Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Un bon jour pour miner [Prio Sigismond]
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MessageSujet: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mar 22 Mai - 22:14

« Et un pour pa-paaa et un pouuur mamaaan et HUUUAHH ! »Le rocher sur lequel la jeune femme s’escrimait depuis quelques minutes céda finalement et se divisa en cinq pierres de tailles moyennes, ce qui lui arracha un cri de satisfaction encore plus bestial que les précédents. Elle devait miner toutes les roches dans rayon de vingt mètres. Son employeur avait décidé de monter une nouvelle écurie et c’est à elle que revenait l’honneur, du moins, l’avait elle prit ainsi, de déblayer le terrain rocheux. Au fond, le contraire eut été impensable, le jour où un homme maniera la pioche mieux qu’un nain n’est pas venu. Le petit humanoïde tandis d’ailleurs à le confirmer à un public imaginaire en se saisissant subitement d’une des pierres et se mis à tourner sur elle-même en la maintenant à bout de bras, avant de la lancer de toute ses forces en braillant de nouveau. Mora entendit avec satisfaction la roche tomber dans des fourrés à quelques mètre de là et suivit la direction du son afin de retrouver sa pierre. Elle pourrait ainsi évaluer à quelle distance elle l’avait projetée et faire mieux avec les autres. Avant que les recherches n’aient pu aboutir, la naine fut attirée par des bruits de voix. Elle aperçut alors son mentor, la mine blafarde, qui parlait d’un air emprunté avec un grand type de dos. Les muscles de son échine se tendirent quand la demoiselle aperçut non loin d’eux quelques soldats armés. Enervée que des humains avec des velléités de combat pénètrent sur son territoire, la jeune dresseuse fit demi-tour en oubliant sa pierre et reprit son poste au désenrochement.

Avec le tintamarre qu’elle faisait, elle senti leur présence plus qu’elle ne les entendit arriver.  Mora asséna le plus gros coup de pioche possible sur le nouveau rocher qu’elle tentait de morceler afin de faire une première démonstration de force puis leva la tête. Avant que son patron ai pu parler, elle se dirigea finalement vers le grand type qui ne plaisait vraisemblablement pas ce dernier et lui tendit la main pour qu’il la serre.
« Bonjour, Mora Sovyan. »
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mer 23 Mai - 19:58
Sigismond n'était pas spécialement ravi de devoir consacrer sa journée à l'inspection d'une écurie à monstres et de ses alentours, pas qu'il jugeait la chose inutile, après tout on ne savait jamais, surtout qu'il ne manquerait plus que des partisans rebelles volent des monstres et ce serait un drame, mais… Cela inaugurait que sa journée manquerait d'action ou bien de purifications d'hérétiques ou abominations quelconques, mais soit… La vie ne pouvait pas être faîte de que de combats contre l'infidèle et de litanies de haines récitées alors que les païens brûlaient sur le bûcher.

Néanmoins, à défaut de pouvoir faire autre chose de sa journée, il comptait bien faire son devoir, mais en profiter aussi pour suggérer au dresseur de monstre qu'il était bien que ce dernier reste fidèle au régime, bien et que ça valait mieux pour lui… C'est ce qu'il ne manqua donc pas de faire en arrivant sur les lieux, félicitant le dresseur de son travail et lui disant que le roi et le seigneur lui en étaient reconnaissants et regarderaient avec attention ses exploits futurs. En somme une manière à la fois de le louer, mais aussi de glisser cette subtile menace.

Ceci fait, Sigismond remarqua quelque chose qui lui déplût fortement ou plutôt qu'il n'avait pas trop prit la peine d'examiner avant. La présence d'une de ces ridicules nabotes que sont les naines… Occupée à faire la seule chose que savait bien faire leur peuple, casser des cailloux avec une pioche, que dire ? Si même les femmes chez eux perdaient leur temps à faire cela, ça voulait beaucoup dire sur ce peuple teigneux et de mauvais caractère.

Une naine qui se permit quand il s'approcha d'elle en compagnie du dresseur et de ses hommes de venir la saluer et de lui tendre la main. Main qu'il ignora royalement, il ne prit même pas la peine de la regarder, alors c'est dire à quel point il ne la serra pas… Ce avant de dire pour sa part de sa voix grave et peu amicale.

« Sigismond Bonnenfant, inquisiteur au service du seigneur. » En somme, pas du tout son ami, les inquisiteurs avaient très mauvaises réputation après tout, ils étaient ceux qui mettaient sur le bûcher les ennemis du régime de Teïder ou bien les faisaient passer au supplice pour obtenir des renseignements, autant dire qu'il n'était probablement pas de bonne compagnie pour des gens comme eux…

« Qu'est-ce qu'une naine comme toi fais ici ? » Finit-il en tout cas par demander, mais du ton de l'homme qui exigeait une réponse claire et compréhensible à sa question, non de celui qui demandait par curiosité ou intérêt pour son travail de minage. Sans doute qu'il demandait d'ailleurs qu'est-ce qu'elle faisait ici en compagnie du dresseur de l'armée et non à miner comme l'indigne courte sur patte qu'elle était.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Lun 4 Juin - 22:44

Le grand type ne la regarda et prit pas sa main, cela ne choqua pas Mora ; les humains étaient d’une imbécilité et d’une arrogance qui finissait par être quotidienne, l’inverse l’aurait peut-être même surprise voire un peu déçue. Fiers de leur grande taille, ils se donnaient des airs sans même se rendre compte qu’ils étaient ridiculement frêles et n’avaient pas le moindre savoir vivre. Ce qui était choquant, c’est qu’ils étaient relativement bien acceptés par les autres races dans la majorité des empires voisins. Enfin, à ce qu’on lui avait dit, elle n’y était jamais allée et si c’est pour voir leur même trogne simiesque d’abrutis fini mais avec des habits différents alors non merci. Sans compter que si tout ce petit monde s’entend si bien avec les Hommes, c’est qu’ils ne valent définitivement pas mieux qu’eux. Peut être même pire, car on peut comprendre que les humains soient un peu con, les plus vieux cons d’entre eux ont tout juste soixante-dix ans, ce qui est à peine l’âge du passage adulte chez les autres espèces. Plus précisément le moment où l’on commence à être « posé », à arrêter d’avoir envie de rigoler, à arrêter d’avoir envie de sortir et à seulement aspirer à avoir des enfants vigoureux, un emploi valorisant, très régulier et quotidien, tellement régulier que tu trucides n’importe qui osant empiéter de deux centimètres sur ton air de minage dans la mine et que tu commences à te plaindre que c’était mieux avant. Rien que de songer à l’âge adulte faisait frissonner Mora d’inquiétude et d’ennui. Perdue dans ses pensées, elle ne capta que quelques secondes après la fin de la phrase de l’homme le poids de ses paroles : «  Sigismond Bonnenfant, inquisiteur au service du seigneur. »
Inquisiteur. Personnellement, elle n’avait pas peur, les inquisiteurs ne venaient pas à Androk Kram, ou du moins, la jeune naine n’y avait jamais fait attention. Par contre elle comprit bien mieux l’état de décomposition avancée de la mine de son employeur. Ces gens là torturaient les autres à tour de bras. Bien qu’elle ne fût pas particulièrement attachée à Josef, qui lui aussi était d’une grande impolitesse à son égard, personne n’avait intérêt à lui faire du mal. Il valait mieux qu’elle fasse attention à ce qu’elle allait dire sinon messire Bonnenfant allait entailler tout ce qui lui passerait sous la main, à savoir Josef.
Mais, le type enchaîna sur un ton odieux: « Qu'est-ce qu'une naine comme toi fais ici ? »
°Une naine comme toi° comment ça une naine comme elle ? Quel était son problème à celui là ? Qu’est ce qui ne lui plaisait pas chez elle.
« Comment ça une naine comme moi ? » cracha-t-elle « Que voulez-vous dire ? Vous ne me trouvez pas assez bien ? » s’énerva-t-elle, suceptible dès qu’elle pensait qu’on s’en prenait à ses complexes physiques.
Les moulinets de bras derrière l’inquisiteur attirèrent son attention, Josef, blème et tirant sur les tons gris, lui faisait signe de … quelque-chose. Elle se recula un peu pour réussir à voir son mentor par-dessus l’épaule de Sigismond Bonnenfant. Il lui faisait des signes de négation puis la désignait elle et lui et le sol avant d’agiter les épaules.
« euuh, en fait, moi et lui on… creuse, non on est ici, pour… hein ?! Demandez lui.
- Ayez l'indulgence de pardonner cette jeune fille, elle n’est pas vraiment habituée à la vie civilisée
- Mais !!
- Je suis entrain de créer de nouvelles stabulations pour des monstres exceptionnels sur lequel je viens de mettre la main. Je l’ai embauchée pour désenrocher plus rapidement le terrain. Elle est… efficace. » Tenta de rattraper l’éleveur.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mar 5 Juin - 17:52
Sigismond ne fut pas étonné de la réaction première de la nabote, typique de cette race de minuscules êtres à la fierté aux antipodes de leur taille, pour peu que l'on critique quoi que ce soit chez-eux, même à raison et les voilà qui râlaient ou montaient au créneau, quelle race stupide et peu capable dans tous les sens du terme… Pour la peine il aurait presque pitié d'eux si dans les faits leur futilité n'était pas en grande partie de leur faute. Il y avait une raison après tout pour laquelle le seigneur de la souffrance avait choisie la race humaine comme la race élue et elle lui paraissait plus qu'évidente en cet instant.

Et dans les faits il aurait bien continué en ce sens plus pour s'amuser et démontrer son mépris qu'autre chose, mais quelque chose d'intéressant finit par arriver… La naine se reprit soudainement et Sigismond put se rendre compte que la présence du dresseur de monstres n'y était pas pour rien. Dans les faits il fut même interloqué de voir que la naine sembla tout à coup bien docile par rapport à cet homme… Intéressant, l'inquisiteur les regarda alors longuement tour à tour alors qu'il réfléchissait aux implications éventuelles de ceci, puis il finit par dire froidement.

« Je vois, mais dans ce cas là, pourquoi engager une femme naine ? Après tout les hommes doivent êtres bien plus compétents pour les travaux manuels. » Après tout les femmes n'étaient pas faîtes pour ce genre de choses, c'était bien connu, du moins aux yeux de Sigismond qui ne manqua pas d'ajouter ensuite plus gravement. « Cela et puis, comment l'avez vous trouvée ? Elle semble bien jeune, même pour une naine de cette taille. Et si vous l'avez soit disant engagée pour cela, vous devez avoir des papiers le prouvant, n'est-ce pas ? Veuillez les apporter. » Conclut-il fermement en faisant signe au dresseur de s'activer pour aller les chercher, puis s'approchant de la naine et se baissant légèrement à son niveau, mais de l'air de la personne plus agacé par cela qu'autre chose, il glissa d'un ton acerbe.

« Où sont tes parents ? Quels idiots irresponsables peuvent laisser leur fille rôder par ici là où n'est pas sa place ? » Autant enfoncer le couteau dans la plaie après tout, surtout qu'il n'était pas homme à cacher ce qu'il pensait, dans les faits il trouvait réellement que les parents de cette naine devaient êtres les derniers des irresponsables pour l'avoir laissé venir ici, même pour ces idiots butés de nabots...
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mer 6 Juin - 20:28

Josef, prudent, s'executa sans relever la pique à propos du sexe de son apprentie. D’abord saisi par le ton de l’inquisiteur, il fit deux pas pour partir mais ralenti à la fin du second puis se figea très doucement sur place, comme lorsqu’il essaye de s’affirmer contre un bête enragé à l’aide de ses soixante-dix kilos. Mora l’avait dans son champ de vision, lui d’un côté et le brûleur des familles avec sa clique de dégénérés de l’autre. Elle se demanda ce que fabriquaient les autres employés, pourquoi ces imbéciles n’avaient pas ressenti l’urgence, pourquoi ils laissaient une scène d’inquisition sans témoins…
Sigismond s’était détourné de lui après lui avoir ordonné de partir et s’adressait de nouveau à elle « Où sont tes parents ? Quels idiots irresponsables peuvent laisser leur fille rôder par ici là où n'est pas sa place ?
- Parce qu’ils sont artisans pour notre magnifique armée. intervint le dresseur d’un ton sourd. Je suis désolé monseigneur, tous mes autres documents sont en règles, mais je ne savais pas qu’il fallait des papiers pour les sous-races … » Mora tiqua et ouvrit la bouche pour l’insulter, mais quelque-chose dans son corps la stoppa nette : le crocodile.
C’était ainsi qu’elle avait pu au mieux définir sa posture quand les choses se passaient mal, la dernière fois que ses loups se sont mis à l’encercler par exemple. Ce jour là, les jeunes mâles avaient subitement décidé que ce ne serait plus lui le mâle alpha, il avait malheureusemnt dû supprimer trois des meilleurs éléments de sa meute. Là c’était pareil, il était parfaitement immobile, les mâchoires entre ouvertes mais crispées, le reste des muscles détendus mais les articulations bloquées. Mora n’avait jamais vu de combat entre humains, cela l’aurait bien amusée si les types ne risquaient pas de revenir pour faire tout raser. Enfin, après, il fallait relativiser, on disait que l’inquisition détruisait tout ce qui ne lui plaisait pas mais ce n’était sans doute pas vrai. L’intérêt qu’elle portait à la scène lui fit oublier que le type avait insulté ses parents. Josef continuait sa phrase, tout en continuant de fixer son interlocuteur principal, il leva un doigt autoritaire vers elle puis entre-ouvrit progressivement les doigts pour l’inciter au calme :
-… son père me l’a confiée car il me connait depuis que je suis moi-même apprenti ici, c’est Medrill Sovyan, le chef d’atelier de nos artisans. Elle n’est pas assez douée pour travailler avec lui, il me l’a amenée pour qu’elle se rende tout de même utile à l’armée.
- N’importe quoi ! Je suis parfaitement capable, il a dû te dire ça pour t’attendrir car t’es un humain crédule et stupide mais ce n’est pas vrai !» Fulmina la jeune fille, vexée et douloureusement touchée en comprenant que c’était vrai. Son père lui avait proposé de rejoindre l’élevage en lui présentant le poste comme quoi un bon ami à lui avait besoin d’un apprenti et qu’il pensait qu’elle avait des prédispositions dans ce domaine. Tout ça c’était des mensonges pour l’éloigner de lui, de la forge, de la mine et de toute sa vie car elle lui faisait honte. Elle avait été si stupide de le croire, déjà, comme un nain aussi honorable, du moins l’avait elle cru, que son père pouvait il être ami avec un homme ? Elle les fixa tous les deux d’un air bouleversé et dégouté, elle avait fait une totale abstraction de la gravité de la situation.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 7 Juin - 17:36
Sigismond se releva et regarda avec froideur le dresseur qui lui avoua qu'il ne savait pas qu'il fallait des papiers pour les sous-races. Sérieusement ? L'inquisiteur n'avait qu'une chose à dire à cela.

« Vous avez dans ce cas intérêt à régulariser votre situation au plus vite, imaginons après tout que vous ayez volontairement ou non abrité une rebelle sous votre toit ? Vous connaissez la sentence pour un tel crime. » Une mort lente et douloureuse ou la prison, en sachant que certains préféraient la mort au fait de finir des les prisons humides et sombres du royaume de Teïder et l'on pouvait les comprendre. Puis sur ce il reprit avec la même froideur.

« Une naine qui n'est pas douée en tant qu'artisane ? Il faut croire que contrairement à ce qu'affirme ces nabots, ils ne sont pas tous capables de surpasser les humains dans ce domaine comme ils aimeraient le faire croire. Soit, mais j'espère pour son utilité qu'elle est capable d’impressionner assez des bêtes pour les calmer si c'est ce que son père a en tête, car elle ne me paraît pas très intimidante, ce même en oubliant sa petite taille. » Ah oui, il ne se gênait absolument pas pour souligner à nouveau cela, après tout il avait vu bien plus intimidante que cette petite naine… Et à ses yeux il fallait quand même un minimum de talent pour se faire imposant pour impressionner les bêtes, quoique même le dresseur ne semblait pas forcément intimidant en cet instant face à Sigismond, ce sans doute car il savait que contrarier un inquisiteur n'était pas le mieux. Mais qu'importe, ce genre d'excuse n'était pas valable pour cette naine, après tout elle devait être trop têtu comme la plupart des siens pour vraiment totalement s’aplatir quand il le valait mieux… Sur ce il reporta son attention sur la gamine et reprit avec mépris.

« Quoi qu'il en soit, j'ai donc des doutes quant à l'utilité qu'une naine comme toi pourrait avoir pour nous si mêmes les tiens sont aller jusqu'à te considérer comme peu capable alors que tu es une femme. Mais ce n'est pas mon problème de toute manière, tâche de savoir où est ta place et d'y rester et il n'y aura pas trop de problèmes, c'est compris ? » Sur ce il se retourna vers le dresseur et ayant une idée en tête il finit par demander.

« Elle est donc ici pour apprendre à dresser des monstres ? Car je suppose que si son père vous l'a confié ce n'est pas purement pour qu'elle vous serve d'employée ? Je serais bien curieux dans ce cas de voir ce qu'elle vaut. » Autant dire que c'était un ordre, même si ce n'était pas formulé ainsi, après tout qui s'amuserait à aller à l’encontre de la volonté d'un inquisiteur sans bonne raison ?
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 7 Juin - 22:18

« Vous avez dans ce cas intérêt à régulariser votre situation au plus vite, imaginons après tout que vous ayez volontairement ou non abrité une rebelle sous votre toi ? Vous connaissez la sentence pour un tel crime. » Mora observa la réaction de Josef qui ne cilla pas. Elle se dit que de toute façon il n’avait pas grand-chose à craindre vu qu’elle n’était pas une rebelle.
"Je le ferai dès ce soir, Monseigneur." répondit le dresseur sans bouger.
« Quoi qu'il en soit, j'ai donc des doutes quant à l'utilité qu'une naine comme toi pourrait avoir pour nous si mêmes les tiens sont allés jusqu'à te considérer comme peu capable alors que tu es une femme. Mais ce n'est pas mon problème de toute manière, tâche de savoir où est ta place et d'y rester et il n'y aura pas trop de problèmes, c'est compris ? » La jeune femme fit la grimace, agacée.
L’éleveur finit par comprendre qu’il allait devoir fournir un quelconque argument en la faveur de la féminité de son apprentie car l’inquisiteur semblait faire un blocage à ce sujet. « Je vous avouerai que je trouve que les naines et les nains sont également têtus et imprévisibles, j’aime autant une petite élevée par un individu que je connais et qui suis nos coutumes qu’un mâle parfaitement inconnu de 100kilos. Je ne pourrai décemment pas le mettre dans une cage lorsque j’ai le dos tourné. » dit-il sans sourire mais avec une petite lueur dans le regard.
« Ohoh ! je suis là ! Je ne peux pas rester à une place si vous en m’en laissez pas une ! » trancha Mora, furieuse qu’on parle ainsi d’elle comme d’une bête et d’une incapable. Elle n’arrivait pas à avaler trahison de son père, les mots de l’inquisiteur la rendait enragée et ceux de son patron étaient encore plus douloureux, ils lui nouaient le cou avec un étau tranchant. Il lui semblait presque sentir une plaie s’ouvrir et le sang couler à long trait dans sa gorge pour l’étouffer.
« Je te prie. » gronda Josef, il fit une pause le temps d’être certain d’avoir bien capté son attention « de t’arrêter. » et il finit « immédiatement. ».  Mora le dévisagea de la tête aux pieds. Il n’avait pas repris de couleurs depuis tout à l’heure et elle se rappela alors qu’il avait peur.
« Elle est donc ici pour apprendre à dresser des monstres ? Car je suppose que si son père vous l'a confiée ce n'est pas purement pour qu'elle vous serve d'employée ? Je serais bien curieux dans ce cas de voir ce qu'elle vaut. » L’homme acquiesça puis prononça quelques mots obscurs, même pour Mora. Elle ne reconnut que le nom du monstre, mais ne savait pas qu’il était présent :
« Rubie. Prends, autorisation. Attaque » et il regarda Mora. Le grand corps maigre du dresseur convulsa violement et fut comme projeté en l’air avant de tomber dans un bruit étouffé au sol. Le jeune naine hurla de surprise en voyant le Doppleganger fondre sur elle. La créature avait énormément grandit, était devenue d’un noir profond et ses petits crocs, des lames acérées.

L’apprentie n’eut pas le temps de réagir que le monstre entrait déjà en elle et elle s’effondra au sol aussi glorieusement que son maître. C’était cela alors qu’il manigançait ces derniers temps, elle l' avait trouvé bien plus fatigué et vieux que d’habitude, pas étonnant s’il avait ce genre de protégée sur lui et qu’il la laissait se repaître de sa vie. De son côté elle avait mal et sentait ses forces décroîtrent mais c’était très supportable. La première fois que le Doppleganger était venue sur elle, elle ne l’avait même pas remarquée, mais c’était il y a plusieurs semaines et ce n’était plus le même animal désormais. Elle poussa un cri guerrier avant de se retourner sur le ventre en cognant lourdement la terre. Mais le monstre s’était déjà infiltré entièrement  dans son corps et tenait bon. La jeune fille se mit à courir en décrivant des cercles puis finit par se calmer et réfléchir. Il y avait une énorme boule de puissance brute qui s’agitait comme un damné dans son ventre et... où ailleurs ? C'était palpable également dans son torse, dans sa gorge, dans le bras gauche. Elle avait en fait du temps d’ici à ce que la créature commence vraiment à attaquer son esprit ou la posséder, elle contracta tous ses muscles, cria de nouveau. C’était un cri concentré cette fois, comme ceux qu'elle avait l'habitude pousser en entrainement au combat, celui qui relâcher toute la musculature avant de la bander d'un coup. Elle recommença la manœuvre plusieurs fois, puis fini par cesser de hurler et visualisa mentalement ce qu’elle voulait faire : expulser le Doppelganger de son corps. Alors que Mora reprenait possession de son esprit Rubie, le Doppleganger, pris celle de son corps et la fit tressauter en tout sens. Au bout de cinq minutes de périeux efforts et d’un combat acharné, la résistance magique de Mora pris le dessus sur les assauts de la créature et elle parvint à la faire sortir. Le dresseur, encore au sol avec un genou à terre et l’autre en position pour se relever, la siffla alors qu’elle allait repartir à la charge. Elle se détourna de sa proie et revint vers son maître « Non » l’arrêta-t-il alors, un doigt tendu et la main entre-ouverte pour l’empêcher de revenir en lui. Il agita ensuite la main dans le vague pour lui demander de s’éloigner, ce qu’elle fit, il claqua des doigts lorsqu’elle se faufila dans l’ombre d’un bâtiment, l’animal glissa aussitôt de côté pour redevenir visible en pleine lumière et continua son chemin vers la maison. Chancelant, Josef tenta de se relever mais n'y parvint pas, le monstre avait prélevé presque toutes ses forces lorsqu’il s’était jeté sur Mora et ses muscles ne répondaient plus.
« Elle a du potentiel, en faisant n’importe quoi elle arrive à se sortir de l’étreinte mortelle des Doppelganger. » résuma-t-il en déployant des efforts surhumains pour maîtriser sa respiration sifflante et les tremblements de tous ses membres.
Mora, qui était en chemin pour l’aider à se relever de sa désagréable position de "chevalier servant" s’arrêta net et le fixa, tout sourire. L’adrénaline du combat lui avait fait oublier ses contrariétés de tout à l’heure, mais elle n’allait quand même pas le porter alors qu’il pensait qu’elle faisait n’importe quoi. D'ailleurs le voir ainsi au sol stimulait un sentiment confus qu'elle avait souvent ressenti à son égard. Elle avait à la fois envie de faire preuve d'une vrai délicatesse et d'une grande violence envers lui. C'était surement le contraste entre l'aspect fragile de ses longs membres bien trop minces pour sa taille et le calme froid absolument horripilant qu'il dégageait qui la perdait : ce serait plaisant de l'aider, de s'assurer qu'il n'a pas été blessé et en même temps ce serait si facile et exutoire de le jeter à terre.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Ven 8 Juin - 17:01
« En effet, quitte à devoir supporter la présence d'un nain, autant qu'il soit le moins inquiétant possible et un minimum docile. » Répondit Sigismond de mauvaise grâce aux justifications valables du dresseur, ce en faisant comme si la naine n'était pas là quand celle-ci se mit à partir en jérémiades multiples. Hum, quel que soit la race décidément, certaines choses ne changeaient pas avec les femmes, elles se plaignaient toujours et pour un rien visiblement, autant dire que ça devait être un cauchemar si on combinait cela avec le fort caractère des nains.

Dans tous les cas quand l'inquisiteur demanda ensuite une démonstration au dresseur, pour tout avouer il ne s'était pas attendu à ce qui venait de se passer tout à coup. Un doppleganger ? Ce dresseur était arrivé à domestiquer une de ces créatures ? Cela méritait un certain respect, surtout s'il avait décidé de prendre sur lui pour aider au développement de cette créature… Soit, de toute manière cela démontrait encore mieux une évidence, que le sacrifice de soi était la plus grande des vertus et que les plus belles récompenses ne s'obtenaient finalement qu'en payant un lourd prix de sang et de douleur.

Etonnament sinon, il ne sourit pas de manière sadique en voyant la naine se battre contre le monstre. Il sembla plutôt regarder le spectacle avec la froideur d'un bourreau insensible. Oh, évidemment il ne la pleurerait pas si elle venait à y passer, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, Sigismond n'était pas un sadique par nature, juste quelqu'un qui croyait énormément en ses convictions profondes et qui appréciait de mettre celles-ci en applications. La différence pouvait sembler subtil au vu de la nature de ces dîtes convictions, mais ça expliquait que le spectacle ne l'amusa pas spécialement.

Pour sa part aurait-il résisté à une créature de ce genre ? Il n'en doutait pas le moins du monde en vérité, après tout son corps et son être étaient forgés par la douleur et les épreuves qu'ils n'avaient jamais cessés de s'imposer depuis qu'il avait commencé sa formation d'inquisiteur… Mais une naine ? Elle pourrait le supporter conclut-il, comme elle finit d'ailleurs par le prouver lorsque la créature fut chassée de son corps.

« En effet, elle a du mérite l'on va dire... » Finit alors par accorder Sigismond avec un amusement froid, ce avant d'ajouter avec le plus grand des sérieux.

« Mais ça se voit qu'elle craint la douleur, qu'elle ne l'accepte pas pour mieux la maîtriser, la dompter. Pour ma part je serais capable de supporter cette créature et de la chasser sans même avoir à m'agiter ainsi et si vous ne me croyez pas…. » Il les regarda tour à tour dans les yeux. « Je peux vous faire une petite démonstration, et montrer à votre élève que la seule chose qui rend véritablement fort et endurant en ce monde, c'est le fait de souffrir et d'endurer. » N'était-ce pas ainsi après tout que c'était bâtit le glorieux royaume de Teïder ? Par le don de souffrance du seigneur des peines ? Pour lui si et il considérait la souffrance et la douleur comme deux choses sacrées et souhaitables en soit. Car celui qui était capable d'endurer la souffrance, celui qui savait passer à travers était véritablement digne et apte à accomplir de grandes choses. Car telle était la nature même de la vie, la souffrance, de la naissance, jusqu'à leur mort, toute vie souffrait et ce de diverses manières, la souffrance était inhérente à toute chose, inévitable, à quoi bon la fuir dans ce cas ? Non, il fallait la dompter, l’apprivoiser et s'en nourrir…

« Par contre j'avouerai une chose, quand je parlais de démonstration, je voulais voir si elle était capable de se faire obéir des bêtes, non si elle était capable de supporter l'assaut de votre animal de compagnie. » Finit-il néanmoins par souligner à moitié satisfait, ce qui démontrer certes qu'il trouvait ce qu'il avait vu acceptable, mais que ce n'était pas ce qu'il avait demandé exactement en effet… Était-ce donc une manière de cacher les faiblesses de cette nabote dans l'art du dressage ? Peut-être, il verrait bien assez vite de toute manière, pas comme si ça l'intéressait vraiment en vérité, c'était probablement plus pour chercher une excuse pour enfoncer cette naine plus qu'autre chose. Il n'était jamais mauvais en soit après tout de rappeler à une membre d'une race inférieure qu'elle était sa juste place dans l'ordre cosmique décidé par le seigneur de la peine et la mère de la vie.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 14 Juin - 18:38

« En effet, elle a du mérite l'on va dire... » Mora claqua dans ses mains et se mit à les frotter avec satisfaction.
« Mais ça se voit qu'elle craint la douleur, qu'elle ne l'accepte pas pour mieux la maîtriser, la dompter. Pour ma part je serais capable de supporter cette créature et de la chasser sans même avoir à m'agiter ainsi et si vous ne me croyez pas…. » Il les regarda tour à tour dans les yeux. « Je peux vous faire une petite démonstration, et montrer à votre élève que la seule chose qui rend véritablement fort et endurant en ce monde, c'est le fait de souffrir et d'endurer. » le dresseur eut un temps d’arrêt puis fixa subitement Mora dans les yeux, comme s'il avait oublié quelque-chose de capital et qu'elle avait peut-être une solution.
Mal à l'aise, la jeune fille détourna le regard et fit mine de chercher des yeux le doppleganger. Un sifflement clair s'éleva dans son dos et l'animal revint à toute vitesse filant dans les airs, l'air surexcité. Josef l'avait prévenue plusieurs fois que l'intelligence de ces monstres égalait facilement celle d'un humanoïde, aussi, il valait prendre en compte qu'elle risquait d'avoir des sentiments assez élaborés. Le jeune doppelganger s'arrêta net devant Mora et lévita de haut en bas, l'air prête à l'assaut. La naine fut choquée de s’apercevoir qu’elle réagissait de la même façon en entrainement, quand elle devait attaquer un adversaire difficile à vaincre. Le dresseur de son côté interrogea l'inquisiteur du regard, recevant confirmation de ce dernier, il lâcha le monstre sur lui.

Mora le regarda avec attention, ce qu'elle pouvait se permettre car l'humain avait les yeux fermés et un air concentré : Il avait l'air aussi coincé que d'habitude, c'est que cette tare n'était pas réductible. Quoiqu’il en soit, l’homme restait absolument impassible et n’avait même pas l’air de souffrir ce qui agaça formidablement la naine. En même temps cela l’intrigua un peu, mais pas de trop non plus. La douleur pour la douleur n’était pas pertinente il n’y a que la souffrance causée par le dépassement de ses limites qui soit belle. Le doppleganger fut éjectée assez rapidement du corps de sa victime et Mora ne pu retenir un grognement mécontent. La créature revint vers son maître, ce dernier lui tendis une main ouverte
« Bien ! Top-là ! »
Le jeune animal leva ses deux mains
« doucement ! »
Elle en ferma une et abaissa violemment l’autre, cela traversa la main de son maître qui devint blanche aux veines violacées, comme exansangue.
« J’avais dit doucement ». commenta-t-il, les dents serrées. Il tapota délicatement dans le vide, visant à peu près la zone où elle flottait et redéfinit en parlant gentiment « doucement ».
- Je crois qu’elle avait compris » grommela Mora, à qui il ne s’addressait jamais aussi aimablement . Une fusée noire passa prêt d’elle, lui faisant perdre l’équilibre au passage et sauta sur Josef avant d’essayer de l’emmener avec lui en le trainant au sol.
- « Couché ! Couché ! » « ça va ». Articula-t-il lentement. « qu’est ce que tu fiches dehors ? » questionna-t-il en se redressant, le visage fermé. Ikoo, l’employé qui s’occupait de la meute de chupacabras avait eu ce matin pour ordre de les garder enfermés toute la journée, qu’avait-il foutu ? A moins que la raison de leur enfermement les ait aidé à en sortir. Pourquoi fallait-il que ça arrive ce jour précis?

Mora vit cinq autres de ces bêtes foncer vers eux. Les voyant aussi débouler, le dresseur passa les doigts dans le bas de son dos « Je sens tant le sang que ça ? ».
Sa chemise, légèrement relevée découvrit un bandeau de chair, il saignait bel et bien, apparemment la sortie brutale de Rubie de son corps avait rouvert quelques blessures fraîches : on entre-apercevait des grandes entailles fines et régulières. La naine eut une subite révélation : l’autoflagellation. C’était un truc d’humain ça, de se fouetter tous les mois. C’était pour ça qu’il l’avait fixé subitement tout à l’heure quand l’inquisiteur faisant l’apologie de la souffrance ; il ne savait pas si elle suivait ce rite, ce qui semblait plutôt recommandé à ce moment-là. Oups.

« Mora je vais leur faire croire que je suis blessé, je te laisse essayer de les empêcher de m’emmener ». la prévint-il afin de laisser la jeune fille prouver ses talents en domptage. Cependant, il avait l’air ailleurs, fixant l’endroit venait les monstres. La naine les regarda d’un air dubitatif, elle l’avait déjà vu avec Ikoo entraîner ces animaux à trainer les blessés d’un affrontement à l’abris. C’était plutôt sportif et s’ils n’étaient absolument pas agressif, il fallait du temps aux moins entrainés avant de relâcher leur protéger. Etrangement, il ne lui avait pas donné une tâche facile. De plus, ça faisait bientôt quinze minutes que Josef avait …mis bas, s’amusa-t-elle à penser et qu’il était par terre sans parvenir à se mettre debout, se faire sauter dessus n’allait pas l’aider à récupérer des forces. N’avait-il vraiment pas envie de pouvoir se relever à un moment ou un autre ? C’était bien les grands ça, ils étaient tellement imbus d’eux même que ça les faisait sacrément rigoler de voir qu’assis, ils restaient grands. Elle se concentra, prête à interagir avec les chupacabras. Mais son mentor ne fit pas signe aux animaux de l’attraper, il restait bloqué sur l’horizon.
« Je suis désolée, il a dû se soigner avec un don de la souffrance hier et il a lâché le doppel aujourd’hui, je crois qu’il dessoude un peu. » tenta-t-elle maladroitement de le défendre, sentant un lourd silence s’établir. Le dresseur poussa un grognement assez indéfinissable, entre la victoire et la colère, il attira l’attention de son chupacabra et lui fit signe de l’aider à se relever. L’animal avait beau avoir des pattes munis de mains crochues mais fonctionnelles, il le choppa par le col à l’aide de ses crocs et passa subitement d’une position quadripède a bipède, lui faisant un bond en l’air. Mora éclata de rire en voyant que l’animal et l’homme faisaient la même taille avec une semblable silhouette dégingandé « tu ne m’avais jamais présenté ton cousin ! » gloussa-t-elle grassement.
Adossé au tronc du monstre l’homme adressa un léger signe d’avertissement à l’assistance avant de fermer son poing, il avait le bras droit caché dans le bas de son dos. L’animal ne comprenait pas trop ce qu’il se passait et ne bougeait pas en attendant les ordres. Mora saisit le message et attrapa sa pioche, c’était aussi sympathique pour pourfendre qu’une hache.

Levant la tête, elle aperçut six autres chupacabras qui arrivaient au pas de course. Trois étaient normaux, trois étaient énormes. Trois étaient vraiment très musclés, trois étaient en fait des gargouilles.
« Tu n'en as pas tué une hier ? questionna la jeune femme, se rappelant avoir vu les hommes revenir excessivement agités de leur entraînement. Apparemment, Josef essayait d’intégrer certaines gargouilles dans la meute des animaux secouristes. Si les résultats étaient probants depuis plusieurs semaines, Ikoo lui avait raconté que quand ils étaient passés au test de loyauté et qu’ils s’étaient badigeonnés de leur propre sang - donnant une parfaite illusion d’agonie - l’une des gargouilles avait essayé d’achever leur patron. Sur le coup, Mora avait surtout noté que les réserves de sang dans le cellier étaient nécessaires à l’élevage et n’étaient pas gardées là à cause d’un quelquonque fétichisme morbide.

« Elles se souviennent d’hier. Essaye de les maîtriser rapidement. » ordonna-t-il.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 14 Juin - 18:38
Le membre 'Mora Sovyan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dizaine' :


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#2 'Unité' :
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 14 Juin - 19:58

Le cliquetis du cran de sureté de l’arme de l’éleveur retentit. Alors là, il s’avançait. Si lui les pensait « perdues » et bonnes à abattre, comment elle pourrait elle les dompter ? Jamais elle n’avait fait ce genre d’exercice. Elle en était encore au premier stade, celui de nourrir les animaux, de les approcher, de débourrer les petits de l’écurie volante et de faire des épreuves de survie en forêt. Mais calmer un monstre plutôt furibond et mesurant près du double de sa taille, ça, elle ne l’avait jamais fait. Les animaux avaient avaient ralenti l'allure et s'approchaient lentement désormais, l’un montra les crocs, elle leva sa pioche. Les trois bêtes lui sautèrent dessus, elle en bloqua une du manche de la grosse pioche et planta la lame dans une seconde. Deux coups de feu détournèrent la troisième de sa cible et la gargouille sauta sur son nouvel agresseur, pas tant gênée que ça par les balles reçues dans la pommette et l’encolure.

Josef, point serré arma son bras et lui assena un coup du tranchant du bras sur le cou, bien trop faiblement pour l’arrêter. Si d’habitude, cela surprend ce type de monstre tout en muscle et les arrête une ou deux secondes, ici l’animal fut à peine vaguement déconcentré de son but initial. Son faible quotient intellectuel lui dicta alors de déchiqueter plutôt le bras qui venait de l’attaquer.  Le dresseur avait laissé son bras bien en évidence, lorsque la créature fondit dessus il était trop épuisé pour gérer tous ses mouvements : l'esquiver et contra-attaquer, fit le choix de sacrifier l'esquive, il tira deux balles à bout portant dans la nuque de la gargouille tout en sentant qu’elle lui brisait le bras gauche, il cria mais ne paniqua pas. Une fois le monstre à terre, l’adrénaline lui permit de parcourir quelques mètres pour rejoindre son apprentie, il n'était pas en état de se battre au corps à corps et devra se limiter à tirer à distance. Le chupacabras ne le soutenait plus, il était parti rejoindre le reste de la meute, qui avait fait un cercle autour de la naine en et regardait en aboyant Mora qui se battait contre deux gargouilles en même temps.

La naine avait toujours la deuxième gargouille enfoncée sur sa pioche. Résistant, le monstre n’était pas particulièrement affaibli mais était maintenu à bonne distance et ne savait pas trop comment se dégager, Mora agitait le manche de l’arme en tous sens pour repousser l’autre gargouille avec. Heureusement, ses assauts étant de front et réguliers, ils n’étaient pas trop difficiles à contenir. Elle entendit avec joie quatre coups de feu puis une longue pause. Décidant de passer à l’attaque, la naine parvint à dégager sa pioche et transperça la gorge de la gargouille blessée par balle. L’autre lui bondit sur le dos, lui lacérant l’échine. La jeune fille s’écroula en avant mais fut dégagée du poids du monstre, elle bondit sur ses petites jambes. Ce n’était pas son mentor qui l’avait secourue mais l’inquisiteur! Un coup de feu retenti, puis un deuxième, elle fonça à sur la gargouille à terre.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Ven 15 Juin - 21:09
Sigismond donna sans hésiter l'autorisation au dresseur de lâcher le doppleganger sur lui lorsque ce dernier revint et ce sans trembler un seul instant. Après tout que valait une telle épreuve pour un homme comme lui qui avait déjà tant été éprouve par les dons du seigneur ? Probablement rien de pire que ce qu'il avait déjà enduré, après tout si une jeune naine était arrivé à supporter cette expérience, aucune raison que lui n'y arrive pas.

Il resta donc calme et concentré quand la bête vint en lui, sentant bien l'influence que cette dernière essayait d'avoir sur lui. Soit, il déploya alors aussi bien sa volonté féroce que son endurance monstrueuse et endura comme il savait si bien enduré. Cela ne prit donc guère longtemps dans les faits de chasser cette créature et quand Sigismond l'eut fait, il semblait quasiment en aussi bon état qu'avant que la créature n'entre en lui. Il était probable que ce n'était pas exactement le cas, mais disons qu'il cachait très bien son jeu de toute manière, cela et puis la douleur était son éternelle accompagnatrice...

« Voilà comment on fait tout en ayant l'air digne. » Glissa t-il sur ce avec un air légèrement hautain à la naine, ce avant de reprendre un tantinet plus aimable à l'égard du dresseur.

« Vous restez en tout cas un dresseur d'une qualité rare de ce que je vois, je pense que les services que vous pouvez rendre à notre glorieux royaume valent bien de fermer un peu les yeux sur cette excentricité je suppose. » De qui parlait-il ? Sans doute de la naine. D'ailleurs, il ne manqua pas sinon de remarquer le monstre transformiste qui venait d'arriver et sauta affectueusement sur le dresseur. Mmmmh, ça sentait le maître qui dressait davantage les bêtes qu'il possédait par le sucre que le bâton, mais soit. Les animaux n'étaient pas aussi malins que les humains après tout, il ne fallait donc pas compter sur eux pour comprendre véritablement le sens du mot douleur, cette souffrance qu'ils fuient tous comme des lâches...

Dans tous les cas, il regarda ce spectacle à moitié indifférent, celui de cette meute de monstre qui semblait au début s'inquiéter pour leur maître. L'amour des bêtes… Sigismond refusait de penser qu'il valait quoi que ce soit, après tous les animaux ne sont que des ingrats hédonistes, ils ne vous aiment que parce que vous leur faîte plaisir et parce qu'ils espèrent quelque chose de vous. Oui, il ne fallait pas croire que l'affection d'un chien valait quoi que ce soit en vérité, car celui-ci ne faisait qu'obéir à ses bas instincts, voilà ce qui différenciait l'homme de l'animal, l'homme pouvait rechercher la souffrance si nécessaire, la bête non, car la bête est vaine, hédoniste et futile par nature. Et c'est cela aussi qui faisait la supériorité incontestable de l'homme sur l'animal à ses yeux.

Par contre, il semblerait qu'il ait une preuve incontestable par la suite des talents de dresseuse de la naine quand peu après les choses ne manquèrent pas de dégénérer lorsque le maître de celle-ci essayons de tirer quelque chose d'elle disons. Typique de ces non humains arrogants pensa Sigismond. Dès qu'on leur demande de faire autre chose que de miner ou forger un outil, ils deviennent aussi peu doués que le dernier des maladroits…

Trois gargouilles ? Bien, ça allait devenir intéressant pensa l'inquisiteur qui devina qu'il allait être obligé d'agir s'il voulait éviter qu'un précieux dresseur de monstre du royaume soit trop grièvement blessé suite à tout ceci.

Il se jeta donc au combat alors que ses hommes hésitaient pour leur part, sans doute bien peu familiers au combat conte des gargouilles. Sigismond abattit donc violemment son fléau sur le dos de la gargouille qui lacérait la naine, puis laissa parler sa rage de zélote ensuite. Difficile de dire ce qui se passa par la suite, mais l'inquisiteur sembla lacéré d'un peu partout et à eux trois ils avaient triomphais des gargouilles avant que d'autres employés du camp de dressage n'arrivent.

« Allez soigner cet homme. » Dit-il donc sèchement aux employés quand ceux arrivèrent enfin, pour la naine, qu'ils fassent comme ils l'entendent, pour sa part il se fichait bien d'elle, il remarqua d'ailleurs  qu'un homme ou deux pensèrent quand même à elle. Tant mieux pour cette nabote, quant à lui… Il se contenta de prendre en main une bouteille d'alcool que lui tendit un de ses hommes puis de la verser sur ses plaies en ne grimaçant presque pas. Ceci fait il se débarrassa calmement de la bouteille, puis reprit avec pragmatisme à l'égard du dresseur.

« Vous êtes bien trop confiant envers votre élève pour ainsi lui laisser tenter sa chance dans une situation aussi grave. La confiance est une chose que l'on doit toujours offrir avec raison et prudence et les non humains sont rarement de ceux à qui l'on doit aisément faire confiance... » Il regarda alors la naine et conclut avec un léger dédain.

« Je me demande même si tu aimes apprendre ce genre de choses. Les tiens après tout n'aiment que le minage et fabriquer des outils ou de la bière. Dès qu'il s'agit de devoir supporter des bêtes avec un caractère aussi difficile que le leur, tout de suite il n'y a plus personne. Il n'est pas trop tard au pire retourner chez les tiens, réfléchis-y bien. » Qu'y avait-il à répondre à cela ? Pas grand-chose sans doute à ses yeux, mais il supposait que ce n'était pas ses affaires.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 21 Juin - 23:47

Mora se releva lentement, les trois gargouilles étaient étendues au sol, la dernière, celle qui l’avait assailli était en charpie °bien fait° se dit elle avec satisfaction. Le type qui avait l’air totalement cinglé aux premiers abords, semblait bien plus normal en fait. Quoique odieux, il réagissait tout de même lorsque des gens se faisaient attaquer. Ou bien sans doute pensait- vraiment ce qu’il disait tout à l’heure, lorsqu’il avait signifié à Josef qu’il serait certainement utile à l’état et avait décidé de les aider pour cela. Il était compliqué de définir ce qui motivait les actes des humains et c’était rarement l’empathie.

Douloureuse, elle tenta de décoller sa chemise de ses plaies ouvertes. Ceci fait, elle leva un peu le bras, le monstre avait violemment appuyé sur son dos pour essayer de lui casser l’omoplate mais n’y était apparemment pas arrivé, elle pouvait facilement la bouger.
Les collègues arrivèrent en trombes, armés et équipés. La jeune femme accepta avec soulagement la potion de soin qu'un petit blond nommé Jonas lui tendit. Elle entendit quelques exclamations, leur patron venait de recracher la sienne : semblant chercher de l’air.


Lars :  Va pas nous faire une syncope ! s’inquiéta-t-il en lui maintenant la nuque en arrière et lui remettant la fiole de force entre les dents.
Jonas : Tu vois pas qu’il étouffe ! feula celui qui lui avait donné une potion en se dépêchant de le rejoindre. Mora le suivit et assena une grande claque dans le dos de leur chef, au point le plus haut qu’elle pouvait atteindre histoire de faire sortir ce qui l’etouffait.
Jonas : Mais vous êtes completements demeurés ! Dégagez !
Lars : T es médicos toi maintenant ?
L’homme ne répondit pas, il écarta le haut de la chemise et de la fine armure de leur patron, pour regarder dessous et eut un rictus de dégout.
Lars : Ah je crois que c’est le poumon qui lâche diagnostiqua-t-il en jetant un coup d’oeil. L’armure est un peu encastrée dans la cage thoracique, heureusement que c’était la légère !
Jonas : Le poumon n’a pas lâché, la gargouille lui a enfoncé les côtes et vous avez tapé dessus ! Gueula-t-il tandis qu’il sortait une sonde de son sac.
Mora : Il avait l’air d’avoir un truc dans la gorge !
Lars : Oh ça va hein, ce n’est pas ma faute s’il s’est laissé sauter dessus, c’est la base quand même d’esquiver une gargouille. Il fit un geste pour empêcher Jonas d’insérer la sonde trop vite dans la gorge du blessé. Aide-moi plutôt à le tirer derrière l’arbre,
Jonas : Tu ne veux pas un arbre plus loin encore ? s’impatienta-t-il en voyant qu’ils dépassaient le premier arbre.
Lars : Tu n’as jamais avalé de popote magique avec la cage thoracique en rade toi : en plus de l’effet visuel plutôt ignoble quand les os se ressoudent, les abrutis qui n’ont pas entendu les coups de feu tout à l’heure ne vont pas pouvoir nous manquer cette fois.

Mora jeta un coup d’œil rapidement à ceux qui venaient d’arriver, en effet certains membres de l’équipe n’avaient pas dû entendre les coups de feu, ils étaient une douzaine d’employés permanents et ils étaient seulement huit sur les lieux.
Un hurlement vint confirmer les dires de Lars, Mora sursauta et regarda le bosquet d’arbre où ils avaient eu la délicatesse de traîner le dresseur afin de limiter le nombre de témoins.

Jonas (au loin): ah merde il avait le bras détruit aussi, faut lui en redonner un peu , sinon ça va pas tenir. UN PEU !
Des bruits de lutte et des cris plus étouffés parvinrent du bosquet. Enfin, des voix s’élevèrent :
Jonas : ca va patron ?
Josef : Parfaitement merci.
Lars : Ah tient j’ai chargé un peu la dose de potion, ça t’as fait un sacré lifting.
Josef : Aurais-tu l’obligeance de me rendre ma chemise !
Lars : T’effarouche pas comme ça, je disais ça pour être aimable, j’ai pas vraiment regardé.

Les trois hommes revinrent, Josef jetant un regard assassin à ses hommes. « Je vous remercie pour votre professionnalisme et votre délicatesse. Vous me ferez tous un stage d’une semaine avec les infirmiers de l’hôpital du Saint Sacrement. Tous. Appuya-t-il en baissant les yeux vers elle. °
°Mince° se dit Mora, il avait identifié qu’elle avait aussi participé à ses soins. Elle n’avait aucune envie d’aller aider le personnel soignant de l’hôpital du coin: il était catastrophique, en plus il manquait tout le temps de monde et la qualité des soins y était médiocre.

Josef : Je vous présente mes excuses pour ce spectacle.
L’inquisiteur reprit : Vous êtes bien trop confiant envers votre élève pour ainsi lui laisser tenter sa chance dans une situation aussi grave. La confiance est une chose que l'on doit toujours offrir avec raison et prudence et les non humains sont rarement de ceux à qui l'on doit aisément faire confiance...
Mora eut plutôt envie de rire et de lui retourner le compliment.
Josef : En vérité, elles auraient attaqué de toute façon. Elles avaient senti mon état de faiblesse de tout à l’heure. Admit-il difficilement.
Mora : Fais pas cette tête, valait mieux les envoyer sur moi que sur toi. Lui dit-elle gentiment, supposant que c’était le fait d’avouer qu’il l’avait délibérément utilisée comme appât qui le mettait mal à l’aise.
Son mentor soupira. Mora serra les dents, on  lui reprochait depuis tout à l’heure d’être désagréable et dès qu’elle essaye d’être compatissante, on lui reproche aussi, ils allaient tous recevoir un bon coup de hache dans l’arrière train si cela continuait ainsi.
Sigismond : Je me demande même si tu aimes apprendre ce genre de choses. Les tiens après tout n'aiment que le minage et fabriquer des outils ou de la bière. Dès qu'il s'agit de devoir supporter des bêtes avec un caractère aussi difficile que le leur, tout de suite il n'y a plus personne. Il n'est pas trop tard au pire retourner chez les tiens, réfléchis-y bien.
Mora : Je ne peux pas et ne veux pas rentrer chez moi. Je n’y ai pas ma place. Répondit-elle, elle était encore blessée des révélations qu’elle avait eut tout à l’heure à propos de l’opinion qu’avait sa famille d’elle.
Josef : Tu le peux, mais fais bien attention à ce que tu diras à ton père. C’est lui qui fait tout ça. Lui répondit le dresseur en lui tendant l’armure légère qu’il avait jusqu’à présent pliée sous le bras.
/
Elle était constituée de croute de cuir et renforcée en plusieurs endroits par des écailles de dragons trempées dans de l’acier. Les écailles étaient enfoncées au niveau du torse et du bras gauche suite à la morsure du monstre, il n’y avait cependant qu’un seul trou : une fente au niveau du bras réalisée par une dague, sans doute par Jonas ou Lars quand ils lui avait ôté le haut de l’armure pour le soigner. La jeune femme le regarda, déçue, non seulement son propre père était venu voir cet homme pour se débarrasser d’elle, mais en plus il l’avait à l’évidence menacé pour qu’il accepte de la prendre et c’était sous cette même menace qu’il la gardait à son service. Elle lui prit l’amure des mains et, voulant se rendre utile lui répondit « C’est à peine abimé, ce sera facile à réparer et je ne compte pas partir. » si ce vulgaire humain n’avait pas les trippes de la renvoyer, c’était son problème.
Josef acquiesça d’un air sombre, Mora eu a nouveau envie de rire, c’était plutôt amusant de le voir essayer de se débattre, coincé entre les opinions de son fournisseur d’équipement et ceux de l’inquisition. Il n’avait pas l’air de beaucoup apprécier le fait d’avoir des choix stratégiques à faire. Il prit d'ailleurs le parti de ne surtout pas le faire.

Josef : De toute façon, si les non humains posent un réel problème, les humains en posent tout autant et malheureusement, la confiance n’est au fond à offrir que dans des cas de pure nécessité.
Mora : C’est plutôt déprimant comme vision du monde.
Lars : Aha ! Ouais mais là, c’est à cause d’une femme que tu dis ça, ça ne compte pas. Dis pas le contraire, j’ai reconnu ta tête de quand tu y penses.
Mora gloussa, satisfaite de n’être pas toute seule à en prendre pour son grade ce soir.
Jonas : Subtil Lars, subtil.
Mora : C’est quoi cette histoire ? Demanda-t-elle à Lars, il ne daigna pas lui répondre. Elle avait momentanément oublié qu’il ne la supportait pas du fait de sa race et peut être aussi de son sexe.
Josef : Ma femme était Miranda Kislov. Eclaircit le dresseur à l’adresse de l’inquisiteur.
Lars failli ajouter quelque-chose mais se retint avec un air goguenard. Il n’avait sans doute pas besoin de préciser que Miranda Kislov avait été surnommée « la Mante d’Orzus ». Vingt ans plus tôt elle avait été l’auteur d’un drame qui était certainement assez courant mais qui était devenu célèbre car largement médiatisé par tous les journaux de la capitale durant toute la durée du procès : dans l’impossibilité de divorcer de son mari sous peine de mise à mort sociale, elle avait tenté de le supprimer en inventant une excuse d’adultère. Au final, quelques incohérences dans les accusations de la jeune femme avait pu donner raison à son mari, Josef Kislov.
Lars, adolescent à l’époque, avait adoré les esquisses en première page des journaux représentant un jeune homme torse nu, la gorge semi-ouverte et se vidant de son sang dans le lit conjugal. C’était bien la preuve que les femmes n’étaient pas faites pour vivre avec les hommes et qu’elles devraient exister exclusivement pour leurs fonctions de reproduction. Ça avait aussi persuadé certaines de ses connaissances masculines que les femmes, c’était le mal. Les adolescents s étaient alors tous largement rapprochés à l époque,  époque qui fut de ce fait une des meilleures périodes de sa vie.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Ven 22 Juin - 21:43
Que de compétence pensa Sigismond qui avait assisté à la manière dont les employés avaient soignés leur maître, à croire que soit ils n'étaient pas habitués à traiter des humains, soit qu'ils étaient de jeunes recrues. Soit, de toute manière la souffrance forge et ce n’était pas comme si le dresseur en étant ressortit handicapé à vie ou mort. Pour sa part en tout cas il pouvait bien supporter ses nombreuses blessures qu'il considérait légères, après tout ce n'est rien que sa chair ne pourrait supporter ou guérir par elle-même. Il ne fallait pas sous-estimer après tout la résilience du corps humain, pas qu'il n'appréciait pas l'idée d'avoir une potion à portée de main si nécessaire pour se guérir, mais à trop faciliter le travail de l'organisme, il était convaincu que celui-ci finissait par devenir mou et paresseux et c'est ainsi qu'on mourrait d'une bête et légère infection alors qu'un homme aguerrit aux duretés de la vie pouvait supporter n'importe quoi ou presque. N'était-ce pas après tout là le rôle de la souffrance et des malheurs, faire le tris entre ceux capables de les supporter ou non ? Décider quelles âmes devait retourner auprès de la mère de la vie et êtres jugées et lesquelles méritaient encore d'endurer cette longue épreuve qu'était celle de la vie humaine ?

« Le spectacle de la misère humaine est fait pour être supporté et contemplé, il nous rappelle sans cesse la nature de ce monde et l'impureté qui l'imprègne, nous devons tirer notre force après tout des épreuves que nous endurons et non nous laisser détruire par elles. » Avait-il sinon répondu aux excuses du dresseur par rapport au spectacle que ce dernier avait offert en se faisant soigner. Sauf s'il parlait de celui qu'avait offert la naine ? Mais dans ce cas c'était la faute de cette dernière et non la sienne, mais soit. De toute manière l'inquisiteur avait bien fait savoir ce qu'il pensait à ce sujet, il n'était pas après tout du genre très cachottier…

« Si tu as peur d'endurer une épreuve pour gagner ta place quelque part ou prouver ta valeur, c'est que tu ne la mérites pas naine. Alors au lieu de faire comme si tu n'avais ta place nul part ou de te lamenter, tu devrais prendre ton courage à deux mains et essayer de faire quelque chose. Sinon, en effet tu n'as pas ta place chez les tiens et donc tu n'as ta place nul part. » Glissa t-il sinon avec un soupçon de cruauté, mais surtout une grande froideur dans sa voix. Après tout qu'on ne compte pas sur lui pour être compatissant en général ou envers cette petite capricieuse. C'est à se demander si ce n'était pas pour cela surtout que la famille de cette dernière l'avait envoyée ici. Par le seigneur, décidément les nains se vantaient de beaucoup de choses, mais quand il s'agissait d'éloigner ou cacher quelque chose de gênant pour eux, ils étaient imbattables aussi. Pour sa part il assimilait ça à de la lâcheté, après tout à ne pas assumer ses torts ou essayer de s'en repentir d'une manière ou d'une, on ne faisait qu'aggraver ces derniers, mais surtout se voiler la face de manière ridicule.

« Les femmes en même temps sont les femmes, il est difficile de leur faire confiance quand cela ne satisfait pas leur propre intérêt, c'est pour cela après tout que le seigneur a jugé bon que ce soit les hommes qui bénéficient des tâches importantes à exécuter. » Dit-il sinon avec froideur au sujet du fait qu'on pouvait difficilement faire preuve de confiance envers ces dernières, ce avant de reprendre ferme. « Néanmoins n'allez pas croire qu'un nain peut être autant digne de confiance qu'un humain, nous ne sommes pas de la même race qu'eux et ils le savent après tout. Ils ne sont pas comme nous, nous ne sommes comme eux et si tant qu'ils restent à leur place tout va pour le mieux, leur faire confiance n'est jamais un gage de fiabilité. » Et il se fichait bien de le dire en présence d'une naine, ce qu'il faisait d'ailleurs avec un certain calme, comme s'il n'était pas énervé par le fait qu'on comparait cette racaille au peuple choisit du seigneur. Peut-être était-ce parce que le dresseur avait son utilité ? Ou bien car il supposait que ce dernier était trop secoué pour avoir toute sa tête en l'instant présent…

« Dans tous les cas, cela a été une épreuve salutaire pour vous n'est-ce pas ? Celle de la trahison par un être cher ou dans lequel vous investissiez votre confiance ? Vous auriez pu y passer, mais vous y avez survécu et vous ne referez plus la même erreur. Voyez-vous, si vous y avez survécu c'est que le seigneur le voulait certainement, je vous laisse donc méditer sur le sens de tout ceci... » Finit-il en tout cas par dire avec réflexion au dresseur, ce avant d'ajouter avec une pointe accrue de sérieux.

« Concernant vos employés, je pense que la meilleure manière de leur mettre du plomb dans le crâne serait de leur faire passer une épreuve qui les marquerait. Que ce soit dans la douleur, dans la peine ou le labeur. Je vous laisse décider, mais comme vous le savez les hommes n’apprennent durablement que s'ils souffrent lorsque la leçon est enseignée. Qu'importe la manière, ils en ressortent ensuite plus fort. Laissez le seigneur vous guider mon fils et je vous assurer que les incidents comme celui qui a eut lieu aujourd'hui seront de l'histoire ancienne. Et si vous avez besoin de mes conseils, vous saurez où les trouver... » Et là, une pointe de détermination était durablement imprégné dans sa voix à ces paroles.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Sam 23 Juin - 23:30

« Le spectacle de la misère humaine est fait pour être supporté et contemplé, il nous rappelle sans cesse la nature de ce monde et l'impureté qui l'imprègne, nous devons tirer notre force après tout des épreuves que nous endurons et non nous laisser détruire par elles. » Mora réfléchit un instant à cette phrase qui semblait être la première un minimum sensée prononcée par l’humain de l’inquisition. Même s’il aurait été plus correct de laisser un minimum de dignité au dresseur en n’assistant pas à ses cris de douleurs.
Si tu as peur d'endurer une épreuve pour gagner ta place quelque part ou prouver ta valeur, c'est que tu ne la mérites pas naine. Alors au lieu de faire comme si tu n'avais ta place nulle part ou de te lamenter, tu devrais prendre ton courage à deux mains et essayer de faire quelque chose. Sinon, en effet tu n'as pas ta place chez les tiens et donc tu n'as ta place nul part. » tança-t-il froidement. Elle avait encore l’amure de son maitre dans les mains et l’agita un peu sans répondre. Elle gagnerait sa place et prouverait son utilité. De plus, elle songea fièrement que si elle n’avait pas été là, les trois gargouilles se seraient toutes jetées en même temps sur l’éleveur et l’auraient certainement dévoré. Mora avait oublié que sans elle, l’inquisiteur n’aurait sans doute que fait une visite des lieux et vérifié les accréditations. Il n’aurait pas forcément demandé de démonstration ou alors sans les mêmes enjeux. Le Doppelganger n’aurait pas quitté son maître en se nourrissant de son énergie vitale et, alors en bonne forme, il n’aurait jamais été mis en danger par l’arrivée des gargouilles.

Elle écouta ensuite le laïus haineux et médiocre sur les femmes, sur sa race, sur sa famille, sur le fait que le seigneur désignait qui allait vivre et mourir. Elle espérait profondément que son mentor ne croyait en rien que c’était le seigneur qui l’avait sauvé. Quoique, peut-être est-ce pour cela qu’il se flagellait avec autant de soumission quasiment tous les dix jours. Un jour, elle étriperait cet inquisiteur. Lui et peut être les autres aussi, qui buvaient ses paroles comme de gentils moutons, on eut dit un troupeau d’agneau destinés à l’abattoir, qui savaient parfaitement que ce serait bientôt leur tour mais qui ne réagissaient pas. D’ailleurs, ce fût leur tour : « Concernant vos employés, je pense que la meilleure manière de leur mettre du plomb dans le crâne serait de leur faire passer une épreuve qui les marquerait. Que ce soit dans la douleur, dans la peine ou le labeur. » Enfin, elle vit des signes d’agitation chez Josef. Il était vrai que ce n’était pas particulièrement sa méthode de lever la main sur ses employés. Le plus pénible qu’il lui ait fait faire a été de survivre six jours dans une planque creusée dans le sol au beau milieu de la forêt sans vivre et sans armes. Mais ce n’était même pas une punition, juste une formation. De ce qu’elle avait comprit, ses remontrances de tout à l’heure était son maximum. Si quelqu’un lui déplaisait, il le renvoyait après un ou deux avertissements, voilà tout, mais jamais de cris, de coups ou d'éclats de rage.

« Je vous laisse décider, mais comme vous le savez les hommes n’apprennent durablement que s'ils souffrent lorsque la leçon est enseignée. Qu'importe la manière, ils en ressortent ensuite plus fort. » La jeune fille entendit un petit rire à peine étouffé dans son dos, Lars semblait penser la même chose qu’elle de leur patron.
« Laissez le seigneur vous guider mon fils… » une vague d’effroi passa sur le visage du dresseur qui sembla étonnamment plus jeune pendant quelques instants. Il se reprit vite et ses traits se durcirent à nouveau « et je vous assure que les incidents comme celui qui a eu lieu aujourd'hui seront de l'histoire ancienne. Et si vous avez besoin de mes conseils, vous saurez où les trouver... » dit l’inquisiteur, plus déterminé qu’haineux cette fois, l’inquiétude reparue dans le fond des yeux sombres de l’intéressé. Mora se demanda ce qu’il attendait pour se défendre. Au lieu de quoi, il s’inclina légèrement pour un remerciement respectueux. Quelle carpette cet homme, elle voulait bien comprendre que l’inquisition était dangereuse, mais fallait-il se préserver au point de jeter à terre toute dignité, de la piétiner, de se mettre à genoux ?

-        Il ne le fera pas craqua Lars. Josef se retourna furieusement vers lui.
- Quoi ?!! menaça le dresseur, outré de la trahison.
- Je dis, que tu n’as jamais offert un tel tribu à notre seigneur.
- Je l’honore de ma propre souffrance ! Et si, à mon grandissant regret, je ne t’ai jamais fait subir le moindre sévice, tu n’as pas idée de ce que j’ai fait pour Teïder !
Il lui tendit brusquement son arme.
« Maintenant, si tu as envie de me reprocher quoique ce soit passible de la peine de mort, sors toi les trippes et exécute ta sentence seul! Attention, il n’y a que deux balles et tu n’auras qu’un tir.»
Il mentait, son brombas était un quatre coups et tout à l’heure, il avait tiré à trois reprises. Ainsi, son mentor euthanasiait les monstres qui s’avéraient dangereux et parfois les hommes. Pourquoi exagérait-il le nombre de chances de le tuer ? Pour le tester ? Savoir ce que voulait vraiment l’autre type ? Attendre qu’il soit entrain de presser la détente pour fondre sur lui et lui briser le cou ?
« Je ne te veux aucun mal Josef. Je profite juste du sermon de Monseigneur Bonnenfant pour que tu comprennes que tu n’agis pas au mieux pour tes hommes. »

Mora leva les yeux vers les autres spectateurs. Ils étaient à présent dix employés, tous ceux travaillant aujourd’hui réunit autour d’eux. Sans parler, ils s’étaient déplacés au sein du petit attroupement et on voyait clairement que certains étaient du côté de Lars, d’autres de celui de Josef. Le dresseur avait eu le même réflexe et les scrutait les uns après les autres, il n’avait pas rangé son arme. La jeune fille, sans s’en apercevoir, se rangea elle aussi :
« Monsieur, qu’est-ce qu’on peut faire pour… » elle chercha le mot juste, voulant apaiser le conflit à tout prit car elle craignait une fusillade.
«Pour apprendre la leçon ? ».
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Lun 25 Juin - 21:42
« La douleur a bien moins de valeur infligée par un autre que par soi-même, sauf si cette peine est celle de l'effort et de l'épreuve, celle que l'on doit surpasser pour triompher. » Il regarda Josef alors que la situation semblait devenir plus tendue, puis reprit avec froideur.

« Voyez, la loyauté de vos employés n'est pas forcément totale à votre égard dresseur. Pourquoi cela ? Est-ce votre faute ou la leur ? Vous êtes vous montré trop tendres à leur égard ou n'avez vous pas fait assez pour honorer le seigneur ? Cela je vous laisse y réfléchir, mais sachez que la vérité se trouve dans votre âme. » Il fit un geste d'apaisement et dit fermement à tout le monde.

« Pas de violence entre enfants du seigneur mes fils, est-ce compris ? La mort vous ne méritez pas encore, sans oublier qu'un homme qui est mort, est un homme qui n'endure pas ou qui ne regrette pas ses erreurs. C'est dans la vie que se trouve la souffrance et la force qu'accorde le fait de surmonter celle-ci. » Il tourna alors autour du petit groupe en les regardant de manière inquisitrice et intense, comme s'il jaugeait chacun d'entre-eux, puis finit par conclure.

« Tout ce que je peux faire, c'est laisser décider le seigneur de qui a raison ou non dans cette histoire et évidemment celui qui emportera l'épreuve que j'imposerai, aura le droit d'imposer son point de vue au perdant. Car qui ici oserait mettre en doute la parole et faveur divine ? » Levant les mains dans un air grandiloquent alors qu'il regardait le ciel, il resta dans cette position quelques instants comme s'il implorait les faveurs de son dieu, puis il reprit avec une certaine gravité, mais moins intense.

« Voici l'épreuve qui va vous êtres imposée, après tout vous êtes des dresseurs n'est-ce pas ? Vous deux là... » Il désigna Josef et l'autre énergumène. « Vous avez 1 jour pour me ramener ici un monstre que vous aurez apprivoisé vous même, sans armes, sans armures et sans équipement. Et aussi sans aide à part la présence éventuelle de quelques personnes pour sauver votre vie si vous abandonnez l'épreuve. Celui qui remportera cette épreuve sera celui qui me ramènera la plus belle et puissante créature, ainsi vous aurez prouvé la justesse de vos paroles, mais aussi avoir les faveurs du seigneur. Mais... » Il ajouta alors avant toute protestation en désignant Josef. « Je sais que dans un tel cas notre ami ici présent partirait avantagé et que ce ne serait-ce donc pas vraiment une affaire de faveurs divines, vous aurez donc un désavantage pour que les choses soient équitables… Je laisse votre concurrent le choisir et si cela me semble convenir je l'accepterai. » Sur ces bonnes paroles, il attendit donc d'entendre la proposition et s'il l'acceptait, de voir qui allait remporter cette épreuve et prouver avoir les faveurs du seigneur. Après tout celui-ci n'était-il pas le seul et véritable juge des hommes et des fidèles ? Si et au yeux de Sigismond il était donc normal de s'en remettre à sa volonté en cet instant.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Dim 1 Juil - 17:44

Rassurée par l’intervention de l’inquisiteur, Mora fit deux pas en arrière afin de s'éloigner un peu des premières lignes du conflit et prit le temps de réfléchir. Elle avait en vérité du mal à comprendre les enjeux du débat. Si elle tentait de résumer et de repasser la scène mentalement, Lars  reprochait à leur chef de ne pas être digne du seigneur de la souffrance parce qu’il… n’avait jamais levé la main sur eux ? Les mœurs des humains semblaient être vraiment étranges, le dresseur ne faisait en aucun cas partie du clergé alors pourquoi ce serait à lui de faire respecter leur religion ? Cela n’eut l’air de choquer personne, pas même le véritable ecclésiastique de l’assemblée qui sembla d’ailleurs plutôt intéressé par la question. Il demanda à Josef de se remettre en cause afin de définir si la rébellion de ses hommes venait de son intolérable pitié ou de la volonté divine. Le silence était lourd et au bout de quelques secondes, le dresseur répondit doucement à propos de la trahison :
« 27.6 Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité, Mais les baisers d'un ennemi sont trompeurs. »
Un petit sifflement dans son dos incita Mora à se retourner : Ikoo les avait également rejoint. Le garçon avait pris son temps pour arriver et allait peut être bien repartir. En effet, la citation avait l’air de lui rappeler quelque-chose de fort désagréable. La jeune fille fut mi déconfite, mi amusée de remarquer qu'ils connaissaient tout deux par coeur des versets de ce qui devait être leur livre Saint. Si elle même avait dû se bourrer le crâne de dogme et de citations durant son enfance à Androk Kräm, elle avait tôt fait de l'oublier à le seconde où la cérémonie rituelle était passée. Elle ne comprit cependant pas trop, enfin pas plus que le reste le sens de la phrase du verset 27.6.

L’inquisiteur choisit d’aller quérir lui-même la réponse sur la bonne façon de gérer une équipe :  « Tout ce que je peux faire, c'est laisser décider le seigneur de qui a raison ou non dans cette histoire et évidemment celui qui emportera l'épreuve que j'imposerai, aura le droit d'imposer son point de vue au perdant. Car qui ici oserait mettre en doute la parole et faveur divine ? » la jeune femme eut un mouvement de recul lorsqu’il ouvrit les bras : Il était dingue.

Tous écoutèrent fort attentivement la requête et Lars acquiesça pensivement quand il fut désigné pour choisir le monstre à capturer.

Lars : Un minotaure. Conclut-il avec un sourire concentré.
Josef : Ah oui ? Là-bas ?
Lars : Evidemment.
Josef : Tu ne retournerais là-bas rien que pour me défier ? Demanda-t-il posément. Il croisa les bras, une petite lueur de fierté naissant dans le regard.
Jonas : Ne faites pas ça ! Vous ne pourrez jamais revenir d’Asphodèle en une journée !
Mora : Asphodèle ?
Ikoo : Oui, tout le monde surnomme cette vallée comme ça à cause du mythe sur le champ des Asphodèles.
Lars : Ah ! Je pensais que c’est parce qu’il y avait de ces fleurs partout, j’me disais aussi qu’ils ne s’étaient pas trop fatigués pour baptiser un lieu aussi dangereux.
Mora : C’est quoi ?
Jonas : C’est un des endroits les plus imbibés de magie de Teïder. Tous les animaux touchés par la magie aiment s’y retrouver, la flore, la faune, les marécages absolument tout y est enchanté… Ou hanté. Il est difficile d’y entrer et bien plus compliqué d’en sortir.
Ikoo : Il y a des zones où la flore et la faune forment un labyrinthe vivant, c’est l’endroit le plus prisé des minotaures évidemment.
Jonas : Même en parvenant à esquiver le labyrinthe, il faut être surentrainé pour en sortir, alors en s'enfonçant de son plein gré dedans...
Ikoo : « Venez goûter à la douceur étrange, de cette après-midi qui n’a pas de fin. » cita l'apprenti en faisant référence au fait que la magie du lieu, en plus de faire perdre la notion du temps aux voyageur qui s'y perdaient, était souvent mortelle.
Lars : Allez, n’ai pas peur mon cher. Regarde, si on va à la chasse au minotaure, t’auras même pas besoin de te changer avant de partir. S’amusa l’employé en envoyant une claque virile dans le ventre de son supérieur.
Mora le jugea assez stupide et était en même temps surprise de voir qu’aucune situation ne semblait particulièrement destabiliser Lars. Le dresseur se figea en voyant l’homme arriver vers lui, mais le laissa faire quand il comprit que c’était pour une tape plutôt amicale. Il émit un rire bref mais relativement franc pour la circonstance. Mora les fixa, ne comprenant absolument pas ce qu’il venait de se passer : Pourquoi alternaient-ils entre manquer de s’éviscérer et se tapoter ?

Mora : Euh, ce qu’ils font là, est-ce un truc d’humain, est-ce un acte typiquement masculin ou ils sont juste gravement débiles ? Questionna-t-elle à l'adresse des autres personnes présentes.
Josef : En effet ! dit-il en tirant sur sa chemise maculée de sang. Elle est bien… rouge pétant, voilà qui leur plaira beaucoup, je n’aurai sans doute qu’a courir pour les avoir tous aux trousses ! Quoique qu’il en soit, je n’ai plus l’âge de faire cela, si tu ne t’avère pas meilleur que moi tu seras viré. Siffla-t-il à l’adresse de son employé qui avait facilement quinze ans de moins que lui.
Lars : Et si je gagne ?
Josef : Tu auras l’autorisation de rester et de te taire. Répondit l’éleveur, les lèvres serrées.
Lars le fixa un instant dans les yeux avant de détourner son regard vers l’inquisiteur, cherchant l’aval de l’homme de foi.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Lun 2 Juil - 19:19
Un minotaure ? Intéressant pensa t-il, de même que le fait qu'ils veuillent tenter le défi dans la vallée des Asphodée. Eh bien, qu'avait-il à dire à cela du coup ?

« J'ajouterais une condition si votre employé gagne. » Finit par dire néanmoins l'inquisiteur suite aux paroles du dresseur et de ce dernier. « Celui-ci tiendra le fléau lors de votre prochaine séance de flagellation. Et vous vous tiendrez le sien lors de la sienne, après tout vous aurez partagés les mêmes peines et il aurait prouvé par sa victoire avoir la faveur du seigneur en ce jour. » Sur ce l'inquisiteur regarda les deux hommes, puis conclut.

« L'épreuve commencera demain matin, d'ici là je compte sur vous pour vous préparer aussi bien mentalement que physiquement et spirituellement, est-ce compris ? J'éprouverai évidemment moi-même la puissance et vigueur du minotaure que vous aurez ramenés dans un court combat, si sa performance me paraît très satisfaisante, sachez que celui qui aura ramené le meilleur sera récompensé pour cela. Sur ce mes enfants, rompez et rendez fier votre dieu. » Sur ces bonnes paroles il leur avait donc donné rendez-vous demain matin ici avant de partir jusqu'à la dîte vallée et évidemment tout le monde viendrait et pas uniquement les deux dresseurs, après tout il était important que ces derniers montrent l'exemple aux autres brebis du troupeau.

Quoiqu'il en soit, le jour de demain dirait de quel bois serait fait les deux hommes qui seraient éprouvés lors de tout ceci, mais aussi si cette aventure dans cette vallée allait les ragaillardir seulement eux ou tout ceux que Sigismond ne manquerait pas d'encourager à les accompagner. Après tout n'était-ce pas formateur en soit qu'un tel périple ? Selon lui si, de plus il avait envie en quelque sorte de se confronter lui-même à de tels périls, après tout un serviteur du seigneur devait s'imposer de rudes épreuves s'il désirait se montrer digne de son dieu...
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mar 3 Juil - 17:42

« J'ajouterais une condition si votre employé gagne. » Une armée de suricates se figea d’un bloc sur l’inquisiteur. Mora attendit aussi, sans savoir pourquoi. L’homme n’était pas devenu plus grave qu’auparavant, mais semblait avoir quelque-chose de capital à ajouter. Elle comprenait un peu mieux les paroles de Josef : il lui avait expliqué une fois que quand quelqu’un avait quelque-chose de grave à annoncer, on le savait. Il suffisait, de faire un peu attention puis d’agir vite. Cela lui avait déjà sauvé la vie, à lui et celle de beaucoup d’autres personnes. Actuellement, elle avait l’impression qu’elle était en danger.

« Celui-ci tiendra le fléau lors de votre prochaine séance de flagellation. Et vous vous tiendrez le sien lors de la sienne, après tout vous aurez partagés les mêmes peines et il aura prouvé par sa victoire avoir la faveur du seigneur en ce jour. »
La jeune femme eut un moment de stupeur totale, de blocage. De quoi parlait-t-il ? Dans quel but étaient-ils sensés se tenir mutuellement le fléau ? Elle n’arrivait pas à visualiser les tenants et aboutissants de la scène. La naine n’avait jamais vu de séance de dévotion spirituelle, elle en entendait parfois car ça les prenait tous en même temps au moins une fois par mois, mais chacun faisait cela dans l’intimité de ses appartements pour ceux qui ne rentraient pas eux chez le soir. Le silence fut rapidement remplacé par un sacré boudonnement.

Employé 1 : Vous croyez ?
Employé 2 : Tenir le fléau pour un autre ?
Employé 3 : Mais si, idiots, à l’école.
Employé 2: Oui c’était pour apprendre les rituels
Employé 1 : Et lors de la messe.
Employé 4 : C’est un prêtre c’est différent !
Employé 1 : Qu’en sais-tu, les prêtres et les inquisiteurs n’ont-ils pas la parole du seigneur en eux ?!
Employé 2 : C’est un serviteur de Dieu et son jugement ne peut être faussé!
Employé 4 : Non ! Faites attention à ce que vous dites !
Monseigneur ! C’est impossible ! Cela mènerait à des pratiques interdites par notre seigneur et notre roi."
Voilà autre chose, se dit Mora. Ainsi ils ne sont pas d’accord sur la façon de lire les textes saints.
"Il suffit juste de ne pas céder à la tentation vil mécréant, la pureté et le mérite sont de résister à la tentation." le menaçant Sigismond Bonnenfant.
Je comprends mieux alors. Pardonnez mon manque de vivacité."
Mora : Quelle tentation ? demanda la naine à Ikoo, qui ne participait pas non plus au débat.Ikoo : Battre à mort quelqu’un je suppose. Le seigneur ne demande que la douleur qu’on peut supporter, expliqua-t-il avec une mou de dégoût. Il est plus facile de rouer de coup une tierce personne que soit même et il serait tentant, pour honorer au maximum le père de la souffrance… ou par cruauté, de le faire si on en avait l’occasion. Dit-il en joignant les deux mains sur cou et massant la nuque du bout des doigts.Mora: Ça va ? Tu n’as pas l’air bien.n
Ikoo : Je ne laisserai plus personne abattre le moindre fléau sur moi. Je suis mal si Lars gagne.
Mora : Ba, je ne me flagelle pas non plus, c’est pas grave.
Ikoo : Tais-toi, tu es stupide de le dire ici ou quoi ?!

"Ca me semble parfait, il me tarde d’être à demain." Conclut Lars, un demi sourire aux lèvres et la langue plaquée contre les dents.
Après les dernières paroles de l’inquisiteur le groupe se dispersa. Quelques hommes se rapprochèrent de Josef mais il fit signe qu’il souhaite demeurer seul, Mora se rapprocha de Lars, curieuse de savoir ce qu’il dirait à ceux qui le soutenaient mais il lui fit signe de filer.
« Allez finir le nourrissage et vous serez libre pour aujourd’hui, tout le monde vient demain. » conclut l’éleveur après un coup d’œil à l’inquisiteur.


Le lendemain
Mora avait commencé son service à quatre heures et était d’humeur passablement massacrante. Maintenant qu’elle avait nourrit la moitié de l’élevage, elle devait s’occuper d’harnacher tous les griffons qu’ils emmèneraient sur place. Jonas était déjà dans les écuries lorsqu’elle arriva et lui tendit deux animaux déjà préparés sans la saluer, elle ne releva pas l’impolitesse et questionna directement :

Mora : Tu préfères que qui gagne toi ? demanda-t-elle, intriguée par le débat qui avait tant animé l’élevage la veille.
Jonas : Je préfèrerai qu’ils reviennent tous les deux vivants.
Mora : C’est si dangereux que ça ? fit-elle sèchement.
Jonas : Non, pas tant que ça, lorsqu’on porte un minimum d’armure et qu’on est concentré sur l’environnement. Sentant sa tension, le griffon qu’il préparait claqua du bec et lui donna un grand coup de tête avant de commencer à mâchouiller son col. « Non » siffla le jeune homme. Le monstre lâcha le vêtement et frotta son encolure contre le bras de son dresseur. Amène ceux-là s’il te plaît et aide-moi à préparer les autres, on en a besoin d’une monture pour deux.
Une demi-heure plus tard tous les griffons étaient prêts et s’agitaient sur la place principale de l’élevage, les employés arrivèrent presque tous en même temps. Certains étaient plutôt enjoués et d’autres minés par les enjeux de l’expédition. Ils étaient tous vêtu quasiment pareil, une chemise d'une teinte sombre en haut malgré la chaleur et un pantalon de toile kaki. Certain avaient le tissu de la chemise étrangement collé au dos et elle remarqua du sang frais sur le haut du pantalon de l’un ou deux d’entre eux. C’était ça alors, leur préparation mentale et spirituelle : °non merci.° se dit-elle en sentant son estomac se serrer.
Deux par deux, ils prirent un griffon. Jonas s’installa sur l’arrière main du dernier des monstres et Josef sauta devant lui. Il était surprenant de voir leur patron sans armure : ça lui faisait perdre un tiers de son volume habituel et la naine eut subitement un doute quant à l’issue du combat de tout à l’heure. Lars semblait paisible, il ne portait plus ses gants, sans doute étaient ils considérés comme des armes : lestés ou munis de griffes. Les griffes lui iraient bien se dit-elle, maussade, c’était à cause de lui qu’arrivait tout ce bazar et rien que pour l’avoir fait lever a quatre heures du matin, elle avait une terrible envie de se venger.

Lars détacha son griffon et s’y hissa en gardant les deux jambes du même côté, à l’amazone. Arrivant à la hauteur de l’inquisiteur il eut un petit sourire et lui proposa :
« Bonjour Monseigneur, j’espère que vous avez passé une agréable soirée hier. Je vous emmène ? »
Une les membres de l’expédition tous installés, Josef fit décoller le monstre mi aigle mi lion et tous s’envolèrent dans un même élan pour le suivre.
Au bout d’une heure de route, ils étaient arrivés à Asphodèle. Du ciel, on apercevait une épaisse parcelle de foret puis une valée verdoyante; ils se posèrent avant la forêt.
Certains dresseurs sortirent des fioles de leur sac, un quatrième prit un harmonica et Josef s’équipa d’un violon et il se dispersèrent.
« Ils essayent d’attirer des animaux résidant ici, les endroits par où ils s’approcheront nous indiqueront les routes actuellement sûres pour rentrer. Les zones d’entrées tolérées par la forêt changent un peu tout le temps. » expliqua Jonas, le petit dresseur blond, à ceux qui n’était jamais venus. On entendit le son de l’harmonica puis du violon en pizzicato. Au bout de quelques minutes l’un des dresseurs cria : « C’est bon les mecs ! J’ai ! »
Mora suivit les hommes qui avaient trouvé l’entrée et ils finirent par déboucher dans la vallée. Cette vallée était certe très verdoyante et belle mais ne semblait rien présenter de particulier. Josef, Lars quelques autres personnes semblaient comme gênées par la lumière et se protégeaient les yeux de la main tandis que les autres ne bronchèrent pas. Pour sa part, Mora ne remarqua rien de particulier et n'avait pas de difficulté à regarder en contre-bas.
« Le labyrinthe est par là-bas. » Annonça Lars.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mer 4 Juil - 19:16
Lorsque le lendemain arriva, c'est calme et stoïque que Sigismond se présenta à l'élevage et qu'il monta sur l'un des nombreux griffons qu'ils allaient employés pour voyager jusqu'à la vallée. Un dresseur lui avait proposé de l'amener d'ailleurs, Sigismond accepta cela avec la plus grande des indifférences, remarquant l'humour de l'homme, mais s'en fichant bien au final, après tout le seigneur allait éprouver ce dernier, autant ne pas tout de suite en rajouter une couche. Surtout que pour sa part il devait s'avouer être fébrile à l'idée de ces futures épreuves, en effet rien de mieux après tout pour éprouver un véritable fidèle comme lui !

Et ils ne tardèrent dans les faits guère à arriver dans cette fameuse vallée qui dénotait par rapport à une grande partie du territoire marécageux qu'était celui du royaume de Teïder. Pour sa part Sigismond trouvait une telle beauté et prospérité naturelle suspecte, en effet ça devait être un lieu particulièrement fertile pour les monstres et autres abominations.

Bonnenfant pour sa part se contenta évidemment de suivre le moment quand ils furent au sol, le temps que les dresseurs trouvent la meilleure entrée possible, mais quand ce fut fait et qu'ils eurent même trouvés un labyrinthe, ils purent alors entrer en piste… Les deux concernés par l'épreuve et d'autres se dispersèrent pour vaquer à ce qu'ils devaient faire, pour sa part Sigismond avait exigé que la naine le suive pour la surveiller et aller de son côté explorer cette satané vallée. D'une manière sans doute imprudente, mais qui correspondait bien à son mépris de la peur et du danger.

« Tiens la cadence nabote ! Ce n'est pas parce que tu es minuscule que je vais ralentir pour t'attendre ! » N'avait-il pas manqué derrière de lui asséner au passage pour l'encourager à presser le pas. Quel homme prévoyant n'est-ce pas ? Dans tous les cas ils avancèrent jusqu'à bon rythme dans la forêt ainsi au lieu de s'aventurer dans un labyrinthe, ce jusqu'à finir par tomber sur quelque chose l'intéressant particulièrement. Un nid bien développé de ces satanés champignons pouvant infecter des créatures vivantes, il sortir un remède qu'il lança à la nabote, puis dit avec aigreur en sortant deux torches et en tendant une à elle.

« Nous allons détruire ces aberrations et mener une petite opération de purge concernant les gardiens et esclaves de ces choses dans les environs. Évite de trop te faire mordre car tu n'auras qu'une seule dose de ce remède. » Et en parlant d'esclaves fongiques, en effet quelques petites monstres et animaux infectés, dont un loup et un sanglier s'agitèrent en les voyant et passèrent à l'attaque. Il était fort probable que d'autres peut-être plus gros devaient traînés dans les environs, mais déjà autant commencer de manière mesurée cette petite entreprise de nettoyage.

*Pendant ce temps du côté de Lars*

Lars s'était enfoncé dans le labyrinthe pour trouver un minotaure comme son employeur, mais maintenant qu'il était seul, il était bien plus prudent qu'il ne le paraissait avant. En effet il savait quel danger pouvait représenter ces sales bêtes et il comptait bien réussir son entreprise sans mal, mais d'abord... Il s'était mit à la recherche de quelque chose pour aider sa petite entreprise, après tout si on lui avait interdit d'utiliser une arme ou armure, personne n'avait précisée qu'on ne pouvait pas récolter certaines substances ou plantes pour s'aider dans l'entreprise qui serait sienne.

Il connaissait une sorte de pollen qui poussait fréquemment dans les marais de Teïder, notamment là où les minotaures pâturaient. Disons que la fleur émettant ce pollen appréciait particulièrement pousser dans la terre enrichit par les excréments des minotaures. Son pollen avait la particularité d'endormir profondément ce qui en respiraient trop, à bonne dose cela pourrait suffire à endormir un minotaure donc, du moins s'il arrivait à en obtenir et ensuite à forcer l'un d'entre-eux à respirer ce dit pollen.

Il se mit donc à la recherche des fleurs produisant ce dernier, que l'on nommait les roses des minotaures, des fleurs aux allures de roses en effet, mais reconnaissables entre toutes par leur sublime couleur bleutée. Et où avait-il le plus de chances d'en trouver ? Là où un minotaure se laisserait aller pensa t-il, donc probablement dans un cul de sac du labyrinthe, ce qu'il chercha donc avec application, en sachant évidemment qu'il vaudrait mieux faire preuve de la plus grande des prudences, car il ne tenait absolument pas à finir piégé là-bas alors qu'un minotaure l'ayant repéré s'approchait. Il fit donc tout ceci avec la plus grande prudence, mais surtout vigilance en se demandant bien si Josef allait s'amuser à employer la même stratégie que lui ou si ce dernier avait une autre idée en tête...
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Ven 6 Juil - 11:36

Le groupe se dispersa, l’inquisiteur lui ordonna de le suivre. Quelle idée ? Il y avait tout un tas d’hommes (il lui avait tant reproché de ne pas en être un), forts vigoureux et encore suintant d’un rituel de sang pour leur cher seigneur. Pourquoi en cas devaient l’avait-il désignée elle et devaient ils subir leur présence mutuelle ? Cet individu était totalement et définitivement masochiste et elle, pour sa part, que faisait-elle à le suivre comme… comme elle le pouvait :
« Tiens la cadence nabote ! Ce n'est pas parce que tu es minuscule que je vais ralentir pour t'attendre !
-Partez devant. Je vous – rattrape. » Articula-t-elle de mauvaise grâce, imitant un peu le ton de son mentor quand il donnait des ordres à ses monstres encore en plein débourrage.
Personne ne venait avec eux, pas fous les gars. Ne prenant pas la mesure du danger qu’ils étaient susceptibles d’encourir, la naine n’était pas encore trop inquiète. Ils s’enfoncèrent dans la forêt et Mora découvrit avec dégout un nid de champignons grouillants.

« Nous allons détruire ces aberrations et mener une petite opération de purge concernant les gardiens et esclaves de ces choses dans les environs. Évite de trop te faire mordre car tu n'auras qu'une seule dose de ce remède. »
Elle acquiesça rapidement en voyant l’état déplorable des animaux contaminés et ignora sa semonce à propos de l’unique dose d’antidote qui lui serait donnée. Une, c’était suffisant songeait-elle. « Merci » grogna-t-elle en l’attrapant au vol et récupérant une torche. Le feu l’encombrait plus qu’autre chose et elle la piqua debout dans l’humus et la terre molle de la forêt. Les animaux, nerveux, passèrent à l’attaque. Ils étaient petits et pas trop nombreux, elle se douta qu’il s’agissait des « esclaves ». Munie de sa hache, elle enfila son gant à la hâte. Après s’être déchainée quelques instants à coup de hache et de griffes, elle remarqua que le corps du sanglier bougeait encore malgré un découpage dans les règles de l’art :
« Je crois qu’il va se relever ! » Siffla-t-elle, surprise en reculant d’un pas vers l’inquisiteur.

Du côté de Josef.
Arrivés près du labyrinthe, ses hommes lui prirent le reste de son équipement : ni armes, ni armure, ni enchantement. Après quelques recommandations aux employés, il partit au pas de course vers le lieu de l’épreuve. Il s’assura discrètement que Lars ne le suivait pas et partait bien du côté opposé. Ne cernant pas le réel but de son employé dans l’affaire, le dresseur préférait éviter que ce dernier ne puisse le prendre par surprise au fin fond du labyrinthe. Quoique, la notion d’espace et de temps étant particulièrement aléatoire dans ce lieu magique, il n’était pas impossible qu’ils se croisent sans le vouloir.
Une rivière vive ; verte et bleue sombre constituée d’une sorte de liquide épais, visqueux et très nutritif, passait devant lui. Josef s’en approcha prudemment et se couvrit les bras et les jambes du nutriment glauque. Aux aguets, l’éleveur se saisit d’une pierre coupante et fit quelques entailles parallèles sur les manches de sa chemise et de son pantalon. Si jamais un élément de végétation l’attrapait par un bras ou une jambe, le liquide visqueux le ferait glisser et les vêtements se déchireraient vite, l’aidant à se dégager. Ceci fait il s’éloigna au pas de course : ne pas aller trop vite car seules les proies courraient et les vibrations du sol attirerait toutes les entités magiques à la ronde, mais pas trop lentement car cette zone comportait très peu d’animaux, sous entendant la présence de prédateurs. Il arriva à au niveau de l'une des entrées du labyrinthe encerclée de hauts murs végétaux d’une douzaine de mètres de hauts, constitués de sortes de haies plutôt de type tropical aux feuilles effilées mais sans ronces pour l’instant. Il enfonça sa main dans sa manche et tandis le bras au travers des feuilles, rien. Lentement, le dresseur se glissa à l’intérieur de la haie.

Passer par les « murs » de ce piège verdoyant était plus prudent que par les allées, cela lui avait permis de se sortir de nombreuses fois de cet endroit sans l’aide de son propre mentor, à l’époque. Néanmoins, le souvenir de la quantité d’expéditions où il avait été sauvé in extrémis suffisait à le faire frémir du fait d’être totalement désarmé. La multitude de branches rendait l’accès difficile et il peinait parfois à se faufiler : tant mieux, c’est que peu d’animaux passaient par là. L’éleveur pila en voyant un fruit doré puis l’esquiva en respirant le plus doucement possible. Entendant des clapotements, le dresseur se hissa aux branches des arbustes géants et escalada la haie jusqu’à environ six mètres de hauteur environ. Une fois calé sur une fourche près du bord de la haie, l’homme écarta les feuilles pour voir où il était arrivé. Cela donnait sur une clairière mesurant une centaine de mètres carrés, au milieu on apercevait une crevasse peu profonde où passait une rivière souterraine. Deux licornes broutaient autour. Il allait devoir faire attention à ces dernières, mais au vu de leur présence, il avait de fortes chances de trouver une plante ayant pour caractéristique de les attirer et dont certaines vertues lui serait fort utile face au minotaure. Le dresseur se glissa au bas de son perchoir et rejoignit prudemment la clairière.
Propositions de jeu :
 
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Sam 7 Juil - 22:02
La purge continua un petit moment et se fit de manière assez brutale, mais finalement ils arrivèrent à mettre en pièce les animaux infectés, mais aussi à brûler les spores présents ici. Est-ce que c'était terminé ? Probablement pas pensa t-il et un grognement assez féroce en provenance des alentours vint assez rapidement confirmer la chose.

Car ce ne fut rien d'autre qu'une salamandre qui vint vers eux furieuse et recouverte de champignons et spores. Celle-ci qui était assez massive sans l'être forcément à l'extrême de ce que pouvaient atteindre en taille les salamandres, n'exhalait visiblement pas de la fumée en les regardant avec férocité, ce qui indiquait qu'elle ne crachait pas du feu, par contre ses épaisses écailles, ses griffes tranchantes et intimidantes et ses crocs qui ne l'étaient pas moins témoignaient que c'était un adversaire redoutable.

Un adversaire qu'il allait affronter avec ferveur et sans la moindre peur pensa l'inquisiteur avec détermination, mais aussi en sentant que c'était sans doute le monstre le plus puissant dans les environs que ces champignons avaient infectés, ainsi en le tuant ils enrayerait davantage cette impureté qui risquait sinon de souiller une plus grande partie des créatures de la vallée avant de disparaître.

« Tu n'as pas intérêt à faire preuve de couardise. » Se contenta t-il donc de maugréer féroce à l'égard de la naine avant pour sa part de commencer à tourner autour de la bête avant qu'elle n'attaque, attendant que celle-ci passe à l'assaut, mais surtout montrant qu'il n'allait pas fuir. Cette dernière pour sa part n'était guère intimidée d'ailleurs, au contraire, elle semblait de plus en plus furieuse et à deux doigts de bondir aussi bien sur l'humain que sur la naine. Quoiqu'il en soit, le combat était dorénavant inévitable, mais il allait aussi être glorieux, le genre d'affrontement que n'importe quel fidèle ou serviteur du père de la souffrance se réjouirait de mener et qu'il comptait bien remporter...

*Du côté de Lars*

Trouver les fleurs ne fut pas des plus dur pour Lars, mieux que cela il avait même repéré un minotaure non loin du cul de sac qui semblait peu réveillé et en train de manger quelque chose… Des fruits sans doute, qu'importe Lars n'avait pas perdu de temps à observer cela, d'abord il devait s'occuper des fleurs et ensuite peut-être de ce minotaure qui lui avait l'air assez prometteur. Par contre… Qu'est-ce qui se passa ? C'est ce qu'il se demanda quand après avoir cueillit les fleurs le sol se ramollit en dessous de lui à la manière de sable mouvants. Lars par instinct réfléchit donc rapidement à une solution, il s'accrocha précipitamment à l'un des murs du labyrinthe avant d'être entraîné trop profondément et usa de ce dernier pour se hisser dessus et éviter d'être enfoncé dans le sol. Après avoir rangé la fleur récoltée dans une des poches de son pantalon, il monta donc en haut de mur de haies instable, du moins il se hissa en hauteur, ceci fait il entreprit alors de sauter de l'autre côté du mur, puis… De courir pour mettre une certaine distance entre la chose qui avait voulu le saisir ou lui, qu'importe s'il allait faire du bruit en le faisant. Car quand l'on s'était fait repérer par un prédateur, l'important c'était de mettre d'abord de la distance avec lui, puis ensuite de se cacher…

Ceci fait, il repartirait à la traque à ce fameux minotaure qu'il avait aperçu, du moins si ce dernier ne l'avait pas entendu et ne s'était pas mit à le traquer lui aussi. Quoiqu'il en soit Lars savait que ces fleurs et leur pollen étaient maintenant sa seule arme, s'il voulait s'en prendre au minotaure il n'aurait qu'un seul essai… Sinon il faudrait fuir et aller à nouveau chercher des ces fleurs ou bien faire face à la colère de la bête sans armes à portée de main et sans armure sur soi autre que sa chair et ses poings.

Oui, il fallait qu'il trouve un emplacement en hauteur, après tout s'il arrivait à bondir sur le minotaure et à tomber sur celui-ci, il aurait l'avantage de l'effet de surprise et peut-être le temps d'agir. Il se mit donc à la recherche d'un grand arbre assez proche, tout en réfléchissant à une idée pour attirer la créature vers celui-ci sans qu'elle le repère… Car l'effet de surprise serait vital pour accomplir le but qu'il s'était fixé, vital et satisfaisant...

*Du côté de Josef*

Josef arriva sans mal à être parfaitement discret par rapport aux minotaures et par chance il n'entendit pas approcher les pas pesants typiques d'un minotaure au cours de son avancée dans le labyrinthe, mais quelque chose se passa lorsqu'il entra dans le clairière où les licornes pâturaient. Un homme aux allures dangereuses, voilà ce qu'était Josef et naturellement celles-ci s'imaginèrent donc rapidement qu'il n'était pas là innocemment, mais pour les tuer et possiblement prélever leurs cornes sur leurs cadavres. Ces dernières se relevèrent donc et poussèrent un renâclement menaçant corne en avant. Si Josef continuait à avancer elles allaient le charger pour l'empaler… Cela ne faisait aucun doute, du moins s'il n'avait pas d'idée en tête pour s'en sortir sans se replier...
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Lun 9 Juil - 17:07

« Oh la grosse bestiasse ! » s’exclama Mora plus admirative qu'inquiète. Il était fréquent de s’amuser avec des salamandres à Androk Kram. Si l’on voulait séduire le plus beau nain des environs, il fallait au moins avoir détruit une salamandre d'1m50 de long. Elle en tenant d’ailleurs une certaine rancœur car cette parade nuptiale n’avait pas suffi à séduire son camarade de classe; les garçons sont des êtres tellement compliqués.

C’était cependant la première fois qu’elle en voyait une si furieuse délabrée, enragée, aux longues griffes rutilantes qui tenaint incroyablement bien en place malgré la décomposition des chairs du monstre. L’humain commença à tourner autour comme un loup affamé : « Soit ! Prenez par l’aval ! ». Aquiesça t-elle avec excitation avant de charger sur le monstre; elle pila à 50cm de sa gueule, ne sachant pas si l’animal crachait du feu, ce qu’il ne fit pas. La naine rugit de nouveau en armant sa hache au-dessus de son épaule, la salamandre se jeta sur elle. Du fait de sa petite taille elle eut à peine à se baisser pour se mettre dans la position idéale permettant d’assener un grand coup de hache dans la mâchoire béante et grouillante d’ignobles champignons. Libérant sa main gauche en lâchant le manche de l'arme, elle enfonça les lames de son gant dans la gorge de l’animal. Ce dernier secoua la tête en arrière, la naine glissa sa main hors du gant, le laissant dans le cou de la bête, pour la reposer sur sa hache et tenir la position dans le but de l’enfoncer plus profondément dans la tête de la salamandre. Elle jeta un rapide coup d’œil à l’humain qui devait très certainement s’occuper de détruire littéralement l’abomination pendant qu’elle lui maintenait la gueule.

*Du côté de Josef*
Josef fit mine de ralentir pour tousser lorsque les licornes se levèrent, menaçantes. Il mima ensuite de tenter de reprendre son souffle avec la respiration sifflante, comme s’il avait par mégarde avalé sa salive alors qu’il avait la gorge desséchée par la déshydratation. Ayant l’air ainsi affaibli et n’aspirant qu’à trouver de l’eau, il se dirigea vers l’entrée de la faille menant à la rivière souterraine tout en restant le plus loin possible des juments. Comprendraient-elles ses actes ? Le dresseur n’avait pas vu d’assez près les équidés près pour jauger comment la magie avait touché ces animaux, aussi leur intelligence et au passage leur alignement étaient assez difficilement estimables. On pouvait présumer qu’elles étaient plutôt malignes vu qu’elles semblaient avoir établi qu’elles n’avaient pas besoin de fuir ; cela faisait longtemps qu’il n’avait pas approché de licornes d’aussi près sans aucun subterfuge.
D’ailleurs, le plus efficace de ce subterfuge poussait là, dans la faille. Josef descendit le dénivelé d’1m50, tomba à genoux et se pencha vers l’eau pour donner aux licornes l’illusion qu’il buvait. Il creuse la terre autour d’une d’une des plante qu'il convoitait : une Iris de Marais et en extrait le bulbe hors de la terre. La grosse racine pulsa rythmiquement quelques instants avant de cesser de bouger. Une fois la plante « morte », il en consomma l’extrémité des feuilles, regrettant son geste à chaque bouchée.
S’il en avait déjà subi les effets via des enchantements, il l’avait rarement consommée pure. Les propriétés de la plante étaient d’endormir modérément le système nerveux parasympathique et hormonal : Le dresseur sécrètera toujours de l’adrénaline mais perdra plus rapidement ses forces qu’en temps normal et n’aura pas accès au second souffle, qui est un phénomène physiologique permettant un regain d’énergie dû à une glycolyse (création puis décharge de sucre) réalisée par le foie.
Les atouts capitaux de cette plante sont que l'éleveur ne dégagera plus d’hormones mâles ni même humaines faisant fuir les licornes et provoquant la fureur des minotaures. Il devrait alors pouvoir arriver sur le territoire de ces derniers sans être chargé à vu. Même, avec un peu de chance et énormément de subtilité, il pourrait peut être même s’entendre avec l’un d’entre eux sans combattre. Ou, dans le cas où il aurait à le faire tout de même, ce serait bien moins violent. Josef frotta finalement ses vêtements à l’aide du restant de la tige et des feuilles de la plante pour camoufler son odeur habituelle, puis l’enterra.

Les licornes seraient un bon test pour savoir s’il en avait pris assez. AU bout de quelques minutes, les fonctions visées allaient s’endormir, les équidés seraient alors irrésistiblement attirées par l’odeur de pureté et d’innocence qu’il dégagera. Toujours assis au bord de la rivière, en contrebas des licornes et dos à elles, le dresseur ouvrit le haut de sa chemise pour découvrir ses épaules, puis s’assis sur sa hanche avec les deux jambes pliées du côté opposé. Il protégea ensuite sa gorge de sa main et glissa son bras gauche dans son dos pour se protéger d'un coup fatal à la colonne vertébrale. Nerveux, l’humain fit tourner une petite pierre du ruisseau entre ses doigts : si dans la plupart des chasses aux licornes auxquelles il avait participé l’animal se contentait de venir renifler le cou de la jeune fille qui servait d’appât, il était arrivé que le monstre morde au sang ou frappe du plat de la corne. La frèle carrure du dresseur encaisserait difficilement ce genre de coup. Cependant, les licornes demeuraient bien moins dangereuses que des minotaures et il valait mieux jauger l’effet de ce qu’il avait consommé ici qu’une fois face à eux. °Un peu de courage° se réprimanda-t-il peinant à attendre sans rien faire qu’un monstre surgisse dans son dos ° dans quelques minutes, je serai fixé et pourrait aller chasser ce maudit minotaure. °

*Du côté de Lars*
En ce lieu baigné de magie, les voyageurs perdent rapidement la notion du temps et s’il est facile de traverser les murs du labyrinthe, c’est parce que c’en est un au sens propre comme au figuré.
Dés:
 
Temps :18
Espace : 100
Mystère : 62
Lars ne perd pas une seconde dans le labyrinthe et parvient à ne pas perdre ses repères temporaux. Cependant, au détour d’une allée il a la mauvaise surprise de retomber exactement là où il a trouvé les fleurs, à l’emplacement où le sol est devenu plus mou que des sables mouvants. Il s’y enfonce instantanément. Quelque-chose attrape sa jambe et il est attiré au fond du trou jusque dans l’antre du monstre.
Heureusement, celui-ci a trouvé une proie lorsque Lars l’a fui pour la première fois et ne fait que maintenir distraitement le dresseur du bout d’une patte pendant qu’il fini de déguster son repas. Enfin, c'est ce que Lars peut supposer aux bruits près de lui car il n’y voit absolument rien, appart une faible lueur au loin, sans doute l’entrée de la caverne. Lars réussit à se dégager et fuir de la tanière.
Une fois dehors, il aperçoit qu’il est dans une sorte de gigantesque sous-terrain, il est au milieu plusieurs autres entrée de cavernes semblables à celle dont il s’est enfui. La seule faible source de lumière est une rivière verdâtre d’où s’échappe une faune luisante. Au sol, on peut distinguer de nombreux ossements et quelques sacs ayant appartenu à des aventuriers malchanceux. Peut-être Lars trouvera-t-il quelque-chose d’intéressant dedans ?
Bibliographie
Systèmes nerveux parasympathiques et sympathiques -:
 
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Mar 10 Juil - 17:49
Le combat débuta et il fut immédiatement féroce même si pour tout avouer Sigismond apprécia moyennement que ce soit la naine qui monopolise l'attention de la bête, surtout que cette même naine sembla plutôt bien se débrouiller. Mais qu'importe, le fanatique finit par avoir une idée et décida d'en profiter plutôt que de s'attarder sur la gêne morale que l'idée qu'une nabote puisse autant briller pouvait lui causer. Il serra dans ses mains le manche de son fléau et courut vers la bête après avoir contourné celle-ci et au lieu de simplement charger celle-ci pour la frapper… Il profita d'un pierre idéalement placée pour servir de tremplin pour sauter sur le dos de la salamandre, ceci fait et avant même que le monstre ne réagisse pour le chasser de son dos, ce qui aurait été assez rapide dans les faits, l'inquisiteur fit ce qu'il avait à faire…

Lui qui avait monté sur le dos de la créature et amorcé un mouvement circulaire avec la tête métallique de son arme, acheva ce dernier sur le dessus du crâne de la salamandre. Puis, était-ce parce que la force de Sigismond couplée avec l'arme qu'il maniait avait rendue l'attaque dévastatrice ? Ou bien car il avait touché une partie fragile du crâne de cette monstruosité ? Quoiqu'il en soit l'attaque terrible qu'il asséna eut raison de la créature qui s'effondra lourdement au sol. L'inquisiteur alors qui était resté silencieux descendit avec dignité de la bête, puis regardant la naine qui semblait regarder la scène avec stupeur, dit à celle ci avec gravité.

« Qu'est-ce que tu regardes ? Aide moi à brûler cette créature, ensuite nous irons voir si nous pouvons trouver des relents de cette infection plus loin. » Ceci dit il alla donc s'occuper de faire une chose fort pratique quand on voulait carboniser une salamandre, découper celle-ci en morceaux, après tout les écailles de la bêtes qui étaient résistantes au feu rendraient sinon la chose bien plus complexe que nécessaire… C'est pour cela d'ailleurs qu'il ordonnait à la naine de l'aider, après tout la hache de cette dernière serait fort pratique pour un tel exercice.

[...]

Ceci fait ils allèrent donc fouiller les alentours, ce jusqu'à tomber sur une zone de tourbe profonde. Sigismond confiant décida tout de même d'avancer, ce même si l'eau arrivait disons au niveau du haut du torse de la naine. Faisant attention à tout ce qui pourrait se terrer dans l'eau ou aux alentours, il était aussi vigilant quant à toute trace d'infection dans les alentours, après tout le fait qu'il n'avait pas vu de crocodiles ou autres créatures aquatiques dans les environs proches l'amenait à se poser des questions disons… C'était presque à se demander si quelqu'un les avait tuer ou faîtes fuir...

*Du côté de Lars*

Par le seigner ! Lars ne pensait pas qu'il se serait ainsi perdu dans le labyrinthe… Cela lui apprendrait à fuir comme un dératé sans visualiser jusqu'où il était allé pour repartir ensuite à la recherche du minotaure qu'il avait distancé… Bon ? Que faire maintenant ? Enfin c'est ce qu'il aurait pu se dire s'il n'avait pas paniqué légèrement au moment où il s'était fait saisir par quelque chose de vivant avant d'être entraîné sous terre, légèrement étant un euphémisme bien entendu…

Perdu dans l'obscurité en dehors d'une lueur légère visible au loin et indiquant sans doute la sortie de la grotte, il n'attendit guère que le monstre l'ayant attrapé finisse son repas et tenta de fuir immédiatement. Ce qu'il supposa être quasiment arrivé à faire après s'être libéré de la prise de celui-ci avant de progresser rapidement, même si prudemment vers la lueur.

Quoique, il n'était sans doute pas encore tiré d'affaire conclut-il en voyant les sacs abandonnés d'aventuriers passés par là, mais aussi leurs ossements. Était-ce le monstre qu'il avait rencontré qui les avaient tués ou partageait-il ses proies avec d'autres ? Difficile à dire, mais le fait qu'il y ait beaucoup d'entrées de cavernes dans les alentours ne fut pas pour le rassurer, surtout s'il prenait le risque de rester dans les environs pour fouiller les sacs…

Ce qu'il décida tout de même de faire, après tout qui sait ? Il pourrait sans doute y trouver des affaires utiles. Evidemment il fit ceci avec vigilance et une seule intention quand il aurait finit, tenter tout d'abord de suivre la rivière verdâtre pour retrouver la surface, du moins vers ce qui lui semblerait être le bon chemin, celui allant en hauteur. Quant à ce qu'il allait y trouver… Il verrait bien, mais il espérait bien en tout cas ne pas trop rester longtemps bloqué par ici, au risque sinon que les autres le pensent morts et l'abandonnent ici en déclarant Josef gagnant par défaut…

*Du côté de Josef*

Comme Josef l'espérait, les licornes finissent par se rapprocher de lui sans paraître agressives, allant presque jusqu'à se comporter avec lui comme elles se comporteraient avec une jeune jouvencelle, mais... Il semblerait qu'elles se méfient encore un peu car elles semblent réservées, sans doute car leurs yeux voient quelque chose que leur odorat et pouvoirs prétendent être le contraire. Dans tous les cas il semblerait que le plan de Josef soit en bonne partie une réussite, surtout que comble de la chance ou plutôt heureusement, il n'a pour le moment point le déplaisir d'entendre des pas propres à ceux d'un minotaure… Non, bien pire. Une voix résonné tout à coup sinistre et grave.

« Vous êtes ici pour prétendre à la bénédiction du seigneur ? Du moins tel est ce qu'à demander le fidèle serviteur de celui-ci. Notre dieu à tous désire en effet vous mettre à l'épreuve vous et votre ami, ce en rendant plus difficile votre épreuve. »

Josef put alors voir une armure animée stylisée et élaborée sur laquelle de nombreuses runes violettes pulsant de magies étaient gravées. Il reconnaissant la créature que c'était, l'une de ces créatures de magies qui n'était autre qu'une armure animée par la volonté du père de la souffrance et dotée d'une conscience, presque une sorte d'envoyé divin en somme qui conclut lourdement alors que les licornes effrayaient s'étaient mises à fuir devant elle.

« Vous allez être une proie, vous, ainsi que votre rival, la proie d'un envoyé du seigneur et vous avez intérêts à ce qu'il ne vous trouve pas, sinon en plus d'échouer vous vous souviendrez de ce jour avec crainte même dans 50 ans. Est-ce compris ? Si vous désirez la bénédiction du seigneur, mais aussi faire sa fierté, triomphez donc de cette épreuve supplémentaire en plus de l'actuelle... » Et sur ces bonnes paroles, l'armure nécrarque prit alors congé d'un pas métallique et digne, laissant Josef avec ses possibles questionnements et doutes, mais aussi son éventuelle crainte naissante.
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MessageSujet: Re: Un bon jour pour miner [Prio Sigismond] Jeu 12 Juil - 15:22

L’inquisiteur bondit sur le dos du monstre et lui fracassa magistralement le crâne de son fléau, tout aussi brillamment que si c'eut été un marteau. La jeune fille en resta bouche bée et le fixa avec un soudain regain d’intérêt. Si tous les humains se battaient comme ça, cette race deviendrait plutôt valable à ses yeux.

« Qu'est-ce que tu regardes ? Aide moi à brûler cette créature, ensuite nous irons voir si nous pouvons trouver des relents de cette infection plus loin. »
Elle aida alors à découper en tronçon la salamandre à l’aide de sa hache. Les écailles étaient dures et il valait mieux prendre le temps de de faufiler le tranchant de la lame entre les écailles les plus petites afin de créer des entailles dans les chairs décomposées et d’éviter d’émousser l’acier.
Ceci fait, ils s’avancèrent plus loin dans la forêt afin de trouver le restant de l’épidemie. L’inquisiteur alla subitement prendre un bain, quelle idée de rentrer dans ces eaux alors que l’on n’y voyait absolument rien. Voyant qu’il était parti pour traverser toute la tourbière, la naine avisa un tronc d’arbre bloqué parmis les branchages d’un arbres aux trois quart immergé. Elle s’enfonça dans la boue jusqu’aux épaules pour aller le rejoindre. Elle s’y agrippa et le traina avec elle pour suivre l’inquisiteur, si jamais quelque-chose sous la boue venait la toucher, elle s’y hisserai.
« Dites, nous n’avez pas l’impression qu’il y a du courant tout à coup ? » presque totalement immergée, elle se sentit quasi instantanément entrainée. Soudain, le courant devint surpuissant et elle fut emportée par un torrent de boue grondant. Bien agrippée à son tronc, dégagé des branches de l’arbres, elle se maintint tant bien que mal la tête hors de l’eau tandis qu’ils étaient emmenés… très certainement là où tous les autres animaux étaient arrivés eux aussi.
La courant se stoppa aussi rapidement qu’il était apparu. Elle se frotta les yeux et se réagrippa fermement à son tronc : elle n’avait plus pied. Observant autour d’elle, elle vit qu’elle était arrivée au milieu d’un grand lac. L’eau était gris-brun et saumâtre, des volutes de brume s’en dégageait. La jeune fille se hissa sur son tronc et s’y installa à califourchon, scrutant la surface du lac pour essayer de distinguer l’inquisiteur parmi les flots.

Du côté de Josef
Les licornes se rapprochèrent de lui, il prit sur lui de se détendre à mesure qu’elles se rapprochait pour ne pas les effaroucher, les équidés demeuraient sur la réserve mais n’étaient plus inquiètes. Une voix tonna au-dessus de lui, le dresseur se leva d’un bond, remettant sa chemise sur ses épaules.
« Vous êtes ici pour prétendre à la bénédiction du seigneur ? Du moins tel est ce qu'à demandé le fidèle serviteur de celui-ci. Notre dieu à tous désir en effet vous mettre à l'épreuve vous et votre ami, ce en rendant plus difficile votre épreuve. »
°Un miracle.° Il demeura figé, les pupilles étrécis, voyant apparaître devant lui l’armure nécrarque.
« Vous allez être une proie, vous, ainsi que votre rival, la proie d'un envoyé du seigneur et vous avez intérêts à ce qu'il ne vous trouve pas, sinon en plus d'échouer vous vous souviendrez de ce jour avec crainte même dans 50 ans. Est-ce compris ? Si vous désirez la bénédiction du seigneur, mais aussi faire sa fierté, triomphez donc de cette épreuve supplémentaire en plus de l'actuelle... » Il aurait dû se mettre à genoux et rendre hommage au seigneur et ses envoyés mais ne le pu pas. Lentement et par pur réflexe, Joself remonta sa main le long de sa hanche vers le creux de son dos. Evidemment, son arme n’y était pas. Il eut très chaud mais était concentré, il n’avait pas le temps d’avoir peur. Le dresseur quitta la clairière en courant. Cette fois, il y avait bien pire que les prédateurs des environs. Une douleur gelée le prit dans le bassin, lui remonta le long de l’échine jusqu’au bas des côtes. Simple douleur somatique suscitée par les souvenirs de la dernière fois où il avait participé au jeu du chasseur et de la proie. Au moins, elle était galvanisante : cette fois, il ne se fera pas rattraper.

Josef arriva dans les murs du labyrinthe, et cette fois s’allongea dans la terre et l’humus avec lesquels il se frotta, désirant rendre son odeur encore plus confuse. Il sorti ensuite de la haie géante et couru en la longeant, il n’avait pas le temps de progresser lentement, il la traversa à nouveau, priant pour ne pas arriver trop loin : Si certains dresseurs pensaient que le labyrinthe brouaillait les repères pour nous forcer à nous perdre, il était pour sa part persuadé que ce dernier déplaçait certains lieux. Il retraversa le mur et chercha une cachette. Il lui fallait un endroit où il pourrait voir arriver le serviteur du seigneur: il devait le voir au moins une fois. Aurait-il une bonne vue? Semblerait-il plutôt se repérer aux sons ? Aux vibrations ? A l’odorat ? Tant qu’il ne saurait pas ce que c’est, il n’aura aucune chance de « ne pas se faire trouver ».
Finalement il jugea que s’allonger sous une haie lui offrirait le plus d’échappatoire, de plus, en traverser une brusquement l’emmènerait peut etre dans un tout autre endroit : si c’est handicapant en tant normal, ce sera peut salvateur cette fois. Il creusa la surface molle de terre et de feuilles et s’en recouvrit au maximum. Ensuite, ensuite, il attendit que le serviteur, certainement déjà à sa recherche, se rapproche.

Du côté de Lars
Lars commence à fouiller le sac. Usé celui-ci se déchire et son contenu se répand au sol. Entendant des bruits de luttes et un rugissement dans l’antre du monstre, il attrape le seul objet qui semble encore en état : une boussole et fui vers la rivière.
Il ouvre la boussole. Elle lui indique la direction de l’antre du monstre. Serait-ce une boussole permettant de trouver les passages entre le monde du haut et celui du bas ?
Des pas lourds l’interrompent dans sa réflexion. L'armure nécrartique était juste derrière lui :

« Le fidèle serviteur de notre seigneur à tous a prié pour sa bénédiction. Montrez-vous digne de l’honneur que notre Dieu ultime vous fait en réussissant l’épreuve à laquelle il vous soumettra en plus de votre épreuve originelle.
Un envoyé du seigneur est déjà parti à la traque de votre rival. Dès maintenant, vous serez vous aussi une proie, vous n’avez pas intérêt à ce que votre chasseur vous trouve sinon, en plus d’échouer, vous vous souviendrez de ce jour avec crainte même dans 50 ans. Est-ce compris ? Si vous désirez la bénédiction du seigneur, mais aussi faire sa fierté, triomphez donc de cette épreuve.
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Un bon jour pour miner [Prio Sigismond]
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