Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Jeu Du Printemps
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MessageSujet: Jeu Du Printemps Jeu 1 Mar - 9:30
Vous aviez été prévenus!

Le temps passe, et les saisons ne s'égrainent que pour mieux revenir d'une année sur l'autre. L'heure est maintenant à la fin de l'hiver, que chasse le printemps.

Pour célébrer son retour, je vous offre la possibilité de vous illustrer dans un jeu de mots, laids, pour gens bêtes. Écrivains en herbes, sauriez-vous capables de replacer dans un RP, et de façon légitime, le plus de mots et expressions donnés plus bas? Bien sûr, le thème est le printemps. Bien sûr, il y aura des récompenses. Et bien sûr, vous pouvez faire participer tout vos personnages.

Les récompenses sont les suivantes, avec des égalités possibles:

1ère place : 400 PM
2ème place : 200 PM
3ème place : 100 PM

Chaque participant recevra 20 PM + 5 PF. Le concours du lexique du printemps commence aujourd'hui et finit... le 20 mars.

Voilà les trente mots à replacer, chacun rapportant 5 points:

Arcure ou Arqûre
Plume
Jambon
Ersatz
Arbrisseau
Floraison
Hirondelle
Doux/Douce
Oeuf
Herbe
Galet
Cidre
Faux
Semis
Grenier
Hérisson
Sensible
Chaud
Froid
Nuage
Biche
Vendange
Bouteille
Graduellement
Taraxacum
Aigre
Steak
Piaffer
Danser
Paradis

Et les cinq expressions, chacune valant 30 points:

"Prends cette rose aimable comme toi, qui sers de roses aux roses les plus belles"
"Un mot aimable est comme un jour de printemps"
"Une hirondelle refait mon printemps, quand je te vois."
"De plus haut, les méchants recevront leur juste châtiment"
"Je préfère l'hiver, je n'ai jamais réfléchi au printemps."


Les mots et expressions devront être visibles (mis en gras et en couleur par exemple).
Répéter plusieurs fois un mot ne rapporte pas plus de points.

Vous posterez le RP concerné à la suite de ce sujet avec le lien correspondant vers le sujet.
Vous pouvez participer plusieurs fois avec un même personnage, je retiendrai le message avec le score le plus haut.

Bon jeu, et que la chance soit clémente.
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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps Sam 3 Mar - 17:47
Allez, on ouvre le bal

http://orzian.forumactif.com/t308-la-chasseresse-et-le-renard-pv-kristina#2052

Citation :
Artane commençait à s'impatienter et se demandait si son contact allait réellement venir. Mais il devait encore tenir un peu. Mais pour cela, il devait se trouver une occupation. Il y avait bien cette petite hirondelle, cette jeune femme qui était entrée dans la taverne, à l'allure farouche. A son air froid, elle ne devait pas être de bonne humeur. Pourtant, à observer les traits de son visage, elle n'était pas mal la donzelle. Artane ne doutait pas que sous cette carapace de femme guerrière - à voir ce qu'elle portait sur elle et avec ekke-, il n'y a pas un être sensible et douce disposait d'un coeur chaud pour une bonne conversation. Il soupira. Il n'avait pas le temps de compter fleurette à une biche comme cette inconnue. Autant se commander à boire pour la peine.... Il donnera la note à ce contact en retard...

Contact qui finit par arriver d'ailleurs. L'homme venait d'entrer par le pas de la porte qu'il cherchait déjà quelqu'un du regard. Il le trouva en la personne d'Artane et alla le rejoindre, et s'assit en face de lui.

''Tu es en retard...''
''Oh la barbe veux tu ? J'avais des affaires à régler''
'' Dont la mienne. Je vais finir par croire que tu ne portes guère t'intérêt à me payer.''
''Mais si voyons ! Il fallait juste que je vérifie que les sources que tu m'as vendues étaient bonnes''
'' Et ? ''
'' Et elles sont bonnes... Mais avant, je dois manger, je crève la dalle !
''Ce n'est pas le hérisson qu'on aurait dû t'appeler...
'' J'ai faim, c'est mon droit. Je n'ai rien becqueter de la journée''


Artane leva les yeux au plafond et leva la main pour commander une bouteille. Après tout, autant profiter de la présence de l'autre énergumène pour qu'il paie de ses deniers le retard qu'il lui avait imposé. Il se voyait déjà commander une bouteille de cidre, et pas un ersatz tiré d'un fruit autre que des pommes. Mais la suite allait tout autre.

La porte s'ouvrir pour laisser place à cinq hommes en armes. Artane manqua de grimacer. Cela sentait les ennuis.

''rassure moi... tu n'as attiré l'attention de personne hein ? ''
''Bien sûr que non voyons ! ''
''Me prends-tu pour un jambon ? ''


Le dénommé hérisson émit un bien étrange sourire, un sourire que connaissait trop notre servant d'Eïlynster

''T'avais l'intention de me payer hein...''
''T'es qu'un poids plume dans le milieu au contraire de plus gros poissons, mais bon, quelques pièces en plus. Et puis, tu sais comment c'est. Des gugusses comme toi, ça vient ça passe. Si tu crois que l'amitié, la loyauté et tout le reste existe, c'est que tu es un idéaliste mon malheureux. Tout ce qu'on a pu te dire dans ce genre de boulot estfaux''


Et Artane ne put s'empêcher de rire. S'il savait l'autre bougre qui il était, il jouerait moins le faire.

''Et bien mon pauvre, tu as besoin de cinq fanfarons pour m'achever ? T'es vraiment qu'une tête d'oeuf, dans l'image que t'as peut être une tête, mais elle est emplie de stupidité. Je crois que tu ne vas pas passer la journée en très bon état... Avec la gueule en sang comme un steak frais, cela te tente ? ''

La réplique était bien bête dans sa profondeur et manquant cruellement de finesse, mais cela suffit à son interlocuteur de blêmir. Artane tapota le pommeau de son spatha

''Après, on peut régler cela de face classique sais-tu... On va aller danser en duel toi et moi. Comme cela tu iras bouffer les ... Taraxacum je crois... ah oui, les pissenlits si tu préfères, par les racines...''

Le Hérisson se leva et partit précipitamment. Artane souriait intérieurement. Quand on avait affaire à un couard, il suffisait d'appuyer là où cela faisait mal. Mais les soucis n'étaient pas terminés... le chef de la bande des cinq avait assisté à la petite ''dispute'' et s'était dirigé vers le guerrier au spartha après le départ précipité de son compagnon de tablée.

''Est ce toi qu'on nomme dans l'ombre le Renard ? ''
''Connais pas, vous devez faire erreur et ai-je l'air d'être un voleur à m'exposer à la vue de tous ? En plus de manquer de me battre avec un débile ? et mieux encore.... ai-je l'air de ressembler à un goupil sérieusement ? ''
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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps Sam 3 Mar - 20:46
Ma participation !

http://orzian.forumactif.com/t252-la-grande-mascarade-intrigue

Maria Galante a écrit:

Le cortège traversait les rues de la petite cité d'Inveïs alors que la lumière du soir baignait doucement les rues et les habitations. De sa diligence, la duchesse de Vinche observait les dernières âmes parcourir les pavés de la cité avant la tombée de la nuit. Ceux-ci ne semblaient plus se formaliser du défilé qui se déroulait sous leurs yeux, à la fois car ils en avaient vu bien d'autres ces derniers jours, mais aussi parce qu'ils se trouvaient à présent dans les quartiers riches d'Inveïs. La diligence était certes plutôt imposante et jolie mais elle ne transcendait pas de magnificence.

Inveïs était connu comme d'excellence dans le mercenariat. On venait de tous les horizons pour trafiquer et trouver des contrats rapportant un maximum d'argent. Après tout, il n'y avait que ça de vrai ici. En tant que descendante d'Ilfrido, il paraissait sensé de bien s'entourer lorsqu'on était encerclé de chiens prêts à tout pour vous arracher le cœur. Une vingtaine de ses plus fidèles gardes avaient fait le déplacement avec elle. Bien sûr, son garde du corps personnel ne la quittait pas, de même que son conseiller, bien plus pénible à supporter. Les deux hommes se trouvaient avec elle dans la diligence, le dernier partageait sa banquette tandis que le premier lui faisait face. Lorsqu'elle lui jeta un coup d'oeil, il lui fit son sourire doux habituel.

Elle n'avait pas spécialement besoin d'être rassurée. Elle venait pour l'annonce du nouveau duc d'Inveïs. Ce bal serait plus dangereux politiquement que physiquement parlant et ça, elle savait le gérer. D'ailleurs, elle était volontairement partie de Vinche de sorte d'arriver légèrement en retard au bal. Elle était la duchesse de Vinche, il fallait savoir se faire désirer, même lorsqu'on était pas le centre d'intérêt de la soirée.

   - Si vous aviez mis moins de temps à vous pomponnez, nous aurions pu obtenir une audience auprès du Duc pour en apprendre plus sur son successeur. Bien sûr, votre toilette semble plus importante...

Le ton était traînant et désagréable, la remarque était clairement une désapprobation de son comportement en tant que duchesse. Rien de nouveau à ce niveau là. La jeune femme ne prit même pas la peine de lui envoyer un regard méprisant, ils arrivaient. De la fenêtre, on pouvait voir que la pierre avait fait place à de l'herbe. Quelques arbrisseaux bordaient même le manoir du duc. Le balancement caractéristique des roues sur les pavés de la ville diminua jusqu'à complètement s'arrêter. On ouvrit la porte de son moyen de locomotion et Sven s'avança le premier, suivit de Leonardo. Elle prit une grande inspiration, affichant un masque de duchesse, à la fois hautaine et sûre d'elle, puis s'avança vers la lumière.

Le manoir était une bâtisse assez imposante, probablement plus que celui de la famille Galante. Il était sûrement plus richement décoré que celui-ci, restait qu'elle était toujours la plus riche des Duchés. Un courant d'air froid la ramena à la réalité, ou plus simplement la main que lui tendait nonchalamment son conseiller.

   - Un mot aimable est comme un jour de printemps, il sait réchauffer les cœurs. Malheureusement pour moi, vous en manquez cruellement mon cher, dit-elle en reposant avec douceur sa main dans la sienne.

Elle descendit de la diligence, jeta un dernier coup d’œil à la végétation qui semblait bien loin de la floraison du printemps et s'avança vers l'entrée principale. Au bras de son conseiller, suivit de près par son thérianthrope de garde du corps qui lui-même était suivit d'un petit corps de gardes, elle imposait un certain respect. C'était peut-être pour cela que personne ne la stoppa au vu son retard. Peut-être était-ce aussi tout simplement le fait qu'on la reconnaisse, après tout ce n'était pas la première fois qu'elle venait à la demeure du duc. Celui-ci partageait déjà avec sa mère de nombreux accords commerciaux, les visites de courtoisie étaient dont plutôt courantes.

C'est tout naturellement qu'elle se dirigea vers la salle de bal et que ceux qui la croisaient gardait un silence bouche bé. S'arrêtant non loin des portes grandes ouvertes, tous ses gardes la dépassèrent pour s'engager dans la salle et créer une haie d'honneur à la hauteur de sa beauté. La pièce avait été répété avec application et rigueur avant le départ de Vinche. Tous savaient ce qu'ils représentaient à cette soirée mondaine, pas un ne saurait s'écarter du rang. Maria était prête à faire son entrée.

Elle s'arrêta un pas après la porte, toisant la salle qui gardait un certain silence depuis l'entrée des gardes aux couleurs de Vinche. Elle put voir que tous les invités s'étaient parés de leurs plus beaux atours. Des couleurs éclatantes, des plumes, des masques, des bijoux plus voyants les uns que les autres mais à ce moment là, tous les regards étaient posés sur elle. Contrairement à eux, elle était vêtue plutôt sobrement. Un haut court et noir, une longue jupe de la même couleur et agrémentée d'une traîne d'une dizaine de centimètres. Des fils d'or s'entremêlaient à la ceinture qui soulignait ses hanches, ainsi que sous son décolleté. Ses cheveux sombres avaient été noués en une tresse complexe et des petits bijoux dorés y prendre racine. Par dessus, on lui avait accroché les habituels bijoux dorés qui lui saillaient si bien. Dans les même tons, elle ne quittait pas ses épaulières de protection ainsi que ses boucles d'oreilles aux perles si identiques. Enfin, un large collier orné de pierres précieuses entourait son cou. A l'arrière, deux bandes de tissu longeaient sa colonne vertébral et brillaient sous le feu des petits pierres semi-précieuses qui y étaient cousues. Ensuite, le tissu noir prenait une couleur d'orange et d'or: de larges tâches s'étalaient jusqu'à ses poignets, Le rendu était proche des ailes d'un papillon monarque. Le petit plus était sans doute le nuage de papillons dorés qui voletaient autour de la duchesse.

L'image était surréelle, elle était plus que belle, elle le savait. Elle avançait à un rythme parfait pour que tous puissent l'admirer et que de son côté, elle étudie la salle. Elle repéra la table des mets, allant du simple jambon aux plats épicés et forts exotiques, l'endroit à la plus forte concentration de serveurs, qui tenaient plateaux remplis de verres à l'alcool modéré, empêchant les plus rapiats de voler quelques bonnes bouteilles ou que la soirée tourne mal trop vite. Elle repéra également le duc d'Inveïs qui était bien entouré, fort heureusement on s'écartait sur son passage et elle put s'approcher à son grès.

Avant d'arriver près de l'homme, elle fit disparaître la majorité des papillons, n'en gardant qu'un ersatz qui virevoltaient au dessus de sa tête. Une fois arrivée dans une zone qui signifiait la proximité entre le duc et la duchesse, cette dernière fit une révérence extrêmement respectueuse.

   - Mes sincères salutations monsieur. J'ai été très honorée de l'invitation que vous m'avez envoyé et je n'aurais raté cela pour rien au monde. D'ailleurs, en l'honneur de cette soirée qui sera, je n'en doute pas, exceptionnelle; je me permets de vous offrir ceci, pour toujours vous rappeler à quel point vous avez compté en tant que régent d'Inveïs.

C'était totalement faux et tout le monde le savait très bien. Le duc était connu pour son désintérêt complet pour la politique et c'était d'ailleurs ce qui en avait fait un personnage populaire auprès des habitants. Cependant, il fallait entretenir de bonnes relations entre les deux cités et Maria y veillait. Depuis qu'elle avait fait entendre sa voix, la plupart des convives étaient retournés à leurs occupations, les décibels ayant augmenté avec les discussions et les rires forcés, et ses gardes s'étaient alors dispersés dans la foule. Seuls ceux très proches continuaient de les dévisager, curieux de voir ce qu'avait apporter la duchesse de Vinche comme présent. Sven apporta l'objet tout en s'inclinant face au duc. C'était un sceptre d'or orné à son sommet par de nombreux joyaux, surmonté d'une perle blanche en forme d’œuf. L'objet fort coûteux était plus proche de quelque chose de décoratif que d'utile, il n'aiderait certainement pas le duc à se tenir droit dans ses vieux jours. Maria espéra tout de même que la symbolique plaise plus au duc qu'elle ne le vexe.


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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps Dim 4 Mar - 18:21
Voilà pour moi.
Tout y est. XD

http://orzian.forumactif.com/t316-chasseuse-contre-chasseuse-kristina-skender#2071

Citation :
Une nuit de plus de perdue. Lydie se demandait vraiment si son contrat valait la peine. Pourquoi l’avait-elle accepté ? Probablement à cause de l’argent. Non, elle avait accepté le fait qu’elle n’avait plus besoin d’argent pour bien longtemps, ses intérêts se portant plus que bien. Non, ce devait être l’alcool. Les bouteillesde fruit de la vigne et des vendeanges ainsi que les chopes de cidre et de boissons houblonnées avaient faussé son jugement et la Chasseresse avait donc accepté par réflexe. Grave erreur de sa part et peut-être même action maline de son commanditaire, qui avait usé de ses faiblesses, des points sensibles de la jeune femme, à savoir, un défi, l’alcool et un nom. Celui d’Ergotant Divily. L’homme qui était venu la voir avoir annoncé qu’en cas de refus de la part de la Chasseresse, il se dirigerait vers un chasseur moins talentueux. Un boucher. Un erzatz de chasseur de prime assoiffé de sang et de violence. Cet homme serait prêt à tout pour une pièce d’or. Je ne peux pas laisser des gens mourir à cause de cet homme. Si elle avait été sobre, Lydie aurait certainement deviné le piège. Mais dans son état, elle s’était contentée de s’y jeter corps et âme.

Là encore, toutefois, elle avait si faire montre d’une maîtrise d’elle ou plutôt d’une clairvoyance assez extraordinaire au vu de son état déplorable. Généralement, un galet a plus de bon sens que la Chasseresse quand cette dernière avait bu. Alors quand cet homme imbu de lui-même s’approcha, une rose dans la main et lui offrant, elle faillit lui repousser la main. Et lui abattre son poing à la figure lorsque l’homme la lui présenta avec un air séducteur. Dame Chasseresse. prends cette rose aimable comme toi, qui sers de roses aux roses les plus belles. En gage pour ta beauté, qui n’a pas d’égal. Pour le retour du printemps, je te propose un contrat très intéressant pour toi. S’il voulait de l’amabilité, il allait en avoir à coup de coups de pieds aux fesses. Si ce n’était la présence de ses trois gorilles, et la possibilité pour Lydie de manger les Taraxacum par les racines si elle se laissait aller à sa violence habituelle, la maintinrent dans un calme relatif, car ses yeux lançaient des éclairs alors qu’elle vida son verre. Dis toujours, mais sache que je préfère l’hiver, je n’ai jamais réfléchi au printemps. Crache le morceau, car j’ai mieux à faire. Avait-elle réussi à grogner. Et l’aristocrate avait craché sa pastille.

Une semaine. C’était ce qu’elle réclamait toujours pour se remettre de ses abus, avoir les idées claires et se mettre en chasse. Mais cette semaine était finie et tout ce que la Chasseresse avait c’était ce sentiment aigre de devoir faire quelque chose qui ne lui plaisait pas. Graduellement, alors que les vapeurs d’alcool l’abandonnaient, elle savait qu’elle s’était faite avoir comme un jambon. Et ceci ne la mettait que plus en rage.

Cette affaire ne devrait même pas être de son ressort. Elle chassait en forêt, courant dans les arbres, se dissimulant dans les arbruisseaux, goutant aux sensations chaudes qu’offraient un feu de bois, repoussant l’obscurité en même temps que le froid de la nuit. Lydie aimait ces instants de calmes, lorsqu’elle était seule et que la nature chassait pour elle ses sombres souvenirs. Elle aurait pu vivre là-bas, solitaire. Elle survivrait très bien, grâce à ses talents. Dans la forêt, elle ne s’inquièterait pas du bien et du mal. Il n’y avait que la vie ou la mort, manger ou être manger. Une biche c’était la promesse d’un bon morceau de viande, d’un steak. Et un hérisson, c’était une brosse à dent. Cette blague qu’elle répétait souvent avec sa sœur jumelle l’avait toujours fait sourire.

Mais bon, en cette saison de renouveau, alors que la floraison se répandait dans le pays, que certains semis allaient être épandus dans les champs, quittant les greniers pour germiner, que l’arcure allait être faîte dans les vergers et plantations, Lydie devra faire sa chasse en ville. Une mission abjecte, celle de capturer, ou plutôt de dénicher un meurtrier. En se renseignant plus sur ces meurtres, la Chasseresse avait compris que, si elle devait œuvrer dans le plus grand secret, c’est parce que les victimes avaient toutes quelque chose à se reprocher et que son commanditaire ne devait pas être en reste. En cas d’échec ou de réussite, la réputation de la Chasseresse n’en sera pas touchée.

Le printemps allait chasser les nuages de l’hiver, ramenant les hirondelles et les températures plus douces. Les oiseaux referont leur nid pour y déposer leurs œufs. Certains y laisseront des plumes, et la Chasseresse était convaincue que dans cette chasse, elle allait en perdre pas mal. Chasser un assassin insaisissable, qui avait suffisamment d’informations pour frapper au bon moment et d’après l’enquête de la Chasseresse, des hommes à double vie. Alors pourquoi faisait-elle ça ? Surtout que seul de l’argent était en jeu dans cette affaire, pas sa réputation. Peut-être parce qu’elle voulait rencontrer cette femme. De toute manière, elle n’était pas une justicière. Son père avait toujours tendance à dire : De plus haut, les méchants recevront leur juste châtiment.

Voilà donc la Chasseresse, cachée dans l’ombre d’un chariot, invisible de tous, attendant le milieu de la nuit, complètement immobile. Pour passer le temps, elle s’imaginait la forêt d’automne, l’odeur de l’herbe humide. La fraicheur du vent d’hiver, et des chasses dans le froid. Malgré le souvenir de cette terrible chasse, qui a vu sa jumelle recevoir une grave blessure au pied, Lydie ne pouvait que savourer ses instants d’immobilité dans la neige, dans l’attente d’un gibier. Au printemps, comme en été, c’était beaucoup plus simple, tout était trop abondant. Sous la neige, il n’y avait que le silence, le calme. Un paradis. Ces pensées l’aidaient à passer le temps, pendant que ces sens restaient en éveil, quoi qu’elle fasse. D’autres qu’elle, auraient déjà piaffer d’impatience, ou aurait rejoin la taverne close que Lydie surveillait, pour danser avec les filles ou les hommes.

Pourquoi cette taverne. Parce que pendant son enquête, la Chasseresse avait senti une présence. Quelqu’un rôdait par ici, quelqu’un prenait ses marques, quelqu’un préparait une chasse. Elle n’avait pas pu voir qui, mais elle savait que cette personne était là et que c’était pour bientôt, probablement ce soir. La femme était sur ses gardes car cet individu avait réussi à être incroyablement discret, si discret, que malgré ses talents, la Chasseresse ne l’avait pas localisé, de près ou de loin.

La nuit était sans lune, calme et sans nuage. Seuls les chants des soulards et des danseurs parvenaient étouffer par les murs et les volets. De vieux refrains que les échos mélangés. « Quand je vois tes yeux, je suis…. La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant… une hirondelle refait mon printemps, quand je te vois… a rendez-vous avec la lune, mais la lune ne n’est pas là et… Pour que tu m’aimes encore…. » Bien qu’étouffer et lointains, tout ces chants n’échappaient pas à Lydie dont les sens affutés ne manquaient aucun détail. Tout est dans le détail, sinon, la faux de la mort aurait tôt fait de nous arracher la vie.

Elle était donc là, tapie dans l’ombre, suivant son instinct qui lui dictait l’arrivée imminente de sa cible et ramenant des questions sans réponse. Comment faire pour capturer cet assassin vivant ? Suis-je seulement de taille à l’attraper ? Est-ce que je veux vraiment l’attraper ? Si c’est une mission secrète, laisser mon commanditaire mourir, en priorité, me mettrait à l’abri. Je n’ai pas envie de mourir dans un affrontement qui ne me concerne pas. Je suis la meilleure dans mon domaine, la traque, mais je ne suis pas une combattante. Est-ce que je…

Ses pensées furent interrompues presque. Un bruit, imperceptible, mais pas pour tous. Un mouvement, une odeur nouvelle. Le regard de Lydie balaye la zone et s’arrête sur une ombre. Elle est bien plus proche qu’elle ne devrait. La discrétion de l’assassin est extraordinaire, la Chasseresse n’avait jamais vu ça. Elle qui avait l’habitude de sentir sa cible et le danger à plusieurs centaines de mètres dans le pire des cas, venait de détecter sa cible potentielle à cinquante mètres environ. Dans la surprise, elle ne réfléchit pas trop et opta pour une approche discrète afin de mieux distinguer l’ombre. De là où elle était, elle ne pouvait que deviner une femme… peut-être, mais aucun moyen d’avoir de plus amples informations comme ses armes ou les traits de son visage.

A peine la Chasseresse avait-elle esquissé un mouvement, qu’elle sut que c’était une erreur. Immobile, elle avait été complètement invisible à l’intru, mais dès l’instant où elle avait, ne serait-ce que légèrement bougé le pied, Lydie avait perçu que sa cible l’avait détectée. Elle se mordit l’intérieur de la joue devant sa bêtise. Mais bon, il était trop tard alors autant jouer franc jeu. La Chasseresse s’avança alors au milieu de la rue, arbalète au poing. Tant pis pour la subtilité et de toute façon, la femme estima qu’en cas de combat elle n’avait aucune chance. Donc autant lui parler et voir qui est cette personne. Et pour commencer une discussion, son père avait l’habitude de dire « un mot aimable est comme une journée de printemps. »

Eh, toi là-bas ? Il parait que tu inquiètes des gens. Tu veux en discuter ? Autant pour la courtoisie et la subtilité. Mais Lydie n’avait pas l’habitude de discuter avec le gibier. Disons plutôt que je voudrai discuter avec toi. Si tu le permets, avant que tu ne continues.

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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps Lun 5 Mar - 22:39
Moi aussi je suis arrivé à tout mettre 8D .

http://orzian.forumactif.com/t297-entre-duchesses-pv-valerya#2096

Citation :
Fichtre, ce n'est pas du cidre que devaient boire ces hommes pour ainsi avoir vider le contenu de leur estomac au sol, même s'il était probable qu'ils devaient vider un nombre impressionnant de bouteilles d'alcool pour parvenir à un tel résultat. Ah douce terre des duchés… Tu était tel un vin, pouvant aussi bien être aigre, qu'agréable par sa saveur. Le paradis véritable des mercenaires, mais aussi des escrocs, des hommes peu recommandables et presque tout ce qui pouvait être faux en ce vaste monde… L'avantage au moins pour des hommes buvant autant, c'est qu'ils ne ressentiraient pas trop le froid nocturne quand les températures commenceront à tomber. Même si cela ne l'étonnerait pas qu'ils finissent par commencer à danser sous le coup de l’ivresse, ce qui était bien un spectacle qu'elle allait s'épargner si possible, après tout il y avait une limite au ridicule qu'elle pouvait contempler.

Elle se disait d'ailleurs en pensant à cela qu'elle ne serait guère contre de boire un vin issu des dernières vendanges de son duché, mais aussi de manger un type de viande plus raffiné que l'habituel jambon de porc des montagnes ou steak de boeuf. Il faudrait en tout cas qu'elle voit quels produits alimentaires elle pourrait retirer de l'accord futur avec sa collègue avant de signer celui-ci de sa plus belle plume. Une possibilité intéressante serait d'ailleurs de voir à l'avenir comment graduellement augmenter les bénéfices que Sarrasi retirerait de cet accord, mais cela viendrait avec le temps dans tous les cas.

Le même temps qui avait permit au duché d'Esperanza de s'élever là où il n y avait que galets et tortues dans cet archipel, telle la graine devenue arbrisseau, puis ensuite splendide chêne. Une naissance qui avait néanmoins nécessitée que la duchesse vampirique sache être prudente comme un hérisson devant un prédateur ou bien comme la poule couvant ses œufs, après tout comme l'avait précisé cette dernière, le duché aurait très bien pu disparaître avant de devenir ce qu'il était aujourd'hui. Dans tous les cas, heureusement pour ce duché que leur dirigeant n'avait rien d'une biche sans défense, sinon il n'existerait même pas. Par contre oui, du coup on n'était pas dans un duché de gens faisant de la poésie du type «  Prends cette rose aimable comme toi, qui sers de roses aux roses les plus belles » ou « Une hirondelle refait mon printemps, quand je te vois. » ou encore « Un mot aimable est comme un jour de printemps ». Osami imagineait plutôt que quiconque s'amuserait à un tel lyrisme serait la risée de tous ces pirates un peu rustres…

« Un homme a dit un jour que les meilleurs savoirs sont ceux que nous transmettent les survivants. Je suppose que votre installation dans l'archipel est un bon exemple de cette maxime. Vous avez vécu des temps difficiles, mais vous êtes arrivés vous et les vôtres à survivre malgré tout et en êtes ressortit plus forts et expérimentés, contrairement à ceux qui jamais de leur vie ne connaissent de telles difficultés. » Se contenta sinon de dire Osami par rapport au récit que lui avait conté la duchesse, en effet on était loin de pirates qui passaient leurs temps à se prélasser sur le sable chaud des plages d'Esperanzia en attendant que tout s'arrange en contemplant simplement les nuages. Au contraire ils n'avaient pas fait du surplace comme un cavalier faisant piaffer son cheval, ils étaient aller de l'avant coûte que coûte pour bâtir le duché pirate tel qu'il était aujourd'hui. Ce qui en soit, méritait une certaine admiration évidemment, pour sa part en tout cas, Osami y était assez sensible.

« Il est vrai en tout cas que Teïder est un voisin qui sait être contrariant et insistant, à croire que c'est devenu une tradition au cours du millénaire d'avoir de temps en temps une invasion Teïderienne à gérer. C'est à se demander presque comment ils arrivent à renouveller aussi aisément leurs effectifs. L'ironie pour moi étant que je suis une de leurs voisines direct, heureusement les montagnes sont des reliefs difficiles à attaquer pour une armée. » Ce qui expliquait sans doute pourquoi le duché s'en était bien sortit au cours des siècles. Les Teïderiens ayant tendance à contourner la montagne ou ne pas trop concentrer leur troupe dessus pour éviter de perdre trop d'hommes, c'était bien le minimum après tout pour espérer envahir les Duchés du Sud.

Enfin, dans tous les cas ils finirent par arriver au chantier naval où était produit l'une des fierté d'Esperanzia, ses bâteaux. Là où d'autres Duchés pouvaient se vanter de leurs greniers remplis à ras bord de bien alimentaires à vendre que ce soit de vulgaires taraxacum ou des truffes hors de prix, celui de la vampiresse construisait de magnifiques gallions. Le genre de marchandise qui malheureusement ne serait d'aucune utilité à un duché montagnard comme celui d'Osami qui aurait plus besoin de semis de blé en quantité, mais ça en faisait au moins un bon duché client pour les mines de Sarrasi et ce n'était pas plus mal…

Et dans les faits, le spectacle des bâteaux de qualités qui étaient amarrés et en cours de réparation dans le chantier naval était assez appréciable pour Osami. Ce n'était visiblement pas des erzats de navires digne de ce nom qui étaient produits ici et était assez agréable à voir. Il ne faisait aucun doute en tout cas que la production des bâteaux ici était optimisée au même point que celles des arbres fruitiers auxquels on faisait subir un processus d'arcure. La nuance étant que contrairement aux fruits produits suite à la floraison des arbres, ici c'était des engins de guerres ou de pillage qui étaient produits. Nul doute en tout cas, du moins pensa Osami avec le sourire. Qu'ils auraient besoins de bois pour maintenir une telle production à flot…

Dans tous les cas elle nota dans sa tête, le coeur léger comme l'envol d'une hirondelle, les essences de bois dont aurait besoin ce chantier naval pour produire ses sublimes embarcations. Elle imaginait déjà les coffres de son duché se remplir et ce aussi aisément que l'herbe poussait dans les plaines en contrebas de ses montagnes chéries. Oui, ça allait décidément être une excellente affaire. Pour la peine elle aurait sourit à un barde qui aurait exagéré un récit épique en sortant des vers comme "De plus haut, les méchants recevront leur juste châtiment" ou "Je préfère l'hiver, je n'ai jamais réfléchi au printemps." , plutôt que de doucement rire de lui...

« Je suppose qu'il faudra aussi du métal pour vos bateaux, ainsi que pour vos boulets de canons notamment ? Sans parler des balles de vos armes à feu ou des munitions de vos armes de traits. C'est là aussi une production que mon duché vous vend je crois et il serait bon évidemment de s'assurer que les exportations à ce sujet se poursuivent, la question étant par contre... Quelle quantité de métal devront nous vous vendre brut et quelle quantité en produits finalisés devrons nous exporter, nous sommes aussi un duché d'artisans et forgerons après tout. » Ne manqua t'elle pas d'ailleurs de finir par souligner en bonne femme d'affaire ce avant d'ajouter pensive en s'approchant elle aussi d'un bâteau pour le contempler de plus près.

« Pour ma part je serais intéressée par votre production fruitière et vos fruits de mers, une fois traités pour être aisément conservés évidemment. Vous savez après tout que mon duché a le problème de ne pas avoir beaucoup de terres arables, notre population si elle passait son temps à faire le nécessaire pour produire de quoi se sustenter, n'aurait pas le temps de faire autre chose, comme miner, artiser, forger ou même guerroyer. Ce qui serait dommage vous en conviendrez, j'imagine en tout cas déjà certains de vos magnifiques navires remplis à rapports de ces biens destinés aux sarrasiens. » Elle sourit doucement et conclut sur ce avec amusement.

« Sinon en vérifiant les comptes de mon prédécesseur, je n'avais pas manqué de remarquer un détail amusant, vous êtes l'un des duchés qui nous achète le moins de monstres dressés ou de montures volantes au mien, je suppose que je ne dois pas m'en étonner ? Après tout avec de tels navires, vous n'avez pas forcément besoins de pégases pour aller aisément d'îles en îles. » Cela elle dit avec un mélange d'humour, compliment et constat, en tout cas elle ne cachait pas être impressionné par ce chantier naval, même s'il était probable que flattée ou non, sa collègue ne soit pas du genre à montrer qu'elle était affectée par une telle marque de considération de sa part.
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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps Mar 20 Mar - 22:35
Vous aviez été prévenus!

Le concours se termine ce soir. Merci et félicitation aux quatre participants. Voici leur classement:

Première Place : Lydie Kolas & Osami Nakajima : 195 Points
Ils remportent 400 PM (ainsi que 20 PM et 5 PF). Bravo pour leur sans faute.

Deuxième Place : Artane Nordan & Maria Galante : 70 points
Ils remportent 200 PM (ainsi que 20 PM et 5 PF). Bravo pour leur participation, ils s'en tirent avec les honneurs.

Le printemps est maintenant arrivé et les récompenses distribuées. Mais je n'en ai pas terminé avec vous. La suite est pour bientôt.

Bon jeu, et que la chance soit clémente.
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MessageSujet: Re: Jeu Du Printemps
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