé et dans la paix... il me semble que c'est le cas, ce qui bien sûr est heureux. »

Même si visiblement plutôt dans une humeur positive, le diplomate restait pour l'heure dans un registre assez polit et formel, car malgré tout ce n'était pas rien de rencontrer un empereur étranger pour la première fois...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Sam 4 Aoû - 16:59
« Ne soyez pas inquiet de cela, ce n'est pas comme si ce rendez-vous avait lieu en public, il n'y aura donc personne pour commenter tout ce que nous ferons ici ou chercher la petite bête à ce sujet. » Glissa l'empereur amusé quant aux éventuels écueils que pourrait faire l'azurien et que ce dernier lui demandait de pardonner d'avance, l'empereur ne manqua pas d'ailleurs d'ajouter avec sympathie en amenant une tasse de café noir, sans sucre et sans lait à l'azurien. Du café pur comme diraient certains… « Dîtes le moi si vous voulez un peu de sucre ou lait par dessus, la café est disons assez amer de goût quand l'on y est pas habitué. » Dit-il alors que pour sa part il en avait prit un lui aussi, le genre de boisson qui lui plaisait de boire de bon matin, car évidemment idéale pour se réveiller…

Il ne se vexa pas d'ailleurs du fait que son invité ne s'assit pas, remarquant d'ailleurs ce fait, il sembla un instant réfléchir comme s'il s'était rendu compte de quelque chose, puis alla fouiller un placard non loin et sortit un de ces coussins à la mode Ikhyldienne qu'il déposa au sol dans les environs. Après tout n'était-ce pas souvent sur ce genre de coussins que certains nobles Ikhyldiens s'asseyait ? Cela devait être bien plus pratique réflexion faîte pour un azurien…

« Oh vous savez, ce n'est pas parce que j'occupe maintenant la tête du pouvoir impérial que je dois me comporter comme un rustre pour autant. Est-ce que je ne représente pas l'empire d'une certaine manière par ma personne ? Autant de ce fait faire ressortir une image digne et civilisée de celui-ci. » Répondit-il sinon non sans un ton aimable concernant la remarque assez méliorative de l'azurien à son égard. Ce avant d'ajouter cordialement par rapport aux salutations formelles…

« Vous renverrez mes salutations et vœux de bonheur à l'empereur d'Ikhyld. Sur ce, permettez mon ami, mais j'aimerai disons que notre entrevue adopte un cadre moins formel si ça ne vous dérange pas, car franchement faisant cela toute la journée pour ma part comme vous en doutez, à un moment donné un homme comme moi aime soulager la pression pesant sur ses épaules de temps en temps. » Finit-il sinon par dire, provoquant sans doute une certaine surprise chez l'azurien, ce avant d'ajouter avec amusement.

« Allons, parlez moi de vous très cher. Un diplomate azurien ? Si l'idée ne me paraît pas bête du tout, j'avouerai être assez curieux à ce sujet, seriez-vous donc un de ces grands mages ou artistes comme on peut en trouver au sein de la haute noblesse d'Ikhyld ? » Décidément l'empereur d'Akkaton montrait une certaine curiosité envers la personne de son interlocuteur, au lieu de vouloir simplement parler directement de la situation des deux empires et de choses formelles et plus ou moins plates. Comment allait le prendre l'azurien ? Cela, ils le verraient bien assez vite...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Dim 5 Aoû - 12:51
Les manières ouvertes du souverain Akkatonien ne manquèrent pas de continuer à légèrement surprendre l'Azurien. Le monarque n'hésitait pas à lui tendre lui-même sa tasse de café, et les accompagnements qui allaient avec, ou même à placer lui-même à disposition de quoi s'asseoir, là où l'on se serait attendu à ce qu'un empereur ait de discrets et diligents serviteurs à son service pour s'occuper de tous ces menus détails. Quoiqu'il en soit, l'homme-oiseau avait accepté un sucre et du lait dans son café, faisant confiance à l'évaluation de son hôte, et avant continué à l'écouter, prenant place sur le coussin mis si obligeamment à disposition.

Mais Hansing n'était pas encore au bout de ses surprises, comme le prouva la suite de la prise de parole de l'empereur, qu'il ne coupa pas. Si les remarques sur sa politesse étaient bien entendu judicieuse et à souligner, en revanche, le diplomate fut une nouvelle fois surpris quand son interlocuteur lui demanda la mise de côté du protocole, clignant des yeux alors que ses ailes s'agitaient légèrement. Il ne s'attendait pas à ce genre de détente ni aussi tôt dans la discussion, ni aussi tôt dans une possible relation avec l'intéressé. Peut-être au bout de quelques rencontres, et en se connaissant mieux, mais sur le coup il fut quelque peu surpris, en effet.

Surprise qui ne baissa toujours pas quand le monarque élu poussa la discussion dans une direction que l'homme-oiseau attendait encore moins, à savoir sur un volet plus personnel. L'Azurien resta quelques instants silencieux, comme s'il rassemblait ses idées après tant de surprise, mais repris assez rapidement.

« Hé bien Majesté, je ne vous cache pas que je ne m'attendais pas à ce genre de discussion avec vous... néanmoins je serai heureux d'accéder à ce vœu. »

Il y avait encore une forme de politesse, de retenue, dans les paroles du diplomate, mais il devenait assez évident que celle-ci lui était tout simplement naturelle, plus qu'un effort délibéré pour maintenir une façade protocolaire.

« Pour vous répondre, j'ai en effet un certain talent dans la musique et la magie, tout à la fois, même s'il serait peut-être présomptueux de me considérer comme « grand » dans l'un de ces domaines. Ceci dit, si ces éléments ont pu aider les Arcanes à vouloir me choisir pour se poste, je veux croire qu'il m'a été attribué avant tout pour ma loyauté envers Ikhyld et mon désir de servir la paix en Orzian. »

Bien sûr, l'Azurien était excessivement modeste, mais c'était là encore globalement dans sa nature. Il considérait que, existant aussi bien des mages que des musiciens plus brillants que lui dans leur art, il n'avait guère de droit à s'en considérer comme au sommet.

« Quant à ma race... peut-être faites-vous référence à notre réputée franchise ? Hé bien je veux croire que la diplomatie ne rime pas forcément avec le mensonge ou le faux semblant. Ikhyld n'a aucun sombre secret que je devrais savoir mentir comme un virtuose pour dissimuler. »

Avec un sourire, du moins un sourire à la mode des Azuriens, tout en buvant une gorgée du café qu'il avait quelque peu laisser refroidir – le thé Ikhyldien lui avait au moins appris ça sur les boissons chaudes – et dans son regard passèrent tout à la fois un peu de surprise mais aussi un certain plaisir.

« Hummm je dois dire que ce breuvage est agréable, Majesté. Je ne regrette pas de m'être ouvert à l'idée de la découverte... même si certains riront peut-être du fait que je sois venu jusque dans un palais impérial pour cela. »

L'Azurien eut lui-même un léger éclat de dire à cette idée. Pour l'heure, il était visiblement détendu, mis à l'aise par les manières ouvertes et largement amicales de son hôte, même si cela pouvait toujours changer ultérieurement bien entendu...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Lun 6 Aoû - 19:18
Otmar eut un petit sourire à l'égard de l'azurien en voyant qu'il n'avait pas braqué celui-ci. Bien… La conversation qu'ils ne faisaient que débutée allait décidément être assez intéressante à sa manière, même si évidemment ils étaient tout deux à des positions bien différentes l'un de l'autre...

« Je vois. » Dit-il donc aimable quand l'azurien eut répondu à ses questions et parlé de lui, le dirigeant élu de l'empire ajouta alors avec cordialité.

« Évidemment, si vous avez la moindre question à poser à mon sujet et du même acabit que les miennes, n'hésitez point, il est normal après tout que je vous rende la pareille à ce sujet. »
Ceci dit, il ne manqua pas d'ajouter avec une certaine réflexion.

« Et que pensez-vous justement de ces deux domaines que vous semblez maîtriser si bien ? Car si vous êtes aussi modeste au vu de votre position, c'est qu'on peut vraiment vous prétendre réellement talentueux dans ces derniers selon moi. Je parle évidemment de l'aspect philosophique de ces choses, ce qu'elles apportent au monde et leur bienfait et... » prenant une gorgée de café, il souligna avec calme.

« N'allez pas croire que c'est une tentative de ma part pour aborder le sujet de la dualité dans l'idée de débattre de manière à imposer la soit disant supériorité de mon avis. Au contraire je veux juste discuter sereinement de ce genre de choses avec quelqu'un qui n'a pas le même point de vue que moi sans doute, écouter et comprendre sans forcément adhérer. Avoir sans doute à réfléchir et qui sait ? Peut-être rendre la pareille ? En somme, une conversation entre gens d'esprits et civilisés qui rend honneur à nos deux nations se targuant toutes deux de proposer un magnifique modèle au reste du monde, n'est-ce pas ? »
Néanmoins, il tînt alors par préciser poliment.

« Mais, si vous préférez éviter d'aborder un tel sujet, sachez que je comprendrai et ne m'en vexerais point, je vous inviterai juste alors à trouver un autre sujet de conversation riche en possibilités de réflexions pour lequel vous seriez possiblement plus à l'aise. » Il ne tenait pas après tout à se comporter comme le dernier des rustres et des vauriens. Autant de ce fait faire de son mieux pour être agréable, poli, mais surtout donner une bonne image aussi bien de sa personne que de sa faction, après tout n'était-il pas en quelques sorte le nouveau visage de l'empire Akkatonien pendant les 10 années que dureraient son mandant ? Sans doute et certainement même...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Lun 6 Aoû - 20:34
L'empereur étranger ne semblait guère vouloir croire à la modestie de ses dons, mais Hansing ne se voyait guère insister lourdement sur le sujet. Il était néanmoins persuadé lui-même d'être loin d'artistes vraiment virtuoses, comme son grand-père, ou d'élus de la magie, comme les Arcanes. Il n'ajouta rien sur le sujet toutefois, et préféra écouter les autres questionnements de l'empereur d'Akkaton. Il reste silencieux un moment après que son hôte eut fini de parler, puis, finalement, repris en ayant visiblement pesé ses mots.

« Hmmm je serais un bien mauvais diplomate si je refusais de parler du sujet qui, par excellence, différencie nos deux nations. La dualité est après tout ce qui fait la différence la plus fondamentale entre nos deux civilisations, toutes les autres nuances pouvant, au fond, s'articuler sur cet aspect essentiel, je pense.

Puisque vous m'avez demandé mon avis en abordant le sujet par le biais de l'art, y compris l'art arcanique, je dirais que l'art en général et la magie en particulier sont ce qui rend ce monde plus beau. Un homme peut certes vivre sans musique, sans peinture, sans beauté en général, tout comme il peut vivre sans magie, mais que cette vie serait triste ! Je dirais même plus, sans la beauté, la vie serait vide de sens, et c'est l'art qui nous mène le plus fondamentalement vers celle-ci.

De même, mais je comprendrais que vous ne partagiez pas ce point de vue, je dirais que la magie est également un élément indispensable de ce monde, qui contribue à le rendre plus beau. La magie nous relie tous. C'est elle qui peut ramener notre âme au monde, et je pense que c'est elle aussi qui lie l'âme à notre corps en premier lieu, même si c'est je le conçois un point de vue très personnel. Cela me semble cohérent avec la capacité de ramener celle-ci de la mort, ou plus généralement de la relier à nouveau au corps.

La magie est un don précieux, qui a permis aux races mortelles, depuis toujours, d'accomplir des merveilles. Sans magie, la vie serait bien plus froide et dur, comme elle le serait sans l'art et la beauté pour lui donner sens. »


L'Azurien avait parlé franchement, quoique prudemment, puisque c'était ce que lui avait demandé son impérial hôte. Il n'essayait pas de convaincre, mais expliquait simplement un peu de sa manière de voir le monde, même s'il était difficile de dire comment allait le prendre l'empereur d'Akkaton.
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mar 7 Aoû - 20:00
Otmar écouta attentivement les paroles de l'azurien qui énonçait un avis assez intéressant et qui avait le mérite en soit d'être travaillé et détaillé, puis quand ce fut son tour... L'empereur pour sa part se contenta de dire ce qu'il pensait lui aussi et ce avec une grande honnêteté.

« Pour ma part je pense que cette histoire de dualité est durable et que malheureusement on ne peut pas outrepasser celle-ci, mais qu'au final la technologie et la magie ont toutes les deux leurs trésors et bienfaits. Je ne dirais pas que la magie est malfaisante ou arriérée, je ne pense pas cela, mais je pense que la technologie au final a un avantage intrinsèque qu'on ne peut contester pour quelqu'un croyant en l'égalité entre les êtres. Au final tout le monde peut en user ou presque pour peu qu'il apprenne à le faire et évidemment, ça aide à éviter une chose, que le pouvoir et la puissance soient uniquement aux mains de quelques individus qui domineront tout les autres. » Il sembla réfléchir, puis reprit avec réflexion.

« C'est la même chose pour le fait de savoir manier les armes pour savoir se battre, manier un arc prend des années à apprendre, devenir un grand guerrier à l'épée et bien équipé aussi. Les armes à feu demandent une période d'apprentissage bien moins longue, même si évidemment pour les maîtriser au mieux il faut du temps et de l'expérience... Par leur démocratisation dans l'empire, à mes yeux elles ont d'autant plus faciliter et assurée l'égalité entre les êtres. Cela peut aussi apporter une certaine sécurité j'ajouterai, permettre à ceux que l'on pourrait prendre pour faible de se défendre des forts éventuellement... Que pourrais faire après tout un modeste fermier face à un féroce guerrier orc ou un mage agressif ? Dans certains nations ils n'auraient qu'une fourche pour se défendre, dans l'empire un fusil… Je ne dis pas évidemment qu'il triomphera forcément avec, mais déjà il a plus de chances de s'en sortir et surtout de ne pas avoir à se soumettre uniquement parce qu'il est faible. » Il conclut alors pensif.

« Évidemment je ne fais qu'ouvrir le débat concernant tout cela car je ne dis pas que la magie rime forcément avec inégalité ou que les pays la préférant sont forcément des berceaux d'inégalités oppressantes, mais la technologie par le fait qu'elle ne dépend pas de l'innée de chacun, mais surtout offre des moyens de se défendre même au faible en elle-même a apporté des choses bonnes aux yeux d'un Akkatonien comme moi et d'une certaine manière offre un garantie pour celles-ci. Après tout, quand une élite a la force pour dominer tout, tout dépend de son bon vouloir, alors que si les faibles eux peuvent gagner de la force, c'est plus compliqué… Et je ne parles évidemment que du cas des armes à feu. » Il sembla alors réfléchir, puis dit franchement.

« Évidemment, cela a ses inconvénients aussi. Je ne crois pas après tout à la perfection et ne prétendrait pas qu'elle existe. Néanmoins, peut-on vraiment prétendre au final qu'une voie est intrinsèquement supérieure à l'autre ? N'est-ce pas au final plutôt une question de point de vue ou de croyance ? Evidemment je ne dis pas qu'on ne peut pas avoir ses préférences, mais la question mérite d'être posée je pense et elle ne l'est pas toujours malheureusement... » Et sur ces belles paroles, il attendit donc que son vis à vis prenne la parole pour poursuivre le débat, que ce soit en réaction à ce qui avait été dit évidemment ou pour aborder d'autres points éventuellement...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mar 7 Aoû - 21:16
Hansing écouta avec attention les arguments de son impérial interlocuteur, oubliant à dire vrai à moitié où il se trouvait et avec qui il discutait en retrouvant ses vieux réflexes datant de ses cours de philosophie.

« Ma foi, j'entends ce que vous dites, mais n'y a-t-il pas en vérité un problème en amont quand, dans une nation, un humble paysan est confronté au besoin de s'armer, que ce soit d'un fusil, d'une épée ou d'une arbalète, pour faire face à un mage en colère ou à un orc vindicatif ? Pour moi, distribuer à chacun un moyen de se défendre, ce n'est pas résoudre le problème, si vous me permettez de le dire, mais simplement traiter les symptômes. Pire, on risque de lancer une course à l'armement, où les voyous viendront piller les paysans en étant eux-mêmes armés jusqu'au dents, si on ne traite pas la cause du mal.

Bien sûr, je ne dis pas que de telles choses arrivent en Akkaton, et je pense sincèrement qu'il n'en est pas, mais c'est la réponse qui me vient naturellement au cas que vous décrivez. Pour moi, une société idéale n'a pas à prévoir comment le faible devra pouvoir se défendre physiquement contre le fort, car d'une part c'est un débat sans fin, le fort pouvant toujours devenir plus fort encore, car il aura plus de moyens pour s'armer que le faible, et d'autre part car le rôle de la société en elle-même est avant tout de s'assurer que le fort n'en vienne jamais à tyranniser le faible.

C'est ainsi que nous concevons la justice sociale en Ikhyld : nous éduquons nos mages pour qu'ils soient conscients que leurs pouvoirs ne sont pas un privilège, mais un droit, qui implique des devoirs. Ainsi les forts protègent-ils les faibles contre les menaces venues de l'extérieur, et le paysan peut se concentrer sur sa fourche et ses outils, plutôt que de devoir s'inquiéter de sortir armé, dans un monde de plus en plus dangereux.

De plus, je ne pense pas que cette tendance soit absente en Akkaton, au contraire. En effet, mettre un fusil à la portée de chaque paysan, c'est aussi en mettre un à la portée de chaque malfaiteur. Si un homme se met en tête de massacrer ses voisins, et n'a qu'une épée pour le faire, il fera peu de dégât avant d'être arrêté. S'il se munit en revanche de plusieurs armes à feu, de grands massacres peuvent advenir. Le fait que cela n'arrive point me prouve intrinsèquement que votre empire se soucie lui aussi de la justice sociale au-delà de la distribution d'armes, mais du coup je ne sais si les armes en elles-mêmes sont un vrai argument. Elles ne sont qu'un moyen, non une fin. »


L'Azurien fit une pause pour vider ce qui restait de son café, et ainsi reprendre son souffle. Il répondait assez longuement, mais préférait cela au risque de livrer une pensée tronquée.

« Pour ce qui est de l'égalité, je lui préfère personnellement le concept d'équité. On peut rêver d'un monde parfaitement égal, mais hélas cela n'existe pas. Il y aura toujours des différences, ne fut-ce que raciale. Un Orc sera plus fort qu'un Elfe. Un Azurien pourra voler, là où un Naga sera cloué au sol. Et ainsi de suite. Au sein même de chaque race, nous ne partons pas tous avec le même potentiel, dans tous les domaines, et pas seulement dans la magie.

Je ne nie pas que le travail de chacun soit important, mais la nature elle-même donne des cartes différentes à la naissance. Certains auront plus de facilité à étudier des textes, d'autres seront naturellement meilleurs en musique, d'autres encore seront plus forts, ou plus rapides. Nous ne partons pas tous égaux au sein d'une même race, naturellement, et la société rajoute à cette inégalité. Nous ne naissons pas avec les mêmes richesses, dans le même milieu social. Qui pourra dire qu'un riche héritier et un orphelin né de pauvres ouvriers ont exactement les mêmes chances ?

Selon moi, c'est un mirage de chercher l'égalité parfaite, car la parfaite égalité impliquerait aussi la mort de toute individualité. Je pense que l'équité est un principe bien plus juste : tendre au fait que chacun ait autant que possible les mêmes chances dans la vie, en tenant compte de la spécificité de chacun. Ainsi le don inestimable du potentiel magique n'est-il qu'un don parmi d'autres que nous pouvons recevoir : une tête bien faite, un don pour la musique, le génie des mathématique, ou que sais-je encore.

Après, cela ne prouve en rien une éventuelle supériorité de la magie sur la technologie, et je ne pense pas qu'il faille en chercher : chacune apporte ses propres bienfaits. Mais je ne pense donc pas, à mon humble avis, que la technologie puisse être déclarée meilleure au nom d'une égalité qui, avec ou sans elle, est impossible à atteindre parfaitement. »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mer 8 Aoû - 22:17
Suite aux paroles de l'azurien, Otmar ne manqua pas de répondre avec réflexion et sympathie.

« Après, est-ce que le fait que le peuple puisse s'armer est tant une nécessité qu'une liberté ? D'une certaine manière une garantie qu'ils ont de quoi se défendre si nécessaire ? Soyons sincère, évidemment l'empire d'Akkaton protège du mieux son peuple comme celui d'Ikhyld, mais est-ce que cette protection est parfaite est absolue ? Non, des fois les protecteurs ne peuvent intervenir à temps ou n'ont pu empêcher quelque chose et dans ce cas mieux vaut que les humbles gens puissent se défendre, cela et puis... Est-ce vraiment forcément le bon choix de désarmer sa population, du moins totalement ? Car si ça se comprend, cela peut donner aussi l'impression qu'on le fait pour mieux contrôler la population et pas que pour la protéger. »
Un questionnement intéressant soulever, mais il n'avait pas pour autant finit de parler.

« Cela et ça amène une question, une société idéale est-elle réellement possible ou est-ce seulement quelque chose vers quoi l'on doit aspirer et s'approcher ? Est-ce seulement souhaitable ? Imaginez une société parfaite au niveau sécurité, le serait-elle aussi au niveau de la liberté ? » Voilà un autre débat, même si évidemment il ne faisait que l'ouvrir, il ne donnait même pas son avis pour ce dernier, mettant juste en avant des problématiques finalement.

« De même, est-ce que le fait que l'on soit plus fort que certains même si on les protèges ne pousserait-il pas ne serait-ce qu'inconsciemment à ce que les forts en profitent d'une manière ou d'une autre même s'ils sont bienveillants ? Évidemment si nous poursuivons sur ce point ci l'on risque de débattre de la qualité des systèmes politiques, ce que je ne souhaite pas car ça pourrait être mal pris, mais si on part du principe qu'ils sa valent... Dans ce cas un contrat social comme à Ikhyld ou l'égalité politique jusqu'à un certain point comme à Akkaton ne serait pas nécessaire pour éviter les abus ? »

« Je n'irais pas prétendre après qu'il n'arrive pas des tragédies, même au sein de l'empire même si heureusement celles-ci sont forts rares, mais il faut aussi se demander, si des fois le prix pour empêcher quelque chose ou le modérer n'est pas autant ou plus sévère à payer... Imaginez en cas de problème, notamment dans la province Orzanienne qui n'est pas encore pleinement pacifiée, combien mourraient par malchance à cause de monstres ou des rares bandits encore dans le désert s'ils n'avaient pas d'armes ? Par rapport aux problèmes pouvant être posées par celles-ci ? Les priver de moyen de se défendre dans un tel cas, n'est-ce pas un peu comme les tuer ? »

« Quant à l'équité, je ne peux qu'approuver, c'est un concept aimé par beaucoup d'Akkatoniens après tout, mais je n'ais pas dis que je défend l'égalité à tout prix sur tout les aspects, mais sur certain et ne serait-ce que symboliquement. L'égalité devant la loi par exemple. Ou bien la liberté au niveau global, on admet les différences entre chaque races, mais toutes sont considérées égales par défaut. »

« Après évidemment il y a des différences qu'on ne peut contester, mais je suppose que l'important est que ceux étant désavantagés par rapport à celles-ci n'en souffrent pas trop ? Il vaut voir alors comment être le plus juste possible et que cela soit stable... »

« En tout cas vos arguments tiennent tout à fait la route, mais il faut par contre aborder un nouveau sujet maintenant que nous y sommes… Et ayant un lien indirect concernant ce dont nous avons parlés. Pensez-vous que la civilisation en soit est une bonne chose ? Je parle du concept de civilisation en général, ou qu'elle est nuisible… » Evidemment on pouvait se dire qu'ils devaient penser que oui elle était une bonne chose tout les deux, mais qui sait ? Peut-être pouvait-il y avoir une surprise qui attendait l'un des deux interlocuteurs concernant ce qui allait prochainement se dire...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Jeu 9 Aoû - 3:06
Le diplomate écouta avec attention la réponse de son hôte impérial, qui développa assurément nombre de points intéressants. S'ils ne s'accordaient pas sur tout, l'Azurien prenait plaisir à cet échange de points de vue, qui avait le mérite d'offrir des idées plus qu'intéressantes, ainsi, d'une certaine manière, qu'une vision saisissante du point de vue akkatonien, offert par celui qui, après tout, et le mieux placé pour représenter l'avis d'Akkaton, puisque choisi justement dans un but de représentation.

« Il est certain que ce genre de problème est complexe, bien entendu, car si la question était simple, toute société finirait naturellement par s'équilibrer au point d'équilibre d'un modèle « parfais »... s'il existait. Je ne nie pas la nécessité de pouvoir se défendre dans les régions dangereuses, et d'ailleurs le port d'arme des simples citoyens est autorisé en Ikhyld justement là où le danger peut être présent. D'un autre côté, hélas, mieux armer les gens pour se défendre signifie aussi mieux armer les gens mal intentionnés, criminels ou instables... je ne sais pas s'il existe une solution idéale à ce problème.

Il est certain de toute façon qu'un contrat social est nécessaire si on veut éviter que le fort n'en vienne à maltraiter le faible, que le faible soit armé ou pas d'ailleurs. Un homme armé ne peut pas grand chose de plus contre une justice inégale ou une spoliation de toutes les richesses ou de tous les pouvoirs politiques par une élite, par exemple. Après, quant à savoir quelle forme de contrat social est la meilleure, je pense que nos avis sur ce point seront divergents, et assez prévisibles, aussi avez-vous raison, je crois, de ne pas vous refuser au débat en ce sens. »


L'Azurien eut un léger sourire, car, évidemment, chacun serait convaincu de la justesse de son propre modèle. Il était assez lucide pour comprendre le phénomène, et en même temps parfaitement et sincèrement convaincu de la justesse du modèle ikhyldien malgré tout, pour sa propre part.

« Pour ce qui est de votre question, j'y répondrai par un « oui » tout à fait franc. Sans civilisation, on en revient à la situation que nous évoquions : la loi du plus fort. C'est la civilisation qui nous offre des lois, un contrat social, et tout ce qui peut amener justice et équité entre les êtres. Si on refuse la civilisation, on se met au niveau de tribus barbares, vivant dans la loi de celui qui parlera ou frappera le plus fort, chacun se retrouvant à faire de son mieux pour assurer sa propre survie et son propre bien-être, ainsi que celui de ses proches, au détriment de ses voisins, qui, sans civilisation, ne sont pour lui que des étrangers.

Mais, et cela nous ramène à notre sujet initial, la civilisation est aussi ce qui permet le progrès. Que l'on cherche le progrès dans le domaine technologique, comme à Akkaton, ou qu'on utilise la magie pour le bien-être de tous, comme en Ikhyld, cette démarche n'est possible qu'en société. Un homme seul, non civilisé, ne peut compter que sur ce qu'il aura appris lui-même, et peut-être sur ce que lui aura appris un maître. Certes, une telle chaîne d'apprentissage peut être fructueuse, mais elle est aussi hasardeuse et dangereuse : un oubli, un mort, et tout ce que maîtres et apprentis auront appris et transmis peut être perdu.

Ce n'est qu'en se civilisant, en bâtissant une société, que l'être conscient peut construire de grandes choses. Des cités, de vastes champs, des ateliers, pour assurer le confort matériel de chacun, mais aussi des académies, écoles, universités, bibliothèques... chaque génération peut ainsi enregistrer les progrès qu'elle fait, et la suivante partir de cette base. Sans civilisation, nous n'aurions ni technologie avancée, ni magie développée, ni même administration, irrigation ou quoi que ce soit d'être d'avancé... et la vie de tous serait ainsi bien plus difficile. Cela sans compter les difficultés purement sociales que j'évoquais au début. »


Hansing fit une pose, et eut un sourire, appréciant réellement cet échange qu'il trouvait tout à fait stimulant intellectuellement.

« En tous cas, je dois dire que votre conversation est des plus intéressantes, Majesté... au point que j'en viens peut être à débattre comme un académicien que comme un diplomate, ahah ! J'espère que vous m'en excuserez. Je serai curieux et heureux d'entendre votre propre avis sur tout cela, d'ailleurs. »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Dim 12 Aoû - 19:04
« Au final, ne faut-il pas en déduire que pour ce genre de choses comme beaucoup d'autres, ce qu'il faut éviter avant tout ce sont les extrêmes ? Soit, le fait de totalement désarmer les citoyens et celui de totalement les armer. Évidemment, il est impossible de trouver la solution parfaite, mais je pense que comme souvent c'est sans doute dans l'entre-deux que réside celle qui sait concilier le meilleur des deux et minimiser leurs défauts respectifs. Du moins c'est mon avis. » Quant au sujet du contrat social, Otmar y réfléchit quelques instants, puis reprit avec patience par rapports aux sujets suivants, ceux traitant des bienfaits de la civilisation pour ce monde.

« Je suis d'accord avec vous, au final la civilisation est la manière la plus sécurisée et efficace d'assurer que tous suivent ou du moins doivent sur le principe suivre certaines règles et ainsi offrir un cadre de vie un minimum stable à la plupart. La civilisation permet de non plus ne penser qu'à la survie, mais de penser aussi au fait de vivre et de développer d'autres domaines qui ne sont pas nécessaires à la survie primaire comme l'art et la culture en général. La technologie et la magie aussi comme vous le dites. Nous sommes donc d'accord je suppose sur le fait que c'est grâce au fait de nous rassembler en société que nous pouvons nous spécialiser au niveau du travail au lieu de chercher la polyvalence simple. Un homme seul devra en effet pourvoir lui-même à tous ses besoins, tandis que dans un pays civilisé il y a des travailleurs pour chaque domaine et cela marche si bien que les besoins vitaux sont comblés en théories sans solliciter toute la main d’œuvre qui peut donc se consacrer à autre chose… Notamment la politique. » Il sembla alors réfléchir, puis reprit aimablement.

« Merci à vous c'est fort aimable, je dois dire que pour votre part votre conversation à vous aussi est agréable. Je comprend mieux pourquoi l'on m'a proposé de vous accueillir en privé, l'on m'avait dit aussi que vous débutiez dans la carrière de diplomate. Je suppose donc que c'est un avenir prometteur qui vous attend et que ce n'est pas la première fois que nous nous verrons ? » Ceci dit, l'empereur reprit alors avec calme et réflexion.

« Quand j'y pense, il y a un sujet qui me préoccupe ces temps-ci pour plusieurs raisons, un sujet un peu éloigné de la géopolitique en général. Dîtes-moi, selon vous… Est-il important et ce à quel point de s'informer le plus possible sur le passé, surtout obscur de ce continent ? L'empire par exemple ne manque pas de s'intéresser actuellement aux ruines de l'ancienne civilisation naga, ce que nous avons pu découvrir pour le moment ne manque pas d'être fascinant, mais il est certain qu'à ce rythme nous risquons de découvrir certaines choses plus ou moins graves. Certains diront que ces secrets feraient mieux de rester enfouis, mais beaucoup pensent qu'au contraire il faut les déterrer pour mieux s'en occuper et ne pas souffrir de l'ignorance… Et vous qu'en pensez-vous ? Après tout Orzian a eut une longue histoire avant l'arrivée de nos deux empires, qui sait quels secrets sont enfouis un peu partout sur ce continent… Et les conséquences qu'aura la découverte de ces derniers. » Bien des questions pour bien peu de réponses en somme, du moins pour l'instant...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mer 15 Aoû - 23:50
La conversation se poursuivait toujours, bien loin, au final, de ce que l'Azurien aurait pu jamais attendre d'une rencontre avec l'empereur d'Akkaton. L'Arcane de l'Invocation avait eut beau lui dire que celui-ci était assez original, il ne s'était certainement pas attendu à ça ! Mais il n'y songeait guère alors que la discussion se poursuivait, sincèrement intéressé par les thèmes abordés.

« Je pense en effet que nous ne pouvons qu'être d'accord sur l'intérêt de la civilisation et du fait pour les êtres conscients de se regrouper pour former des sociétés et des états. La spécialisation, la conservation de la connaissance, l'émulation, la coopération entre différentes intelligences et différents talents... c'est tout cela qui nous permet de nous élever. Ce n'est pas pour rien que même les tribus les moins évoluées en terme de civilisation se regroupent et coopèrent, après tout. »

Après tout, même une tribu orc barbare des confins du continent pouvait s'organiser pour donner une petite société cohérente. Après, il fallait aller plus loin, bâtir des villages, des cités et des écoles pour espérer pousser au plus haut une société, mais c'était là une toute autre question.

« Je débute en effet dans la carrière de diplomate, mais il faut dire que vous m'aidez grandement en approchant notre conversation avant tout de la politique et de la philosophie. Ce sont là des sujets que j'ai abordé pendant mes études, et qui me sont familiers, même si je veux croire que c'est aussi le cas de la théorie de la diplomatie. Pour la réalité de celle-ci, hé bien je suppose que seul le temps et l'expérience pourront trancher au sujet de mes talents dans ce domaine, mais je suis heureux que cette plaisante entrevue vienne me confirmer que le dialogue entre les grandes nations est une réalité qu'il est possible de concrétiser. »

Certes, leur conversation était loin du grand dialogue inter-civilisationnel, mais le fait même qu'ils puissent discuter ouvertement et agréablement était un témoin de la volonté des grands acteurs du continent, du moins de certains d'entre eux, d'établir des discussions ouvertes de toutes sortes.

« Pour vous répondre enfin... je pense qu'il faut être prudent, mais que le mieux est encore que des gens sachant un peu ce qu'ils font, et surtout prudents, justement, prennent ces découvertes en main. Il semble y avoir des objets de toutes sortes cachés un peu partout en Orzian, et nous avons tout intérêt à ce que se soient des savants qui les trouvent, prêts à les étudier et surtout à les contenir le cas échéant, que de les laisser dans la nature, à portée de main du premier aventurier ou conquérant en puissance venu. Venant d'Ikhyld, je pense bien sûr directement à Cesario, le soit-disant « Empereur Éternel », qui trouva un artefact nécromantique de grande puissance sur ce qui devait devenir notre territoire et en devint fou de puissance...

Laisser les ruines et les artefacts anciens reposer là où ils sont, c'est risquer que demain une autre personne instable tombe sur l'un d'eux et cause d'énormes ravages... et puis il est vrai que ces artefacts du passés peuvent aussi apporter de grands bienfaits dans le présent. Pour reprendre le même exemple, qui sait ce que l'armure trouvée par Cesario aurait pu accomplir si elle avait été découverte et exploitée par des nécromanciens bénéfiques assez avertis pour contrecarrer son influence néfaste et utiliser ses pouvoirs dans un but bienveillant ? Un pouvoir n'est jamais pure destruction, après tout. Je ne sais pas, même le sort le plus destructeur pourrait être converti en source d'énergie, par exemple.

Ceci dit, je le redis, je pense qu'il faut rester prudent. Si nous pouvons éviter de grands malheurs et espérer de grands bienfaits, je pense que nous devrions nous garder de toute arrogance. Si les empires passés qui ont laissé ces ruines sont retombés à la poussière, c'est probablement qu'il y a eu des raisons. Elles peuvent être prosaïques et matérielles, mais ils ont peut-être aussi été trop loin dans l'usage de certains savoirs. Si nous redécouvrons leurs merveilles, à nous de faire en sorte de pouvoir en apporter les bienfaits en nous gardant des erreurs et des excès qui les ont perdus, et ainsi éviter une ruine semblable... du moins, c'est là mon humble avis. »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Dim 19 Aoû - 18:24
« Moi aussi j'en suis content, même si j'imagine que de toute manière vous trouverez aisément le dialogue plus difficile à entretenir avec le royaume de Teïder qu'Akkaton à terme. » Ne manqua pas de répondre l'empereur aimable et avec humour concernant le fait que cette entrevue se passait bien, ce avant d'ajouter avec réflexion. « Nos deux empires sont d'éternels rivaux, mais restent de grandes civilisations qui tentent d'accomplir quelque chose de durable. Ikhyld et Akkaton ont tout deux des visions assez cosmopolites du monde et mettent en avant des valeurs qu'ils veulent positives, fatalement nous ne pouvons donc pas nous comporter entre nous comme des sauvages belliqueux. Que ce soit par principe, ou pour ne pas nuire à l’image de nos deux grandes nations évidemment. » Il sourit alors aimablement, puis reprit au sujet des secrets du passé, ce avec un air pensif.

« En effet, nous sommes d'accords qu'il faut être prudent, après il y a probablement une nuance entre Akkaton et ces empires du passés. Ces derniers pratiquaient la magie, tandis que l'empire Akkatonien est un empire de technologie et sans m'avancer trop, je pense que la technologie reste une voie encore bien jeune comparée à la magie, qu'aucun empire passé n'a emprunter autant qu'Akkaton… Nous ne pouvons donc pas estimer que nous allons forcément essayer d'utiliser ces reliques ou découvertes du passé si nous les retrouvons, il est plus probable que nous les fassions sceller ou mettre dans des musées je vous avouerai. Ou à la limite que nous essayions de faire des recherches scientifiques à ce sujet... » L'empire Akkatonien ne reniait pas après tout l'étude scientifique de la magie en soit même s'il ne la pratiquait pas du tout autant que les autres nations. L'empereur sembla alors réfléchit, puis reprit pensif.

« Dîtes moi, et c'est là une question qui je suppose peut être posée aussi bien concernant la magie que la technologie au vu de toutes les possibilités que ces deux domaines offrent. Existe t-il selon vous un stade où l'on peut aller trop loin quand à ce qui peut ou droit être fait à l'aide des connaissances accumulées et du savoir faire existant ? Des limites à ne pas franchir que ce soit pour des raisons religieuses ou morales ? » Où voulait-il en venir ? Sans doute que la question était assez large en vérité et pouvait amener beaucoup de réponses différentes...
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Lun 20 Aoû - 15:37
Hansing écouta avec attention les réponses de son impérial interlocuteur, qui semblait apprécier autant que lui la conversation. Il était vrai que celle-ci serait sans doute moins civile à Teïder, comme le fit remarquer le monarque, mais autant la nation que les relations qui pouvaient l'unir à Ikhyld étaient bien différentes. Du reste, le souverain akkatonien ne manqua pas de poursuivre la discussion, la faisant encore rebondir sur de nouveaux sujets, ce que ne manqua pas d'apprécier Hansing, qui rebondit toutefois tout d'abord sur la réponse à ses propres propos.

« Il est vrai qu'Akkaton est plus tourné vers la technologie que la magie, et c'est peut-être pour cela, d'ailleurs, que les Nagas vous laissent explorer les ruines alors qu'ils les ont toujours farouchement défendus contre Eïrn, par exemple... néanmoins je peine à croire que si vous trouviez quelque chose qui pourrait apporter de grands bienfaits aux populations civiles, vous refusiez de l'utiliser à cause d'origines magiques. Je pense que votre nation est assez ingénieuse pour parvenir à exploiter l'héritage antique, si elle en trouve un de valeur... même s'il est vrai que votre inclinaison à la technologie vous protégerait peut-être du contre-coup négatif de certaines découvertes moins... réjouissantes. »

Difficile d'imaginer un ingénieur akkatonien tomber sous l'influence d'une armure nécromantique, par exemple, il fallait l'avouer. Mais cela voulait dire aussi une moins grande chance d'exploiter d'éventuels bienfaits, même si, comme il l'avait dit, Hansing ne pensait pas que l'empire akkatonien délaisserait d'éventuels bienfaits pour son peuple pour la simple raison qu'ils soient magiques... du moins il l'espérait sincèrement.

« Nous touchons là d'ailleurs aux limites dont vous parliez... peut-on refuser un bienfait au peuple sous prétexte que la recherche pourrait être dangereuse, ou bien que ce bienfait ne s'inscrit pas dans notre système de valeur ? C'est une question difficile à trancher en soit, aussi difficile que de savoir jusqu'où on peut aller au nom de la recherche, d'ailleurs, que ce soit dans le domaine magique ou technologique... »

L'Azurien marqua une pause, semblant réfléchir à la question qui était après tout des plus sérieuses. Pouvait-on mettre une barrière à la connaissance, enchaîner la magie dans des frontières précises ? Ou devait-on tout permettre, même le pire ? La question était épineuse, mais il fini par livrer son avis.

« Pour moi, et notez que ça n'engage que moi, pas forcément Ikhyld, je dirais que la recherche peut être poursuivie aussi loin que possible tant qu'elle a pour but le bien du peuple. Je pense qu'il faut mettre des barrières quand on voit qu'une recherche n'a pour but que la violence, comme la conception d'une arme, ou alors ne sert aucun bien pour la société, mais au contraire n'apportera que des problèmes, comme... je ne sais pas, la création d'une nouvelle souche bactérienne, par exemple.

Il faut être prudent, je pense, au sujet des recherches dans les domaines de la destruction en général, car il faut l'avouer les capacités destructrices de nos deux empires sont déjà énormes, et comme je le disais à l'un de nos Arcanes peut avant de venir vous voir, nous devons déjà être très prudents car une confrontation armée entre nos empires signerait sans doute une destruction sans précédant, une horreur, quelque soit le vainqueur... je pense donc que le holà doit être mis quand on s'aperçois qu'on va alimenter plus encore cette potentielle destruction.

Mais si la recherche sert avant tout le bien du peuple ? Je pense qu'on ne devrait pas se mettre de barrières autres que celles de la décence morale, comme le refus de tuer ou de torturer des cobayes par exemple. Pour le reste, ma foi, tant que cela améliore la société, nous ne devons pas nous limiter, je pense. Ce sont par les progrès du savoir qu'une civilisation peut s'améliorer et apporter paix et santé à ses citoyens, du moins, je le pense... après bien sûr je sais qu'il y a parfois une frontière bien mince entre ce qui servira le peuple et ce qui servira la guerre, tout comme je sais qu'une découverte peut toujours être détournée... il faut donc voir au cas par cas, je dirais.

Et vous, dites-moi, Majesté, qu'en pensez-vous ? Mon avis est tout intellectuel et théorique, mais je gage que l'empereur d'Akkaton doit se faire un avis bien plus pratique sur ce genre de question, puisque contrairement à moi vous pourriez être amené à trancher de tels problèmes réellement, n'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mer 22 Aoû - 22:24
« Cela reste à voir, car c'est aussi une question de mentalité, certains vous diront après tout que si nous nous contentons de la solution magique à un problème, cela ne nous poussera pas à en trouver une autre, ainsi si un jour nous nous retrouvons privés de celle-ci, nous serons bien désemparés, surtout si l'évolution technologique de notre nation interfère avec ou bien s'il s'avère que nous ne maîtrisons pas vraiment le fonctionnement de tels artefacts. » En somme cela restait aussi à débattre selon l'empereur, après tout on pourrait vouloir préférer une solution plus naturelle à sa propre nation plutôt qu'une autre à un problème car la première même si elle serait plus longue à obtenir, serait sans doute aussi plus maîtrisée…

« Mais évidemment dans un tel cas, l'on part du principe que la recherche permettra à terme de résoudre un problème en découvrant la solution à celui-ci par son intermédiaire. Donc l'on part d'un point de vue assez favorable à celle-ci qu'il soit radicalement pour ou moindrement. » Il réfléchir alors, puis reprit pensif par rapport à la réflexion qu'avait sut élaborer l'azurien pour le moment.

« Vous avez une vision assez proche, même si pas vraiment identique de la mienne concernant le domaine de la recherche, pour ma part la mienne est plus nuancée sur certains points, mais j'aurais du mal à l'expliquer. Néanmoins je ne suis pas un de ces fanatiques du progrès qui pense qu'il ne faut absoluement aucune barrière à celui-ci, ni aucun contrainte, l'empire Akkatonien lui-même ne souscrit pas à un tel fanatisme même si évidemment le progrès technologique est l'une des valeurs phares de l'empire. » Il réfléchit alors et tenta tout de même d'expliquer pensif.

« Le progrès est causé souvent par une chose, un besoin et la recherche d'une solution pour satisfaire celui-ci ou satisfaire encore mieux un besoin déjà satisfait, cela peut être aussi pour tirer un profit quelconque de ce progrès technologique ou magique que l'on engendre. Je pense que la progrès sans être systématique, du moins sa recherche est un moyen naturel comme un autre pour une civilisation de régler ses problèmes ou de faire face à la concurrence. D'une certaine manière c'est donc le fait qu'une civilisation a un défi à surmonter qui stimule le progrès fait dans l'idée de surmonte celui-ci... »
L'akkatonien sembla réfléchir, puis conclut alors.

« Je pense donc une chose, l'on ne peut pas vraiment arrêter le progrès, tout au plus le réguler, ce qui doit être fait évidemment. Le problème étant donc, comment réguler vraiment celui-ci ? Car si évidemment l'on peut mettre en place des lois, imposer aux travailleurs du secteur publique de les respecter et réguler le privé, qu'est-ce qui ne va pas empêcher l'émergence de savant fous ou groupuscules plus ou moins obscurs et moraux voulant se détacher de cela ? Qu'est-ce qui les empêcherait dans ce cas de n'avoir aucune limite dans leurs pratiques et d'user ou d'abuser des recherches interdites ? Faut-il alors les réprimer ? Et à quel point ? »
Voilà bien un questionnement d'actualité, car posé par les groupuscule terroristes de l'esprit et de l'engrenage notamment.
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Dim 26 Aoû - 16:26
La discussion se poursuivait, bondissant d'un sujet à l'autre, revenant parfois en arrière pour apporter un approfondissement ou une précision sur l'un d'entre eux. C'était intellectuellement très stimulant, et Hansing avait depuis longtemps oublié le cadre ou la tasse à café vide abandonnée devant lui pour se concentrer sur le fond de la discussion. Son hôte était assurément un convive des plus intellectuellement intéressant, et l'Azurien prenait grand plaisir à l'échange, qu'il poursuivit rapidement après que l'empereur akkatonien ait fini de parler.

« Pour ce qui est des bienfaits apportés par une éventuelle redécouverte magique, je dirais que le plus sage dans ce cas-là serait alors sans doute de profiter de ce bienfait, tant qu'il durerait, et de chercher en parallèle un moyen d'obtenir les mêmes effets positifs, ou une version meilleure encore de ceux-ci, par des moyens technologiques... c'est en tous cas ce que je conseillerais à mon propre peuple si d'aventure nous venions à entrer en possession d'un quelconque bienfait technologique que nous serions incapables de reproduire par magie. Après tout, peut-on refuser le bien être de son peuple par idéologie ? Je trouverais cela bien dommage, en tous cas. »

Bien sûr, Hansing ne faisait là que livrer son propre point de vue, et il n'était pas dit que l'Empereur ou les Arcanes arrivent aux mêmes conclusions. Cela dit, il y avait déjà un petit moment qu'il en était ainsi, tant la discussion était devenu technique et philosophique, et il rappelait d'ailleurs ce fait de temps à autre.

« Pour votre question... encore une fois cela n'engage que moi, et pas l'Empire, mais je dirais que dans le cas où l'on a un point de vue assez large sur la recherche, comme nous semblons l'avoir établis tous les deux, il ne faut pas hésiter à réprimer les chercheurs qui iraient à l'encontre de ces recherches en explorant des champs qu'une politique de recherche pourtant très ouverte aurait permis.

Après... j'avoue ne pas connaître les détails de la recherche technologique à l'akkatonienne, mais des gens qui mènent des recherches interdites sur la magie le font souvent soit avec des buts néfastes, soit avec des méthodes horribles, et de ce fait il semble légitime de les stopper. Il est bien beau d'invoquer la liberté intellectuelle, mais généralement, dans des sociétés qui mettent la recherche et le progrès aussi haut qu'Akkaton dans le domaine technologique ou qu'Ikhyld dans le domaine magique, celui qui dépassera les limites de ce qui est autorisé méritera d'être punis.

Après c'est certainement à voir au cas par cas en fonction de l'interdit qui a été brisé. Je connais mal la situation actuelle de ce côté chez vous, mais un groupe qui ferait des recherches magiques en Ikhyld, comme je l'ai dis, impliquerait sûrement des choses condamnables, soit dans les buts, soit dans la méthode, par exemple en faisant subir toutes sortes de choses à des cobayes conscients. De ce fait, ils méritent à mon sens d'être réprimés, aussi durement que nécessaire. »


Si la circonscription du cas était prudente chez l'Azurien, la résolution finale, elle, était claire, et il ne tarda pas à expliciter plus en avant pourquoi.

« Je le redis, il faut bien sur voir au cas par cas. Si la recherche a un but louable et ne fait aucun mal à quiconque, peut-être est-ce la norme qui est trop rigide et à revoir, mais je pense que c'est une majorité des cas. Pour les autres, les savants et magiciens « fous » ou « noirs » méritent d'être arrêtés, pour de nombreuses raisons.

D'abord, ils mettent souvent en danger la vie de leurs cobayes, voir de tout le monde si leurs recherches aboutissaient. Ensuite, par leurs excès, ils portent atteinte à l'image de la recherche dans la population, au risque de voir peu à peu les gens désapprouver celle-ci en général, ce qui serait un désastre pour la continuation du progrès, qu'il soit technologique, chez vous, ou magique, chez nous. »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Lun 27 Aoû - 21:29
« L'on pourrait se poser une question dans ce cas, si l'on atténue le besoin causé par l'absence de quelque chose en trouvant une solution intermédiaire à celui-ci le temps que l'on en développe une autre, n'est-ce pas au risque de ralentir le développement de la nouvelle solution ou bien qu'inconsciemment l'on arrête le développement de celle-ci car d'autres prérogatives prennent le pas sur elle ? Alors que peut-être elle aurait été plus naturelle à notre société ? Ce n'est pas forcément un désir de se priver d'une solution purement par idéologie, mais des fois cela peut aussi soulever une autre question. Et s'il est impossible de trouver dans un délai raisonnable ou seulement bien après que le bienfait ne suffise plus ou ne fonctionne plus une solution pour le pallier ? Ne risque t-on pas de devenir dépendant de celui-ci et de grandement souffrir de son absence future ? Sans oublier que la nature même de nos deux empires affaiblit grandement la puissance d'un bienfait de nature inverse à la voie empruntée par la nation s'il est utilisé dans un milieu pleinement civilisé... » Autant dire que ce n'était pas forcément chose facile, après tout il y avait une raison pour laquelle les mages guérisseurs étaient loin d'être des soigneurs courants dans l'empire Akkatonien. Par leur rareté et le fait qu'ils vivaient rarement en ville.

« Nous interdisons dans l'empire certaines choses en effet, que ce soit la recherche dure et trop risquée sur les cobayes humains, qui sont consentants dans le cas des recherches plus douces et acceptables, prévenus des risques et rémunérés grandement pour. Mais aussi le développement de certaines armes que nous considérons comme immorales, l'empire n'a guère mit longtemps dans les faits à interdire les gaz de combats mortels notamment, car nous nous sommes rendus compte rapidement que ceux-ci s'ils ne tuaient pas provoquaient de terrible séquelle, mais aussi que leur aspect aérien les rendaient particulièrement dangereux et peu à même d'être utilisée de façon raisonnée. Ou bien l'utilisation de radium dans le balle, une matière récemment découverte et ayant des effets horribles sur l'organisme… Néanmoins, ce n'est pas parce que l'empire l'a interdit que les terroristes de l'engrenage se privent d'en user malheureusement... » L'empereur sembla alors réfléchir, puis ajouta pensif.

« De plus, ces recherches interdites quand j'y pense sont souvent faîtes par des groupes aux intentions hostiles aux gouvernements en place ou au bon ordre des choses en effet. Mais comme il est dur de totalement empêcher des groupuscules dissidents de le faire, se pose évidemment une nécessité. Celle de faire des recherches ou de trouver des moyens de contrer les développements qu'ils ont pu faire de leur côté. Et dans le cas où les développements ont été fait... Est-il alors juste ou même possible sinon de faire en sorte qu'un savoir interdit soit détruit ou effacé ? N'est-ce pas en soit un crime de détruire que de détruire la connaissance ? Même celle acquit à lourd prix ? » L'empereur hocha alors la tête pensif, puis dit poliment à l'azurien.

« Veuillez m'excuser sinon, je me rends compte que depuis tout à l'heure c'est moi qui amène les sujets sur la table pour une grande partie, si vous désirez faire de même n'hésitez donc pas. » Après tout autant ne pas monopoliser cette possibilié, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Jeu 30 Aoû - 16:21
L'Azurien écouta avec attention les réponses de son impérial interlocuteur sur les différents sujets dont ils discutaient, allant sur plusieurs terrains moralement très complexes. Néanmoins, c'était bien cette complexité qui rendait cette conversation intéressante, et ce fut donc sans tarder que le diplomate ailé entreprit de lui répondre à son tour.

« Ma foi, je pense qu'il y a un parallèle intéressant à faire entre la question d'un bienfait d'une voie peu utilisée dans notre nation, et celui de la destruction d'un savoir acquis de manière discutable. Je ferai la même réponse aux deux, pour ma part : on ne peut hélas se permettre de mettre sous silence ce qui pourrait représenter un bienfait pour le peuple. Je pense que cela vaut dans les deux cas, d'ailleurs.

Tout d'abord pour ce qui est d'un bienfait d'une voie différente, je dirais que si demain Ikhyld découvrait je ne sais comment un moyen technologique de... je ne sais pas, par exemple guérir une maladie jusqu'ici incurable, il faudrait l'utiliser. Il est toujours possible d'installer le centre de traitement à l'écart des zones magiques, par exemple. Bien sûr, il ne faudrait pas arrêter de chercher un moyen magique ou non-technologique de traiter le même problème, mais peut-on refuser la vie à ceux que cela pourrait sauver ?

Pareillement pour une connaissance acquise de manière... discutable. On ne peut pas cautionner de recherches immorales, mais d'un autre côté une fois les fruits arrivés, s'ils sont bénéfiques, on ne peut pas, je pense, les rejeter, moralement parlant. Cela ne ramènerait pas, par exemple, les cobayes illégaux, et au contraire rendrait leurs souffrances vaines. Je pense que c'est un crime de faire ce genre de recherches néfastes, mais c'en serait également un de jeter leurs résultats s'ils sont positifs.

S'ils ne le sont pas, par contre, comme dans le cas des gaz de combat ou du radium que vous évoquiez, si le fruit n'est que plus de destructions, je pense que ces savoirs peuvent être écartés... il est difficile de détruire une connaissance, et enclencher cet engrenage peut être dangereux, mais je dirais que l'on peut du moins les mettre de côté, les ranger à l'abri et ne plus y toucher. »


L'Azurien eut un mince sourire alors qu'une idée lui venait alors même qu'il disait cela.

« D'ailleurs qui sait, peut-être que certaines choses néfastes trouvées dans certaines ruines sont justement des savoirs mis de côté par d'anciennes civilisations... enfin, ce n'est qu'une idée sans doute un peu bête qui m'est venue en passant. »

Le diplomate secoua doucement la tête, tout en réfléchissant à la dernière interrogation du monarque étranger... il était vrai qu'il l'avait largement laissé guider la discussion.

« Et enfin, ma foi, quand on est reçu par un souverain, c'est la moindre des choses que de le laisser guider la conversation. Ceci étant dit, si vous me le demandez, je m'avoue curieux, tant que nous parlons de moralité et de choses douteuses, pensez-vous qu'un gouvernement a le droit de sceller certains secrets à ses citoyens, fut-ce pour leur propre bien ? Par exemple en ne révélant pas les recherches interdites ou les découvertes dangereuses dont nous parlions plus tôt, entre autres choses ? Ou bien les gouvernants doivent-ils toujours toute la vérité à leurs administrés ? »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Sam 1 Sep - 19:23
« Intéressant. » Glissa l'empereur avec réflexion concernant les réflexions que développait l'azurien sur le progrès et tout ce que la recherche pouvait acquérir et obtenir. Il ne manqua pas d'ailleurs d'ajouter pensif.

« En effet, détruire une connaissance n'est probablement pas faisable ou même souhaitable, du moins ce serait la tenter d'affecter en quelque sorte une idée, un savoir. Peut-on détruire aisément quelque chose d'immatériel ? Il faudrait à la fois détruire les documents en parlant, mais aussi s'assurer que ceux sachant l'exploiter ne le feront plus que ce soit volontairement ou non. Il est à la limite moins extrême de ce fait de vouloir protéger ou mettre à l'abri que détruire avec tout les extrêmes que cela impliquerait pour arriver à une réussite totale dans cette entreprise. » Surtout dans des empires aux idéologies politiques non extrémistes comme Akkaton et Ikhyld. Otmar ne manqua pas sinon de s'amuser positivement de l'hypothèse émise par l'azurien et d'y répondre avec réflexion.

« Peut-être, cela ou bien des trésors qu'ils ont voulus garder hors des griffes d'éventuels envahisseurs ou pilleurs. Par exemple pour éviter que des ennemis n'en usent contre eux à l'avenir. Il est juste dommage que nous n'ayons au final que ce qu'ils ont laissés derrière eux pour déduire cela, sauf dans le cas potentiellement de nécromanciens très entreprenants. » Il n'ignorait pas après tout certaines capacités de ces derniers, même si souvent plus ou moins complexes à mettre en œuvre… Sur ce Otmar, réfléchit au nouveau sujet abordé par le diplomate et y répondit franchement.

« C'est là un sujet complexe je dois l'avouer, pour lequel je me réserverai privilège de la prudence si vous me l'accordez en disant que mon avis à ce sujet n'est pas encore pleinement établit. Néanmoins plusieurs pistes de réflexions peuvent êtres abordées, en effet il est une vertu d'être honnête, surtout envers son propre peuple, mais si le peuple sait quelque chose, les ennemis de ce peuple ou ceux voulant lui nuire le savent aussi peut-être ? On pourrait donc éventuellement supposer que c'est propre à la nuance, et statuer je suppose qu'il faut être le plus honnête possible et garder secret ce qui doit vraiment l'être au risque sinon que cela nuise à la nation et à son peuple… Mais sûrement pas s'amuser à garder tout et n'importe quoi secret, surtout dans un état démocratique comme l'empire Akkatonien où le peuple doit être souverain. Dans un tel cas il faut qu'il en sache le plus possible et ne garder secret que quelques obscures détails qui seront rarement amenés à le rester. Quant à l'empire Ikhyldien, j'avouerai que même si j'ai eu le plaisir de grandement le fréquenter et m'y intéresser, je suppose que l'avis d'un natif de cette belle nation à ce sujet ne manquera pas de vérité. » En somme il invitait le diplomate à faire lui aussi part de son avis à ce sujet et ce qui serait le mieux à ses yeux concernant l'empire Ikhyldien, après tout ce n'était ni les mêmes mœurs, ni la même manière de gouverner qui était établit là-bas.
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Mer 12 Sep - 14:47
L'Azurien écouta bien entendu une fois encore avec attention les réponses de son impérial interlocuteur, qui s'avéraient pour le moins intéressantes. C'est à dire que dans tous les cas, même si Otmar avait été barbifiant au possible, il aurait été nécessaire pour le jeune diplomate de l'écouter attentivement, mais en l’occurrence, la conversation était plus que prenante en elle-même, et il l'aurait écouté tout aussi attentivement s'il avait été en face d'un collègue ou même d'un simple penseur qu'il n'écoutait aujourd'hui pour les paroles de l'empereur akkatonien. Un monarque auquel il ne tarda pas de répondre, d'ailleurs.

« Ce que vous dites sur la connaissance est très juste, et puis, je pense que ce serait un engrenage dangereux à enclencher. En effet, valider l'idée que la connaissance est quelque chose que l'on peut détruire, c'est établir un dangereux précédent. Rien n'empêcherait alors des fanatiques religieux, des extrémistes ou quiconque de proclamer légitime la destruction de toute autre connaissance. Je pense que pour des états recherchant le progrès et le savoir, comme les nôtres, c'est quelque chose à ne pas faire.

Après tout, on ne sait jamais qui pourrait suivre un dirigeant au pouvoir : après un empereur de paix, soucieux de préserver son peuple d'un savoir sombre, pourrait venir un empereur plus contestable, qui s'appuyerait sur ce précédent pour détruire d'autres savoirs. Je pense donc que c'est un processus à ne jamais enclencher. »


Après tout, l'enfer était pavé de bonnes intentions, et c'était peut-être des décisions de ce genre qui pouvait amener un royaume humain se construisant en détruisant d'autres races à des extrêùes aussi éloignés que Teïder ou Akkaton, entre autres choses.

« Il est vrai qu'il est dommage que nous en sachions si peu sur le passé d'Orzian. On dit que les Nagas de votre désert ou les tribus sauvages du nord connaîtraient encore des brides de ces temps antiques, mais hélas soit ces brides ont été perdues elles aussi, soit ils ne veulent pas partager tout cela, malheureusement... »

L'Azurien poussa un léger soupir, celui de l'érudit à qui on refusait une connaissance aussi vaste et aussi fondamentale que celle du passé d'une terre qui avait enfantée non seulement ses ancêtres, mais sa race toute entière. Néanmoins, il secoua légèrement la tête, et repris.

« Enfin, pour ce qui est de ma propre question... je ne peux qu'approuver votre réserve. Il est vrai hélas que si chaque citoyen sait une chose, alors chaque espion dans le pays le saura aussi, malheureusement. Je pense donc qu'un certain secret d'état est justifiable, néanmoins il faut veiller à ce que le secret n'étouffe pas l'état... je pense que c'est un signe inquiétant quand un état refuse à ses citoyens la vérité sur ce qui ne tient pas de la sécurité du pays, et je pense que dans cette veine aucun secret ne devrait être retenu sur une grande durée.

Dans cette optique, bien sûr, un moyen de contrôle est toujours bienvenue... en cela un système comme Akkaton, où le gouvernement change régulièrement, et donc où les secrets changent de main régulièrement, ou un système comme celui d'Ikhyld, où le pouvoir change autrement que de façon héréditaire et où, surtout, un conseil pluriel, qui se renouvelle au mérite et non aux relations, est là pour surveiller les choses me semblent deux bonnes alternatives pour s'assurer que de sombres secrets ne pourrissent pas peu à peu la nation, ou pire, que le peuple ne soit pas plus mis en danger par son ignorance qu'il ne le serait par la divulgation d'un secret par l'état... »
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MessageSujet: Re: L'envol d'une amitié ? (Pv Hansing) Jeu 13 Sep - 20:50
« Oui vous avez raison, il vaut mieux éviter de donner de potentiels idées à ceux qui pourraient en abuser de diverses manières. Et espérer que personne n'ait cette idée à l'avenir avant longtemps aussi, car malheureusement je ne suis pas le seul doté d'une telle responsabilité que celle de ne pas abuser de mon pouvoir, du moins celui que l'on m'a accordé en tant que dirigeant d'un régime plus démocratique que d'autres. Que dire alors de ce que pourrait faire le roi de Teïder s'il le désirait... » Et on ne pouvait pas toujours parler de bonnes intentions pour les roi du royaume de Teïder qui n'étaient pas connus après tout pour êtres des anges ou des bienfaiteurs universels de chaque race. Quant aux connaissances qu'on ne pouvait encore avoir et que détenaient les nagas et certains tribus du nord glacé et sauvages.

« Peut-être le partagerons t-ils à l'avenir, qui sait ? Je connais assez les nagas après tout pour savoir que ces derniers ne cachent pas forcément les choses par jalousie, mais plus car ils ont des raisons de le faire. Quant aux tribus du nord glacé, ma foi… Vous savez, je le suis genre d'homme à penser que comme la marche du progrès, on peut difficilement arrêter celle vers le fait d'en apprendre toujours plus sur le monde nous entourant. Je suis persuadé que les secrets à aussi grande échelle ne sont pas destinés à le rester pour toujours, reste donc à savoir si nous aurons le plaisir d'apprendre la vérité de notre vivant ou si ce sera là un privilège de nos descendants. » Une excellente piste de réflexion et sur ce il reprit cordialement au sujet de la politique et de la vérité.

« Intéressant, mais du coup vous seriez amenés à penser qu'un régime héréditaire serait au final moins fonctionnel que celui de nos deux empires non basés dessus ? Vous savez, l'idée qu'un descendant hérite des pouvoirs de son père comme ça existe dans d'autres nations. Évidemment, loin de moins l'idée de défendre une telle manière de faire, car je préfère la démocratie au despotisme Teïderien notamment, mais ça ne m'empêche pas de me demander quand même s'il n'y a pas quelques avantages de régimes monarchiques plus modérés dont on pourrait s'inspirer… Il n'est jamais un mal après tout de s'inspirer des autres pour leurs bonnes idées, c'est comme cela que les choses s'améliorent. Le bien n'est-il pas après tout l'ennemi du mieux ? » Car en effet, si l'on était satisfait de ce que l'on avait en tant que nation, pourquoi essayerait-on de s'améliorer ? Ce n'était pas que le bien était une chose mauvaise en soi, mais le satisfaction incitée par le fait de penser qu'on avait pas besoin de plus pouvait avoir aussi le défaut de provoquer une certaine stagnation, ce qui au niveau d'un individu n'était pas forcément une mauvaise chose, mais au niveau d'un empire… Disons que ça avait son lot de problèmes, car évidemment d'une manière ou d'une autre entrait en compte le fait qu'il y avait une certaine concurrence tout de même avec les autres nations.
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