Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Orzian :: Les vastes duchés du Sud :: La cité de Vinche
MessageSujet: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Mer 27 Juin - 16:02
Le pas du cheval perçait doucement la Chasseresse. L’animal, bien dressé, suivait la route sans hésitation, droit vers les murailles de la ville. Sur son dos, Lydie somnolait, de son habituel sommeil conscient. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas dormi profondément, de ce sommeil réparateur que rien ne perturbe. Elle, dans ses rêves, il n’y avait que les bruits qui l’entouraient, les odeurs se déplaçant autour d’elle. Même les yeux fermés, elle voyait tout, et elle ne devait sa survie qu’à ce seul talent et à sa lâcheté devant le danger. Elle sentait le danger approcher, et elle l’évitait. Il n’y avait aucune gloire à mourir en affrontant quelque chose de trop gros. Et de toute manière, la gloire n’était pas ce que rechercher Lydie.

Personne ne savait vraiment ce qu’elle recherchait, ni même elle. Elle avait assez d’argent pour vivre à l’abri avec tous ses vices pour de longues années. Elle traquait pour le plaisir et aussi pour l’argent. La chasse avait toujours été la source d’un bonheur intense chez Lydie. En ces moments, il n’y avait qu’elle, la nature, les prédateurs et sa proie. Ne pas déranger la première, évitaient les deuxième et trouver la troisième. C’était simple, évident. En ville, avec les humains, c’était plus complexe.

Une odeur fit lever la tête de la Chasseresse. La ville. Une odeur de sueur, de feu, de terre, de boue et de déchets, avec quelques effluves de cuisines et de parfum. Lydie avait appris à reconnaitre cette odeur, et à vivre au milieu d’elle. Elle se redressa sur sa selle, encore un peu fatigué. Elle avait chevauché sans s’arrêter, épuisant son cheval au pas régulier. L’aller comme le retour avait été fatiguant pour le pauvre animal qui méritera un long repos. Il ne fut pas reposant pour Lydie.

Trois jours de traque. Ce fut ce qu’il lui fallut pour trouver ce qui attaquait les caravanes, le localiser et faire un prisonnier. Elle n’avait pas attaqué, loin de là. Elle avait juste saisi l’opportunité de mettre à mal les bandits. Cela servira de preuve à cette prétentieuse de duchesse.

Lydie traversa la ville jusqu’au manoir de son employeur. La bâtisse était belle, mais Lydie n’en avait que faire. Elle entra dans la cour et confia son cheval à un palefrenier après avoir dit qu’elle était en mission pour la maîtresse des lieux et que non, elle n’avait pas besoin d’être annoncée, elle le fera très bien d’elle-même.

Elle fit descendre son prisonnier inconscient, les pieds et mains liés, une grosse bosse sur la tête, marquant l’emplacement où elle le cognait systématiquement pour le rendormir. Pas très orthodoxe comme méthode, mais elle n’en avait cure. Elle le traina par le col, jusqu’à salon qu’on lui indiqua.

La duchesse était là et Lydie ne fit pas plus de manière pour le jeter l’homme à ses pieds. Vingt-sept brigand, bien équipés, établit à dix kilomètres dans les bois au nord-est de la position de la dernière attaque. Sept sont d’anciens soldats de l’armée régulière d’Akkaton, quatre viennent d’Eïlynster, le reste est du menu fretin. Voilà pour la base. Les deux bouchers que vous vouliez embaucher n’aurait pas obtenu mieux. Mais ce n’est pas grand-chose.

_________________

FF6600
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Akkatonienne
Rang social: Classe moyenne
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 179
Date d'inscription : 28/11/2017
Localisation : Akkaton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Mar 17 Juil - 19:02
La duchesse de Vinche se trouvait, comme à son habitude, dans le salon du manoir. Elle aimait beaucoup cette pièce, presque plus encore que sa propre chambre. C'était une pièce spacieuse mais pas trop comme au palais. Un endroit où elle n'étouffait ou ne suffoquait pas. De plus, les couleurs douces des canapés et des murs n'étaient qu'une invitation à s'y prélasser. Cependant, quelque chose avait empêché la jeune femme de s'y installer ces derniers jours. Il y avait eu une odeur qui semblait indélébile, qui avait mis à rudes épreuves les domestiques de la battisse. Un mélange de bile et d'alcool qui avait imbibé son magnifique tapis. Après des heures de frottements et de multiples gouttes de sueur, l'air ambiant sentait définitivement un parfum subtil de fleurs et le tapis semblait comme neuf.

Ainsi, Maria était confortablement installée sur le sofa, lisant des papiers officiels qu'on lui faisait parvenir tous les jours depuis qu'elle était au manoir. Elle souffla sur la tasse de thé brûlante qu'elle tenait dans sa main gauche. A tout bien y penser, elle se disait qu'elle devrait quitter le palais plus souvent pour savourer le calme de la campagne. Malheureusement, le destin semblait se moquer d'elle lorsque les portes s'ouvrirent sur la chasseresse qu'elle attendait depuis plusieurs jours. Elle observa, un sourcil relevé, la jeune fille lui jeter un homme à ses pieds. Celui-ci semblait être dans le même état qu'elle quelques jours auparavant, l'odeur en moins et les liens en plus.

   - Et bien, qu'avons nous là ? N'êtes vous pas en retard mademoiselle ? Dit-elle tout en regardant à son poignet, une montre qui n'existait pas. N'avions nous pas dit 48 heures ?

La duchesse savait pertinemment qu'elle n'était pas dans le vrai. Elle n'était pas encore sénile pour son âge et se souvenait parfaitement de l'accord qu'elles avaient passé. Non, elle voulait surtout voir comme une Lydie sobre réagissait-elle à ses piques.

   - Vous me dites que vous avez réglé mon problème mais comment puis-je savoir que vous ne mentez pas ? Qui me dit que cet homme n'est pas quelqu'un de lambda qui n'a strictement rien à voir avec le groupe dont vous m'avez parlé ? Qui me dit que vous n'avez rien inventé ??

_________________

avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Duchéenne
Rang social: Bourgeoisie
Admin
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 162
Date d'inscription : 28/12/2017
Localisation : Vinche, Duchés du Sud
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Jeu 2 Aoû - 17:50
Lydie allait se laisser tomber dans un canapé de façon désinvolte et avait même déjà commencé à tourner le dos à la Duchesse lorsque les paroles de celle-ci l’arrêtèrent nettes. Du retard ? Elle ? Lydie n’avait pas spécialement d’ego. Elle se savait la meilleure dans ce qu’elle faisait et ne se sentait pas l’envie de devoir le prouver. Toutefois, ce qu’elle n’appréciait, c’était la mauvaise foi et surtout, qu’on lui reproche des choses. Elle connaissait ses défauts, et n’aimait pas qu’on le lui en invente des qui n’existent pas.

Lentement, elle se tourna de nouveau vers Maria, le regard glacial et méprisant. Elle serrait la mâchoire pour ne pas noyer la duchesse de paroles acerbes et les poings pour ne pas les écraser sur son visage prétentieux. 48h ? Comment réussirent une traque en 48h, alors que c’était à peine le temps de faire le trajet sans pause ? Toute la volonté de la Chasseresse était concentrée pour ne pas la faire exploser de rage. Elle n’avait pourtant qu’une envie, faire ravaler par la force toute sa prétention à cette duchesse de pacotille.

Cependant, les paroles de Maria eurent raison de la résistance de Lydie. Elle venait d’être traitée de menteuse, après avoir subi l’affront d’être rabaissée sur ses capacités. C’en était trop. La pauvre table basse qui les séparait sur laquelle reposer un service à thé, un vase aux riches décorations et du matériel d’écriture traversèrent la pièce lorsque Lydie les envoya voler et se dirigea vers la femme dans son fauteuil et fut sur elle en un instant. La vitesse et la surprise étaient son fait. Même si Maria s’était attendu à pareille réaction, Lydie avait été bien trop rapide.

La tenant par la gorge comme un loup tient son rival vaincu, la Chasseresse approcha son visage à quelques centimètres de celui de Maria. Les dents serrées, elle se mit à parler d’une voix lourde de menace. Je ne te permets pas de me traiter de menteuse. Nous avions dit quatre jours. Je t’apporte une preuve en trois. Tu en fait ce que tu veux… Mais. Ne. Me. Traite. Pas. De. Menteuse.

Lydie se redressa en repoussant sans ménagement Maria dans le canapé. D’une voix autoritaire et impérieuse elle reprit. J’ai fait mon boulot. Je demande à être payée, que je m’en aille au plus vite. La présence de certaines personnes me donne la nausée.

_________________

FF6600
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Akkatonienne
Rang social: Classe moyenne
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 179
Date d'inscription : 28/11/2017
Localisation : Akkaton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Sam 11 Aoû - 16:55
La réaction fut celle attendu par la duchesse mais peut être avait-elle poussé le bouchon un peu trop loin. Elle avait pu observer la couleur du visage de la chasseresse changé pour se teindre de rouge. Elle s'attendait à des insultes, de l'insolence mais sûrement pas à ce qu'elle lui saute à la gorge. Elle était rapide la petite et Maria ne put rien faire à part subir l'attaque.

La duchesse ne se rendit compte de la pression autour de son cou que lorsque la fillette lui cracha au visage son agacement. Agacement ? Le mot était trop faible. Il lui manquait une sérieuse touche d'humour à cette enfant. Lorsqu'elle la relâcha et s'écarta tout en réclamant sa paie. Maria lança un regard au garde qui se tenait devant la porte, la main sur son arme, prêt à mettre à terre la manante qui avait osé poser sa main sur la duchesse. Cette dernière, sans se laisser démonter, resta stoïque. Elle fixait Lydie l'air neutre, mais au fond d'elle, beaucoup d'émotions fortes se mélangeaient. Par chance, son éducation lui permis de rester à sa place. Elle ne put, cependant, résister à lui donner un avertissement.

Elle laissa sa magie s'exercer juste assez pour que quiconque commence à paniquer face à la suffocation. Elle ne put s'empêcher d'ajouter :

   - Evidemment que vous êtes dans les temps, je ne suis pas encore assez vieille pour oublier les choses qui se sont déroulées il y a quelques jours. Il faudrait sérieusement réviser son sens de l'humour par contre. Le manque d'alcool semble vous rendre imprévisible. Vous avez vraiment les nerfs à fleur de peau...

Elle détourna le regard pour jeter un oeil à l'homme qui se trouvait sur son tapis. Toujours inconscient, il ne semblait pas avoir bougé d'un centimètre. D'un claquement de doigt, elle indiqua au garde de s'approcher.

   - Emmenez cet homme dans une autre pièce. Je veux qu'il soit sous bonne garde. Attachez le... Mieux que ça. Oh et trouvez moi quelqu'un pour nettoyer ce bazar. Vous avez vraiment l'art de détruire mes biens Mademoiselle Kolas. Il va vraiment falloir penser à changer cette habitude, dit-elle en se retournant vers la blonde.

Enchantement utilisé:
 

_________________

avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Duchéenne
Rang social: Bourgeoisie
Admin
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 162
Date d'inscription : 28/12/2017
Localisation : Vinche, Duchés du Sud
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Jeu 23 Aoû - 19:33
La colère violente avait fait place à une froide haine. Les yeux bleus glacés de la Chasseresse toisèrent la Duchesse avec véhémence un instant avant de s’écarquiller d’abord d’incompréhension puis de panique. Sans savoir pourquoi, ni comment, Lydie suffoquait. L’air n’arrivait plus dans ses poumons. Sa bouche s’ouvrit en grand alors que sa main gauche se porta à son coup en un geste désespéré pour saisir la main invisible qui semblait vouloir l’étrangler. Mais il n’y avait rien et elle ne ressentait de toute manière aucun strangulation.

Finalement, l’air revint dans ses poumons et elle prit une inspiration goulue, suivie de petites respiration rapide. A l’expression de la Duchesse, Lydie sut qu’elle était coupable. Pendant un instant elle ignora comment la dame s’y était prise avant de supposer un moyen : la magie. La Chasseresse n’aimait pas la magie. C’était tricher avec le monde, s’attribuer des forces qui n’étaient pas les sienne en puisant dans les éléments alentours. Dans la nature, il fallait savoir puiser dans tous les moyens pour survivre, mais en tant que Chasseresse, Lydie trouvait cela inéquitable que l’homme se serve la magie alors que d’autres créatures ne le pouvaient.

Lydie toisa la Duchesse pendant qu’elle parlait. Le mépris pour cette personne ne cessait d’augmenter à mesure que le son de sa voix parvenait à ses oreilles sensibles. Rien en cette personne n’était à garder. Essayez de sortir de chez vous pour voir ce qu’il s’y passe. Peut-être apprendriez vous deux ou trois choses. Comme la politesse. Quant à mes habitudes, mais merci, elles sont très bien comme elles sont. Dois-je vous rappeler que vos hommes m’ont arrachée par la force de ma taverne pour m’amener ici ? On pourrait facilement croire que faire montre de violence est une norme chez vous. Alors comptez-vous me payer ou bien voulez encore accroitre votre dette en me demandant de vous trouver quelque chose d’autre ?

Lydie s’était mise à faire le tour de la pièce regardant les bibelots d’un air dénigrant. Tant de richesses. Ses souvenirs d’enfance étaient bien plus sobres, mais peut-être était-ce là la différence majeure entre une Duchesse et un aristocrate veuf des Duchés. Lydie ignorait complètement si son père était économe ou investissait sa fortune dans le commerce ou bien si simplement, il était modeste. Elle ignorait même si son assassinat avait un rapport avec un potentiel jeu de pouvoir auquel il se serait livré en secret. Est-ce que Maria jouait à ce genre de jeu ?

Quelle vie ennuyeuse vous devez mener. Reprit-elle d’une voie neutre. Du monde autour de vous, et pourtant vous êtes seule. J’imagine aisément que les papiers que l’on peut voir ne sont pas des lettres de galants épris par votre beauté. Ou en tout cas, pas votre beauté physique ni intérieur. J’aimerai bien vous plaindre, mais je ne vous aime pas assez pour en avoir vraiment envie. La voix de Lydie avait une nuance de mépris très légère. Elle s’arrêta un instant, puis eut un hoquet moqueur. Et dire que vous pensiez avoir besoin de deux chasseurs et deux bouchers pour ce genre de mission. Au moins, vous aurai-je montrer ce que c’est que d’avoir du talent. Ma paye maintenant, j’attends.

_________________

FF6600
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Akkatonienne
Rang social: Classe moyenne
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 179
Date d'inscription : 28/11/2017
Localisation : Akkaton
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Mar 4 Sep - 22:57
« La peine est comme la mauvaise herbe, ce n'est pas en la cultivant ou en la partageant qu'on la fait véritablement disparaître, mais en la remplaçant avec quelque chose de plus constructif. » Dit soudainement une voix et c'est alors que les deux dames qui n'avaient rien remarquées avant, y compris la chasseresse à son grand étonnement sans doute remarquèrent un homme âgé revêtu d'un masque ésotérique et d'une grande robe cachant tout son corps qui venait d'entrer dans la pièce. De lui émanait une aura singulière de puissance et de mystère telle que les deux dames furent trop décontenancées pour réagir immédiatement à sa présence autrement qu'en l'observant et l'écoutant alors qu'il finit par ajouter.

« Néanmoins, ce ne sont pas les paroles d'un humble vieillard qui vous aideront à reprendre pied malheureusement chasseresse, vous qui avez perdu votre père seigneur en ces terres au cours d'un tragique complot et le reste de votre famille dans un incendie, vous qui êtes seule au monde et qui pitoyablement n'honorez pas convenablement leur mémoire et héritage par votre vie actuelle. D'un humble vieillard qui n'en a d'ailleurs rien à faire si ce n'est un vaguement amusement, car c'est là la vie que vous vous infligez. Personne n'a donc à avoir pitié de vous » Cela il l'assénait avec une indifférence marquée, ce avant d'ajouter à l'égard de la duchesse en faisant un geste léger, celui de fermer son poing droit pour empêcher la chasseresse encore troublée par sa présence d'entendre ce qu'il dit à la duchesse. Témoignant certainement d'un certain talent magique « Toute famille a ses secrets, n'est-ce pas dame Galante ? Le genre qu'évidemment je ne répéterai pas en la présence de cette jeune femme en lui laissant la capacité de m'entendre. Ce secret qui n'est rien d'autre que ce qu'il arrive quand un Galante de sexe masculin naît ? Je sais beaucoup de choses duchesses, le genre de choses que je ne devrais pas savoir sans doute à vos yeux... » Et alors que les dames se reprenaient un peu sans doute, mais pas encore assez pour pleinement réagir, il ajouta avec gravité en permettant à la chasseresse d'entendre à nouveau.

« Appelez moi comme vous le désirez, illuminé, vieux fou, excentrique arrogant, mais cela ne change pas ce que je suis. Car je ne suis ni votre ennemi, ni votre ami, je suis un marchand en quelque sorte, doté d'immenses pouvoirs. Je peux vous offrir ce que vous ne pourriez avoir autrement, et évidemment ce n'est pas gratuit, rien en ce monde ne l'est. Et si jamais vous vous demandez si j'exagère ou non mes capacités, laissez moi vous faire une petite démonstration... » Il fit un geste alors en direction d'un lustre pendant au plafond non loin, celui-ci vit alors sa matière totalement se convertir en or massif. Ce au point de finir par tomber au sol quand ses attaches cédèrent, mais le mage ralentit alors sa chute pour qu'elle ne fasse pas de bruit. Cette démonstration d'une capacité à transmuter la matière en une autre aussi aisément impensable même pour les meilleurs mages faîte, le vieil homme reprit avec gravité.

« Que puis-je donc faire pour vous mes dames ? Réfléchissez-y bien, car je ne reviendrais pas de sitôt et vous ne pourrez pas faire appel à mes services plus tard, ni espérer me retrouver par vous-même. » Et sur ce elle avaient totalement finit de se reprendre assez pour convenablement réagir, comme si la chose avait été soigneusement ficelée par sa personne.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 4
Date d'inscription : 01/07/2018
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante Sam 3 Nov - 17:10
Pour changer, la chasseresse se montra insolente et plus encore, insultante envers la duchesse de Vinche. Cela commençant à fatiguer la jeune femme, elle allait répliquer sur un ton moins plaisant lorsqu'une voix inconnue les interrompit. Maria étudia l'intrus attentivement. Si la voix était masculine, elle ne pouvait pas vraiment caractériser l'apparence de celui-ci. Son instinct suggérait qu'un mâle se cache en dessous du masque qui recouvrait son visage. Il n'y avait aucun cheveux qui dépassait sur ses épaules et une large robe enrobait son corps. Le plus impressionnant était sans doute son aura qu'elle n'arrivait pas à décrire d'un unique mot.

- Mais qui a laissé rentrer cet homme bon sang ? S'exclama la duchesse alors que le vieillard pérorait au sujet de Lydie.

Elle se mit cependant à froncer des sourcils en entendant les paroles à son sujet. Que savait cet homme au sujet de sa famille. Les Galante avait gardé des informations précieuses depuis des décennies et la règle d'or était de ne jamais rien divulguer à qui que ce soit. Par quelle magie pouvait-il être au courant. Il devait simplement bluffer. Elle allait le renvoyer chez lui, ou du moins, le dégager de son manoir lorsqu'il transforma son lustre en or, le faisant de ce fait s'écrouler sur son parquet.

Essayer de l'acheter avec de l'or, quelle bassesse ! Maria n'était pas ce genre de duchesse bien qu'on lui fasse la réputation contraire. Ce qu'elle avait parfaitement retenu de sa courte vie c'était que ce genre de service n'était pas gratuit. Elle s'attendait à une contrepartie bien plus lourde que sa demande.

- Votre magie ne m'intéresse pas. Vous entrez par effraction chez les gens et les interrompez pour ceci ... ? Je ne sais pas pour qui vous vous prenez mais je ne tomberais pas dans le panneau. Sortez de chez moi monsieur avant que je ne le fasse par la force.

_________________

avatar

Feuille de personnage
Peuple: Humaine
Nationalité: Duchéenne
Rang social: Bourgeoisie
Admin
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 162
Date d'inscription : 28/12/2017
Localisation : Vinche, Duchés du Sud
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Aussitôt dit, aussitôt fait - Marie Galante
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Glouton, aussitôt arrivé, aussitôt parti !
» QUE FAIT L'ETAT?
» AN EXCLUSIVE INTERVIEW WITH MARIE FLORE LINDOR-LATORTUE
» Un peu de solitude ne fait de mal à personnes [ Dag Larson]
» La chanson qui fait kiffer les geeks

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Orzian, engrenages et arcanes :: Orzian :: Les vastes duchés du Sud :: La cité de Vinche-
Sauter vers: