Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui
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MessageSujet: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Ven 23 Fév - 16:41
Pour les hommes du commun, la forêt est souvent un endroit calme, relativement silencieuse, malgré le chant des arbres et celui des oiseaux. Il en était tout autrement pour la Chasseresse. Ses sens étaient développés à leur maximum, lui rendant chaque détail, chaque son, chaque odeur, tout était plus clair, plus évident, avec plus de sens. Rien n’échapper à la perception de la femme. Ce don qu’elle avait développé pendant des années de vie en forêt, de chasse, lui conférait une vigilance constante, l’empêchant d’être surprise, mais de la même façon que son esprit ne dormait jamais, c’était aussi sa malédiction. Lydie ne connaissait plus le silence, plus de repos innocent. Même en sommeil, son esprit continuait à traiter les informations de son environnement. Mais si seulement il ne traitait que ça. Son constant éveil lui ramenait sans cesse les réminiscences de sa famille perdue, de deux incendies ayant détruit sa vie. Des souvenirs qu’elle essayait de noyer dans l’alcool avec plus ou moins de succès. Seule la chasse lui permettait de se vider la tête, car la moindre distraction pouvait se révéler mortelle quand on chasser là où la Chasseresse chassait.

Sa mission de chasse actuelle l’amenait en forêt d’Eïrn, un terrain de jeu qu’elle commençait à très bien connaître et à apprécier particulièrement. Sa proie n’était pas spécialement dur à tuer, ni même à capturer. Elle était juste extrêmement rare et compliquée à trouver. Qui pourrait penser qu’une fleur puisse se cacher aussi bien. Lydie devait en ramener un plant en bon état, pour permettre son étude par un noble, particulièrement versé dans la botanique. Transporter la plante sera ce qu’il y a de plus complexe pour la Chasseresse. Aucun doute qu’aussi rare que soit la fleur, elle n’ait pas trop de mal à la trouver, car tout laissé une trace pour elle.

Mais pour l’heure, Lydie était cachée dans un buisson, parfaitement dissimulée aux yeux de l’animal qu’elle guettait. L’arbalète chargée et en joue, la femme attendait. Elle ne souhaitait pas particulièrement tuer l’animal, mais rien n’est plus dangereux qu’une laie protégeant ses petits. Sauf quand il s’agit de plusieurs d’une arde, avec plusieurs de ses animaux et qu’ils se trouvait autour de l’objectif de Lydie.

Les sangliers raclés la terre autour d’un arbre partiellement creux. En son sein s’était installée une petite graine qui avait poussé joyeusement dans l’humidité et l’humus de l’arbre. Ses racines glissaient le long du tronc jusqu’au sol sur plus d’un mètre tandis que sa tige souple grimpait le long des branches, s’agrippant à l’aide de petits crochets. Ses fleurs en étoile à cinq branches créaient un arc-en-ciel de couleurs vives selon la maturité de la fleur qui mettait en avant ses pistils aux couleurs plus foncées. Au pied de l’arbre, d’autres plants plus petits croissaient paisiblement mais la présence des sangliers risquait de les réduire à néant.

Tout à son observation, Lydie sentit une présence en approche, une présence qu’elle n’arrivait pas à identifier. Quelque chose qu’elle n’avait encore jamais vu, croisé ni même sentit. Toujours parfaitement immobile, elle essaya en vain de définir de quoi il s’agissait et sa position exacte. Tout ceci ne la mettait pas à l’aise et elle raffermit sa prise sur son arme, prête à se défendre si nécessaire.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Dim 25 Fév - 16:07
Nao parcourait la forêt sans un bruit, son expérience de gardien lui permettant de se déplacer sans craquer de branche, ni laisser d'empreinte. D'empreinte identifiable tout le moins.
Sa rencontre avec le mage elfe l'avait laissé dubitatif. Il avait appris un peu plus sur cette race, appris aussi sur la magie, mais avait aussi pu confirmer les dires des anciens sur l'impact des Autres sur les forêts.

Soudain Nao se stoppa, attrapant une grosse branche pour stopper net sa course, amortissant l'arrêt en laissant son corps flotter quelques instants tel un drapeau. Il resta là quelque instants, les sens en éveils, pendu à sa branche tel un singe. Une puissante odeur de sang flottait dans l'air.
Le gardien la suivi, décochant une dague. Poussant les branchages il découvrit un étrange cortège d'humains, pour la plupart, qui fuyait une famille de félins, à qui ils avaient abandonnés l'une de leur monture pour faire diversion. Les chasseurs choisissant de se contenter de la proie offerte, Nao rengaina et repris son chemin. La peur était un sentiment utile, elle aidait les gardiens en un sens.

Une nouvelle odeur inhabituelle le fit ralentir. Une odeur de bois, de métal et de chanvre. Malheureusement, son porteur semblait dissimuler sa présence olfactive, ce qui ne pouvait signifier que deux choses: les restes d'un aventurier trop téméraire, ou un Autre rompu à l'art de la dissimulation. Par prudence, Nao grimpa dans un gros chêne, continuant sa progression à allure réduite le long des branchages.
Son père lui avait dit un jour qu'il pourrait sans doute toujours être gardien même si il devenait aveugle. Lorsqu'il sentit qu'une harde grattait autour de la mille-couleurs, il fut amusé de la véracité du souvenir tout autant qu'agacé. Cette jeune laie semblait persister à s'alimenter trop près de la fleur rare, obligeant une surveillance constante des gardiens pour ne pas perdre le beau spécimen floral.
Il s'arrêta dans un arbre proche, regrettant de constater que la harde allait bien: cela ne lui permettait donc pas de trancher sur l'odeur d'arbalète qui semblait plus forte par ici.

Intervenir directement était dangereux, tant parce que la laie se battrait en arrachant le paysage alentours que parce que l'Autre, si il était vivant, pouvait tirer. Se rappelant de Xin, il décida donc de tenter un petit tour. Mobilisant sa magie comme il avait appris à le faire étant adolescent, il imagina une boule légère et duveteuse entre ses doigts. Il la lança ensuite dans la direction de la harde, lui imprimant une trajectoire qui pourrait faire croire aux petits mammifères que c'était la fleur qui l'avait dégagé. Restait à espérer que ce tour ne l'avait pas trahit, ce qui était loin d'être évident pour l'hybride.
Dans le doute, et parce qu'il souhaitait essayer de trouver l'arbalète et son possible porteur, il commença à faire le tour de l'espace où se mettait à grogner d'agacement la harde, constatant alors qu'il se mouvait avec la plus grande prudence que son idée semblait porter ses fruits. Pour le moment.
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Lun 5 Mar - 10:44
La chose approchait. Et cette chose l’avait sentie. L’instinct de Lydie l’affirmait bien que la raison aurait plutôt tendance à penser que cet inconnu avait plutôt senti la présence de la harde. Mais Lydie préféra écouter son instinct, car il était pessimiste et que ne sachant pas ce qui approchait, il valait mieux supposer que c’était dangereux et que ça l’avait repérée, cela évitera une mauvaise surprise à la Chasseresse.

Ses sens étaient en alerte et elle cherchait dans les environs, à l’ouïe, à l’odorat, à la vue, mais impossible d’apercevoir, ou de ne serait-ce que de localiser le nouveau venu. Voilà quelque chose d’étrange et d’extrêmement désagréable. Lydie avait l’habitude de savoir où était quoi. Elle n’aimait pas les surprises et le nouveau venu semblait décider à rester dans le coin. Elle le sentait tournait autour du lieu, ou peut-être se l’imaginait-elle. Non, elle avait maintenant une idée de la zone où se trouvait l’inconnu. Mais une zone toujours trop vaste pour savoir vraiment où était cet inconnu.

La harde n’avait toujours rien senti pour l’instant. Là encore, Lydie ne sut dire si c’était un bon ou un mauvais signe. Si c’était un prédateur, il était extrêmement intelligent et doué, si c’était autre chose, il était tout autant méfiant. Ce n’était toujours pas de bonnes nouvelle.

L’attention de la Chasseresse se braqua soudainement sur la fleur alors qu’une sphère de lumière en sortait. Malgré son entrainement et ses habitudes, Lydie ne put retenir un juron, lâché entre ses dents. Les sangliers ne l’avaient pas remarqué mais la seconde présence n’y manquera probablement pas. Et en cela, c’était problématique car maintenant, car la position de Lydie était probablement parfaitement connue alors que l’autre présence n’était toujours qu’une vague présence dans une zone assez vague.

La femme raffermit sa prise sur son arbalète, aux abois, prête à réagir dans l’instant. La sphère se baladait, et était clairement d’origine magique. L’autre s’amuserait-il avec les sangliers ? Essayait-il de les chasser pour lui aussi récupérer la plante ? Existerait-il un autre chasseur aussi talentueux que Lydie ? Sans être une vantarde, la femme était convaincue de ne pas avoir son égale chez les humains et peut-être même dans le monde. La traque était sa vie, elle chassait comme elle respirait, c’est-à-dire tout le temps.

Le cœur de Lydie se met à battre de plus en plus fort malgré ses efforts pour le calmer. Les sangliers se mettaient à grogner pour couronner le tout. Ce n’était pas bon, qu’est-ce que c’était que ce bordel. Si elle sortait de sa planque, les sangliers risquaient de la charger de peur, si elle ne bouger pas, l’autre l’aurait en ligne de mire. Quoi que même si elle bougeait. Elle préféra rester immobile, prête à réagir et lancer l’autre faire le premier pas. En priant pour que ce ne soit pas une agression.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Dim 11 Mar - 19:31
Un éclat de voix retentit, bien vite contenu. La laie et le gardien se figèrent. Le porteur de l'arbalète était donc bien vivant.
L'animal se mit à reculer, grognant à sa portée de se cacher derrière elle, sans savoir qu'elle se dirigeait ainsi vers le mille-couleurs.
Nao se laissa glisser le long d'un tronc, attrapant un poignée de gland tombé au sol, chipant quelques suppléments aux branches de l'arbre en s'excusant dans un murmure.
Il sortit doucement et prudemment sa main du buisson où il se cachait à présent, tentant de s'exposer le main possible tout en attirant la petite harde.
Il était terriblement tendu et ne cessait de sonder les alentours du mieux qu'il pouvait pour trouver le tireur. L'éclat avait été suffisamment audible pour restreindre les recherches, mais trop court pour préciser au delà d'un groupement de cinq ou six buissons. Il s'était donc mis sur le côté du tireur, loin de la fleur rare, évitant ainsi des dégâts collatéraux.

Un silence pesant et une tension imposante s'installa sur la minuscule clairière. La laie fit le premier mouvement lorsqu'elle se décida, après avoir repéré et longuement observé la main tigré qui offrait la nourriture, à avancer pour se nourrir. Méfiante, elle avançait très lentement, hésitant entre charger le danger potentiel et profiter du cadeau sans agressivité.
Afin de tenter un désarmement de la situation, aussi partiel et temporaire soit-il, il se mit à parler très doucement d'une voix profonde:
-Je ne vous veut aucun mal, qui que vous soyez, mais sachez que je sais me défendre. Mes intentions resteront tels tant que les autres vôtres s'y accorderont.
Voyant que la porcine semblait avoir choisit la voie de la paix, il ajouta:
-Bougez lentement et parlez doucement, n'agissez qu'une fois qu'ils mangeront même pour désarmer votre arbalète. Ainsi seulement nous éviterons d'envenimer les choses.
Il restait à espérer qu'il avait été entendu et compris. Dans cette situation, le moindre faux pas allait nécessiter d'endormir la harde rapidement, ce qu'il n'était pas sur de vouloir tenter aussi près du trésor floral.
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Ven 16 Mar - 11:55
La harde avait entendu la Chasseresse qui s’était tendue en réponse à la tension des animaux. De plus, elle avait sans aucun doute révélé sa position à cette autre chose qui rodait dans le coin. Ses sens aux aguets, son sang battant furieusement dans ses tempes, alors que son regard fouillait la zone à la recherche d’un mouvement suspect et que ses oreilles sondaient les lieux à la recherche d’un bruit inconnu. La harde faisait du bruit en se déplaçant, en se cachant, mais cela ne gênait pas la Chasseresse, son esprit faisant très bien le tri et abstraction de l’inutile.

Là ! Un mouvement, un bruit de feuille, un sifflement d’air. Quelque chose avait bougé. Lydie ressera sa prise sur son arbalète épaulée. La zone était encore trop vaste et la présence des sangliers n’aidait pas. Si elle décidait de tirer, les animaux le prendraient pour une agression et la chargeront. Le cœur de la femme battait à tout rompre si bien qu’elle aurait pu s’entendre à une cinquantaine de mètre de là. Quelle était cette chose invisible ou presque ? Les bêtes sont autour d’elle mais ne l’attaquent pas. Elle semble même s’intéresser calmement à elle.

Soudain une voix, douce et profonde, résonne calmement dans la clairière. C’est donc quelqu’un, un être intelligent ou au moins doué pour la parole et la survie en forêt. Quant ne vouloir aucun mal à l’humaine, c’était lui qui le dit. Le son permit à Lydie de localiser définitivement l’intrus. Son amre se pointa en silence sur la silhouette qu’elle distinguait maintenant dans les fourrées. Qu’est-ce que c’était que ça. Même avec une vision directe, Lydie n’arrivait pas à le reconnaitre. Mais pour l’heure, il n’y avait pas d’affrontement et si la Chasseresse pouvait l’éviter, ça lui irait très bien.

D’une voix sourde et grave pour ne pas éveiller la méfiance de la harde, Lydie répondit aux conseils inutiles de l’inconnu. Je sais déjà tout ça. C’est pour ça que je suis immobile depuis suffisamment longtemps pour ne pas céder à l’empressement. Ces animaux ne veulent pas partir. Et cela m’ennuie. Qui êtes-vous ? Et qu’est-ce que vous faîtes ici ? Plus important encore. Qu’êtes-vous ?Le ton de Lydie ne perturbait pas les sangliers. Elle avait l’habitude de sans faire de bruit.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Lun 26 Mar - 5:02
La laie manifestement complètement absorbé par la nourriture que l'hybride venait de verser au sol, ce dernier se permis un léger rire. La voie féminine lui faisait pensait à Xin tout à coup. Les gens avait vraiment un problème aiguë avec l'inconnu.
-Je suis un gardien, bien que cela ne vous dira sans doute rien. Je fait mon travail en veillant sur l'équilibre de la forêt. Et je suis...
Il décida de sortir doucement du fourré, à pas lent et sans autre bruit que les branches qu'il repoussait, contournant largement l'animal pour aller vérifier de ses yeux l'état de la mille-couleurs tandis que le reste de ses sens en alerte surveillaient la moindre action de l'arbalétrière.
-Ce que vous voulez, capable d'attraper au vol le carreau que vous pointez sur moi.
Du bluff. Il ne l'attrapait qu'une fois sur cinq. Dix quand il ne savait pas où se trouvait l'arme qui tirait. Mais il devait mettre toutes les chances de sont côtés au moins le temps de remplir sa tâche et de disparaître à nouveau dans la futaie.
La fleur allait bien, Nao était vraiment intervenu in extremis. Apposant sa main au sol, il murmura une incantation pour redonner un brin de vigueur à la plante.
Enfin il se retourna vers le buisson où il savait désormais que se cachait l'Autre. Elle était douée, même lui l'aurais loupé si il n'était pas constamment sur ses gardes.
-Je n'ai pour ma part qu'une seule question: Que faites vous en ces lieux? Vous n'êtes pas à votre place, aussi douée que vous soyez devenu pour vous fondre dans la forêt.
Préférant rester accroupi pour sauter sur le côté au moindre signe de tir, il se contenta de plonger son regard dans les prunelles à l'air dur qu'il apercevait par delà le bois et le métal de son arme.
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Ven 30 Mar - 20:36
Lydie avait demandé ce qu’était l’inconnu, pas qui il était. La question du qui était secondaire pour le moment car Lydie venait d’identifier le sentiment qui lui étreignait le cœur depuis quelque temps. Ce n’était pas de la simple peur, car elle était le quotidien de la Chasseresse. C’était ce genre de sentiment qui, s’il était contrôlé, permettait de rester en vie. Non, c’était bien plus fort, elle ne l’avait ressenti car de rare moment, toujours face à la même chose. Face à de l’inconnu. Et ce sentiment était de la terreur. Bien plus fort que la peur, elle était surtout bien plus primale et Lydie avait découvert qu’on pouvait ressentir la terreur des autres sans même les regarder.

Alors qu’est-ce qu’était cette chose capable de se déplacer autour d’elle sans qu’elle sache exactement où elle était ? Pour l’humaine qui avait l’habitude de percevoir l’intégralité de son environnement, c’était perturbant et terrifié. Qu’est-ce qu’était cette chose capable de sentir sa présence ? Certes, elle ne semblait pas capable non plus de deviner sa position exacte, mais le résultat était le même. Lydie ne pourrait pas lui échapper. Cela n’aider pas à rassurer la Chasseresse.

Elle retint un hoquet de surprise en découvrant l’individu qui l’avait détectée. Un gros chat. Qui marche sur ses deux pattes. Elle n’en avait jamais vu de semblables. Et il se présente comme un gardien des lieux. Ça, par contre, elle en avait entendu des rumeurs et n’avait jamais douté complètement de leur véracité. Quant à sa capacité à arrêter un carreau d’arbalète au vol, Lydie ne voulait en aucun cas vérifier cette affirmation. Elle n’était pas une guerrière et surtout pas venu ici pour se battre.

Le gardien se dirigea vers la fleur. S’il en était aussi le gardien, cela sera plus difficile de la récupérer. Lydie grogna à sa remarque. Elle lui répondit toujours de sa voix sourde pour ne pas effrayer la laie, mais de l’animosité transpirait de son ton. Vous êtes peut-être le gardien des bois, mais je ne vous permet pas de me dire où est ma place. Je suis un prédateur comme les autres et si ma place n’est pas dans les bois, alors elle est nulle part ailleurs. Mais de toute manière, je ne suis pas ici pour chasser des animaux. J’attendais que la harde s’en aille pour récupérer ce que je suis venue chercher. Et manifestement, vous la surveillez aussi.

La femme n’était toujours pas surtout de sa cachette, bien qu’elle doutait de l’utilité d’une pareille manœuvre.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Lun 16 Avr - 7:57
Une prédatrice également? Voilà qui était amusant, Nao avait déjà croisé des humains qui souhaitaient appartenir à la nature, mais en général c'était l'effet d'herbe aux senteurs hypnotiques. Cette fois, il avait affaire à une femme à l'air aussi dur que décidé et il se surpris et s'amusa à se demander comment il devait gérer cela. Après tout la forêt est une mère généreuse, nimporte qui pouvait devenir son enfant si il acceptait d'en suivre les règles. Il ne put retenir un début de sourire, alors qu'il commencait à se demander presque par réflexe la quantité de nourriture que nécessitait cette "espèce". Il réussit néanmoins à conserver son calme avec lequel il repris à un volume plus normal:
-Si vous êtes un prédateur de cette forêt vous êtes sous ma protection tant que vous êtes parmi ces arbres, mais vous deviendrez ma proie si vous êtes trop gourmande.
La discrétion n'était plus utile, il était entre la laie et la fleur, la seconde ne risquait donc pas de servir de dégât collatéral à la première dont la portée commençait à lui chiper quelques glands.
J’attendais que la harde s’en aille pour récupérer ce que je suis venue chercher. Et manifestement, vous la surveillez aussi.
La mille-feuille. En un sens c'était évident, la fleur attirait souvent les convoitises. Il avait cependant du mal à concevoir pourquoi elle en avait besoin, la plante avait beau être rare, les applications était trop limité ou une autre plante pouvait mieux le faire pour justifier la présence de l'arbalétrière:
-Pourquoi un prédateur cours après un végétal? Voilà un régime des plus saugrenus pour un prédateur des plus inhabituels en ces lieux.
D'autant que d'après ses connaissances la fleur était loin d'être un met de choix pour quelque espèce que ce soit.
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Mar 1 Mai - 16:21
Le comportement de ce gardien commença à agacer prodigieusement Lydie. Elle n’était pas une proie, et surtout, elle en avait assez de recevoir ces sempiternelles mêmes remarques. On lui demandait de chasser pour le plaisir, ou pour assouvir une envie d’aventure. Non, elle n’était pas gourmande et si elle chassait sur commande, ces proies n’étaient jamais gâchées. Etait-ce si inconcevable comme idée ? Certains se gargarisait d’épargner des souffrances inutiles à leurs ennemis mais qu’on puisse respecter la nature était impensable. Même pour les créatures des bois. Quelle pitié.

Ce n’est pas pour moi. On m’a demandé cette plante, probablement pour l’étudier et essayer de la cultiver ailleurs. Vous devez savoir à quel point il est difficile d’en trouver, comme elle est fragile et sensible. J’ai trouvé quelques autres pieds, mais il n’y avait pas assez de pousses pour me permettre d’en apporter une. Une plante aussi rare doit être préservé, même si je ne remettrais pas souvent les pieds ici, je préfère être sûre de ne rien détruire de façon irréversible après mon passage. Ça, vous pouvez le comprendre n’est-ce pas ? La vraie question est : est-ce que vous me laisserez la prendre.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Mar 26 Juin - 20:40
Nao réfléchit aux paroles de la chasseresse. Il est vrai que ce n'était pas le seul pied de mille feuille, et si elle ne comptait effectivemment prendre que ce pied là, la forêt pourrais sans doute le supporter. Le gardien se demanda ce que les Autres pouvait bien réussir à trouver avec cette fleur... Il fallait vraiment qu'il en sache plus, pas parce qu'il pouvait en tirer des leçons pratiques, pas seulement; mais surtout parce qu'il y avait un risque, pas franchement mince, que ces découvertes puisse nuire à la forêt.
C'était peut-être du pessimisme caractérisé, mais il valait mieux faire un excès de pessimisme. Juste au cas où. Il fallait qu'il songe à la suivre, même si cela impliquait de sortir de la forêt, de partir dans un environnement totalement nouveau. Un environnement duquel il ne savait quasiment rien.
Il soupira doucement comme si il abandonnait sa garde à regret:
-Si je vous dis non, vous allez simplement vous mettre à chercher une combine pour l'obtenir tout de même.
Il s'écarta de la fleur, restant tout de même dans l'axe de la portée de marcassins dans le doute. Il riva ses yeux dans les prunelles qui brillait entre les feuillages:
-Tout repose sur l'équilibre, vous devez offrir si vous prenez. Par forcément maintenant, mais vous devrez compenser votre prise. Si vous ne le faites pas, la chasseresse sera la chassé.
Il étendit alors un bras, paume ouverte, vers la fleur. Une autorisation muette qu'il donna sans lâcher un seul instant les prunelles de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Lun 6 Aoû - 20:37
Se contenir devenait de plus en plus difficile. Lydie n’avait jamais été une personne très patiente lorsqu’il s’agissait de discuter ou tout simplement d’autre chose que la chasse. L’attente physique ou mental n’était un problème, mais subir les actions ou les paroles des autres était une autre affaire. La croyait-elle vraiment si peu fiable que cela ? Et surtout la croyait-elle aussi stupide ?

Sa mâchoire se crispa et elle serra les dents et les poings discrètement pour ne pas exploser. Faire du bruit serait faire paniquer la harde proche et s’attirer des ennuis et la Chasseresse n’aimait pas les ennuis. La tournure de cette traque lui déplaisait de plus en plus.

Me prenez-vous pour une sauvage ? Croyez-vous sérieusement que si je ne préoccuper pas de l’ordre des choses, j’aurai attendu que les sangliers s’en aillent pour prendre cette fleur ? Je connais bien des chasseurs qui auraient saccager la forêt en cherchant cette fleur, sans la trouver. Et je sais aussi qu’essayer de vous tromper ne peut que me nuire car vous le sauriez un jour ou l’autre. La forêt est mon habitat et me priver d’n bois car son gardien veut ma peau n’est pas dans mes intérêts. Je parcours les bois depuis peut-être moins longtemps que vous, mais ma vie n’a été faite que de cela. Je vous prie donc de ne pas me considérer comme une sauvage de barbare assoiffée de sang et de tuerie.

La Chasseresse désigna du menton la plante. Ne me faîtes pas croire que vous ne l’avez pas vu non plus. Il y a deux pieds. L’un est bien ancré dans le sol, l’en retirait serait tuer la plante. Mais le second à germer dans l’écorce, et pareille situation mènera la pousse à sa mort. C’est elle que je veux. J’ai trouvé deux autres pieds, mais les deux étaient bien installés, bien protégé. Tout est équilibre, conne vous dîtes, un prédateur choisit sa proie chez les faibles, les souffrants, afin d’assainir le groupe tout en se rassasiant. Si je prends cette pousse, je ne retire rien à l’ensemble. Quant à compenser cette prise… Le jour de ma mort suffira pour que bien des choses se repaisse de mon corps refroidit.

Sans un bruit, comme une brise, elle se dirigea vers la plante. Délicatement, elle retira les radicules, et petites racines de derrières l’écorce, puis sans brusquerie, tira la fragile fleur de son arbre. Dans un sac de toile déjà rempli au tiers de terre, elle déposa la plante et combla l’ensemble. Puis son travail fait, elle se redressa.

Pourquoi protéger cette plante en particulier ? Son espèce n’est certes pas foisonnantes, mais elle n’est pas en danger pour autant. Le braconnage devrait être une plus grande crainte pour vous.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Ven 31 Aoû - 8:21
-Une sauvage? Bien évidemment, n'est-ce pas là l'apanage de l'espèce humaine? Je doit toute fois vous accorder que vous vivez réellement dans les bois depuis un moment vu la façon dont vous agissez.
L'hybride haussa légèrement les épaules à la dernière remarque:
-Nous sommes tous des sauvages assoiffés de sang, certains savent seulement mieux se contrôler que d'autres. Je serais un bien mauvais gardien, si je ne m'assurais pas du juste contrôle de ceux qui vivent parmi les bois.

Il jeta un oeil à la portée de sanglier mais constata avec soulagement qu'elle semblait se désintéresser complètement de la situation: elle venait de trouver ce qui semblait être la cachette d'un écureuil et faisant donc un festin de roi. Il estima aussi rapidement que grossièrement le volume stocké, il faudrait qu'il arrête la laie sous peu pour ne pas handicaper le rongeur.
-J'avais vu la seconde pousse mais ce n'est pas à moi de décider de sa mort ou de sa vie. Contrairement à la faune de ces lieux. Quand à votre mort, sachez que la vie a un prix que l'on paye tous un jour.

Tandis que la chasseresse retirait en douceur le pied de mille-couleurs qui parasitait l'écorce, le gardien interposa sa patte entre le groin et la réserve de gland. La laie se tourna vers le gêneur rapidement avec un certains agacement, grattant le sol de son sabot. Néanmoins, la lame que son adversaire exhiba dans un lent tourbillon entre ses doigts la persuada de tourner bride. Seule elle l'aurait affronté, mais les petits en aurait souffert.
-Aucune tâche n'est plus importante qu'une autre, je protège ce qui doit l'être en fonction de ma position et de mes moyens. Le braconnage n'est pas si problématique si on compte que les animaux peuvent fuir, se cacher ou déménager dans le pire des cas. Les plantes n'ont pas ces facultés, au grand malheur de celles parmi les plus convoités... comme la mille-feuille.

Le gardien hésita un instant avant de reprendre:
-Pourrais-je vous accompagner jusqu'à votre commanditaire? J'aimerais comprendre l'intérêt qu'il ou elle porte à cette fleur, et peut-être y apprendrais-je quelque chose d'utile en tant que gardien...
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Lun 17 Sep - 18:41
La sauvagerie était l’apanage des êtres humains. Le gardien avait certainement raison, mais un sourire moqueur apparut sur le visage de Lydie. [color=#FF6600]Seriez-vous en train de présumer de mon espèce ? Êtes-vous sûr que je suis bien humaine ? (/color]

Bien sûr qu’elle était humaine, aussi bien physiquement que moralement. Elle ne faisait que taquiner se gardien bien trop pompeux pour ne créature de la forêt. La Chasseresse aimait les bois et la chasse parce que tout y était simple. Il n’y avait pas de philosophie ou de façon de voir le monde quand on chasse. La nature ne s’embarrasse pas de ce genre de chose. On vit ou on meurt. Ou bien on s’évite. Ce n’était pas une question de bien ou de mal. Juste de survie. Pourquoi vouloir toujours tout contrôlé ? Ce n’était pas seulement les humains. Toutes les espèces dès l’instant où elles commençaient à réfléchir se sentaient investies d’une mission sacrée comme préserver le monde. Or le monde était déjà préservé avant qu’elles n’arrivent. Tout ce qu’elles doivent faire c’est juste vivre en harmonie et avec respect. Bien sûr, elles ne le faisaient pas toutes hélas.

Sans se départir de son sourire, Lydie répondit au gardien à propos du prix de la vie. J’ai déjà payé beaucoup, la vie a une dette envers moi. Et de toute manière, la vie est une aventure dont on ne sort pas vivant. A part retardé sa fin et le début de l’aventure suivante, il n’y a pas grand-chose à faire. Son sourire s’était fadé légèrement. La vie lui avait déjà pris son père quand elle était jeune femme, détruisant son mode de vie une preière fois, puis sa jumelle, sa petite sœur et leurs familles dans un incendie, détruisant ce qu’elle était définitivement. Il ne restait de Lydie Kolas que la Chasseresse, et c’était tout ce qu’elle savait être.

Le regard de Lydie se reposa sur la fleur. Certes, elle ne peut pas fuir, mais rien ne l’empêche de devenir une rose. Si force il y a dans la vie, alors elle trouvera son chemin. Sinon, c’est qu’elle doit disparaitre. Combien d’espèces ont cessé d’être pour n’avoir pas trouver leur voie ? Doit-on les pleurer toutes ? Peut-être que certains l’ont fait et que leurs larmes ont formé des océans. Pour ma part, je respecte la survie de toutes les espèces. C’est aux autres de faire pareil.

Lydie fut surprise par la proposition de son interlocuteur. Est-ce qu’elle pouvait lui demander de l’accompagner jusqu’à son commanditaire. La Chasseresse n’y voyait aucun problème, ni objection. Mais une telle créture dans les rue de la Cité d’Airan ferait un drôle de spectacle. Et pourquoi pas. Ce serait amusant de voir la réaction des gens et du gardien quand ils se croiseront. Oui bien sûr, tant que vous ne me gênez pas et ne m’empêchez pas de toucher mon salaire, vous pouvez me suivre jusqu’au bout de monde si le cœur vous en dit, bien que je n’y mettrai pas les pied tout de suite.

Lydie se sentait de bonne humeur. Elle se dirigea vers la plante et tira de sa poche un sac de toile de petite taille mais plus grand que la fleur et de sa main gauche sortit son couteau de chance. Délicatement, elle retira les racines de la fleur, l’abimant le moins possible. Une fois chose faite, la Chasseresse posa son couteau et posa la fleur dans son sac et le remplit de terre. Le trajet ne sera pas court et elle allait devoir s’occuper précieusement de la fleur. Lydie récupéra son couteau et le nettoya avant de le ranger.

Elle repartit vers le gardien. Je m’appelle Lydie. Lydie Kolas, mais on me connait sous le nom de la Chasseresse. Juste pour votre information. Et pour le retour, pouvez-vous soutenir le rythme d’un cheval ? Il n’est pas question je marche jusqu’en Akkaton. Vous êtes bien déjà aller dans une ville.

Elle mena le gardien jusqu’à son cheval qui attendait pas très loin de là où elle l’avait laissé. Il était bien dressé et de toute manière, rien de mieux à faire tant qu’il n’y avait pas de prédateur pour l’embêter. Le voyage du retour commença.

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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui Ven 12 Oct - 5:07
Le tigre retins un petit rire à la remarque de la chasseuse. Il était lui même une preuve qu'on ne pouvais pas toujours se fier aux apparences.
Il cru voir rapidement que l'air de la jeune femme se modifia, rien d'étonnant vu les paroles de cette dernière. Surement une simple impression.
Il écouta la suite pensivement avant de répondre:
-Ce Qui Doit Être. Je partage en partie cette avis. Si il faut en effet laisser une plante ou un animal mourir si il le doit, votre présence et celle des autres dans les bois nécessite d'ajuster pour conserver la balance de tout. Je vous ai dit ce que je protégeait, je ne vous ai pas dit ce que je laissait mourir.
Un air surpris passa sur le visage de la chasseresse, lorsqu'il énonça sa drôle de proposition. Il faut dire que très peu de gardien avait pris contact avec une ville d'Autres, et aucun précédent chez les Mui. Il leva simplement les mains, paumes ouvertes, pour signifier qu'il resterait en dehors de son chemin.
Il répondit ensuite à sa question caché:
-Nao Mui. Je suis un gardien des forêts de ce que vous appelez les terres sauvages je crois. Et ne vous inquiétez pas pour votre cheval, je devrais réussir à ralentir assez. Termina-t-il avec un large sourire félin.
Il laissa la dénommée Lydie monter en selle et s'installer, avant de s'élancer au côté de la monture équine. Des pas de plus en plus rapides, puis des petits bonds et en une poignée de secondes il s'élançait à vive allure entre les troncs. Il ignorait complètement où il pouvait bien se rendre, mais une chose était sûr: rien n'allait pouvoir entraver la route de l'éclair de fourrure qui slalomait sous la vaste canopée.

Fin du RP?:
 
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MessageSujet: Re: Deux façons de voir les choses, si semblables pourtant - Nao Mui
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