Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Approche humaine et diplomatique
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MessageSujet: Approche humaine et diplomatique Jeu 4 Jan - 15:15
Avril de l'an 2000

L'aube se levait enfin. L'air expiré par les montures formaient encore des volutes de vapeur avant de s'étioler dans l'air froid du matin. On sentait bien qu'on avait quitté les frontières avec Teïder depuis la veille. Le climat paraissait avoir changé de tout au tout. On était au printemps pourtant, mais dans ces contrées, dans cet environnement moins civilisé par l'être humain et d'autres races qui se plaisaient du confort moderne, la nature montrait son vrai caractère en terme de température. La monture de Peddyr fit vrombir ses naseaux d'ailleurs, comme pour protester d'avoir été réveillé pour être sellé et monté avant le lever du jour. Son cavalier le rappelait silencieusement et silencieusement à l'ordre.

Peddyr jeta un coup d'oeil au petit groupe que lui et d'autres mercenaires escortaient. Plus il se rapprochait du village orc, plus il se demandait si cela avait été une bonne idée d'accepter cette mission. Certes, elle était généreusement rémunérée, malgré le fait que le voyage avait été long et pénible, mais il avait comme de mauvaises impressions. Déjà, les autres mercenaires, qui étaient un peu moins de dix, venaient de tout horizon, ne venant que pour l'appel du gain promis. Peddyr en connaissait un ou deux de vue et ils n'étaient pas réputés pour leur sagacité. Quand aux autres, il n'y avait pas de quoi s'enthousiasmer... Le vieux mercenaire n'avait aucune idée de ce qu'ils valaient en combat. Le voyage depuis Teïder s'était relativement bien passé, sans heurt... Donc allez savoir comment ceux-là se comporteront dans un véritable combat. Et tout cela pour pouvoir mener trois dignitaires commerciaux qui espéraient créer des liens amicaux avec des orcs ; une idée qu'on ne trouvaient dans les esprits avides de gagner l'exclusivité d'une idée inédite.

Mais cela était une idée dangereuse. Les orcs n'étaient pas à prendre à la légère, même si les relations se déroulaient normalement. Après tout, leur petite communauté venaient de Teïder, même si les dignitaires venaient en réalité d'Akkaton. Ils avaient souhaité passer par cette contrée tout en étudiant d'autres choses pour leurs besoins futurs durant ce passage du voyage. Heureusement qu'ils avaient eu les autorisations nécessaires... enfin presque, avait songé Peddyr. Ils avaient dû graisser la patte pour pouvoir arriver jusque là. Mais le vieux mercenaire préférait ne pas savoir. Moins on savait certaines choses, mieux c'était pour sa santé et surtout... pour sa vie.

Le village de Rischnak était leur destination et Peddyr ne savait pas pour combien de temps ils en auraient encore de voyage. Les trois dignitaires apportaient leurs dernières recommandations pour éviter tout soucis d'ordres diplomatiques, a savoir d'obéir strictement à leurs ordres, de ne pas prendre d'initiative et surtout..... de ne pas provoquer les orcs, même si ces derniers se montreraient hostiles, rien qu'avec le regard. Après tout, les mercenaires avaient servi à occire les orcs récalcitrants du désert akkatonien. Même Peddyr avait eu à se battre contre ceux-là. Mais lui, contrairement à certains, ne chercherait pas querelle pour chercher à tuer de l'orc. Restait à espérer que cela ne sera pas le cas non plus des autres mercenaires engagés.

Bientôt, le village de Rischnak sera en vue et Peddyr ne pourra pas s'empêcher d'être étonné par la grandeur de cette cité, bien que d'un aspect relativement plus prumaire que les autres cités du continent qu'il avait déjà visité. Les orcs n'étaient pas des barbares nomades comme certains se pensaient à le croire et cela se confirma à chaque pas que leurs montures feront pour se rapprocher du village, qui avait tout d'une petit ville bien dense en constructions et en population.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Jeu 4 Jan - 16:30
La vie était rude au village de Rischnak, certes cela plaisait aux Orcs qui y vivaient d'habiter dans le village de leurs ancêtres qu'ils avaient crées il y a plus de dix-sept millénaires après avoir était forcé par les Elfes et les Nains à l'exil mais il y avait une certaine ... tension entre les tribus qui y vivaient. Depuis quelques temps déjà, la tribu Hurlerage, dirigée par une Berserker impitoyable, faisait des siennes et les étrangers ne pouvaient même plus entrer ou sortir par la Porte de Sang sans avoir à ce défendre.
Cela avait entrainé le Chef de Guerre à agir et sa décision -sur les conseils d'Erak, le Shaman du village- n'était pas plaisante et cela se ressentait sur la vie du village.

Mais, ce qui préoccupait plus le Bourgmestre Barthus Jor'th de la Tribu Mâche-Verte c'était l'arrivée d'étrangers étrangement escortés par ce qui ressemblait à des mercenaires ... ces gens n'étaient pas aimé par la plupart des Orcs de ce village mais il fallait passer outre cette haine si on voulait que la communauté Orque de Rischnack survive. Ses éclaireurs avaient fait leurs rapport et leur arrivée était imminente ... il allait donc les accueillir personnellement au devant de la Porte de l'Ombre ... au moins les Rochenoire ne feront pas des siennes.

Lorsqu'il s'apprêta à partir hors du bâtiment en bois qui servait de quartier-général pour la Bourgmestrie, un Orc ... un foutu Ombrelune qui était à la botte du Shaman du village qui lui n'aimait pas les étrangers ... et encore moins les mercenaires s'approcha et dit :

"Comptes-tu accueillir ces étrangers à bras ouvert, Barthus de la Famille Jor'th de la Tribu Mâche-Verte ? Toi, l'élu du village ?"

"Ce ne sont pas tes affaires, Olrak de la Famille Herenek de la Tribu des Ombrelune. Je suis représentant de ce village élu par les Anciens. Je n'ai pas de compte à te rendre."

"Nous verrons cela quand le Shaman sera au courant que tu fricote avec des mercenaires et leurs maîtres étrangers."

Puis il partit en grognant laissant là Barthus qui soupirait et partit hors du bâtiment escorté par deux Orcs habillé à la manière des humains ... car les Mâche-Verte était plus moderne ... moins barbares étant issus des Duchés du Sud.

Arrivé enfin à la Porte de l'Ombre, il ordonna à Orgrim Rochenoire, chef du Clan Rochenoire de ne surtout rien faire à l'approche de ce contingent d'étrangers et le patriarche de la tribu eut une mine de dégoût à l'encontre du Bourgmestre et fit reculer ses guerriers.




Barthus, le Bourgmestre du village.

Il s'approcha alors du contingent et du mercenaire qui était positionné devant tout le monde. Il le regarda puis la caravane et dit quelque chose en Orc à un de ses gardes qui partit en courant vers l'arrière en direction du village et Barthus eut une mine inquiète.

"Je suis Barthus Jor'th de la Tribu Mâche-Verte, Bourgmestre et représentant du village de Rischnack. Que viennent faire des mercenaires en ses lointaines contrées ?"
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Jeu 4 Jan - 19:25
Le village paraissait être en pleine effervescence avant même que le groupe n'arrive à bonne distance de la porte qu'on nommait la porte de l'Ombre. Mais cela, fallait-il que les humains le sachent. En tout cas, elle n'avait pas un aspect attrayant et rassurant et bon nombre des hommes présents se seraient accordés à dire qu'elle portait bien son nom, pour peu qu'ils l'auraient appris.

Les trois dignitaires stoppèrent leurs montures et invitèrent les mercenaires à se détendre un peu, quand des guerriers se positionnèrent à leurs vue à la Porte et devant celle-ci. Ils n'étaient pas venus pour faire la guerre après tout. Ou alors ils étaient bien fous.

''Soyez calmes messieurs, vous voyez bien que pour le moment, tout se passe bien. Même si on sent la tension entre nous. Je vais vous demander de rester ici, sans rien faire d'offensif. Par contre, Messire Thelrand, venez avec nous je vous prie....''

Peddyr se demandait pourquoi lui en particulier. Sans doute parce qu'il était le plus âgé de toute la petite troupe engagée. La vieillesse qu'il révélait naturellement encouragerait peut être les futurs interlocuteurs à se montrer plus.... sereins. Il ne se posa pas plus de question et avisera quoi qu'il arrive. Il se rapprocha des trois dignitaires, qui eux-mêmes s'étaient rapprochés prudemment des portes, avant de s'arrêter. Un Orc se dirigeait déjà vers eux. La distance entre eux et la porte était presque ridicule et en cas d'attaque, les humains n'auraient guère l'occasion de s'échapper.

Les trois dignitaires, Peddyr l'avait remarqué depuis leur proposition d'engagement, avait un bon air de famille. Ils étaient frères, avec chacun deux ans de décalage entre eux. Ils paraissait si... sereins. Comme s'ils avaient l'habitude de sentir le danger constant autour d'eux. Mais peut être que ce n'était qu'une façade, une illusion comme le jouaient si bien les comédiens

Quand l'Orc qui s'était rapproché d'eux se fut présenté et avait causé à un des gardes dans sa langue natale, l'aîné des dignitaires mit pied à terre, imité de ses deux autres frères. Peddyr fit de même. Autant suivre le.... protocole ; s'il y en avait réellement un en place. L'homme s'inclina dignement et poliment devant l'Orc venu à eux.

''Je suis Asun Thesar de l'empire d'Akkaton. Et je vous présente mes deux frères, Beror et Clavar. Nous formons un triumvirat voué à des relations commerciales, pour faire connaître des produits typiques de certaines espèces. En somme... Nous venons pacifiquement vers vous pour voir si nous pouvons des liens commerciaux. Je vous rassure, je viens pour parler de vrai commerce. Pas pour vous proposez de la camelote pour nous enrichir sur votre dos....''

Puis il tendit une main ouverte qui balaya la petite ''armée'' de mercenaires qui guettait les ordres. Ils étaient nerveux et cela se voyait grandement.

''Pour les mercenaires, ils ne sont qu'une escorte. Le voyage a été long et pouvait être empli de dangers. Peddyt Thelrand, lui-même mercenaire, est un garant et un témoin des paroles que j'énonce''

Peddyr se retint de sourciller. AQ quoi jouait-il celui là en le mettant en avant de la sorte ? Il n'était qu'un mercenaire, pas un participant aux possibles négociations commerciales. Mais il veilla à ne rien laisser transparaître et garda le silence
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Jeu 4 Jan - 21:59
Barthus regarda alors le mercenaire puis le "triumvirat" de marchands qui semblait avoir des visions utopistes du monde. "Des produits typiques de certaines espèces", il se mit à sourire puis regarda vers le bas puis reporta son attention sur le groupe.

"Pensez vous que les Orcs soient aussi différents que vous, humains ? Mais soit, entrez dans notre petite communauté ... les armes ne sont pas autorisées dans l'enceinte du village mais vous pouvez les garder ... faîtes juste en sorte qu'elles ne soient voyantes. Nous avons des guerriers de tribus assez nerveux et ils seraient content d'avoir une raison de vous étriper." Dit-il avec un immense sourire.

Il partit vers l'entrée du village et mena le groupe vers la Bourgmestrie tout en passant vers l'immense marché avec des étals aussi divers que variés et des cages contenant des griffons et d'autres bestioles que l'on pouvait trouver dans les terres sauvages. Il y avait même des estrades avec des esclavagistes Orcs qui proposaient des marchandises ... telles que des humains provenant des campements de Heïng, des Nagas et même des Elfes.

"Comme vous pouvez le voir malgré notre longue distance avec la civilisation ... humaine, nous sommes parfaitement indépendant. Ici l'argent ne fait pas la loi mais bien la force physique. Les tribus orques qui ont étaient baigné dans l'ère ancienne des combats à mort pour le pouvoir ne sont pas encore très ... à l'aise avec le système monétaire comme la tribu Mâche-Verte qui est issus des Duchés du Sud, c'est pourquoi le troc est d'usage ici.
Pour un Heing par exemple, si il est de bonne qualité, vous pouvez le troquer avec un bibelot quelconque ou une partie d'une récolte issus des champs d'abondance se trouvant non loin... il arrive même que vous pouviez le troquer avec une jeune Orque mais bonne chance pour qu'elle se laisse faire... il se pourrait que l'acheteur finisse eunuque."


Lorsqu'ils traversèrent le Marché du village, les Orcs présents sur place arrêtèrent leurs tâches pour regarder avec méfiance le groupe et surtout le bourgmestre étant un Mâche-Verte, sa tribu -même si elle avait apporté nombre de modification dans l'alimentation et la vie des Orcs de Rischnack- n'était pas aimé pour ses origines qui étaient vue plus comme humaines que véritablement orques.

"Vous dîtes venir d'Akkaton, en quoi des marchands de l'empire humain le plus puissant d'Orzian aurait quelque chose à faire avec des Orcs tels que nous ? Nous ne trouvons pas grand chose dans les Terres Sauvages mis à part du sang et des créatures." Dit-il en regardant autour de lui avec une certaine appréhension.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Ven 5 Jan - 14:21
Les trois dignitaires ne parurent pas décontenancés par les répliques du Bourmestre orc. Ils avaient déjà eu affaire à des ''clients'' difficiles par le passé et ce, à quelques reprises. Bon, il était vrai qu'ils avaient plus l'habitude des autres races que celle des orcs. Mais l'expérience payait toujours. Ce fut donc sereinement qu'ils suivirent leur hôte de rang jusqu'à l'intérieur du village. Et bien entendu, bien avant, l’aîné des trois frères avaient donné des consignes précises pour la troupe de mercenaires restés en retrait. Puis il avait adressé un regard à Peddyr. Le vieil épéiste avait sourcillé. Puis il avait détachée le fourreau contenant son épée bâtarde pour l'attacher à la selle de sa monture. Garda-t-il sa dague, dissimulé dans les repens de sa cape. Le conseil de l'Orc avait été un peu étonnant... Mais il ne se posa pas plus de question et suivit de près les dignitaires.

Les quatre humaines se retrouvaient donc dans le village, en passant d'abord par le marché. Celui-ci était très animé et contenait des marchandises qui pourraient être pris comme une injure à certaines rares. L'esclavagisme était perçu en fonction des mentalités. Pour Peddyr, ce genre de choses ne devrait même plus exister. Mais le monde était ainsi fait et il n'y avait pas de place pour les êtres incapables de repousser leur propre faiblesse. Les trois frères regardaient avec grand intérêt ce qu'ils voyaient et notaient mentalement de quelques informations sur comment le commerce fonctionnait au sein de ce grand village. Ils se fichaient presque des regards lourds de sens des orcs qui les entouraient. Beaucoup avaient cessé leurs activités pour voir ces étrangers venus au sein de leur communauté. Peddyr se surprit à poser sa main à la ceinture, là où se tenait d'ordinaire son épée. Un réflexe qu'il avait quand il sentait une menace pesé dans les parages. La tension était palpable et il sut se détendre quelque peu.

Asun trouva le bon moment pour aborder la question posée, c'est à dire sur l'instant. Il avait un petit sourire très avenant.

''Vous demandiez précédemment si nous voyons une différence entre les Orcs et les Hommes. La réponse est multiple. Il y a des différences notables entre nos races, mais il existe des choses que nous avons bien en commun et que vous sous-estimez, Sieur Barthus Jor'th. Un Orc de votre rang connaît les besoins de ses concitoyens. J'ai contemplé les étals de vos marchés et ils sont effectivement bien fournies en denrées vivantes et monstrueuses. Mais je sais que vous avez besoin de manger, de vous vêtir. Vous produisez des armes, des bijoux... Et bien d'autres denrées encore qui pourraient avoir un certain intérêt pour des clients en Akkaton. De plus, le troc n'est pas un soucis voyez vous. C'est un autre moyen de commercer. Ensuite, pourquoi nous, Akkatoniens venons à vous ? Les Terres Sauvages portent bien leur nom. Qui sait quelles plantes rares pour des remèdes, des métaux précieux ou autres denrées commerciales hors domaine esclavagiste pourraient s'échanger contre des biens que produit l'empire ? ''

Il laissa le temps au Bourgmestre de digérer tout cela. Puis Asun reprit, toujours avec le sourire.

''Bien entendu, ce ne sont là que des propositions sommaires. Je ne suis pas dans l'idée d'imposer mon idée de commerce. Je viens tâter le terrain. Si les vôtres y voient un possible intérêt, on pourra aviser. Si jamais ce n'est pas possible, ce ne sera pas un problème. La vie est faite de réussite et d'échecs n'est ce pas ? ''
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mar 9 Jan - 19:07
Dans le même temps


"Chaman ! Où est le chaman !" Demanda le membre de la tribu des Ombrelune devant la hutte chamanique qui se trouvait sur la place centrale du village tout en haut de protections naturelles et celle ci était gardée par deux orcs qui faisaient parti de la Garde d'élite du village en charge de la protection du chaman ... même si il en avait pas besoin.

"Le chaman est en pleine méditation, tu n'as pas à le déranger, Ombrelune." Grogna le premier Orc.

"Et qu'est ce que tu lui veux d'abord ? Un membre de la Bourgmestrie en plus, t'es venu lui casser les panards pour des trucs de marchands ?"

"Justement espèces d'idiots, ça concerne notre village ! Des humains sont arrivés il y a peu et Barthus est parti à leur rencontre ! C'est sûrement des corrompus !"

Avant que l'un des gardes ne souffle mot, la longue porte de bois s'ouvrit sur un Orc au visage balafré habillé d'une longue et vieille robe de cérémonie qui semblait en avoir vu de toute les couleurs. Il était appuyé sur son bâton sculpté en forme de dragon et regarda alors les deux gardes puis l'Orc devant lui.
 « Où sont-ils ? » Demanda t-il avec une voix rauque.
 « Sur la place du marché, élu des dieux ! » répondit alors l'intéressé.

Il regarda alors les deux gardes qui soutenaient son regard puis il grogna et dit en partant :
« Tariuk, Obril. Vous venez avec moi, je ne laisserais pas ces humains corrompre notre communauté. » Puis il partit en compagnie de ses gardes en route pour la place du marché.

A l'instant


Barthus écouta attentivement. Bien sûr qu'il était d'accord avec le marchand d'Akkaton… il était issus d'une tribu orque qui avait côtoyé les humains et ainsi leur coutume notamment dans le commerce et apparemment ce jeune marchand connaissait son métier … il regarda alors de tout les côtés où il voyait une foule compacte se formait. Apparemment, les Orcs étaient entrain d'écouter même si la plupart ne comprenait que l'Orc pourtant certain semblait tendre l'oreille.

Il allait répliquer lorsqu'une voix rauque l'interrompit.

 « Barthus ! Barthus de la Tribu Mâche-Verte ! »Tonna la voix pendant que deux gardes de la garde chamanique poussaient les badauds pour laisser passer le chaman qui semblait assez contrarié.

« Barthus ! Barthus de la Tribu Mâche-Verte ! Tu oses … tu oses inviter des corrompus d'humains chez nous ?! Tu oses faire visiter notre marché à des humains désireux de nous prendre notre système de vie et notre commerce ? Je n'ai pas tout entendu mais je pense que tu es un traître à notre communauté ! "

L'Orc regarda alors la foule puis les marchands et retourna son attention sur le chaman.

 « Non … Non, chaman ! Je n'ai rien fait, nous étions entrain de parler, ils étaient désireux de parler de notre communauté... »

 « Suffit ! » Il se tourna alors vers les marchands puis il les regarda attentivement de son œil droit et observa le mercenaire de haut en bas.  « Qui êtes vous, humains ? Des espions à la botte des civilisations humaines ? Vous venez nous coloniser grâce à votre soit disant commerce ? »
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mer 10 Jan - 21:06
Les choses paraissaient s'annoncer au début favorables pour les trois frères. Le Bourgmestre était intéressé à ce qu'Asun et ses deux autres fères purent constater. Un bon début qu'ils purent estimer de concert rien qu'ne se concertant du regard. Mais pour le vieux mercenaire, les choses étaient tout autre. Il commençait à regretter d'avoir laissé son épée sur son destrier et de voir la populace locale devenir un peu plus dense à chaque instant qui passait commençait à le mettre mal à l'aise. Un rien suffirait pour que les Orcs qui les environnaient se déchaînement et fassent un véritable massacre des quatre humains. Il avait déjà combattu contre des Orcs par le passé et savaient que même un Orc guère doué pour le combat restait un redoutable adversaire. La nature avait offert à cette race bien des avantages au contraire des êtres humains.

Asun allait répliquer quelque chose quand il y eu du mouvement soudain parmi la foule. Des orcs furent écartés qui étaient des gardes s'imposèrent face aux badauds et un nouvel Orc entra en scène. Peddyr n'était pas un fin connaisseur des rangs sociaux au sein des tribus orcs, mais celui-là dégageait autorité et prestance, autant par son attitude, que son apparence et surtout, le timbre puissant de sa voix qui retentit aussi violemment qu'il était brusquement arrivé. Le bourgmestre balbutia à peine qu'il fut intimé de garder le silence. Les choses commençaient à déraper.

Les trois dignitaires avaient sourcillés. Le plus jeune était tendu, mais Asun gardait un calme étonnant. Et avant de répondre à l'inquisition du Chaman, il s'inclina lentement devant l'Orc. Ses deux frères l'imitèrent. Peddyr ne quitta pas du regard l'observation du Chaman. Asun prit la parole.

''Seigneur Chaman, pardonnez nous si notre venue perturbe la paix de votre communauté. Nous ne venons pas dans un but malveillant envers vous et les vôtres. Comme je l'énonçais à votre Bourgmestre justement, nous sommes un triumvirat voué à des relations commerciales. Je suis Asun Thesar de l'empire d'Akkaton. Et je vous présente mes deux frères, Beror et Clavar. Et le quatrième est Peddyr Thelrand. Coloniser votre communauté n'est absolument pas dans nos attentions. Ce serait au contraire nuire à des relations amicales et profitables pour nous et les vôtres. Comme je le disais à Sieur Barthus Jor'th de la Tribu Mâche-Verte, nous venons juste pour voir s'il est possible d'ouvrir des voies d'échanges, sans imposer quoi que ce soit sur notre mode de vie au détriment du vôtre. Mais pour vous rassurer, si notre présence est réellement une offense, nous acceptons totalement notre venue et de repartir sans chercher plus à discuter de ce qu'un échange commerciale pourrait vous apporter. Je ne voudrai pas que mes frères et notre témoin de présence ici présent ne soyons les provocateurs de troubles envers les vôtres. ''

Peddyr restait attentif. Il aurait été plutôt d'avis de quitter rapidement les lieux sans une once de discours élogieux comme le faisait Asun. Les Orcs n'étaient pas des individus stupides, mais on ne les prenait pas avec des belles paroles. Restait à voir la réaction du chaman....
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Sam 13 Jan - 11:00
Erak regarda alors autour de soi, les orcs étaient entrain de s'amassaient. La plupart réclamaient du sang pour les millénaires passés qui les avaient obligé à se rendre dans ce désert aride ou encore certains aimeraient les voir vivre dans ce désert sans eau ni nourriture, à la merci des Heïng et des Elfes primitifs de ce désert.

Il écouta alors les explications du marchand avec intérêt. Pendant tout ce temps, il claqua ses doigts émettant des étincelles. Le Shaman ne semblait pas intéresser le moindre du monde mais il tiqua aux mots "seigneur" et "sieur". Il regarda alors le bourgmestre qui voulait se faire petit mais Erak ordonna à ses gardes de l'entourer d'un geste. Ce qu'ils firent avant que Barthus ne s'en aille pour de bon.

"Je ne suis pas l'un de vos nobles humains, marchand. Je ne suis pas un Seigneur, il n'est pas un Sieur ... un chevalier pour vous, j'imagine. Il regarda alors le bourgmestre qui daignait se débattre."Nous sommes des Orcs. Nous sommes des hommes libres, nous n'avons pas de nationalité, nous n'avons pas de patrie. Notre patrie c'est notre clan. Qu'a fait Akkaton pour nous ? Certains de ses Orcs sont issus de familles qui ont étaient éradiqués par les Akkatoniens pour s'approprier une partie de ce désert.

Il regarda alors le bourgmestre puis eut un sourire carnassier.

"Ceux qui veulent s'allier à Akkaton sont des traîtres à notre clan."

Puis sans crier gare, il mit alors la paume de sa main gauche bien ouverte et une gerbe de feu en sortie. Le feu orangé prit une forme ronde on sentit alors la chaleur de cette dernière émettre à quelques mètres. Les gardes se reculèrent ainsi que la masse orque.

"Que le Gardien du Feu Fenurouge ait pitié de ton âme, Barthus de la Famille Jor'th issus de la Tribu Mâche-Verte, ancien Bourgmestre du Village de Rischnack traître à ta patrie."

Le Bourgmestre prit alors ses jambes à son cou mais il n'était pas aussi rapide que la mort. Celle-ci vint alors le happer à une telle vitesse qu'il s'enflamma presque aussitôt et hurla de douleur à cause de ses nerfs à vif. Les flammes léchaient son corps et de loin on pouvait voir qu'il noircissait à vue d'oeil.

"La mort peut cueillir tout le monde. Même le plus important de nous tous. Je ne suis pas un Seigneur, je suis Erak de la Famille Rageterre du Clan Rageterre, fils du Grand Shaman Thrallgrash Rageterre, petit fils du Grand Guerrier Garrosh Rageterre. Elu des Esprits et des Dieux. Juge, Juré et Bourreau. J'ai le droit de vie et de mort sur chacun de ces êtres qu'abrite le village car les esprits m'ont désignés comme le guide de ce clan."

Il s'approcha alors un peu plus des marchands et de Peddyr, le Shaman ne semblait pas du tout avoir peur et au contraire, il semblait s'en fiche.

"Je suis le protecteur de ce clan et de ce village. Si j'ordonne votre exécution croyez vous que quelqu'un s'opposera à cela ? Vous êtes des envahisseurs venus nous envahir, corrompre notre communauté avec vos méthodes de commerce. Je connais bien ce système, j'ai parcouru Orzian durant presque deux siècles. Je sais que cela commence avec le commerce et cea se finit par l'invasion définitive. En quoi la mort de trois marchands et de leur escorte poserait problème ?"
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Lun 15 Jan - 9:37
"Moi, je m'opposerai à ton injonction..."

Le vieux mercenaire avait portė un regard froid et direct dans celui du Shaman. Non loin de lui, les trois dignitaires avaient blêmi, perdant là leur port digne et confiant. Ils étaient habitués à l'aggressivité de leurs potentiels clients mais pas à ce genre de violence directe. Ils ne disaient plus un mot, limite commençaient-ils à trembler.

Peddyr avait la scène, cette exécution enflammée faite dans un sang-froid implacable. Il avait senti une sueur couler le long de son dos, entre les omoplates. Il lui avait inutile de se demander les raisons qui avait poussé le shaman à une telle réaction.Quand on tombait sur un fanatique, on ne pouvait que redouter pour sa vie. Mais qu'était la vie quand on en menait une sans but réel ?

"Au lieu de nous faire jeter hors de ton territoire à coups de pieds dans le fondement, tu uses de démonstrations.Je pensais que Orcs étaient capables de raisons bien plus supérieures que les humains. Est ce que trois hommes non armés uniquement de leur langue t'apporte-t-il le doute et la peur, Erak le Shaman ? Toi qui possède pourtant une verve verbale suffisante pour qu' on te respecte ? Après ce que je viens de voir, cela vaut Akkaton ! Ce besoin perpétuel d'exprimer la justice par le massacre et le sang. Tu joues le même jeu"

Il jouait la provocation en toute connaissance de causes. Mais quitte à périr, autant le faire sans jouer les lâches. Il savait qu'il allait regretter ses paroles et son attitude. Il n'était pas devant quel Orc. Rien qu'à l'énoncé faite de sa propre bouche, cet individu était plus qu'une pointure au sein de son village. Il était craint et respecté. Un seul mot était un ordre aussitôt obéi chez lui, parmi les siens. Mais le vieux mercenaire ne regrettait pas pour l'instant son geste et ses mots. Par contre, le plus jeune des frères avait émis un léger gémissement. Asun avait même manqué d'ordonner à Peddyr de se taire. Mais maintenant.... il était trop tard.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Lun 15 Jan - 17:37
Erak était satisfait de sa démonstration. Les marchands étaient morts de peur et ils semblaient se vouloir faire dessus. Ah quel délice d'avoir le pouvoir de vie ou de mort sur une personne, le Shaman était satisfait. Satisfait, car les Orcs pensaient qu'il était faible à cause de son métissage. Faible à cause de sa mère elfique et ils l'avaient exilé à cause de ça. Maintenant, ils avaient la preuve que le Shaman était tout sauf un faiblard compatissant.

Il regarda alors le mercenaire qui venait de parler. Il le fixa alors dans les yeux et ce qu'il voyait l'amusa. Alors ainsi le vieil homme avait un passé houleux, il pouvait voir dans ses yeux qui étaient le reflet de l'âme que celle ci était tourmenté. Cherchait-il quelque chose ? Le Shaman se mit à sourire puis il regarda la masse orque s'avançait de plus en plus. Il fit claquer son bâton sur le sol, une gerbe de feu sortit de son extrémité et fit reculer les Orcs. Ils avaient compris que le Shaman avait d'autres projets.

"Ne les tuez pas ! Obrik ! Fais savoir à Vermena Mâche-Verte que son représentant était un traître au clan et que nous allons organiser une session du Conseil Ancien d'ici deux lunes. Tariuk, amène ces hommes dans les enclos des arènes de combats et fait dire aux Marteau-De-Guerre qu'ils n'y touchent pas."

Ils s'exécutèrent mais avant que les humains ne disparaissent, il employa le bras du mercenaire.

"Echappez vous et vous mourrez comme ce pleutre de Barthus. J'ai d'autres envies vous concernant. Vous serez accompagné à ma hutte d'ici la fin de la journée."
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Lun 15 Jan - 19:14
Qui sait ce qu'attendait réellement le vieux mercenaire. Lui-même ne le savait pas vraiment. Mourir serait la fin de ses tourments comme de rester en vie était la réponse à une demande instinctive de rester en vie. Il n'était pas homme à vouloir se suicider de son propre chef. Mais chose qui était certaine était qu'il était déterminé à montrer qu'il ne frémissait pas de peur comme les trois frères commerçants, qui avaient commencer à prier pour leur vie quand les orcs autour d'eux avaient commencé à se rapprocher d'eux, comme pour demander réparation de l'attitude du mercenaire.

Mais le Shaman usa de son autorité rien qu'avec un effet magique issu de son bâton. Les orcs reculèrent.  Peddyr ne détournait pas le regard, se retenant malgré une légère tension qui remontait dans toute sa colonne vertébrale. De par le discours du chef spirituel, ils n'allaient pas mourir. Du moins pas de suite. Être enfermé dans les cages pour l'arène suffisait à dire où se trouvait leur destin désormais. Le dénommé Taruk, aidé de ses orcs, s'approchait déjà des humains. Les trois dignitaires ne jouaient plus les fiers paons. Ils étaient devenus des poules effarouchées et caquetantes. Peddyr se fichait un peu d'eux. Car s'ils passaient dans les airs, ils ne vivront guère longtemps. Une mort rapide était tout ce qui restait de mieux pour eux. Et sur le coup, il regrettait d'avoir accepté ce contrat, qu'il savait folie depuis le début.

Il allait suivre malgré tout les trois autres quand il sentit qu'on le retenait par le bras. Il se retourna et croisa le regard du Shaman. De ses mots, il se contenta de garder le silence. Une fois son bras libéré, avant de partir vers les cages de l'arène, il répliqua avant de lui faire dos.

''Il faudrait être totalement désespéré pour s'échapper. Et même si la troupe de mercenaire qui guette notre retour est armé, je sais qu'elle ne tiendra jamais contre les tiens. D'ailleurs, autant les laisser partir. Ils verront bien que nous ne reviendrons pas et s'en iront de leur propre chef. ''

Qu'il regrettait de pas avoir pris son épée avec lui pour la peine. Puis il rejoignit ses compagnons de fortune.


La journée passa et il se contentait d'attendre, maugréant contre les pleurnicheries des trois négociants. Heureusement qu'ils étaient dans leur coin. Et lui, il se demandait ce qui lui voulait le Shaman. Il n'était pas Orc à prendre un humain en tête à tête sans raison. La question du pourquoi demeurait donc sans réponse pour l'instant et il ne pouvait qu'attendre qu'on vienne le chercher.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mer 17 Jan - 14:46
Quand le vieux mercenaire parla de la troupe de mercenaire qui attendait non loin leur retour, Erak eut une mine de dégoût. Il ne fallait pas que ces hommes partent sinon ils iraient prévenir les autorités compétentes même si cela n'inquiétait pas le shaman. Il se tourna néanmoins vers un Orc avec une tunique en fourrure de loup... Un Loup-de-Fer.

"Toi."

L'intéressé regarda alors le shaman puis dit :

"Elu des Esprits ?"

"Rassemble une troupe de cavaliers. Tuez les humains à notre porte."

Il acquiesça puis partit vers les quartiers d'habitations des Loups-De-Fer avec deux autres compagnons. Erak regarda alors avec un sourire la masse orque se séparer dans des murmures indistinct, quand il partit en direction de sa hutte sur les hauteurs du village, il entendit une galopade particulière ... des loups qui partirent pour remplir leur mission.

La journée fut longue pour les marchands. Ils avaient était trainé dans les cages des arènes de combats avec le mercenaire. De là, ils avaient visité les quartiers d'habitation des Marteaux-De-Guerre, les formateurs de Rischnack. Au delà du fait, que certains Orcs s'entrainaient durement, on pouvait entendre non loin un discours clamant sur l'autorité orque mais aussi leurs traditions et si on pouvait prêter l'oreille et surtout y regarder de plus près ... on voyait un Orc massif avec une hache parler à des jeunes Orcs, hommes comme femmes. Pour un humain, il était difficile de discerner l'âge d'un Orc mais ceux-là pouvaient avoir facilement entre 10 et 15 ans.

Ils semblaient en pleine préparation pour le Mok'kra ce qui voulait dire en langage humain pour simplifier : L'Accueil...une tradition orque pour démontrer qu'un jeune Orc avait la possibilité de devenir un véritable guerrier, un vrai orc.

Puis quand les minutes devinrent des heures et des heures une éternité, Tariuk revint avec deux autres gardes et ouvrit l'enclos. Ils poussèrent sans ménagement les marchands et l'un d'eux lui mit même un coup de poing dans le ventre alors qu'il essayait de s'enfuir.

"Humain. Toi. Shaman attendre." dit-il à l'encontre du mercenaire puis il laissa à ses guerriers le soin de refermer la cellule de fortune.

Le Garde Chamanique amena alors le mercenaire à travers les méandres du village passant devant des bâtisses qui abritaient des enfants et des femmes pendant que les hommes soit fumés leur pipe, soit buvaient avec des camarades ou aiguisaient leurs lames. Il ne semblait pas le bienvenue ici et les orcs lui faisaient bien comprendre.

La lumière du jour semblait s'éteindre doucement dans le désert et Tariuk dit une petite prière silencieuse en Orc puis regarda le mercenaire.

"nous honorer, esprit terre. nous vivant grâce à elle. terre protège de esprit nuit avec esprit lumière."

Puis il lui montra les roches, protection naturelle pour les grands du village où ils habitaient.

"Hutte du Shaman, moins grande à côté de grande hutte chef de guerre. Toi passer par panier qui monte." Puis il le déposa dans un monte-charge qui fut actionné presque aussitôt et le mena en haut des roches du village ... lieu presque inaccessible pour des membres d'autres races.

Un garde chamanique - un autre - s'approcha alors du mercenaire et lui montra la hutte puis le fit entrer sans ménagement. L'intérieur était spacieux mais un immense feu de camp demeurait au milieu de la demeure. Plus loin on pouvait voir une paillasse, un espace dédié à la cuisine et à côté ... un espace dédié aux activités chamaniques du Shaman. Ce dernier était en armure de cuir et regardait le feu assis en tailleur.

"Pars." dit-il en Orc. Puis il regarda le mercenaire et eut un sourire tout en découvrant le présent qu'il avait sur les genoux.

"Je crois que ceci t'appartient." Il mit alors le fourreau contenant l'épée du mercenaire à côté de soi puis se leva et partit dans son coin dédié à la cuisine.

"J'oublie mes manières. Throm'ka à toi, même si tu es un profane inconnu de la hiérarchie orque, mercenaire." Il prit deux gobelets d'airains et versa le contenu d'une cruche dans ces derniers puis retourna vers son hôte.

"Voici pour toi, puissent l'Esprit de la Terre et de la Lumière te donner la force de survivre à cette nuit."

Dit-il en buvant le grog que fabriquait le clan ... il contenait du rhume ... de l'hydromel, du bochet que les Orcs achetaient aux Azuriens qui passaient par ici et d'autres alcools notamment de l'alcool de pomme de terre, de la liqueur de poire, de cerises, du vin de toute sortes ...etc. tout cela mélangé bien entendu.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mer 17 Jan - 15:34
La journée avait été en effet longue et monotone. On avait même embarqué les marchands. Asun avait bien tenté d'appeler à l'aide Peddyr. Le mercenaire avait été direct.

''Pensez-vous que je sois un surhomme ? Même si nous tentons de nous échapper, c'est la mort assuré. Et quand bien même nous arriverions à nous en sortir, le terrain sera nous faire payer notre impudence. Prenez votre mal en patience et priez. La journée n'est pas terminé. L'espoir fait vivre. Et nous sommes encore en vie. ''

Avec une telle réponse, Asun avait jeté un regard mêlé de désespoir et de mépris. Peddyr lui avait jeté un regard lourd de sous-entendus.... Après tout, c'était la faute à lui et à ses frères s'ils se retrouvaient ici.

*Si on s'en sort, je n'aurais pas ma part pour ce boulot. Quel gâchis de temps ! *

Il se retrouvait désormais tout seul dans la cage et pendant un moment, il ne put s'empêcher de ressentir ses propres angoisses remonter à la surface de son esprit, celles qui le hantaient depuis bien des années. Heureusement, le retour des marchands l'aida à les chasser. L'Orc, accompagné de deux gardes, terminait de pousser les marchands. Un des frères avait été frappé dans sa vaine tentative de fuite. Peddyr en soupira. Puis l'Orc, dans un fort accent de langue commune, le désigna et lui intima de le suivre : le Shaman l'attendait. Peddyr ne se fit pas prier.

Il était bien entendu escorter ; il était prisonnier et à voir le regard que lui jetaient les habitants orcs, il avait bien la confirmation que les humains n'étaient absolument pas les bienvenus. Quand à l'explication du rite murmuré par l'orc, qui était une prière, il ne put que hocher de la tête. Honorer la terre nourricière était un rite religieux qui respectait la nature même. Même s'il n'était pas croyant, il respectait les convictions de ce genre, simple et même logique si on regardait bien. Mais à condition que cela ne poussait pas au fanatisme... Et avec les Orcs, rien n'était moins certain quand à ce fait là.

Une fois dans la hutte du chef spirituel de la communauté et après avoir passablement observer le coin modeste mais utile du lieu de vie du Shaman, Peddyr avait sourcillé en voyant la présence de son épée quand elle lui fut révélée. Cela ne pouvait dire qu'une chose... La petite troupe de mercenaire avait été décimée. C'était là une mauvaise nouvelle. Personne n'apprendrait avant longtemps ce qu'étaient devenus les trois dignitaires.

Le Shaman avait déposé l'épée à ses côtés avant de se rendre à sa petite cuisine. Peddyr ne tenta absolument rien. Le faire serait mourir à coup sûr. Il n'était pas désespéré au point de tenter de se battre contre Erak, capable d'une bonne maîtrise de la magie du feu au peu qu'il avait pu en voir, et bien plus même. Et puis, il faudrait savoir pourquoi il avait décidé de le garder en vie, en plus des marchands.

Le Shaman revint avec deux gobelets. Une fois qu'il eut le sien, il s'exprima à son tour :

''Throm'ka à toi, même si je ne connais pas vos us et coutumes. Et j'espère ne pas faire preuve d'insultes ou d'impolitesses en reprenant ton mot. ''

Erak but son gobelet. Que sous-entendit-il quand à espérer survivre à cette nuit ? Que mijotait-il donc ? Avant de poser la question, il ne perdit pas de temps à boire le contenu de son verre. Et pour un alcool, c'était de l'alcool ! Autant la saveur sucré et fruité qui se mélangeait était savoureux, mais qui se brisa vite avec la force même de l'alcool qui avait le mérite de bien brûler le palais et la gorge. Peddyr réussit à ne pas en toucher, mais avait un début de larmes aux yeux.

''Diantre ! De quoi guérir de la gueule de bois pour y replonger à nouveau... Bien, Erak le Shaman, qu'attends tu de moi exactement. Je ne crois que tu m'aies venir à toi, dans ta hutte même, avec mon épée à portée de main, pour qu'on cause chiffon. Tu as un but précis à mon égard et que tu évoques l'Esprit de la Terre et de la Lumière est pour quelque chose.... Et j'aimerai bien savoir quoi... et pourquoi. ''

La chaleur de l'alcool bu lui tiraillait encore la gorge et laissa une forte chaleur le long de son gosier. Mais surtout, il en ressentait déjà les effets. A croire que la teneur en alcool était sacrément élevée dans cette boisson.
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mer 17 Jan - 17:36
"Cela veut dire Respect et Bénédiction sur toi. Même si j'aurais dû employer "Thram'ka" te concernant. L'insulte ici était de venir dans ce village protégé par les Esprits avec ces marchands qui osent appeler du commerce ce qu'ils font. Je connais bien ce genre de méthode lors de mon exil, j'ai vu nombre de villages vierges de toute civilisation extérieure gangrené par cette pratique. L'argent corromps c'est pour cela que notre village utilise le troc, la monnaie ne vaut rien ici."

Erak regarda alors le mercenaire qui semblait perturbé. Il savait ce que la possession de cette épée voulait dire et il s'en amusa.

"Les Loups de Rischnack font une excellente cavalerie. Il n'est pas obligé à son dresseur d'utiliser son arme. Les mercenaires seront retrouvés en charpie, dévorés. Le chariot de tes marchands est indemne pour le moment. les Orcs n'en seront pas incriminés... bien sûr, cela dépendra de tes paroles mercenaire et celles de ces pleutres."

Il le regarda puis porta son regard sur le feu qui brûlait bridé par des pierres qui semblaient être des plus banales et il s'assied devant.

"Je t'en prie, assieds toi."

Puis il leva sa main et la fit tournoyer sur les flammes. Celles-ci semblaient se mouvoir dans des formes diverses, on pouvait voir un homme ou plutôt une ombre derrière un autre homme mais c'était peut être l'imagination de certains.

"Sais-tu ce que l'on dis sur les yeux, mercenaire ? Qu'ils sont le reflet de l'âme." Il le regarda avec un sourire froid."Et je vois que la tienne est tourmentée. Tu as le regard triste, tu veux savoir quelque chose. Quelque chose dont tu ne te rappelle pas, je le ressens, les Esprits t'on mené à moi et même si tu pense que tu n'aurais pas dû être ici à servir de chaperon à ses idiots, tu as un dessein. Nous étions amené à nous rencontrer."
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Mer 17 Jan - 19:49
Au moins aura-t-il appris quelque chose dans les titres de politesse respectueux. Il manqua par contre de sourciller quand le Shaman évoqua l'état dans lequel on retrouva les mercenaires, tout en faisant l'éloge de ses soldats montés. Etait-ce un avertissement ? Il était certain que le Shaman n'avait pas manqué de remarquer le regard que le vieux mercenaire avait jeté à sa lame. En tout cas, ses dires passaient aux oreilles de Peddyr comme une mise en garde. Car la vie des marchands dépendrait de ses mots et de son attitude. Déjà, il comprit la stratégie simple qu'Erak avait commencé à mettre en place : faire croire à une attaque de bêtes sauvages. Si les biens des trois négociants n'étaient pas touchés, jamais les Orcs ne seraient concernés... Sauf qu'il y avait encore des témoins : lui et les trois dignitaires commerciaux. Mais il attendrait un peu.

L'alcool qu'il avait ingéré paraissait avoir une action rapide. Mais cela ne l'empêcha pas de répondre à l'injonction de l'Orc et il s'assit lui aussi, devant le feu. Peut être que l'alcool, qui lui montait déjà à la tête alors qu'il n'avait pris qu'un gobelet, lui fit croire, à travers les flammes qui tournoyaient à la commande d'Erak, une silhouette. Et puis une autre. Il se frotta un instant les yeux. Son imagination devait lui faire voir des choses improbables. La fatigue devait en être la cause. Par contre, la suite manqua vraiment de le perturber. Et cela se voyait à son visage. Mais la perplexité prit le pas sur ses doutes et sa méfiance.

''Je suis un vieil homme, un vieux mercenaire, qui comme toi, a roulé sa bosse à travers bien des contrées et vu bien des choses. Il y a de quoi se tourmenter en prenant de l'âge non ? ''

Par contre, il se demandait comment l'Orc pouvait savoir pour sa perte de mémoire. Savait-il réellement voir certaines choses ? Il demeurait sceptique.

''Il parait que les yeux donnent une vision de l'âme oui... Quand à se rappeler de quelque chose dont on n'a pas plus de souvenirs, n'est ce pas la même chose pour toi ? Quand au dessein, je m'excuse si cela te frustre, mais je peine à y croire. Et dans le cas contraire, pour quelles raisons selon toi ? Pour plaider la cause des marchands pour pas que tu les étripes ? Non... il y a autre chose n'est ce pas ? Diantre... dis moi, il y avait quoi dans ton breuvage ? ''

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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Sam 20 Jan - 17:32
"Le tourment est chose habituelle pour les vieillards certes mais ton tourment semble plus profond. Quand je te regarde dans les yeux, mercenaire ... je ne vois pas le tourment de l'âge mais bien le tourment du passé."

Il le regarda avec un certain sourire narquois puis but une seconde gorgée de sa boisson qui semblait pour l'humain moins à son goût pourtant c'est avec ceci qu'on s'amusait à Rischnack mais certaines personnes ne pouvaient comprendre. Le vieil homme se semblait guère avoir la foi mais après une séance avec le Shaman, il l'aurait ... sinon, Erak se sentirait bien plus que frustré. Lui, le guide, lui le protecteur de ce village et l'élu des Esprits.

"Moi ? Je suis un vieil Orc de 360 ans, non comme tu le devine les Orcs ne peuvent vivre aussi longtemps, je suis à moitié elfique. Les Esprits me donne chaque jour la possibilité de revoir mon passé, ce feu est la création de l'Esprit Elementaire du Feu. Il me sert de réceptacle pour voir le passé et l'avenir sans voir le futur.
J'ai la possibilité de voir mon passé quand je le souhaite pour ne pas oublier que ma vie n'a pas toujours était celle qui m'avait était destiné, celle pensait par mon père le Grand Shaman Thrallgarsh Rageterre.


Erak fit tournoyer sa main vers le feu et ses flammes semblaient prise de vie. Elles tournoyaient et parfois prenaient des formes telles qu'un dragon en vol, une armée en marche, un groupe de silhouettes combattants des silhouettes similaires. Le Shaman semblaient jouer avec l'imagination du vieil homme mais on ne savait pas si cela était vrai ou non.

"Le breuvage ? N'as-tu pas l'habitude de l'alcool, mercenaire ? Ce Schndarth contient de nombreuses variétés de vin, de bières, de l'hydromel, du rhum, des alcools de pommes, de poires, de pommes de terre... tout ce que nous pouvons troquer aux marchands qui viennent à nous sans utiliser de manigances... et qui ne sont pas Akkatoniens."

Erak sourit, le vieil homme ne semblait pas croire à la destiné mais il ne lui tint pas rigueur, il était fréquent de voir des profanes ne pas y croire.

"Les Esprits ne t'ont donné qu'une excuse pour venir ici. Les marchands ont étaient victimes de leur cupidité, de leur avarice. Ils sont ici parce que les Esprits en ont décidés, leur dessein était de venir ici pour subir le châtiment de tout ceux qui pèchent en voulant corrompre les autres.

L'Esprit des Ténèbres leur a ordonné de venir ici et l'Esprit de Lumière n'a pas était assez clairvoyant à leur encontre. Toi ? Ce sont les Esprits en général qui t'ont fait venir ici car la Justice des Esprits existe bien. Ils pensent que tu as subis une injustice, ils pensent que tu dois connaître la vérité... laquelle, je ne saurais rien... peut être que tu sais toi-même ?"
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Sam 20 Jan - 19:26
Le Shaman avait vraiment le don de le mettre mal à l'aise. Serait-il vraiment possible qu'il est compris ce qu'il en était de sa vie passé ? Au début, le vieux mercenaire avait de quoi douter, mais plus l'Orc s'enfonçait dans la conversation et plus il avait réussi à le cerner. Avec l'aide de la magie ou pas, il avait réussi.

Peddyr regarda le fond de son verre, d'où restait encore ce mélange d'alcool qui venait d'avoir un nom et toute une liste non exhaustive de la nature de ses ingrédients. Ce n'était donc pas une boisson shamanique alors...Il lorgna le feu. Décidément, son imagination lui jouait des tours. Il réussit à reporter son regard sur l'Orc.

''Ton ascendance explique bien des choses alors... Est-ce une des raisons pour laquelle tu es crains ? Ton sang orc sait user des meilleures parties de son autre affiliation...Ton âge t'a permis de posséder une grande expérience et un grand savoir, en plus de ta magie...''

Il but une bonne traite de son verre, grimaça un instant et regarda à nouveau le Shaman.

''J'ai l'habitude de boire un alcool d'un seul mélange en fait... Pas de plusieurs. ''

Il ne rebondit pas sur la perche tendue concernant indirectement les dignitaires akkatoniens. Il savait que le sujet le concernait lui et cette affaire d'Esprits. Il n'était pas un croyant des forces de ce genre là. Malgré ses convictions, il n'avait pu s'empêcher de frémir.

''Tu dois voir bien des choses à travers un simple regard n'est ce pas ? Mais dis moi... Si c'était réellement le cas, pourquoi les Esprits s'intéressent à mon cas ? Je ne suis qu'un vieux mercenaire. On subit tous des injustices. Pour ma part, mon passé est mon passé. Peut être qu'il me tourmente... ou peut être pas. ''

Il se tut et vida le reste de son verre. Après tout, au point où il en était, rester peu loquace ne changerait rien quand à son avenir incertain. Si le Shaman décidait par la suite de le faire tuer, qu'il parle ou non ne changerait rien. Après tout...

''Je le sais que sommairement. On a cherché à me tuer, mais cela a échoué. Mais je suis resté pour mort pour ceux qui ont tenté de m'occire. Et maintenant, ce sont les fragments de ce passé qui émergent à chaque année qui passent et qui me rappellent l'homme que j'ai été autrefois, alors que je suis devenu quelqu'un d'autres. Mais à cela, je ne vois pas en quoi cela intéresse vraiment les Esprits. De cette injustice, je ne cherche pas à la réparer. Ma vie du moment me suffit et j'ai toujours vécu ainsi, aussi loin que je m'en rappelle. ''
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Dim 28 Jan - 12:53
Mon ascendance ? Hahaha !Pauvre petit humain. Chez toi, les sangs-mêlées sont peut être autorisés mais par chez nous, ici à Rischnack, c'est une honte. Ma mère était une esclave elfe, mon père le chaman du village ... imagine la colère des autres membres du clan quand ils apprirent ma naissance. J'ai certes passé avec brio mon Mok'kra ... mon accueil dans l'âge adulte chez les Orcs, si tu préfère mais lorsque mon père est mort, une guerre civile s'ensuivit et je fus forcé de m'exiler.

Il le regarda avec un petite sourire puis envoya le reste du contenu de son gobelet dans les flammes qui rougeoyait de plus belles et l'Orc dit en langage étranger :

"Pour toi, grand Feu"

Puis il reprit son histoire tout en reportant son regard sur le mercenaire.

"J'ai étais obligé de rejoindre d'autres contrées. Les Akkatoniens m'ont pourchassés pour je-ne-sais-quoi, les Teïderiens m'ont tiré à vue, les Duchés du Sud m'ont accueillis et c'est là que j'ai pu recevoir mon éducation magique.

C'est là, qu'un vieil Orc m'a appris les voies de la magie aussi bien élémentaires que les autres et sais-tu comment j'ai fais pour survivre presque deux siècles ? J'ai survécu car j'ai su que les Esprits avaient un dessein pour moi, que j'avais un destin, que je n'allais pas mourir seul. Si je n'avais pas eu cette motivation je serais à l'heure qu'il est aux côtés de la Lumière et des Ténèbres à voir mon Clan se faire corrompre par ces marchands.

Si j'ai pu survivre grâce à cette motivation, ceux qui ont osé m'exiler en ont payé le prix quand je suis revenu dans ce village. J'ai redonné l'honneur et la gloire d'antan à mon clan qui avait était rabaissé au rang de grunt ... des esclaves. J'ai tué mes opposants et tout ceux qui ont osés lever le petit doigt. J'ai fais en sorte que ce clan n'oublie pas la trahison de ses globs envers mon clan et mon père qui était autrefois leur chef en les punissant à jamais, demain aura lieu le sacrifice d'un enfant prêt pour le Mok'kra dans les arènes de combat ... tu as dû voir leur entrainement dans ta cellule.


Il se leva et s'étira ce qui provoqua un craquement de ses os vertébraux, il esquissa un sourire puis alla à son atelier qui lui servait sûrement de coin pour ses activités chamanique et prit un sachet d'herbes puis il revint vers le mercenaire avec un sourire carnassier.

"Ceci est un sachet d'herbes chamanique que j'utilise lors de mes transes pour communiquer avec les morts d'antan. Ce n'est pas sans risques mais c'est efficace ... si un jour, tu souhaites savoir ce qui s'est réellement passé dans ta vie d'autrefois ... mâche l'écorce d'arbre avec un petit de vin chaud et balance le reste dans un grand feu.
Récite ensuite la petite formule se trouvant dans un parchemin à l'intérieur pour entrer dans les limbes et y sortir."


Il lui balança alors le petit sachet de cuir et regarda son feu.

"Les Esprits ont beaucoup à t'apprendre, Mercenaire Peddyr Thelrand des Duchés du Sud. Si tu souhaite partir, je te ferais préparer une escorte demain matin ... où tu iras jusqu'au chariot des marchands et tu récupérera ta récompense et bien plus encore.
Ne crains rien, mes éclaireurs surveillent ce coffre aux trésors, il sera toujours là demain.... bien sûr, tu peux assister au procès des marchands et être là en tant que spectateur pour les combats d'arènes ... nous n'aimons pas l'argent mais nous parions souvent."


Il se rassit alors devant son feu puis dit tout en le regardant :

"Sache que nous sommes amenés à nous revoir, Messire Thelrand. La guerre et le chaos est proche et chaque individus sera jugé selon ses choix moraux. Tu es désormais le bienvenue à Rischnak ... Tu es le Balum Udaok Ou si tu préfère l'Invité du Chaman."
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Lun 29 Jan - 10:00
Le Shaman était vraiment un être déconcertant. Et Peddyr comprit pourquoi il l'était en écoutant silencieusement son histoire : l'Orc avait vraiment eu un parcours atypique et ne s'était pas laissé dévorer par les coups du sort, allant toujours de l'avant malgré les épreuves qu'il avait eu à affronter, tout cela pour agir pour le bien de son peuple et de son village. Il y avait de quoi méditer quand à cette histoire et le vieux mercenaire eut même l'impression d'avoir un début de malaise au sein même de son esprit. Lui, en comparaison du Shaman, fuyait ce qu'il avait été, refusant de retrouver le passé et les souvenir de l'homme qu'il avait autrefois. Mais personne ne pourrait comprendre son choix. Personne.

L'humain avait gardé le silence, même quand l'Orc avait offert le reste de son verre au feu, tout en lui parlant dans sa langue. Puis quand l'Orc avait été à son atelier, Peddyr avait posé son gobelet et porter un bref regard à son épée qui était toujours là, posée sur le sol. Puis quand le Shaman se retourna, il lui lança quelque chose. Peddyr l'attrapa et regarda le sachet d'herbes médicinales. Erak était-il réellement sérieux quand au pouvoir de ces herbes ? Et Peddyr voudra-t-il seulement retrouver ce qu'il était autrefois alors qu'il cherchait à le fuir et à l'oublier ? Il mit le sachet de cuir dans une besace à sa ceinture, preuve qu'il gardait malgré ses idées, cette possibilité. Puis Erak se réinstaller devant le feu. Erak était vraiment déconcertant....

''Tu es bien généreux, Erak le Shaman. J'espère m'en montrer digne. Mais sache ceci, et je sais que cela va manquer de te déplaire, malgré l'hospitalité que tu m'offres : je ne repartirai pas sans les marchands. Je ne doute pas qu'ils aient tenté de corrompre ton peuple. Mais les juger et les condamner à l'arène restera un outrage pour Akkaton. Tu connais les Hommes et ceux de l'Empire. Ne leur tends pas l'occasion justifiée quand à leur intervention sur tes terres. Ne leur offre pas l'excuse pour qu'ils envoient des troupes. ''

Erak était assez sage pour comprendre, mais dans sa dévotion envers les Esprits et de l'importance qu'il accordait à préserver son peuple, le comprendrait-il ?

''De plus, tu m'offres l'or de ces marchands, comme une forme de compensation... Il est vrai que je suis avant tout un mercenaire et que je travaille pour l'argent. Mais je n'omets pas mes valeurs. Je ne suis pas un homme avide de richesse et prêt à tout et n'importe quoi pour remplir ma bourse...Cet or n'est pas pour moi.  Et quand je serai rentré à Akkaton, je serai le témoin de la raison de leur jugement. Après tout, tu les as jugé coupable n'est ce pas ? Je respecterai cela. ''

Par contre, il fit un geste qui pourrait être pris comme une provocation, voir une menace. Il posa sa main sur la poignée de son épée, qui attendait sur le sol.

''Et si tu me le permets, laisse moi aller dans l'arène à la place de ces hommes, même s'ils sont jugés coupables. Tes Esprits décideront de me laisser repartir avec eux... ou pas. Dans les deux cas, ces hommes seront jugés. Que ce soit en Akkaton ou ici. ''
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Dim 4 Fév - 11:05
N'as-tu donc pas écouté ce que je t'ai dis, mercenaire ? Les Marchands sont ici grâce aux Esprits, si leur sort est de mourir dans une arène de combat, c'est du fait des Esprits.... si les Hommes veulent venir jusqu'ici pour nous anéantir, cela sera grâce aux Esprits, nous les rejoindrons quoiqu'il arrive.

Erak aurait pu être pris pour un fou égoïste pour quelqu'un ne partageant pas ses idéaux mais un croyant saurait que ce n'était que de la foi ... et surtout du fanatisme envers la religion des Esprits. Quoi qu'est la religion d'une personne, elle ne devrait pas être suivi telle un guide pouvant mener à sa perte... Mais Erak avait vu bien trop de chose dans sa vie pour ne pas croire à la manifestation des Esprits dans toute chose qui arrive.

"Tu souhaites donc partir dans les arènes de combats en même temps que les jeunes pour leur Mok'Kra et pour montrer leur dévolution aux Esprits ... tu souhaite affronter les champions des Arènes de Combat de Rischnack pour protéger trois corrupteurs de peuples, trois émissaires de la civilisation, trois émissaire de la mort d'une nation indépendante ... si tel est ton désir, mercenaire."

Il tapa alors des mains trois fois puis le feu pris forme d'un immense dragon qui monta jusqu'au toit de la hutte et redescendit aussi vite. Le chaman semblait contrarier et sa magie sur le feu le démontrait. Il pensait peut être que le mercenaire n'était pas si fou ... pourtant, il le regarda avec un grand sourire pendant que la porte de sa hutte s'ouvrit sur une personne.

Chose surprenante, la personne était une elfe ... une elfe brune d'assez grande taille et au teint étrange pour une femme qui habitait supposément dans le désert chaud d'Orzian. Elle était vêtu de ce qui ne ressemblait pas du tout à une armure de combat et on pouvait remarquer qu'elle portait un collier lui entravant le cou.

Spoiler:
 

"Erak ? Vous m'avez fait demander ?" Demanda t-elle avec un petit sourire.

"Voici Maïana, c'est une de mes servantes. Elle va te permettre de te restaurer et de dormir au chau pour la nuit ... les nuits sont bizarrement froides dans le désert. J'imagine que tu aimerais aller voir tes marchands avant d'aller dormir."
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MessageSujet: Re: Approche humaine et diplomatique Jeu 15 Fév - 12:32
Peddyr manqua de sursauter devant l'apparition du dragon de feu, qui semblait montrer la frustration du Shaman à son égard. Mais il ne reculerait pas sur ses paroles. Il combattrait dans l'arène. C'était folie et il le savait. Mais au point où il en était. Et puis, il ne pourrait retourner sur les terres de l'Empire sans la vérité de ce qui se passera. Oh, il aurait pu le faire et mentir sur la situation des trois négociants, mais ce n'était pas dans ses valeurs. Ces trois imbéciles avaient joué avec le feu et s'étaient brûlés. Restait pour eux de terminer de carboniser dans les lois orques. Il était certain qu'ils n'auraient aucune chance de s'en tirer vivants de l'arène. Et si lui, Peddyr, arrivait à rester en vie, avec ces trois là, il aurait autant la conscience paisible comme de remplir de moitié sa tâche. Et au moins, la justice akkatonienne lui foutra la paix.

L'orque le regardait désormais avec un grand sourire et le vieux mercenaire se demanda ce qu'il allait encore inventer. Quand la porte s'ouvrit, il comprit pourquoi le dragon de feu avait pris son envol à sa volonté. Une Elfe, magnifique, il fallait l'avouer, entra et demander à son maître le Shaman ce qu'il désirait. A voir ses atours, elle devait être une esclave d'Erak. C'était chose courante chez ce peuple. Donc on ne pouvait pas s'en offusquer. Elle ne paraissait pas mal traité, sinon cela se verrait par des traces sur la peau.

Erak fit les présentations. Peddyr la salua d'un mouvement de tête polie. Puis il répondit à son hôte.

''Inutile que j'aille voir ces trois hommes. Ils ont besoin de méditer sur leurs sorts et non pas que je vienne leur apporter des espoirs illusoires. Et pour répondre à ta ''question'' précédente, oui, j'ai entendu ce que tu as dit. Leur sort est de la volonté des Esprits. Mais qui te dit que mon souhait d'entrer dans l'arène n'est pas de leur fait. Après tout, Eux seuls savent ce qu'ils veulent non ? ''

Il se redressa et salua le Shaman, pour que l'Elfe aille s'occuper de lui.

''Je te remercie de me confier aux bons soins de ta servante, Maïana. Et le froid du désert est quelque chose que j'ai déjà eu l'occasion de connaître. ''

PUis il suivit la femme elfe. Il ne doutait pas de l'allusion faite quand à l'affaire de la froideur de ces nuits. Il voyait très bien où voulait en venir le Shaman. D'ordinaire, quand on lui mettait une servante à disposition, chose rare bien entendu, il la congédiait. Mais là pour ce soir, à voir le sourire qu'Erak avait eu, ainsi que l'elfe, il était certain qu'il ne fera pas que dormir cette nuit et il ne pourrait la congédier, autant pour éviter de vexer son hôte que pour répondre au petit éclat brillant que lui jetait l'Elfe pendant qu'elle le menait vers la hutte qui lui servira de logis pour cette nuit.

******

Le matin se levait à peine que Peddyr était déjà debout et prêt pour ce jour fatidique. En face de lui se dressait l'arène. Son souffle lent et régulier se percevait dans l'air qu'il expirait et qui se condensait dans l'air encore très frais. Il attendait que vienne le moment où commenceraient les combats. Il attendait qu'on le mène vers le coeur de ce qui sera un tournant pour les trois Marchands. Il attendait de se retrouver sur le sable avide de goûter le sang des combattants et d'entendre les clameurs des spectateurs. Il attendait... .
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Approche humaine et diplomatique
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