Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Orzian :: Royaume de Teïder :: Marais, et routes
MessageSujet: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria Ven 11 Mai - 4:05
Nuit suivant le rp : Quiconque est loup agisse en loup.

La vieille louve se traînait difficilement à l'écart du groupe la louve avait reçu deux éclats de lance un au poitrail l'autre dans une cuisse, les plaies saignaient encire et elle ne pouvait pas poser sa patte blessée au sol, après avoir demandé à sa fille de la suivre, elles marchèrent un long moment avant de trouver un endroit qui convienne aux goûts de l'alpha, un haut promontoire de pierre où elle pouvait observer le camp des bipèdes et le reste de sa meute se terrer dans une futaie. Chaque groupe restait à sa place même si elle observait Raeven faire des aller et retour autour du camp des soldats, sans doute par simple provocation, elle corrigerait cette attitude plus tard.

Ainsi elle pouvait observer les alentours et donnerait l'alerte si un étranger s'approchait de l'un ou l'autre des deux camps. Mais devant l'absence de danger, la louve s'autorisait à se coucher, ne se préoccupant pas vraiment de ses blessures, même si la douleur était particulièrement cuisante. Toutes deux savaient que ces blessures pouvaient signifier la fin de la vaelstrasza.

La vieille louve se traînait difficilement à l'écart du groupe la louve avait reçu deux éclats de lance un au poitrail l'autre dans une cuisse, les plaies saignaient encire et elle ne pouvait pas poser sa patte blessée au sol, après avoir demandé à sa fille de la suivre, elles marchèrent un long moment avant de trouver un endroit qui convienne aux goûts de l'alpha, un haut promontoire de pierre où elle pouvait observer le camp des bipèdes et le reste de sa meute se terrer dans une futaie.

- Que vois-tu d'ici Rakiel ? La question était bien plus compliquée que ce qu'elle semblait laisser croire.

On sentait néanmoins que l'ancienne était fatiguée et qu'avoir quelqu'un à ses côtés lui ferait le plus grand bien ne serait-ce que pour se reposer un peu, au moins pour cette nuit, si tout se passait bien, avec un peu de chance elle saurait reprendre la route. Si elle n'était pas devenue complètement inutile à la meute d'ici là, les autres n'auraient pas le choix de reprendre la route et elle de trouver un endroit décent pour mourir.

- Et ne te méprends plus jamais sur mes intentions. La voix de la louve était restée calme en dépit de la légère remontrance.
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Thérianthrope
Nationalité: Non concernée
Rang social: Alpha de sa meute
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 72
Date d'inscription : 18/02/2018
Localisation : Partouuuut
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria Ven 11 Mai - 14:54
Gloria avait suivi sa mère de cœur lorsqu’elle celle-ci lui avait demandé, quittant son camp durant le tour de garde de l’un de ses camarades lui indiquant qu’elle n’en aurait pas pour longtemps, bien qu’en vérité elle l’ignorait. C’était un peu comme se retrouver entre deux familles, certaines choses était compliqué et elle devait rassurer en quelque sorte les deux côtés. Elle avait pris sa forme de Renarde géante, comme elle le faisait chaque nuit, par soucis d’efficacité et de confort, nul besoin de garder son armure ou de devoir la mettre en précipitation en cas d’attaque surprise.

Sa mère l’entraîna sur un haut promontoire, donnant une vue d’ensemble sur le camp des Eïlynstériens, cela aurait pu signifier un mauvais emplacement pour le camp, mais dans la noirceur de la nuit, seul des créatures nyctalopes auraient pu les repérer, Gloria de par sa nature de mage transformiste le pouvait. Les Vaelstraz aussi étaient visibles à cette hauteur, la kitsune remarqua donc sa sœur Raeven faire des aller-retours devant le camp de ses camarades, sûrement par provocation pensa-t-elle, peut-être même était-ce elle que la louve voulait provoquer.

Les oreilles de Gloria se baissèrent légèrement quant à la légère remontrance de sa mère, c’était un signe d’une certaine soumission réflexe de la guerrière, mais également montrait qu’en était désolé.

-Mon esprit était juste encore sous l’influence du combat Griffe, il a réagi rapidement afin d’écarter tout danger, sans vraiment comprendre ce qu’il y avait derrière vos paroles, j’en suis désolé…Quant à ce que je vois, continua-t-elle… Je vois mon camp, je vois les Vaelstraz, je vois les terres de Teïder… Deux familles que j’aime et respecte sur des terres gouvernée par des Hommes qui veulent la mort des deux… et qui m’ont déjà pris et à qui j’ai également pris…

Teïder était beaucoup de choses pour elle, Gloria y était née et y avait connu les premières années de sa vie, mais elle n’avait aucune attache pour ce pays, elle avait trop perdu à cause d’eux, son mentor, sa mère maternelle quoiqu’elle pensait d’elle, sa première figure de père, des frères et sœurs d’arme… Pourtant, elle ne haïssait pas la nation pour autant, étrangement, peut-être, car Teïder avait contribué à faire d’elle ce qu’elle était aujourd’hui ? Mais elle n’avait guère le temps pour pareille réflexion personnelle.

-Et vous, que voyez-vous Griffe ? Finit-elle par demander à sa mère de coeur.
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Kitsune
Nationalité: Eïlynsterienne
Rang social: Petite gradée
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 34
Date d'inscription : 22/02/2018
Localisation : Nomade
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria Ven 11 Mai - 15:35
Une fois installer elle roulait sur le côté qui n'était pas blesser et attrapait entre ses crocs la tête de la lance qui était encore plantée dans sa cuisse et tirait sèchement pour déloger le métal, le jetant dans son geste plus loin.

- Teider n'a jamais réussi à m'enlever un seul de mes enfants, les tiens si. Et si tous les tiens viennent dans le nord nous massacrer au nom d'un quelconque rite, d'ici quelques années Vaelstraz ne sera plus qu'une citadelle gardée par des fantômes. Néanmoins, je ne suis pas stupide, je ne ferais pas la guerre aux tiens.

Elle refrénant un grondement sourd en observant la louve noire traîner autour du campement des soldats.

- Je vois ta sœur qui joue les chacals furtifs, et cela, me déplaît. Elle est téméraire mais pas stupide, et je pense sincèrement qu'elle mériterait une rouste, qu'en penses-tu ?

Raeven était une louve furtive, mais loin d'être idiote, elle pourrait bien pousser n'importe lequel de ces bipèdes dans un sous-bois pour le mettre en pièces, elle était rapide et particulièrement discrète, pour l'heure ce n'était que de la provocation, mais elle avait un fort désir de vengeance face à ce qu'ils avaient fait à sa sœur. Prête à se mettre à dos tout un peuple pour la faute d'une seule personne.

Aeter vieillissait, là où ses filles gagnaient en force, elle déclinait, elle ne pouvait plus vraiment remettre à sa place les jeunes loups qui se croyaient meilleurs que les autres. Un jour, sans doute, la vieille louve se ferait chasser par l'un de ses propres enfants.

- Surveille-la.

C'était en quelque sorte une punition, du genre plutôt gênante que franchement désagréable, mais la louve était maline et savait qu'elle serait observée, elle s'en montrerait deux fois plus rusée. Et connaissant son goût du sang, elle serait capable de brûler toute la meute elle-même si cela lui permettrait d'obtenir vengeance. Néanmoins elle n'en restait pas moins sa fille, et elle ne pouvait se résoudre à la chasser.

- Tu as aussi oublié le vent, qui court dans notre direction, si quelque chose s'approche nous le sentiront à plusieurs kilomètres. Nul besoin d'yeux quand le nez peut faire tout le travail.

Elle marquait un léger temps de pause avant de finalement reprendre :

- Il y a quelques mois, j'ai envoyé une de tes sœurs à Eilynster, d'ici quelque temps nous devrions commencer à entendre parler d'elle.
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Thérianthrope
Nationalité: Non concernée
Rang social: Alpha de sa meute
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 72
Date d'inscription : 18/02/2018
Localisation : Partouuuut
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria Sam 12 Mai - 15:22
Gloria savait que Raeven avait toujours eu le sang chaud, c’était elle qui l’avait traquer pendant plusieurs jours lorsque la kitsune avait poser ses pieds pour la première fois sur le territoire des Vaelstraz. Gloria avait toujours eu l'impression que la louve ne l’avait jamais apprécié à cause de cela, après tout la guerrière avait pu la mettre en échec pendant près de trois jours, avant que l’intervention de Griffe ne finisse par la faire s’écrouler d’épuisement.

Ce ne fut donc pas un problème pour Gloria que de garder un œil sur sa sœur, quelque part, c’était de son devoir que de s’assurer que rien ne dérape. Cependant, il y avait autre chose qui retenait son attention, les siens avaient tué un Vaelstraz ?

-Que s’est-il passé ? Qui est …? Demanda-t-elle consterné sans terminer sa phrase.

Pourquoi ? Qu’avait-il pu se passer pour que l’un de ses frères ou sœurs d’armes puissent en venir à tuer l’un frère ou soeur louve ? Elle comprenait davantage l’animosité de Raeven désormais, mais pourtant cela n’était pas le cas pour le reste de la meute. Les paroles de sa mère étaient vraies, Eïlynster était trop puissant pour qu’on puisse envisager un quelconque conflit, surtout en sous-nombre, après tout Teïder si essayait depuis plus de 1000 ans et sa glorieuse nation n’avait jamais faibli !

Plus étonnant encore, sa mère de cœur lui annonça une autre nouvelle, l’une de ses sœurs avaient été envoyé à Eïlynster. À ce moment là c’était un mélange d'incompréhension et de joie. D’incompréhension, car on venait de lui annoncer la mort d’un Vaelstraz et maintenant que l’un d’entre eux rejoignait sa patrie et de joie, car voir l’une de ses sœurs parmi les siens étaient pour elle une aubaine et quelque part une certaine fierté.

-Qui donc Griffe ? Laquelle de mes sœurs rejoins la glorieuse patrie ? Déclara-t-elle cette fois, sans même cacher son excitation. Sa queue remuait, ses oreilles étaient dressées, tous cela signe d’une certaine satisfaction.

Une chose était sûre, une fois de retour dans son pays, elle ferait en sorte de trouver sa sœur et de s’informer de son ressenti d’Eïlynster, peut-être même lui offrirait-elle quelque consommation gratuite dans sa taverne. Elle lui présenterait du monde, son unité de traqueur, ses habitués et peut-être même Victor… enfin pour lui cela restait encore à voir disons… Quoiqu’il en soit, la kitsune aurait à cœur à bien intégrer sa sœur, bien qu’elle était plus jeune, elle estimait qu’il s’agissait de son devoir et jamais Gloria se refusait à accomplir ses devoirs.
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Kitsune
Nationalité: Eïlynsterienne
Rang social: Petite gradée
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 34
Date d'inscription : 22/02/2018
Localisation : Nomade
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria Ven 18 Mai - 1:41
Le cœur d'Aeter était encore lourd d'amertume, et sans doute qu'elle ne serait jamais capable d'oublier la douleur, elle était une mère aimante, elle n'avait jamais perdu aucun de ses petits, de mort accidentelle, par la maladie ou les aléas du climat. Elle n'avait jamais menacé qui que ce soit.

- Alara. Elle se taisait durant quelques secondes, son poil se hérissait sous le coup des émotions. Abattue sans même, avoir eut une chance de fuir ou de se défendre.

Elle lâchait un grondement lourd de menace face aux mots de sa fille, oreilles plaquées en arrière, dents à découvert, se rendait-elle seulement compte ? Se rendait-elle compte qu'elle glorifiait la nation qui menaçait son sang ? Le cœur de l'ainée se serrait d'une douleur profonde.

- Reparle-moi encore une seule fois de la glorieuse patrie qui massacre ta famille et c'est toi que je corrigerais. Si le premier message corporel ne passait pas celui-là avait le mérite d'être clair. Elle n'y est pas allée pour se faire des amis et pas non plus pour jouer à la guerre comme vous le faites, ni pour mourir dans une guerre stupide dont vous avez le secret. Les mots de la louve étaient violents, comme l'était sa douleur. Tu es jeune, je peux te pardonner tes erreurs de jugement.

La vieille louve se concentrait ensuite sur l'observation des alentours, elle regrettait, elle regrettait cette ancienne époque ou elle ne faiblissait pas devant la douleur, elle regrettait l'époque où l'on pouvait trouver du gibier dans le grand nord sans risquer de croiser le moindre bipède. Et bien entendu elle regrettait que les Hommes avancent de plus en direction du nord. Il n'y avait pourtant là-bas rien pour eux.
avatar

Feuille de personnage
Peuple: Thérianthrope
Nationalité: Non concernée
Rang social: Alpha de sa meute
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 72
Date d'inscription : 18/02/2018
Localisation : Partouuuut
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Comme la nuit parait longue à la douleur. - Gloria
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Orzian, engrenages et arcanes :: Orzian :: Royaume de Teïder :: Marais, et routes-
Sauter vers: