Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

L'homme de fer et la louve. - Anton.
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 :: Orzian :: Les vastes duchés du Sud :: La cité de Vinche
MessageSujet: L'homme de fer et la louve. - Anton. Sam 17 Mar - 18:41
Mi-Avril, an 2000.

Les duchés étaient une région propice pour les loups, une multitude d'endroits ou se cacher et de la nourriture en abondance, les troupeaux, les bois regorgeaient de créatures pour la meute, par rapport au nord ces terres était un véritable paradis pour les sens de la louve, même si cet endroit avait été le théâtre de la déchéance de l'alpha, elle se plaisait à y retourner, à flâner que ce soit dans la campagne ou dans les villes.

La louve errait en ville comme elle en avait l'habitude, cela faisait plusieurs années qu'elle n'était pas revenu dans une cité du clan des hommes, elle se surprenait à apprécier de nouveau les allées pleines de soleil, une chose qu'elle avait apprécier particulièrement lors de sa découverte du monde, adieu les couloirs froids et gris de la ville sous-souterraine. Néanmoins, elle n'appréciait pas les choses qui y vivaient, leurs visages étaient flous, elle était incapable de reconnaître qui que ce soit dans ce dédale de passants.

Pendant qu'elle lapait l'eau d'une fontaine, une curieuse odeur parvenait au nez de la thérianthrope qu'elle préférait ignorer pour le moment, il commençait presque à faire trop chaud pour la louve qui arborait encore son épais poil d'hiver, alors elle plongeait sa tête dans l'eau, et s'ébrouait, faisant cliqueter les anneaux de son collier. Sans se préoccuper à aucun moment de l'avis des bipèdes autours.

De nouveau ça venait lui piquer la truffe, une odeur qu'elle ne connaissait pas métallique, différente des hommes enférraillé qu'elle avait connu, le fer n'était décemment pas quelque chose de confortable, pratique pour faire des armes, oui, mais inconfortable pour le reste. Elle se contentait de se poster derrière la source de cette curieuse odeur, de dos, reniflant avec une attention particulière ses chevilles, demeures de nombreuses indications sur une personne.

Néanmoins, on pouvait deviner facilement qu'elle n'était pas sûre d'elle n'y même en confiance, elle était prête à détaler puisque ses membres tremblaient et elle avait le poil de la ligne de dos tout hérissé, comme toujours face à quelque chose qu'elle ne connaissait pas. Et pourtant, c'est cette même curiosité qui l'avait conduite dans de sales situations par le passé.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Dim 18 Mar - 21:01
L'heure du retour en Akkaton avait enfin sonnée pour Anton, du moins le retour dans la province Orzanienne gouvernée par l'empire, car sa nouvelle affectation était maintenant de retrouver sa légion stationnée dans la province désertique, mais pour cela il devait d'abord faire un crochet par les Duchés du Sud pour aller gérer quelques petites missions urgentes par ci par là. Ce qui avait été assez rapidement fait d'ailleurs, maintenant restait à attendre que le dirigeable censé le ramener chez lui arrive. Ce qui prendrait sans doute encore quelques jours...

Il avait donc décidé pour prendre son mal en patience, de profiter du fait que maintenant qu'il était temporairement stationné à Vinche, pour découvrir plus en profondeur cette riche cité duchéenne, ne la prétendait-on pas après tout plus riche cité du continent ? Nul besoin de dire qu'il apprécia l'idée et le fait de flâner un peu dans les rues de cette dernière du coup. Même si sincèrement il ne pensait pas acheter grand-chose, à la limite quelques souvenirs par ci par là, mais rien de plus. Il préférait après tout économiser son argent pour améliorer ses implants à l'avenir.

D'ailleurs, alors qu'il était en train d'observer distraitement l'intérieur d'une bijouterie depuis l'extérieur, il sentit une présence proche de lui. Enfin, il l'entendit et la vit plutôt, une sorte de loup si grand qu'il ne pouvait être qu'un thérianthrope qui était en train visiblement de lui renifler la jambe droite, celle qui avait été remplacée par une prothèse… Hum… D'accord ? C'était la première fois qu'un thérianthrope faisait ainsi avec lui… Il réagit donc calmement en demandant d'un air perplexe.

« Puis-je vous aider ? » Il tourna un peu la tête pour la regarder en se demandant bien pourquoi il s'était mit ainsi à le renifler. Surtout qu'il ne transportait pas de nourriture ou substance étrange sur lui… Bon, il supposait qu'il le saurait assez vite de toute manière, alors autant rester poli et patient en attendant, après tout ce n'est pas comme si ce loup humanisé avait fait quelque chose de sérieusement illégal et énervant pour le moment. Gênant à la limite pourrait être le terme pour décrire cela, mais sincèrement ce serait mentir de dire que le haut juge était réellement gêné par cela… Juste interloqué disons.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Lun 19 Mar - 10:55
Quand l'homme se retournait elle eut un mouvement de recul, oreilles tombantes sur le côté en signe de méfiance, crocs légèrement apparant, surprise. Elle fixait un petit moment l'homme à la curieuse odeur de fer, le regard brillant de curiosité et d’intelligence, et s'asseyait se grattant l'oreille gauche avec sa patte arrière, semblant soudainement plutôt détendue. Elle arborait une attitude plus chien que loup, plus facile à décrypter pour lui.

Bien qu'elle soit une combattante d'exception elle avait appris à se méfier des humains et de leurs ruses, elle en gardait quelques souvenirs bien amers et savait que la méfiance resterait de mise encore longtemps, tout comme eux se méfiaient des loups.

- Tu n'as pas une odeur d'Homme. Tu sens le métal dans lequel les soldats bipèdes s'enferment.

Bien qu'elle parlait relativement bien la langue commune, elle usait de phrase simples et courtes, marqué du fort accent septentrional et sa voix trahissait son âge, il n'y avait ni trace de supériorité ni d'agressivité dans la voix de la louve, néanmoins ce n'était pas pour autant qu'elle arrêtait d'analyser cette odeur, une attitude qui pourrait certainement paraître très impudique aux yeux de l'homme, mais qui finalement était juste très canine.

Il était rare qu'elle converse avec un de ces êtres, d'ordinaire elle ne se serait même pas approcher, mais l'odeur la perturbait, et le fait d'être en ville l'engageait à en profiter pour s'approcher des gens. Même si son attitude était plus proche du chien que du loup, elle n'en demeurait pas moins une bête fauve, prête à se défendre.

L'aria de la nuit, finissait par contourner l'homme à l'odeur métallique, à son côté, observant l'enseigne de la boutique, bien qu'elle ne comprenne pas forcément toutes les habitudes de ce curieux peuple, elle en devinait facilement certains principes.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Lun 19 Mar - 20:43
Hum, c'est lui ou ce thérianthrope semblait se comporter comme un chien et non comme un loup ? Remarque, ça devait justifier le fait qu'il avait un collier pensa t-il en remarquant ce dernier… Était-ce l'esclave d'un quelconque riche duchéen ? Probablement. Bon sang, il détestait l'esclavage en tant que tout bon akkatonien, mais malheureusement ce n'est pas comme s'il pouvait y faire quoi que ce soit actuellement... Après tout en intervenant sur ce genre de choses il avait trop de chances de provoquer un accident diplomatique avec Vinche pour que ce soit raisonnable.

Dans tous les cas, plutôt que de trop penser à ça et déprimer disons... Il s'appliqua à se concentrer sur la louve qui lui fit remarquer qu'il n'avait pas une odeur d'homme, mais de métal. Devinant qu'elle n'avait probablement jamais vue de sa vie un homme prothétisé, il resta d'abord silencieux le temps de réfléchir à quoi y répondre, puis reprit avec perplexité.

« C'est parce que mon corps est fait à moitié de métal. Littéralement... » Il la regarda longuement, puis finit par ajouter avec curiosité. « Je suppose que vous n'avez jamais dû entendre parler des hommes comme moi qui viennent de l'empire Akkatonien, n'est-ce pas ? » Probablement que non, il supposait que ça devait être une esclave d'origine sauvage sans doute, pas comme si on ne trouvait pas de tout après tout comme esclaves dans les duchés du sud… Dans tous les cas il se contenta de continuer à regarder la louve avec curiosité ensuite, puis finit par demander en partant du principe qu'il avait probablement le droit de se montrer curieux lui aussi étant donné qu'il semblait disposé à satisfaire la curiosité de la louve.

« Et vous, que faîtes vous ici ? C'est que c'est assez rare je suppose de voir une thérianthrope sous sa forme transformée en ville… Pourquoi ne pas prendre votre forme humaine pour cela ? N'est-ce pas plus pratique pour marcher dans les rues sans trop se faire remarquer ? »
C'était peut-être indiscret de demander cela supposa t-il, mais il préférait le faire que de rester silencieux. Qui sait ? Il pourrait  peut-être apprendre des choses intéressantes après tout...
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Jeu 22 Mar - 13:26
Bien tendu la louve avait entendu parler d'un certain empire, mais sa mémoire lui faisait défaut et elle ne parvenait pas à faire le rapprochement, néanmoins le fait de voyager intéressait toujours la louve. Bien que l'idée même de courir pour parvenir à de nouvelles terres, l'épuisait.

- Qu'est-ce donc ? La question de la louve tranchait avec le reste de son attitude, elle clignait des yeux, fixant le curieux individu avec la naïveté propre aux animaux. Je n'ai pas encore vu et encore moins senti d'Homme sentant aussi fort le fer, pas même ceux s'enfermant dans des boites.

Bien entendue, elle faisait référence aux hommes en armure, qu'elle ne comprenait pas vraiment, le fer était quelque chose de particulièrement inconfortable et lourd. Elle posait un œil sauvage sur les habitudes humaines.

- J'ai connu des Hommes-renards, des Hommes à la peau bleue, un curieux reptile-oiseau crachant du feu comme une forge, des armes imitant le tonnerre, mais jamais d'Hommes de fer. Est-ce courant parmi ton peuple ?

La louve se montrait bien curieuse pour le moment, néanmoins le reste du discours de l'homme, semblait la fâcher, prenant un air vexé.

- Je me promène tout simplement. Son ton était presque une invitation à la suivre. Je ne suis pas une bipède. Elle avait appuyer le mot comme si c'était une insulte, on sentait facilement la colère qu'elle avait pour ce peuple. Tu es un homme, je suis une louve, je ne vois pas où est le problème. Le ton semblait déjà plus charmeur, mais cachait quelque chose de plus profond. J'ai passé plus de la moitié de ma longue vie, captive de ces terres, maintenant que j'ai gagné ma liberté, je fais comme bon me plaît.

En réalité, elle se moquait de la gêne qu'elle pourrait occasionner, elle trouverait presque drôle que le clan des hommes s'indignent de ça alors qu'ils étaient un peuple barbare et décadent, et c'était grâce à cela qu'ils semblaient régner sur le monde, traitant même les leurs avec autant de cruauté que tous ceux qui étaient différents. Elle en venait à se demander comment elle avait pu être autant naïve par le passé pour croire qu'une entente serait possible. Bien entendu, ce n'était qu'une généralité, il y avait toujours des exceptions, en bien ou en mal.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Ven 23 Mar - 20:33
Alors que la louve lui demandait ce qu'il voulait dire, Anton commença à détacher sa protection de bras, ce qui prit un peu de temps, mais quand ce fut fait, il put alors dévoiler l'implant d'acier qui remplaçant son bras droit. Mouvant ce dernier devant la louve, il ajouta alors avec une pointe de fierté.

« Il est un fait que la technologie de l'empire Akkatonien est inégalée en ce monde, nous savons depuis déjà plusieurs décennies de cela comment remplacer les parties du corps faîtes de chair par un équivalent métallique bien plus résistant et souvent plus performant. Que ce soit pour remplacer un membre perdu ou juste pour améliorer ses performances... » Il s’attela suite à cela à remettre sa protection de bras et ajouta calmement.

« Et pour ma part j'ai remplacé la moitié de mon corps fait de chair par ces implants et un jour, je convoite de remplacer tout mon corps ainsi. Pour ainsi dépasser ma condition d'être de chair... » Puis il ajouta alors avec le plus grand sérieux.

« Parmi mon peuple, les hommes fait totalement de métal sont rares, mais ceux ayant remplacés une partie de leurs corps non. Notamment quand ils ont perdu leur membre au cours d'un combat ou d'un accident. Les aveugles peuvent ainsi retrouver la vue avec des implants oculaires, les vétérans de guerre marchent à nouveau, nous pouvons ainsi corriger par la technologie les injustices qui affligent à la naissance de pauvres malheureux ou bien leur permettre de mener une vie normale. Et c'est là une pratique en effet courante. »
Puis il reprit ensuite aimablement concernant le fait qu'elle faisait ce qu'elle voulait.

« Vous êtes et faîtes ce que vous désirez ma dame, je ne suis pas le genre d'homme à juger quelqu'un qui profite de sa liberté ou qui voudrait l'empêcher justement d'en profiter. Qu'il y a de t-il plus précieux après tout que la liberté ? » Ne manqua t-il pas du coup de conclure avec un certain romantisme. Il ne manqua pas d'ajouter d'ailleurs ensuite avec franchise. « Permettriez-vous que je vous suive au cours de votre promenade sinon ? Disons que ce n'est pas tous les jours que je rencontre quelqu'un comme vous, alors je ne serais guère contre de profiter de telle compagnie. » Pourquoi une telle envie ? Comme il l'expliquait, pas mal par curiosité, cela et puis il était du genre sociable disons. Alors autant ne pas cracher dessus en effet, surtout que ce n'est pas le genre de compagnie à laquelle il était habitué en effet… Pas qu'il ne fréquentait pas de thérianthropes, mais quand ils en fréquentaient, ils avaient des mœurs plus civilisés disons...
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Lun 26 Mar - 2:23
La louve observait l'homme faire avec une grande perplexité et certainement un léger dégoût, de le voir se détacher de son bras avec une aussi grande facilité, ce qui n'avait rien d'étonnant quand on ne connaissait pas ce principe.

- Est-ce que c'est douloureux ? Elle reniflait avec une attention toute particulière la chose, et peut-être même un peu de crainte, vu que ses tremblements avaient repris. Elle fut tout de même soulagée de le voir remettre son membre. Ainsi les tiens qui sont blesser ne meurent pas et peuvent continuer à vivre ? Cela paraissait si lointain pour la louve.

Une foule de question envahissait la tête de l'aria de la nuit, mais elle aurait tout le temps de les lui poser plus tard, comme l'homme semblait avenant et ne la rejetait pas. Elle emmagasinait ainsi une foule de renseignements sur ce curieux individu et sa patrie.

- Où vit ton peuple ? Et quel est le nom que les tiens t'ont donné ?

La louve avait vu de nombreuses fois des bipèdes faire, et généralement leurs échanges commençaient par cela, un échange de patronyme, bien qu'elle n'en connaissait pas vraiment l'utilité, est-ce que la manière qu'ils avaient de se parler changeait à cause de leurs noms ?

- Il y a plus précieux que la liberté, la meute, ce que vous autres nommez communauté, peut-être ? Un loup ou un homme seul n'est rien sans son groupe. Elle posait un regard curieux sur l'homme de métal, bien qu'elle ne pouvait voir son visage, et même si elle l'aurait vu, elle n'aurait rien pu comprendre. Cherchant s'il approuvait ou non ses dires. Bien entendu, comme ça, nous pourrions continuer à échanger à ce sujet.

Elle ne s'estimait nullement supérieure ou inférieure à lui, ce qui lui permettait de lui parler de loup à loup, ou plutôt dans ce cas d'homme à louve. Elle emboîtait donc le pas.

- Que penses-tu de cette ville ? La question était bien plus profonde que ce qu'elle laissait paraître.

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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mar 27 Mar - 22:48
Anton ne s'étonnait pas que pour une louve qui ne semblait pas y connaître grand-chose en technologie, le fait qu'il puisse avoir des membres de son corps qui ne soient pas faits de chair et de sang était un concept assez difficile à imaginer.

« Non, ce n'est pas douloureux, je ne sens rien tout en pouvant bouger mon bras. C'est particulier disons... » Ce avant d'ajouter pensivement quand elle demanda pour le fait que les siens blessés pouvaient continuer à vivre. « Bien entendu qu'ils peuvent. La médecine moderne est capable de soigner toutes sortes de maladies et blessures. Certes, nous ne pouvons pas tout soigner, mais ainsi ces fléaux sont bien moins mortels grâce elle que si nous ne pouvions bénéficier de ses bienfaits. »

La médecine était en tout cas un noble domaine qu'il admirait à sa manière. Après tout, au lieu de se  dire qu'il fallait se tourner vers la magie pour guérir, choix compréhensible, mais qu'Anton trouvait un peu facile, les Akkatoniens avaient préférés développer leurs propres solutions.

« Je me nomme Anton Ludwig Illuminès et mon peuple vit à l'Ouest, aussi bien dans le grand désert d'Orzian, que sur deux terres bien plus lointaines et grandes. » Il la regarda et demanda alors poliment. « Et vous ? D'où venez-vous exactement ? Vous n'êtes probablement pas d'ici après tout. Moi je sais que je suis bien loin de chez moi, bien plus loin que vous devez l'être de chez vous, mais bon on peut dire que je n'ai pas le mal du pays heureusement. » Puis, perplexe il répondit au fait que la louve trouvait que la communauté valait mieux que tout.

« On ne pense pas vraiment comme ça par chez moi, loin de là même. On considère que la société est constituée d'un ensembles d'individus tous uniques et aux aspirations diverses qui doivent avoir le droit et les libertés nécessaires à leur développement individuel. Mais en somme, ce qui importe c'est que les individus puissent vivrent libres et s'épanouir comme ils l'entendent. Cela et puis un homme a tout à fait le droit de se se décrire pour ce qu'il est et d'adhérer aux communautés qu'il a envie, du moins s'il le désire. » Enfin, ce serait très compliqué à lui expliquer pensa t-il, mais il essayerait si nécessaire. Sur ce, c'est non sans une certaine satisfaction qu'il la suivit quand elle l'autorisa. Et il ne manqua pas d'ailleurs de répondre avec franchise à sa question concernant la ville où ils se trouvaient.

« C'est une ville très animée à la culture raffinée que j'apprécie d'une certaine manière, mais d'une autre, disons que j'ai une certaine répugnance à l'égard de certaines manières de vivres typiquement duchéennes. La compétition ambiante et permanente, la pratique assumée de l'esclavages dans beaucoup de duchés et le fait que l'argent est le nerf de la guerre en permanence. Enfin, en somme je vois les qualités et les défauts de cette ville. J'y viens temporairement pour visiter, mais je ne voudrais sûrement pas y vivre toute mon existence. Et vous ? Qu'en pensez-vous ? » Après tout, elle devait elle-même avoir son propre avis si elle demandait le sien, alors autant ne pas se priver de le demander.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mer 28 Mar - 2:00
- Aeter de Vaelstraz, plus précisément du grand-nord, là où la neige ne fond pas, derrière la chaîne de montagne en face de l'océan. Mais les tiens m'appelaient Griffe Nocturne, du temps ou j'étais esclave.

Elle n'avait pas un nom qui sonnait aussi bien que l'homme de fer, mais il sonnait froid et dur comme le nord d'Orzian, rappelant la glace et les nuits sans fin.

- As-tu une famille " Anton Ludwig Illuminès " ? Dire cet ensemble de mots était particulièrement éprouvant pour la louve qui ne parlait pas si bien que ça la langue commune. Elle semblait lâcher un éclat de rire avant d'ajouter : J'ai peu d'espoir pour cette vie, mon temps sur cette terre touche à sa fin, mais j'espère que les générations suivantes changeront la donne, j'ignore énormément de choses, mes pattes s'affaiblissent d'année en année, j'espère un jour voir ta terre et d'autres choses que je ne connais pas. Quand j'étais jeune, je m'étais dit que j'irais par le sud jusqu'à rentrer chez moi, puis je suis tombée face à l'étendue d'eau où les loups n'osent pas nager.

Ainsi, elle avait été jusqu'au sud des duchés, se heurtant à la mer, à partir de là elle ignorait ce qu'il y avait au-delà, s'obstinant à refaire le même chemin nord-sud, d'année en année, jusqu'à connaître le moindre piège.

- J'y vois la misère, aussi bien morale que sociale, une richesse dont on peut aisément se passer. Passer de l'or sur des égouts n'en fera pas un lieu plus propre. Peut-être la louve parlait avec son cœur, se laissant submerger par ses émotions, elle espérait sans doute que l'homme en fasse de même. Même, à présent que je suis libre, je m'y sens toujours captive, écrasée à cause de ma nature. Si je n'avais pas ce collier, on s'empresserait sûrement de me jeter de nouveau dans une cage.

Elle avait gardé un certain traumatisme issu de sa captivité, ça n'avait pas été facile et cela se lisait dans le regard de la louve, elle paraissait usée, prématurément. Elle se souvenait parfaitement de sa cage, des coups et du bruit des chaînes et plus encore de sa douleur lors de son arrivée.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mer 28 Mar - 10:35
Ainsi elle venait du grand nord pensa t-il avec réflexion, un territoire hostile et glacial de ce qu'il savait, sans doute qu'elle devait être membre de l'une des innombrables tribus qui vivaient sur ce territoire qui n'avait pas connu et ce depuis très longtemps l'emprise de la civilisation. Est-ce que cela resterait le cas éternellement ? Non pensa t-il, car un jour Akkaton viendrait civiliser ces terres, un jour, mais en attendant, autant ne pas parler des ambitions de son empire.

« Oui, un père et une mère qui m'aiment et son fiers de la voie que j'ai décidé de prendre. J'ai bon espoir de peut-être les faire venir en Orzian pendant quelques mois prochainement pour pouvoir les revoir, après tout cela fait si longtemps que je suis partit d'Akkaton et Orzian est si loin de ma terre natale... »
Il sembla ensuite pensif aux propos suivants de la louve et ajouta calmement. « Vous ne semblez pas si âgée pourtant, quoique je ne suis probablement pas le mieux placé je suppose pour déduire l'âge d'un thérianthrope… Enfin, dans tous les cas je ne peux que vous encourager à vous rendre à l'Ouest un jour, en Akkaton disons que l'on sait souvent où l'on en est, il faut obéir à nos lois, mais si on le fait, généralement personne ne vous enquiquine. » Bon, ce n'était pas non plus parfait, car même là-bas on pouvait avoir des problèmes, mais bien moins que dans les duchés et à Teïder, on pouvait presque dire que l'empire était une terre sécurisée sur certains aspects et au moins pensa t-il… Eux ne pratiquaient pas l'esclavage d'être conscients et sensibles. Enfin, dans tous les cas il ne manqua pas d'ajouter alors qu'ils discutaient au cours de cette marche.

« Dans l'empire, nous avons beaucoup de lois, certains pensent que les lois restreignent la liberté, mais au contraire à mes yeux elles les protègent. L'interdiction de tuer son prochain n'est-il pas le droit de vivre sans craindre de mourir de la main de son voisin après tout ? L'interdiction de l'esclavage n'est-elle pas le liberté de vivre sans être asservi ? Dans l'empire il faut obéir aux lois en place, mais si on le fait, l'on peut vivre libre et faire ses propres choix sans que personne ne vienne nous en empêcher ou nous nuire sans bonnes raisons. L'état, la société, à nos yeux doivent agir pour le bien des individus, que ce soit ceux constituant la société ou ceux que gouvernent l'état. J'ai l'air probablement de vanter les mérites de ma nation et je le fais, mais je suis vraiment fier d'être akkatonien, citoyen d'une nation où tous sont acceptés tant qu'ils désirent réellement devenir des nôtres. » Puis alors qu'ils poursuivaient la marche, il finit par dire calmement.

« Je suppose qu'il est bien qu'au moins vous ayez pu assurés votre descendance, mais dîtes moi. Que pensez-vous réellement des autres races ? Je ne dis pas qu'ils ne vous ont pas fait de mal, au contraire, mais vous avez quand même dû voir du bon chez eux ? Après tout, tout le monde n'est pas un être malfaisant, surtout que les nains et les elfes par exemple sont grandement différentes des humains en tant que tel. » En tout cas il trouvait dommage qu'elle ait dû être confrontée à un pays comme Teïder au cours de son existence passa t-il, car au vu des mœurs intolérante des Teïderiens, disons que ça ne l'étonnerait pas qu'elle en soit ressortit bien plus amère et sombre que ce qu'elle avait été avant.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Jeu 29 Mar - 23:38
- Tu ne devrais pas trop tarder à rejoindre les tiens, j'ai remarqué que les tiens courent souvent après ce fameux temps perdu.

Elle écoutait avec une attention toute particulière l'homme conter son pays et il prenait à la louve des envies de voyages, elle voulait découvrir ce pays qui éveillait du rêve en elle.

- Et quel âge me donnerais-tu ? Il y avait derrière cette simple question sans doute une légère taquinerie. J'irais donc voir par moi-même, avec ou sans ma meute ton pays qui me fait tant rêver.

La louve aimerait toujours autant voyager, bien que cela devenait difficile d'année en année, elle avait l'espoir de voir un pays plus juste que ceux qu'elle a déjà connu. Il n'y avait aucune trace d'ironie dans sa voix.

- Je garde mes distances vis-à-vis des autres races, non pas que je n'aime pas me mélanger, mais que les Hommes sont remplis de peur à l'égard des loups, partout où nous sommes aller nous avons été soit chassés soit traqués. J'essaye d'apprendre la tolérance et le pardon, mais ce n'est pas une tâche aisée, certains sont partis explorer le monde par eux-mêmes et ceux qui sont revenus en ont garder un certain traumatisme.

On sentait facilement la déception dans la voix de la louve, peut-être que les loups n'étaient pas fait pour s'entendre avec les créatures bipèdes, vivre caché pour vivre heureux prenait là tout son sens.

- J'ai eu en effet une descendance plutôt prolifique. Elle regardait ailleurs comme si elle se sentait plutôt gênée d'en parler, elle savait que les bipèdes n'avaient pas pour habitude d'en faire autant, c'était même plutôt rarissime, et les bipèdes n'étant pas tant du genre à parler de ce genre de chose.

Elle ne s'était pas rendu compte tout de suite, mais ils s'étaient éloigné du centre-ville, et elle respirait à nouveau, elle aimait ces rues, mais elle s'y sentait rapidement étouffée. Elle s'éloignait quelques secondes de l'homme de fer pour revenir avec un bâton tout en trottinant avec autant de fierté qu'un chien de traîneau.

- J'ai eu un maître il y a longtemps, mais j'ai pris peur et ai fini par m'enfuir. Je n'aimais pas ce qu'il m'obligeait à faire, c'était un elfe blanc comme la neige, il avait un pouvoir étrange, il relevait les morts comme s'il pouvait changer le destin, mais ce n'était que des coquilles vides. Elle posait ses yeux bleus sur l'homme, sans doute ne comprenait-elle pas la moitié de ce qu'elle lui disait. Il m'avait acheté un homme qui organisait des combats, c'était un bon maître, je me demande ce qu'il fait maintenant, ça fait plus de vingt-cinq ans maintenant.

Puis elle lui faisait face, profitant d'une rue plutôt déserte, remuant la queue, aux aguets, avant de lâcher un aboiement sonore, en guise d'invitation au jeu, toujours son bâton dans la gueule.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Sam 31 Mar - 18:46
« J'ai des responsabilités qui me retiennent sur ce continent, je ne peux pas faire totalement ce que je veux de mon existence car j'ai décidé de la consacrer à des causes supérieures à moi et qui exigent que j'investisse mon temps pour ces dernières. » Se contenta t-il de répondre calmement au sujet du fait qu'il ne devrait pas tarder à rejoindre les siens, pas comme s'il pouvait faire tout comme ça lui chantait après tout.

« 40 ans en âge humain je suppose, désolé mais je préfère dire les choses ainsi que m'amuser à donner un âge thérianthrope alors que je ne les connais pas trop. » Répondit-il sinon à la question de la louve, ce avant d'ajouter sincèrement.

« J'aime mon pays et je serais prêt aussi bien à mourir pour ses idéaux que pour son peuple, c'est pour cela que je me suis engagé dans l'armée. Et si, même à Akkaton tout n'est pas parfait et tout le monde pas altruiste, au moins l'empire prêche des idéaux justes et bienveillants... »
Ce qui à ses yeux était toujours mieux qu'une nation où on tolérait les massacres comme Teïder ou l'esclavage dérégulé comme les Duchés. Mais bon, ce n'était évidemment là que sa vision des choses.

« Les thérianthropes sont acceptés par chez nous tant qu'ils respectent non lois et qu'ils ne font pas non plus bande à part quand ils sont citoyens. Disons que nous n'apprécions pas l'idée qu'une race vive isolée des autres au risque de se replier sur elle-même et de développer une certaine intolérance. » Dit-il sinon pensif quand elle lui parla de sa sale expérience avec les autres races, ce avant d'ajouter calmement.

« Pour ma part je n'ai pas d'enfants et je ne pense pas en avoir. » Ce sans le moindre regret par rapport au fait que la louve avait fait beaucoup de gamins soit disant. Grand bien lui en fasse pensa t-il, pour sa part il n'était pas du genre à juger une telle chose positive ou négative. Même si évidemment, il valait mieux éviter dans un pays surpeuplé d'avoir autant de gosses, mais dans le grand nord il ne devait pas y avoir grand monde de toute manière…

En dehors de cela sinon, il ne fut pas spécialement gêné d'avoir quitté le centre ville, de toute manière ce n'est ni comme s'il se sentait en danger dedans ou en dehors ou comme s'il avait quoi que ce soit à cacher. Alors autant se contenter de la suivre innocemment et de l'écouter quand elle parla tout à coup de son ancien maître.

« Un nécromancien ? » Demanda t-il tout à coup avec une pointe de dégoût dans la voix quand il comprit que l'ancien maître de la louve était un nécromancien illégal, ce avant de reprendre franchement. « Je pense que c'est insultant pour ma part de relever les morts, surtout quand ces derniers n'ont rien demandés. Les morts doivent rester morts et être enterrés dignement puis laissés en paix, les relever pour en faire ce qu'on veut, c'est dégradant... » Il soupira, puis sembla surprit à la manière dont il resta silencieux en la regardant quand elle se tînt face à lui avec un bâton dans la gueule…

« Tu veux que je joue avec toi ? » Demanda t-il curieux quand il comprit où elle voulait en venir… Il prit donc le bâton de manière hésitante en se disant que c'était bien cela, il lança donc celui-ci loin devant lui et attendit que la louve le ramène en se demandant s'il devait considérer dégradant ou non pour elle qu'elle se comporte ainsi comme un chien...
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mer 11 Avr - 7:58
- Quel genre de responsabilité ont les gens de ton peuple ? La louve imaginait généralement des responsabilités martiales, peut-être spirituelles ou tout simplement familiales comme elle.

Elle avait grand mal à se situer par rapport aux races bipèdes, elle était bien plus vieilles que les humains, moins que les elfes qu'elle avait pu rencontrer.. Tout cela était plutôt compliqué.

- J'ai passé environs, je dirais.. Plus de deux cent vingt printemps, j'ignore mon âge de bipède. Tout ce que je peux te donner comme indication est mes articulations qui grincent quand vient la pluie et ma mémoire qui me joue des tours. Ce qui n'était pas vraiment précis et elle en avait bien conscience. J'ai passé plus de la moitié de ma vie dans ce pays et je découvre encore de nouvelles choses.

Elle se posait encore plus de questions au fur et à mesure que la conversation évoluait, elle était curieuse et se montrait intéressée par les propos de ce curieux étranger.

- Vous n'avez donc pas de meute chez-vous, parce que je suppose que les loups n'ont pas besoin de vivre caché, ton peuple est certainement le plus sage dont j'ai pu entendre parler.

Aeter sentait sans mal le dégoût qu'il pouvait ressentir à cette simple évocation, puisqu'elle-même l'avait ressenti, personne chez-elle ne se serait jamais permis de traiter les morts ainsi - bien qu'elle ignorait à peu près tout les fonctionnements de la magie, préférant garder ses distances vis-à-vis de cet étrange pouvoir au même titre que les armes crachant le tonnerre.

- C'était ce terme là qu'il a utilisé, au début, je ne me rendais pas vraiment compte. Elle comprenait facilement les tabous que soulevait ce genre de pratiques. Néanmoins, j'ai beaucoup de respect pour cet homme, il m'a sauvé des griffes de mon ancien maître - un homme qui gère l'endroit où bipèdes et non-bipèdes se battent -, je m'étais tellement battu que j'en avais oublié mon nom, ma famille, il n'y avait plus rien en moi. Mais grâce à ce curieux elfe, j'ai pu reprendre des force et retourner dans le nord.

Elle tenait là, la différence entre le chien et le loup. Et ça arrachait une plainte sourde et étouffée à son cœur.

La louve répondait à la question de l'homme par un aboiement franc, remuant doucement la queue, adoptant une franche position de jeu, bien que dans son regard brillant toujours cette même intelligence - sans doute similaire à l'intelligence humaine - presque ancestrale.

Comment la louve aurait-elle pu trouver dégradant le fait de s'amuser avec un ami ? Ce qui aurait été véritablement dégradant aurait été qu'il la couvre de nœuds rose, lui donne un nouveau nom ridicule, et la traite comme un accessoire comme peuvent le faire les nobles de cette curieuse contrée. Ou qu'il l'attache à une niche en oubliant qu'elle était un être sentient, là, ce serait vraiment inhumain.

Elle attrapait sans mal le bâton, après un petit sprint, se promenant un peu avec ce dernier, arborant une grande fierté à son lanceur, queue en panache, tête haute, avec autant de dignité que la chef de meute pouvait avoir. Elle finissait par s'allonger à même les pavés entreprenant de ronger un peu son morceau de bois.

- Homme de fer, veux-tu entendre la différence entre le loup et le chien ?

On pouvait facilement deviner au ton de sa voix que la question était profonde, et pas juste une simple question de génome.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mer 11 Avr - 22:22
« Cela dépend... » Se mit-il à répondre pensif avant d'ajouter calmement. « Dans l'empire on laisse le choix à chacun en théorie de faire ce qui lui semble juste de son existence ou de choisir sa voie, ainsi chaque être peut être à peu près tout ce qu'il veut, du moins s'il en a les capacités et la volonté. Néanmoins, il faut aussi être meilleur que les autres dans certains domaines pour vraiment les pratiquer, comme la médecine par exemple. Cela et puis, au final tout le monde a des buts un peu différents, on est dans une vaste société avec des êtres aux aspirations des fois contradictoires, la seule chose qui nous liant des fois étant le fait que l'empire nous gouverne. »

En vérité comme toute société étatique, l'empire d'Akkaton n'était pas organique, mais doté de complications et structures hiérarchiques qui pouvaient paraître bien complexes à ceux venant de sociétés probablement plus simples et promitives…

« L'on a qu'une vie, je ne peux que vous conseiller d'essayer de profiter du reste de celle-ci le temps que ça dure, ça peut certes sembler vague comme conseil, mais pour ma part je n'aimerai pas vieillir en ayant l'impression de ne pas avoir accomplit tout ce que je désirais. » Ne manqua t-il pas d'ajouter aimablement, ce avant de reprendre avec réflexion par rapport aux paroles suivantes de la louve.

« Chez nous, tout le monde doit obéir aux lois de l'empire, disons que l'esprit de meute fait plutôt place à celui d'une nation au dessus de nous tous, une nation qui est plus lointaine à sa manière, mais tout aussi présente. »

Mais bon, c'était là la manière de penser d'un être civilisé et patriote à sa manière, après tout Anton était au fond de lui un farouche défenseur de l'empire d'Akkaton, mais aussi de sa potentiel futur suprématie sur le monde. Oh, pas qu'il était un homme voulant la guerre, mais il pensait sincèrement que l'empire était une bonne chose pour le monde, mais aussi l'avenir à sa manière…

« Je vois, en somme vous lui devez quelque chose. Ma foi, de toute manière il y a du bon et du mauvais en chaque être. » Se contenta t-il sinon de dire avec neutralité quand la louve lui avoua avoir du respect pour le nécromancien qui l'avait sauvée. Ce que pouvait concevoir Anton dans les faits, même si ce n'est pas pour autant qu'il allait avoir un jugement tendre sur les pratiques nécromantiques illégales...

Dans tous les cas suite à cela, il ne manqua pas d'être un peu mal à l'aise quand il joua avec la louve car ne sachant pas si cela était respectueux ou non à son égard, mais il fit avec tout de même, après tout c'était-elle qui désirait jouer à ce jeu. Oui, c'est que sans doute elle ne devait pas trouver cela le moins dégradant du monde, disons juste qu'il trouvait la scène excentrique disons, surtout qu'il devait bien se garder de lui parler comme il parlerait à un chien par la suite…

Et c'est avec amusement dans les faits qu'il la regarda parader avec le bâton qu'il lui avait lancé, soit… Ce n'était pas si mal après tout pensa t-il, même si clairement… Il ne savait pas s'il ferait ça tous les jours, mais soit. Par contre, ça ne manqua pas de susciter sa curiosité que la proposition qu'elle lui fit quand elle revint avec le bâton.

« Le chien est protégé, mais asservit et le loup libre, mais doit faire face aux dangers de ce vaste monde ? » Demanda t-il donc en se demandant si c'était bien là la bonne réponse, puis il conclut avec amusement. « En effet cela m'intéresse, après tout je suppose qu'une louve aussi ancienne que vous doit avoir des choses bien intéressantes à dire à ce sujet. » Ne fallait-il pas respecter ses aînés après tout ? Enfin, tant qu'ils étaient respectables bien entendu...
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Sam 28 Avr - 1:20
- Une nation n'est rien de plus qu'une grosse meute, Anton Ludwig Illuminès.

La louve avait dit cela dans un éclat de rire léger, elle ne se moquait pas de lui, se contentant de marquer les ressemblances qu'ily avait entre les deux êtres qui pourtant étaient bien différent.

- Je ne crois pas qu'il existe des hommes ou des loups totalement blancs ou noirs, on est tous gris. Tu es d'un joli gris, comme nous tous. Tu es un homme d'une nation puissante, dans les nations puissantes il y a certaines personnes qui ont une tâche nommée : travail. Par ce travail, tu as forcément fait des choses qui ne te plaisaient pas à toi ou aux autres.

Aeter avait dit ça comme s'il s'agissait d'une vérité, qui ne pouvait être contesté.

- En réalité, la seule chose qui nous différencie, c'était là où on se trouvait quand les humains sont apparus, un chien ça se prend un coup de pied tout au plus. Tandis que les loups sont traqués au moindre mouton dévoré.

Elle savait qu'il n'y avait pas de justice chez les hommes, - il y avait bien les prémices d'une justice - comme les loups l'entendaient, mais elle se contentait bien souvent de punir le coupable en offrant bien peu de compensation à la victime. Elle-même n'aimait pas donner la mort, c'était quelque chose qu'elle jugeait immorale et surtout ça ne réparait rien.

- Les hommes racontent à leurs enfants des histoires de loups qui viendront les dévorer, les loups racontent des histoires d'hommes mangeurs de loups. On m'a raconté durant toute mon enfance des histoires de chasseurs, tuant et dévorant les miens, c'était pour cela que lorsqu'on était dehors, il ne fallait pas faire de bruit, il ne fallait pas pleurer ni hurler quand un chasseur était à quelques mètres de nous, sinon nous étions tous morts.

Puis la louve finissait par dire en relâchant son bâton aux pieds de l'homme :

- Et finalement, l'homme ne mange pas de loup et le loup ne mange pas d'homme. Les loups ne sont que des chiens qui n'ont pas eut de chance, nous venons tous du même endroit. Vivre cachés pour vivre heureux, voilà le seul moyen de vivre loin des chasseurs. Et si ma meute ne s'en est jamais prise au tien, c'est par peur, parce que si un jour, on a le malheur de tuer l'un des tiens, d'autres viendront et il n'y aura plus de paix possible.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Dim 29 Avr - 10:18
« On pourrait dire ça d'une certaine manière, mais dans ce cas je pourrais dire aussi qu'une meute c'est juste une grande famille. » Répondit-il avec humour lui aussi et un certain amusement par rapport au fait qu'une nation était juste une grande meute. Probablement, même si c'était bien plus compliqué dans les faits, mais bon il n'était pas ici pour chipoter.

« Pour tout avouer j'aime mon travail et si certes il n'est pas parfait, c'est par choix que j'ai emprunté cette voie et je suis plutôt fier pour tout avouer de ce que j'ai pu accomplir au cours de ces dernières années. » Précisa t-il sinon avec réflexion quand la louve parla du travail comme d'une chose indésirable, pour sa part il ne trouvait pas cela forcément indésirable, du moins si on faisait un travail qui nous plaisait et surtout qu'on ne faisait pas que ça, après tout un être vivant ne pouvait pas vivre que pour son labeur…

« Je n'ai pas l'impression que vous êtes vraiment une simple louve à vrai dire, tous les loups ne me paraissent pas être dotés de la capacité de communiquer avec les hommes... » Ajouta t-il sinon un peu franc quant elle lui parla de la différence entre les chiens et les loups, par contre il pouvait imaginer que ça devait en effrayer certains…

Enfin, de toute manière il était Akkatonien et il devait avouer que la manière dont les choses se faisaient en terre étrangère lui semblait souvent fascinante, mais des fois assez inadéquate aussi. Après il pensait cela, mais l'empire n'était pas forcément tendre avec tous les crimes, disons juste qu'il appréciait l'idéologie volontairement humaniste dont se vantait Akkaton de long en large et en travers. C'était toujours mieux en tout cas que les idéaux racistes ou haineux de certains pays comme le royaume de Teïder…

« Cela ne doit pas être simple dans vivre dans la peur... » Ne manqua t-il pas sinon de dire avec pas mal d'empathie et de peine à l'égard de la louve avant d'ajouter. « Je n'ai jamais connu ça pour ma part, le fait de vivre dans la peur… Je suppose que cette dernière n'est pas la meilleure juge qui soit concernant ce qui nous entoure. »

Il ramassa alors le bâton que la louve avait lâché à ses pieds, ce avant d'ajouter avec réflexion…

« Mais, tous les loups sont ils comme vous ? Tous les hommes sont ils comme les chasseurs ? Je veux dire, tu dis que ce sont les miens, mais qui te dis que je pense qu'ils sont les miens ? Ce n'est pas après tout parce qu'ils sont de la même race que moi que je me sent forcément proche d'eux, qui te dis que je ne pourrais pas me sentir plus proches de membres d'autres races partageant les mêmes valeurs que moi ? » Oui, après tout il ne voyait pas pourquoi tous les membres d'une même race se ressembleraient, ce serait trop simplifier les choses…

Sur ce, il reprit donc de l'élan en reculant d'un pas, puis lança à nouveau le bâton en se disant que décidément il aurait une sacrée anecdote à raconter pour le coup...
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Mer 9 Mai - 23:42
- Nous sommes une famille en effet, même si nous n'avons pas tous le même sang.

Il y avait de la fierté en elle quand elle disait ces mots.

- J'ai aussi dû faire des choses qui ne me plaisaient pas forcément, ça fait parti de la vie, personne ne peut le reprocher à qui que ce soit. J'ai tué moi-même mon père qui était devenu complètement fou, il avait obtenu l'unification des meutes du nord en tuant tous les chefs rivaux à table. Bafouant une de nos lois les plus sacrées, il est interdit à l'hôte ou à l'invité de se nuire. Avec les années, sa folie n'a fait qu'empirer, il voulait brûler des enfants au cours d'un banquet, parce qu'ils portaient le sang de ses anciens ennemis. La bipède en moi à saisi son arme et lui a lancer en pleine tête, encore aujourd'hui son corps se trouve là où il est mort. Je ne tire aucune fierté de ce meurtre.

On devinait ce souvenir pesant à l'esprit de la louve, aucune fierté, elle avait fait ce que n'importe qui aurait du faire.

- Il y a en effet sous ma peau de loup une créature fragile, qui me déchire les entrailles et la peau quand elle désire sortir dans une douleur difficile à décrire qui rendrait n'importe qui fou.

Elle parlait bien entendu, de la bipède cachée à l'intérieur d'elle, une pensée qui avait créer de nombreux traumatisme dans la louve.

- La peur, ne devrait pas exister dans ces terres d'été, la peur, c'est bon pour l'hiver, quand le jour ne se lève pas et que les monstres rodent. Aux mois sombres de l'année, quand il n'y a plus rien à manger et que les mères préfèrent tuer leurs petits que de les laisser mourir de faim ou de froid, nul feu suffisamment chaud pour ne pas geler sur place, où il fallait manger les morts pour survivre. C'était une histoire, terrible et cruelle comme l'était le grand nord. Une vieille légende dit que l'hiver engloutira tout, paysans comme rois dans leurs châteaux de pierre, pas même les loups survivront ça sera la fin de toute chose. L'hiver est une menace bien plus tangible que les guerres des bipèdes. L'hiver qui vient s'annonce rude, avec lui reviendra la peur.

La louve remuait énergiquement la queue quand elle le voyait se saisir du bâton, l'invitant une nouvelle fois au jeu dans un langage propre aux canidés.

- Le terme homme ou bipède n'est là qu'un simple critère physique, je n'ai jamais vu d'ours asservir qui que soi. Cet homme de fer ressemble à d'autres hommes de fer peut-être, mais son caractère lui est différent. Comprends-tu ce que je veux dire ? Ne pense pas que je mélange physique et personnalité, ça serait affreusement primaire.

Puis elle suivait le bâton du regard, une lueur instinctive et bestiale, éclairait son tempérament de chasseuse, retournant courir après ce dernier, les loups n'avaient pas beaucoup de jeux, hormis la course, l'entraînement au combat. Un loup ne pouvait jouer aux jeux des hommes à cause de leurs pattes.

Le jeu du bâton était un jeu simple, mais qui nécessitait quelques capacités physiques, une bonne accélération, une souplesse nécessaire pour attraper l'objet avant qu'il ne tombe au sol et pour ne pas tomber après le saut et un excellent contrôle de soi et une conscience de son corps. C'était un entraînement parfait au même titre que la chasse. C'était un jeu que toutes les races ne pouvaient pratiquer, les humains étant finalement plutôt gauches pour attraper les objets en vol.

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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Jeu 10 Mai - 22:05
Il supposait que c'était normal d'être fier de là où l'on venait, du moins si ça se passait bien de ce côté-ci, donc il n'était jamais choqué à vrai dire par la fierté de qui que ce soit à propos d'une telle chose, c'était tout à fait naturel après tout.

« C'est généralement quand de tels événements ont lieu, quand on se rend compte qu'un tyran peut martyriser ceux qu'il gouverne car rien n'est prévu pour l'en empêcher que les choses changent je suppose. Ce que vous avez fait à votre père valait peut-être mieux que de laisser faire, mais peut-être que son règne souligne aussi qu'il y a besoin de changements pour que jamais une folie de ce acabit ne recommence à nouveau. »
Avança t-il sinon pensif, mais bon c'était dans les habitudes Akkatoniennes de donner son avis quand quelque chose semblait inexact à ces derniers, pour sa part disons qu'il trouvait que les gouvernements tribaux de types traditionnels méritaient souvent quelques améliorations pour éviter ce type d'abus justement…

Après c'était peut-être aussi dû à ses origines, il venait après tout d'un pays où la tyrannie et l’oppression étaient des concepts honnis depuis toujours. Pour sa part en tout cas il serait prêt à mourir si nécessaire pour préserver l'empire d'un despote, même si heureusement il avait bon espoir que ce ne soit jamais nécessaire de toute manière.

« Mais cette créature dont vous parlez, n'est-ce pas vous d'une certaine manière ? Est-ce vraiment sain ou naturel de ne pas laisser celle-ci s'exprimer ? » Finit sinon par demander Anton à la louve quand celle-ci se confia à lui, après tout autant ne pas se priver de donner son avis même si bien entendu il n'imposait rien. De toute manière ce n'était pas en imposant quoi que ce soit aux autres qu'on obtenir quelque chose, surtout qu'au final c'était surtout la vie de la louve, pas la sienne.

« De là d'où je viens, l'hiver ne fait pas vraiment peur j'avouerai. C'est dans nos mœurs de considérer que ce n'est qu'un caprice de la nature dont on peut se prémunir et qu'on peut même surpasser. Avant il était synonyme potentiellement de famines, de lenteur, de mort, aujourd'hui c'est surtout la saison la plus froide de l'année, un obstacle que l'on arrive de mieux en mieux à surpasser. Nous refusons de laisser les aléas de la nature nous dominer. » Dit-il sinon sincère concernant son opinion sur l'hiver, du moins pour donner disons une opinion différente à la louve de ce à quoi elle était habituée, après tout la manière de voir les choses des Akkatoniens était souvent bien plus assurée concernant ce monde en général qu'autre chose.

« Disons que la confusion était facile, mais nul n'était mon intention de penser que vous confondiez, juste que vous avez eu une vie difficile visiblement. Quand l'on souffre à cause de certaines personnes, l'on a souvent du mal à ne pas les haïr elles et celles qui leur ressemblent, c'est naturel dirons nous. J'ai donc pensé que la douleur avait pu vous marqué, car rare sont ceux qu'elle ne marque pas. »
Ajouta t-il sinon sérieux avant de relancer le bâton, mais bon il abordait là un sujet psychologique plutôt connu dans l'empire, celui des traumatismes. Tout pouvant s'expliquer ou presque au final par le vécu passé des êtres pensants dirons nous.

Dans tous les cas quand la louve revînt à nouveau avec le bâton, Anton le récupéra et demanda en avisant pour le relancer. « Par hasard, comment faîtes vous en dehors de cela pour vous amuser ? La chasse est votre loisir principal ? » Il supposait que oui, mais il avouait être curieux à ce sujet, après tout il n'avait quasiment jamais rencontré avant une thérianthrope ayant autant laissé sa part animal dominer celle humaine.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Ven 11 Mai - 14:55
- Pour le moment, les Vaelstraz sont en paix, les clans soudés, il n'y a rien de plus à faire, je ne suis pas une reine ou une dirigeante, mais il est de mon devoir de les empêcher d'aller dans le mur. C'est là mon rôle d'Alpha. Je ne gouverne pas, je guide.

Elle ne s'était jamais vu comme une dirigeante, elle n'en avait jamais eut envie et elle ne devait finalement sa place qu'à ceux qui l'avaient choisie, était-ce une erreur ? Pour le moment, la famille était prospère, mais est-ce que cela durerait ?

- Celle-ci s'exprime quand l'envie lui en prend, mais son arrivée ou son départ est douloureuse, je ne peux accepter la douleur comme partie de moi-même. Vivre en loup est plus pratique, aussi.

Elle pouvait ainsi parcourir des dizaines de kilomètres par nuit avec sa meute, elle ne souffrait ni du froid ni de la chaleur, pour elle, c'était d'avantage le choix de la survie qu'autre chose, les bipèdes étaient des créatures fragiles et bien peu adaptée à leur environnement.

- Je me suis battue pour amuser les humains pendant bien plus de la moitié de ma vie, je ne déteste pas les Hommes, je me contente même de les ignorer ou de les fuir la plupart du temps.

Quand l'homme de fer, se saisissait du bâton, elle s'allongeait, marquant son envie de cesser le jeu, se contentant pendant un petit moment de haleter. Était-ce son âge ou la chaleur qui la handicapait - puisqu'elle avait encore son manteau d'hiver, il était difficile de savoir.

- La chasse n'est pas vraiment un loisir, elle est vitale au loup, on peut jouer à se battre, faire la course. Ce genre de chose, finalement tout est prétexte à un entraînement quelconque. Les contrées sauvages sont plus dangereuses que les villes, la nature y est plus cruelle, seule la survie compte, le reste est accessoire.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Sam 12 Mai - 22:32
« Et qu'elle est la différence entre gouverner et guider concrètement ? Pensez-vous que tous les dirigeants ne guident pas leur peuple d'une certaine manière ? Je pense que la réelle différence est surtout s'ils imposent le chemin qu'ils veulent faire prendre à la société ou s'ils se contentent de désigner celui-ci. »

Mais bon, à ses yeux un bon gouvernement devait à la fois maintenir l'ordre et laisser de la marge aux citoyens, après tout le but d'une société était le bien être de ceux la constituant, rien de plus, c'était pour cela après tout que les êtres pensants se réunissaient en société, pour en tirer des bénéfices qu'ils n'auraient pas en vivants seuls et isolés.

« Oui, mais pensez vous qu'un jour elle va disparaître sans laisser de trace ? Elle fera toujours partie de vous, reflet de ce que vous êtes, mais différemment. Pensez-vous même que cela est naturel de la faire taire pour de bon et ne pas la laisser s'exprimer de temps en temps ? » Finit-il sinon par demander étrangement grave au sujet de la bipède intérieure de la louve.

Pourquoi cela ? Sans doute car à vrai dire il trouvait cela dommage de renier sa partie humaine ou civilisée, il se faisait après tout une haute idée du genre humain, en étant lui-même un représentant bon à ses yeux, on ne devenait pas plus fort de plus, du moins selon lui en reniant son humanité.

« L'homme est une créature capable du meilleure comme du pire, comme toute créature, pour ma part je pense que malheureusement vous ne pourrez pas l'ignorer éternellement, tout ce que je peux vous conseiller c'est de bien trouver vos alliés. » Ajouta t-il sinon avec sérieux et cela il le pensait réellement, après tout il était bien placé pour connaître les projets futurs de sa nation concernant le continent Orzanien. Oui, Akkaton voulait dominer et conquérir ce continent et ce jour là il faudrait choisir son camp, même si évidemment pour le moment il se passait de tout commentaire à ce sujet.

« Mais survivre, est-ce vraiment vivre ? » Finit sinon par demander Anton avec réflexion, ce avant d'ajouter avec sincérité. « Je veux dire, certes passer une vie à se préoccuper de cela est plus simple à gérer, mais au final, si l'on ne fait que ça ou presque, que fait-on réellement de son existence ? Et celles de nos enfants ? Si l'on sait qu'ils devront vivre la même vie, certes la civilisation a ses vices, mais si aucun de ceux y vivant ne veut retourner à un état plus précaire, c'est qu'ils ont sans doute leurs raisons. Et le bonheur dans tout ça ? » Mais bon, c'était sans doute très Akkatonien comme manière de penser et assez éloigné de la mentalité d'une thérianthrope tribale ans les faits.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Ven 18 Mai - 2:06
- Un guide n'a nul besoin de gérer quoi que ce soit, je ne fais pas payer les gens qui vive en Valestraz, je ne m'occupe pas de l'argent de tous, je ne dicte ni loi, ni ordre. Mais je ne connais rien du monde qui est dit civilisé. Peut-être que les manières de faire ne sont pas si différentes.

Elle avait toujours montré un certain attrait pour la culture des bipèdes, même si généralement elle en restait plutôt méfiante, elle avait conscience d'appartenir à un monde en dehors de la généralité.

- J'ai vu mes petits se transformer en hurlant de douleur ne comprenant pas ce qu'il se passe, je l'ai aussi vécu, je ne peux pas vivre quelque chose d'aussi traumatisant en l'acceptant, je ne veux plus voir mes enfants souffrir à chaque fois que ça se produit. C'est un choix, qui n'a peut-être aucune logique.

La louve démontrait finalement un caractère empathique, elle refusait simplement de considérer la douleur comme quelque chose de normal. N'importe qui de censé en ferait de même.

- Avec un peu de chance, il n'y aura pas de guerre, si les Hommes vont dans le nord ils n'y trouveront rien pour eux, il n'y a là-bas plus que de la glace, quelques phoques près de l'étendue d'eau sombre. Elle avait néanmoins l'air mal-assuré. Nous ne sommes que des loups, pas une menace pour qui que ce soit hormis les cerfs et les phoques, il n'y aurait aucun honneur à nous faire la guerre, si ce n'est le plaisir de nous massacrer.

Elle évoquait la stricte vérité, peut-être qu'il y avait sur ses propres terres des choses dont elle ignorait l'existence. Les Vaelstraz étaient un peuple de combattants, mais ils étaient finalement plutôt pacifistes.

- J'aime la vie que j'ai eue, mes enfants aiment la leur, devrais-je les obliger à vivre parmi les hommes dans des cités où rien ne pousse et où le vent peine à souffler ? Quand je vois à quel point, ils sont épanouis dans la nature, je sais que je ne me trompe pas. Ce n'est pas facile tout les jours, ça n'est pas plus simple dans les villes, j'ai vu des hommes qui n'ont même pas un arbre pour s'abriter de la pluie, pas de feu pour se réchauffer quand vient la neige. Elle posait ensuite ses yeux bleus sur l'homme. J'aime les rues pleines de soleil que vous savez construire, j'aime voir les gens heureux, mais je ne suis pas aveugle, j'y ai vu aussi la méchanceté, la misère, et je ne crois pas que ces gens-là soient aussi heureux que moi.

Elle voyait cela d'un œil sans doute encore plus naïf que l'était la réalité, la misère, l'exclusion était sans doute bien plus fréquentes que ce qu'elle avait pu observer.

- Sans doute dans quelques mois, où peut-être quelques années, mes pattes n'auront plus la force de suivre la meute du nord au sud, peut-être que je me trouverais un maître pour finir ma vie, où peut être que je mourais seule comme ces gens sur les pavés. Elle n'était pas spécialement défaitiste, juste réaliste. Le loup solitaire meurt, mais la meute survit, il en va de même pour chaque espèce. Je n'ai pas toujours vécu une vie toujours heureuse, mais j'ai bien vécu, homme de fer.

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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Ven 18 Mai - 19:48
« Gouverner ce n'est pas forcément faire payer les gens ou gérer quoi que ce soit soi-même, des fois c'est juste servir de guide de manière symbolique disons. Après, ce n'est pas parce qu'un peuple n'a pas de chef non plus qu'il n'est pas gouverné, des fois le pouvoir peut se manifester en plusieurs êtres ou en tous. »

Pour lui, il n'y avait pas qu'un seul type de gouvernement, mais bon après à ses yeux les gouvernements tribaux étaient au final surtout une forme primitive d'état qui n'avait pas autant d'expérience que ceux plus avancés des nations civilisées.

« Pardonnez moi de souligner cela, mais si à vos yeux c'est la douleur de la transformation qui doit être évitée, pourquoi les faire se transformer en loup tout court ? Moi-même je sais que les vôtres ne naissent pas sous leur forme animale, alors si vous tenez à ne pas leur imposer la douleur, si on va à l'extrême de votre logique, il faut les garder humains. »


Ne manqua t-il pas sinon de souligner, mais disons que c'était plus fort que lui des fois de pointer du doigt les détails qui lui semblaient suspects dans le raisonnement des autres. Ne serait-ce que pour les y faire réfléchir, après tout la réflexion constructive apportait souvent de bons résultats.

« Êtes vous sûr qu'il n'y a vraiment rien dans le Nord ? Ne serait-ce que des ressources minières ? Moi-même je le sais, de nombreuses forteresses naines encore actives perdurent dans les montagnes du Nord, des forteresses prospères sans doute et je connais assez le peuple nain pour savoir que s'il s'installe quelque part, c'est qu'il y a assez de ressources pour lui permettre de se développer. Cela ne voudrait pas forcément dire que vous entreriez en guerre contre qui ce soit, mais de là à dire du coup qu'il n'y a rien d'intéressant... »

Autant ne pas lui parler supposa t-il du chemin de fer souterrain qui reliait la province Akkatonienne à ces mêmes forteresses naines, elle serait sinon effrayée de la proximité au final du nord avec les peuples civilisées, même si elle était assez camouflée de ce fait.

Quant à l'expérience de la louve des nations civilisées, il comprenait franchement qu'elle n'avait pas vraiment vu le meilleur de ces dernières dans les faits, après pour sa part il n'était probablement pas objectif, mais bon personne ne l'était.

« Pour ma part je ne me satisferais pas d'une telle vie. » Dit-il sincère avant de reprendre avec une certaine passion. « Peut-être que vous avez vécu une bonne vie, mais moi je veux être acteur de ce monde, je veux le forger, je veux le faire changer. C'est là une chose que seule ma position et mon appartenance à l'empire me permet, je peux comprendre dans les faits qu'on ne veuille pas ou qu'on préfère s'en tenir éloigné, mais des fois… Se contenter d'être spectateur ou passif c'est aussi se condamner à subir la volonté des autres, tandis que si l'on décide soi-même d'agir, on peut se porter au devant de tels problèmes et les surmonter. » Il resta silencieux un instant alors, puis reprit avec sérieux. « Ce n'est pas une quelconque divinité qui décide de comment ce monde sera, ni la nature qui le gouverne dorénavant, c'est l'ère des grandes nations civilisées qui perdure aujourd'hui, des nations pouvant forger le paysage selon leurs volontés, faire plier des colosses et rassembler des armées qui s'étendent jusqu'à l'horizon. Ce monde est leur au final et je doute que cela aille en sens inverse à l'avenir. » Et ce pour le meilleur et pour le pire, puis il conclut avec sincérité.

« Un maître ? Vous voulez un maître pour finir votre vie ? Je vois, je suppose qu'il ne vaut mieux pas être un fardeau pour les vôtres si vous venez à faiblir à cause de l'âge... » Il sembla réfléchir, puis tendit son bras droit recouvert d'acier vers le soleil et dit avec réflexion.

« Pour ma part, si je le peux, je ferais en sorte de ne point subir un tel fardeau. L'acier ne vieillit pas s'il est bien entretenu, s'il s'abîme, il peut être remplacé, peut-être pourrais-je ainsi me libérer à terme des contraintes que subit toute chair, peut-être… Cela doit vous paraître contre nature je suppose, mais pour ma part j'aimerai goûter à l'immortalité ainsi. » Une immortalité de métal, un rêve qui n'était pas encore réalisable en l'état actuel des connaissances dans l'empire, mais qu'il espérait tout de même applicable à terme.
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MessageSujet: Re: L'homme de fer et la louve. - Anton. Sam 15 Sep - 22:20
Pour elle qui n'avait jamais mis les pieds dans ce que les hommes appelaient tour à tour : écoles, bibliothèques et certainement d'autres noms qui lui paraissaient bien obscurs, au moins tout autant que les termes gouverner, politique ou tout ce qui se rapportait au mode de vie des bipèdes.

Nous avons là tout le soucis de la transformation : elle est inévitable, entre deux demies-vies. Mais rien empêchera un de mes enfants plus tard s'il le désire réellement de découvrir par lui-même les Hommes et leurs habitudes. Certains l'ont déjà fait et en sont revenus, d'autres ne sont jamais revenu et il est impossible de savoir ce qu'il s'est passé. Elle était sage de ne pas faire plus de supposition que ça, nul ne saurait ce qui a pu se passer, et c'était peut-être mieux comme ça.

Je n'en dirais pas plus au sujet du nord, je connais ses possibilités et ce qu'il a a offrir. Néanmoins je sais que quiconque de civilisé qui trouverait malencontreusement Vaelstraz se trouverait déçu. S'il parvient jusque là. Quiconque mettra les pieds au nord en subira ses épreuves. C'est une terre indomptable.

Cela sonnait comme un ultime avertissement, l'on devinait son immense fierté derrière ses propos, tout suderon qui oserait s'aventurer sur son territoire en payerait le prix l'hiver venu, si le grand nord était aussi peu peuplé ce n'était pas pour rien. Et si l'homme de fer était suffisamment stupide pour ne pas la croire,

Quand les légendes s'écriront, je sais que je ne serais pas retenue comme une simple spectatrice, c'était ma plus grande crainte dans ma jeunesse, je voulais que mes descendants - si j'aurais été digne d'en avoir - sachent que j'étais toujours au cœur de la mêlée et que je me suis battue pour la survie de la meute, même si je n'aurais jamais rien accomplis d'utile. Une vision humble de l'histoire, qui pourtant ne serait pas retenue, elle avait vaincu le tyran et avait relever le clan. Je connais les vices de ce monde, si l'on laisse un homme s'approcher d'autres viendront pour nous chasser de chez nous, ou pire.

Une meute ne peut pas être mise à la traine à cause d'un individus trop faible, elle doit être véloce et rapide, il vaut mieux une fin de vie dans la chaleur d'un foyer que d'agoniser des jours durant dans la toundra, abandonné des siens. Vaelstraz était une tribut primitive, qui n'avait que peu évoluée dans sa manière d'être au fil des millénaires et des siècles, les plus faibles trépassaient pour permettre aux plus forts de survivre, un honneur et finalement presque un devoir.

La louve tendait une oreille discrète, très loin le hurlement d'un loup lui parvenait, elle en écoutait la signification et comprenait rapidement qu'elle avait fait son temps ici.

Je te souhaite du courage dans ta quête d'immortalité, homme de fer, les miens m'appellent. Et sans plus de cérémonie la louve disparaissait dans la foule.

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