Orzian, engrenages et arcanes

Une terre déchirée entre les progrès de la science et les mystères de la magie. Un continent où coexistent de nombreux peuples, disputé depuis toujours par quatre grandes nations. Mais l'arrivée des deux empires rivaux pourrait perturber cet équilibre.
 

Kayra Neigécaille
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Le peuple d'Orzian :: Population Orzanienne :: Fiches d'évolutions des personnages
MessageSujet: Kayra Neigécaille Kayra Neigécaille EmptyLun 12 Aoû - 17:43

Neigécaille, Kayra : Cheffe rebelle

Kayra Neigécaille 2a66Kayra Neigécaille Bscp
Identité


Nationalité : Teïderienne
Race : Dragon
Nom : Neigécaille
Prénom : Kayra
Surnom : Cristalécaille, la fille des tempêtes, la reine des neiges, l'insurgée.
Sexe : féminin
Date de naissance : inconnue, il y a 1000 ans
Age : 1000 ans
Lieu de naissance : Teïder
Lieu de vie lors de votre entrée en jeu : Teïder
Rang social : Rebelle
Métier/Position dans la société : Cheffe d'un groupe de rebelles Teïderiens
Titre : La reine des neiges écarlates (connu à Teïder) en référence à son physique de dragonne nordique et de son rôle de leader de la Fraternité Écarlate.


Armes et équipement :


Armure et armes en votre possession lors de votre entrée en jeu :


Arabesques de la Chair: Tatouage magique apposé sur la silhouette de la dragonne qui lorsqu'il est activé s'illumine formant un réseau de motifs stylisés d'une grande beauté évoquant des arabesques. Quand il est activé, une partie du corps de Kayra se transforme en dimension de rangement et lui permet de dissimuler à l'intérieur de son corps des objets à la manière d'une cachette interne.

Autres équipements

Bracelet de l'infiltré: Un simple bracelet en argent, mais avec un enchantement qui permet à un mage transformiste de rendre son subterfuge très difficilement détectable.

Robe merveilleuse aux mille apparences: Selon la légende, le roi d'un pays lointain avait une fille si coquette que cette dernière exigeait de recevoir chaque jour une nouvelle tenue, dépassant en somptuosité la précédente. Afin de satisfaire les caprices de sa progéniture, le souverain engagea les meilleurs tailleurs du pays et promit une mirobolante récompense à celui qui parviendrait à confectionner la tenue idéale. C'est finalement un mage ingénieux qui parvint à relever ce défi. Celui-ci se rendit au palais et réclama une audience avec le roi et sa fille afin de leur apporter une création destinée à combler tous les vœux de la princesse.

Hélas, qu'elle ne fut leur surprise et leur déception lorsque le magicien dévoila une simple robe de coton, ressemblant davantage à une tenue de paysanne qu'à la parure d'une héritière princière. La princesse entra dans une colère noire et réclama que l'impudent soit enfermé dans les geôles du palais. Mais avant que les gardes ne se saisissent de lui, le mage demanda à la princesse de se calmer et d'imaginer dans son esprit la robe de ses rêves, celle capable de l'émerveiller. Par chance, malgré son énervement, la jeune fille s'exécuta et aussitôt le vulgaire morceau d'étoffe se métamorphosa en une tenue enchanteresse, semblant tissée dans la matière dont sont faits les rêves. La robe merveille aux mille apparences était née.

Anneaux des âmes jumelles: Deux anneaux jumeaux qui permettent à leurs porteurs de communiquer télépathiquement ou via leurs rêves.



Caractéristiques :




Magie : (Description ici.)

Potentiel : Immense

Feu :Inapte
Eau :Légende
Vent :Inapte
Terre :Inapte
Lumière :Inapte
Ténèbres :Inapte
Invocation :Inapte
Nécromancienne :Inapte
Transformiste :Confirmé

Mental : (Description ici.)

La volonté : Maître
Contrôle de soi : Confirmé
L'intelligence : Prodige
La perception : Champion
Le charisme : Prodige
Technologie : Inapte

Physique : (Description ici.)

Force physique :Confirmé
Agilité :Champion
Vivacité :Champion
Résistance physique :Confirmé
Résistance magique :Champion
Vitalité :Confirmé
Beauté :Champion
Discrétion :Inconnu

Martial : (Description ici.)

Armes de tailles :Inapte
Armes lourdes :Inapte
Armes d'hast :Inapte
Faux :Inapte
Art de la défense :Inapte
Armes de lancer/fouet :Inapte
Arc/arbalète :Inapte
Mains nue/Arts martiaux :Inapte
Armes à feu :Inapte
Equitation :Inapte
Domptage :Inapte
Conduite :Inapte

Si dragon

Combat dans les airs : Confirmé
Combat sur la terre ferme :Maitre


Description de votre personnage :


Description physique :


Âgée d’un millénaire et d’une taille un peu supérieure à la moyenne, Kayra arbore la stature imposante caractéristique des sauriens ayant atteint la fleur de l’âge. Sa silhouette reptilienne incarne un mélange harmonieux de force et de souplesse, grâce à ses nombreux entraînements qui ont modelé chacun des muscles de son corps, en faisant presque une œuvre d’art.

Kayra possède un long cou surmonté d’une tête triangulaire aux traits réguliers selon les critères Draconiques. Ses prunelles, aux couleurs changeantes, présentent diverses nuances de bleu, sauf sous l’effet de la colère, où elles s’embrasent et virent à l’écarlate.  
Ses pattes courtes et musclées sont terminées par des griffes acérées, de couleur diaphane aux reflets bleutés. Quant à ses ailes, elles ressemblent à de longues et fines membranes, couleur argentée, parcourues de longues striures bleutées. Outre ses crocs, ses griffes et son souffle Draconique, la dragonne boréale est pourvue d'une longue queue, capable de frapper ses adversaires à la manière d'un fouet.

La silhouette de la dragonne est recouverte d’une épaisse cuirasse d’écailles, destinées à lui offrir une protection grâce à leur solidité et qui scintillent sous la caresse des rayons du soleil comme autant de pierreries. Kayra affiche une beauté boréale qui évoque l’apparence des dragons des neiges originaires des contrées du grand Nord. Ses écailles mélangent différentes teintes, allant de la blancheur opalescente d’une fleur nivéale aux coloris métallique du gris argenté.

Une autre particularité de l’écailleuse est d’avoir le crâne, une partie du dos ainsi que les épaules, décorés de cristaux, d’un bleu luminescent, qui lui confèrent un physique atypique et rappellent la glace, son élément de prédilection. Ses couleurs hiémales et son affinité avec la glace, grâce à son souffle frigorifique, lui valurent de porter le nom de Neigécaille, la dragonne des neiges.

Aux yeux de nombreux êtres, cette dernière incarne une créature pleine de majesté et magnificence, dotée d’une puissance redoutable et éveille parfois des sentiments ambivalents. L’aura intimidante qui émane d’elle est souvent renforcée par sa posture altière et roide qui témoigne de sa fierté et de son tempérament d’acier. Ses mouvements sont agiles et nerveux, témoignant du feu bouillant qui l’habite, derrière sa carapace hivernale et son apparente impassibilité.

Grâce à la magie transformiste, Kayra possède le pouvoir de modifier son apparence et de revêtir celle appartenant à une autre race. Toutefois, il est inutile de décrire ce qui ne représente à ses yeux qu’une enveloppe éphémère, car celle-ci évolue au grès de ses besoins ou de sa fantaisie. La dragonne des neiges peut se transformer en ce que bon lui semble et n’a de limites que celles que lui imposent sa magie et son imagination.

Description mentale :

De prime abord, Kayra Neigécaille renvoie une impression de sévérité, renforcée par son manque d'expressivité, car la saurienne prend soin de dissimuler ses émotions derrière un masque marmoréen et impavide. Toutefois, derrière cette carapace de glace se cache un tempérament volcanique et mieux vaut éviter de susciter son ire, car celle-ci se montre souvent implacable. En effet, les brumes des forêts marécageuses de Teider et une existence de persécution ont forgé un tempérament d'acier et un esprit révolutionnaire.

Traits de personnalité:

- Révoltée: Depuis son plus jeune âge, Kayra s'est révoltée contre la persécution dont les dragons et les races magiques sont l'objet sur le territoire de Teider. Elle s'est jurée de mettre fin au régime de terreur qui sévit au sein de ce royaume et de lutter afin de renverser le système. De manière générale, cette dernière déteste les injustices et ceux qui sont prompts à user de leur pouvoir pour écraser ou persécuter autrui.

- Fière: Un autre trait distinctif de l'écailleuse est sa fierté qui peut parfois confiner à l'arrogance, bien qu'elle soit capable de se remettre en question et de reconnaître ses erreurs. Kayra possède une haute estime d'elle-même malgré la manière abjecte dont sont traités les siens à Teider.

- Entêtée: Lorsque la dragonne des glaces s'est fixée un but, elle s'y tient résolument, peu importe les obstacles placés sur sa route et le temps nécessaire pour parvenir à ses fins. Cette dernière a conscience que mener une résolution à Teider sera un chemin de longue haleine et semé d'embûches; néanmoins, ses années d'exil loin de sa contrée natale lui ont inculquées la patience et l’opiniâtreté.

- Vive d'esprit: Bien qu'ayant reçu une éducation austère et martiale, l'écailleuse n'en demeure pas moins très vive d'esprit et avide de savoir. Dotée d'une mémoire impressionnante, elle est capable d'assimiler un nombre important de connaissances et de nouveaux apprentissages en un temps record. Plutôt qu'étudier sous la férule d'un professeur, Kayra favorise l'apprentissage en autodidacte et sa passion pour la lecture et la philosophie tranchent avec son image de guerrière révolutionnaire.

- Rancunière: Son existence de peur et de persécution ainsi que la perte d'êtres chers ont laissé de profonds stigmates sur son âme et en dépit d'un calme voire d'une froideur apparente, la dragonne nourrit le puissant désir de se venger de ceux qu'elle considère comme responsables de ses atrocités. La vengeance est un plat qui se mange glacé et, tapie dans l'ombre, cette dernière attend fermement son heure.

- Curieuse: Kayra s’intéresse au monde qui l'entoure, à la fois pour nourrir son insatiable appétit intellectuel, mais également pour solutionner les divers problèmes qui se poseront à elle ainsi que découvrir de nouvelles opportunités. Elle a conscience que le monde ne se limite pas aux forêts de Teider et que si celle-ci désire posséder un esprit éclairé et se faire des alliés, elle a tout intérêt à voyager et à s'intéresser à ce qui se pratique ailleurs.

- Méfiante: Méfiante et soupçonneuse, la saurienne accorde difficilement sa confiance et craint la trahison, ainsi que la présence d'infiltrés au sein de son groupuscule rebelle. Par ailleurs, afin de gagner un tantinet son respect, il faut faire preuve de sa bravoure au combat et de son acuité d'esprit.

- Xénophobe: En raison de son passé douloureux et de son existence longtemps confinée à Teider, la dragonne ornée de cristaux peut se révéler xénophobe et empreinte de préjugés, principalement à l'encontre des humains qu'elle considère comme un peuple nocif et persécuteur. Néanmoins, son exil à l'étranger lui a permis de nuancer ce point de vue, bien qu'elle conserve une rancune tenace envers cette race.

- Débrouillarde: Habituée à lutter pour sa survie dès son plus jeune âge, Kayra se montre très débrouillarde et est capable de se sortir de nombreuses situations périlleuses grâce à son expérience de l'adversité.

- Anticonformiste: Kayra possède un tempérament solitaire et indépendant et déteste devoir se plier à des normes, notamment celles qu'elle juge absurdes et oppressives. Néanmoins, elle est capable de respecter certaines règles qui lui semblent logiques et de s'adapter à la vie en société, bien que cette dernière ne raffole guère des univers mondains.

- Aventurière: L'écailleuse nourrit un goût très prononcé pour l'aventure et les nouvelles découvertes. Ses voyages ont fait d'elle une guerrière et une chasseresse émérites et cette dernière aspire à la liberté, une fois son projet de révolution accompli, pour vivre enfin la vie qu'elle désire ardemment.

- Courageuse Kayra a pour devise de ne jamais reculer face aux obstacles ni de plier l'échine devant quiconque. Celle-ci est prête à prendre de grands risques afin d'atteindre ses objectifs, au péril de sa propre existence si nécessaire.

Alignement: Chaotique-Neutre

Convictions :

Élevée au cœur d'un univers hostile où prédomine la violence et la Loi du plus fort, Kayra a développé très jeune un esprit indépendant et combatif. Cette dernière compte davantage sur ses propres ressources plutôt que celles des autres lorsqu'il s'agit de se défendre ou d'atteindre ses objectifs. Néanmoins, son autonomie et son individualisme ne sont guère incompatibles avec la camaraderie ou la création de liens profonds, ainsi que la recherche d'alliés quand ses buts se révèlent impossibles à atteindre seule.

En effet, malgré sa fierté, l'écailleuse possède suffisamment de lucidité pour se remettre en question ou s'apercevoir qu'une tâche herculéenne excédera ses seules forces.

Dotée d'un esprit libre, Kayra déteste l'arbitraire et l'absolutisme et ce trait de caractère l'a amenée à se révolter contre l'oppression subie par les races magiques à Teider. Plus que le patriotisme, c'est ce sentiment d'injustice et de révolte qui a nourri en elle le désir de fonder un groupe Rebelle nommé la Fraternité Écarlate.

En outre, la Saurienne possède une grande curiosité naturelle qui l'amène à s'intéresser aux autres nations et à voyager à travers le continent d'Orzian afin de s'y faire des alliés et découvrir des nouveautés. Contrairement à maintes individus et bien qu'elle pratique la magie, elle se montre neutre idéologiquement concernant la technologie.
Toutefois malgré son intérêt intellectuel pour le monde extérieur, la dragonne des glaces n'en demeure pas moins méfiante et son esprit est entachée de divers préjugés à l'égard des races non-magiques, particulièrement les humains.

Afin de mener à bien son rôle de Leader de la Fraternité Écarlate, Kayra veille à faire preuve d'un grand professionnalisme et affiche un désir sincère de libérer les faibles et les opprimés, bien que ce sentiment cohabite avec une haine viscérale envers les autorités Teideriennes. Manifestant peu d'attrait pour le pouvoir en lui-même, plus un moyen qu'une fin à ses yeux, elle aspire au jour où les races magiques pourront vivre en paix dans ce Royaume et où elle sera libre de poursuivre sa longue existence d'aventures.

Kayra ne possède pas de religion et se montre neutre envers Eirn et les empires d'Akkaton et d'Ikkylhd. En revanche, elle voit Elynster et les duchés du sud comme des alliés potentiels dans sa quête de rébellion.



Passé de votre personnage :


Histoire :

Extraits des Mémoires de Kayra Neigécaille :

Années: de Zéro à 100 ans: La naissance d’une révolutionnaire

Je suis née au cœur d’une forêt marécageuse, nimbée de brume, et peuplée d’une myriade de créatures sauvages. De mon enfance, je conserve le souvenir d’années parsemées de fugaces instants de bonheur, mais aussi emplies de peurs et d’amertume. Un curieux caprice du destin me fit naitre dans le Royaume de Teïder, un pays hostile à la magie et aux races non-humaines.

Dès l’enfance, au lieu de bénéficier de l’insouciance dorée de mes tendres années, j’appris à me battre et à survivre au sein d’un univers sanguinaire, comprenant que l’existence ne me ferait aucun cadeau. Lutter ou périr telle fut la cruelle devise que m’inculqua ma jeunesse passée dans ces contrées infestées de chevaliers pourfendeurs de dragons.

Je n’ai jamais connu mon père, ce dernier préféra abandonner ma mère enceinte de ses œuvres pour s’envoler vers d’autres horizons, séduisant probablement d’autres dragonnes innocentes sur son passage. Lorsque je fus en âge de comprendre, ma mère me révéla le nom de celui qui fut son amant d’antan et mon « géniteur ». Peut-être qu’un jour la quête de mes origines me poussera à partir à sa recherche et à celle d'autres membres de ma famille paternelle.  

J’appris également par le biais de ma mère que mon grand-père maternel était toujours en vie et celle-ci me dressa le portrait d’un dragon pour le moins excentrique. Je n’ai jamais rencontré ce papy draconique, mais je sais à quel point le destin peut se révéler facétieux et provoquer des retrouvailles inattendues.

A l’instar de beaucoup de dragons Teïderiens, je reçus une éducation martiale et vivais aussi loin que possible de toute communauté humaine. Ce mode de vie brutal forgea précocement mes convictions révolutionnaires et me dota d’une volonté d’acier qui me valut le surnom de l’insurgée. Je n’étais encore qu’une très jeune dragonne que déjà je nourrissais l’ardent désir de libérer les terres de Teïder du joug des envahisseurs !

Jadis, avant l’arrivée des humains, ce territoire recouvert de forêts profondes appartenaient aux races magiques et, selon moi, il devait redevenir la propriété de ses habitants originels. Rapidement, cette idée m’obséda et je décidais d’accroitre mes pouvoirs et mes connaissances afin qu’un jour ce rêve puisse devenir réalité.

Années: De 100 à 500 ans: Sœur de cœur et frère d’armes

Certains êtres ont laissé une empreinte indélébile sur mon âme, en influençant ma pensée et en contribuant à faire de moi celle que je suis aujourd’hui. Dès lors, il m’est impossible de les passer sous silence tant ces derniers font partis intégrantes de mon histoire.

Le premier être que je désire évoquer est Erya, ma sœur par le cœur plus que par le sang. Celle-ci perdit tragiquement ses deux parents, tués par les soldats Teïderiens, alors qu’elle n’était encore qu’un dragonnet. Elle échappa miraculeusement au massacre, en se dissimulant derrière un épais buisson, avant d’errer des jours durant dans la forêt. Affamée et assoiffée, Erya parvient malgré tout à rejoindre une communauté isolée de dragons Teideriens, trouvant asile et protection auprès de ses congénères. Émues par son sort, ma mère et moi prîmes l’orpheline meurtrie sous notre aile bienveillante afin de lui redonner la chaleur d’un foyer et une nouvelle famille. Ma mère qui s’était prise d’affection pour elle lui prodigua un amour et une tendresse inconditionnels, allant même jusqu’à la considérer comme sa propre progéniture.

Moi-même, je vouais à Erya un amour immodéré et notre relation sororale devint très vite fusionnelle. Pourtant elle et moi étions aussi dissemblables que la lune et le soleil, aussi bien physiquement que mentalement. Ses écailles d’un bleu moiré évoquaient le firmament d’une nuit d’été et son tempérament plein de douceur contrastait avec mon caractère bien trempé de révolutionnaire.

Erya abhorrait toute forme de violence et croyait fermement à la coexistence pacifique des races magiques et des humains, contrairement à moi qui vouaient à ces derniers une haine féroce et désirait les bouter hors de Teïder . Ces divergences d’opinion nous conduisaient souvent à nous quereller ou à nous enliser dans des débats interminables, tant nos points de vus, radicalement opposés, semblaient inconciliables.

Nous passâmes une partie de notre enfance et de jeunesse ensemble, mais plus les années passaient et plus Erya semblait dépérir. L’éclat de ses mires ambrées était souvent terni par une indicible mélancolie et elle se murait parfois dans de longs silences. Moi qui la connaissais mieux que quiconque, lisant en elle comme dans un livre ouvert, savait qu’elle n’était pas heureuse.

Le mode de vie violent qui prévalait à Teïder ne convenait guère à son tempérament placide et contemplatif ; sans compter qu’une créature aussi douce et pacifique qu’Erya courrait mille dangers sur ces terres arpentées par des tueurs de dragons.

Et un jour, le pire arriva. Erya croisa la route d’un chevalier, au cœur téméraire, désireux de s’illustrer auprès de ses pairs en ramenant la dépouille d’un magnifique saurien. Le jeune imbécile brandit son épée se lança à corps perdu dans le combat, profitant de la non-belligérance de ma sœur pour la frapper perfidement et l’amputer d’une de ses pattes avant.

Rendue folle par la douleur, Erya lutta farouchement pour sauver sa vie et parvint à désarmer son adversaire, le tenant ainsi à sa merci. Mais à la dernière minute, plutôt que de déverser sur ce fieffé chevalier un torrent de flammes destructeur, celle-ci, n’écoutant que sa bonté, décida de l’épargner.
Cependant, après cette épreuve ma sœur ne fut plus jamais la même et un pâle matin d’hiver, cette dernière prit son envol pour Eirn, une contrée où elle pourrait vivre en paix, loin de ce pays plein de brutalité où les dragons subissaient d’innombrables persécutions. Son départ m’affecta grandement, mais je me suis jurée en mon for intérieur de toujours conserver intact le lien infrangible qui nous unit.

Le deuxième individu ayant apposé son sceau sur mon être se nommait Akrim et, aujourd’hui, il n’existe plus que dans mes souvenirs. Akrim était un dragon aux écailles colorées du plus vif incarnat et dont le tempérament flamboyant n’avait rien à envier à la fureur d’un volcan. Déterminés et combatifs, nous partagions les mêmes idéaux révolutionnaires et la même vindicte à l’encontre des humains, jugés responsables des maux de notre peuple. Le seul point où nos idées différaient concernait la méthode à adopter pour renverser le régime Teiderien et chasser les humains hors des terres de nos ancêtres.

Doté d’un grand sens de l’honneur, Akrim était partisan d’une déclaration de guerre ouverte aux autorités de Teïder et voulait unir les dragons et les autres races magiques sous une même bannière dans cette gigantesque entreprise. Pour ma part, j’étais davantage favorable à une méthode plus subtile et à une déstabilisation progressive du régime actuel à l’aide d’un réseau de rebelles infiltrés et d’une guérilla. Malgré la hargne qui m’habitait, ma froide lucidité me permettait de mesurer l’étendue de la puissance de l’artillerie Teiderienne et le déséquilibre de force qui existait entre nos deux camps. En les attaquant frontalement, nous n’aurions aucune chance de l’emporter et causerions de nombreuses morts inutiles. A mes yeux, nous devions agir prudemment, quitte à utiliser des moyens déloyaux pour parvenir à nos fins.

Durant de nombreuses années, nous avons combattus côte à côte, devenant des compagnons d’armes et même des amants. Nous nous soutenions mutuellement dans la poursuite de notre cause et chacun d’entre nous incitait l’autre à se surpasser afin de devenir chaque jour un peu plus fort.

Ensemble, nous avons fondé un groupuscule rebelle nommé « La Fraternité Ecarlate », dans le but de lutter contre le régime en place et d’unir sous le sceau de la fraternité les races magiques de Teider. La couleur écarlate faisant référence au sang des innocents morts pour la libération du Royaume. Promouvant des valeurs d’égalité et de camaraderie, nous acceptions tous ceux qui désiraient soutenir notre cause, hormis les humains pour lesquels j’éprouvais de la méfiance et de la répulsion.

Au fil du temps, notre groupuscule gagna des sympathisants, ce qui alerta l’attention des autorités Teiderienne, dotées d’un imposant réseau d’espionnage. Bientôt, en tant que dirigeants et fondateurs de la Fraternité Ecarlate, nos deux têtes furent mises à prix et nous fûmes traqués sans relâche, à tel point que demeurer à Teider était devenu plus périlleux que jamais et presque suicidaire. C’était d’autant plus vrai pour moi qu’à l’époque j’étais enceinte d’Alkrim. Ce dernier usa de toute sa force de persuasion et m’exhorta de quitter le territoire afin de mettre au monde notre enfant dans un endroit plus sûr. Malgré mon fervent désir de continuer à me battre à ses côtés, je suivis la voie de la raison et le cœur déchiré j’abandonnais pour la première fois la terre qui m’avait vu naitre.

Quelques semaines après mon départ, je reçus une lettre d’un de nos Frères Ecarlate m’informant qu’Alkrim avait été fait prisonnier par les Autorités et exécuter en place publique, en guise d’exemple, afin de dissuader d’autres opposants au régime de poursuivre la Rébellion. Aujourd’hui, ce fier dragon à l’âme noble, consumé par ses idéaux, n’est plus que cendres et sa mort inique attise en moi le brasier de la colère.

Années: de 500 à 700 ans: Le nerf de la guerre

Après ma fuite de Teïder, je trouvais refuge au sein des Duchés du Sud. Cette destination avait été choisie pour diverses raisons, notamment sa proximité géographique avec le royaume Teiderien, mais également car ces contrées dédiées au libéralisme conservaient une rancœur tenace à l’égard de leur voisin tyrannique. Il n’était donc guère compliqué d’y trouver des opposants ou des ennemis de cette nation.

C’est là-bas que mon fils vit le jour et reçut le nom d’Akaan qui signifie « le juste » en langue draconique. Ne pouvant rien lui léguer en héritage hormis une vie d’errance et de dangers, je décidais de l’abandonner et de le confier à un couple de Duchéens fortunés. J’espérais ainsi que mon unique enfant pourrait jouir d’une existence prospère et serait préserver des vicissitudes qui m’avaient condamnée à l’exil.

Je me retrouvais seule, livrée à moi-même dans un univers inconnu. Afin de me fondre plus facilement au sein de la société Duchéenne, j’entrepris également de me former à la magie transformiste. Après plusieurs semaines d’entrainement, je devins capable de me métamorphoser aux grés de mes envies et d’arborer l’apparence d’autres races. Toutefois, j’éprouvais toujours une certaine répugnance à prendre l’aspect d’une humaine, cette race honnie entre toutes et impardonnable à mes yeux. Pourtant, je savais que si je voulais un jour retourner à Teider en toute sécurité, je devrais dissimuler ma véritable nature et porter ce masque haï.

Depuis la capture et l’exécution d’Alkrim, les Autorités Teideriennes avaient durci leur politique de répression à l’égard des rebelles pendant un temps et pour éviter de nouvelles arrestations, je jugeais plus prudent de disparaître un long moment et de faire croire à un démantèlement de notre organisation.

La vengeance était un plat qui se dégustait glacé et je savais que je devrais m’armer de patience, mais qu’importe. Pour une dragonne, quelques années d’exil ne représentent rien de plus que le passage éphémère d’une étoile filante dans un firmament nocturne.

Plusieurs années s’écoulèrent durant lesquelles j’embrassai une carrière de mercenaire afin de parfaire mes techniques martiales, mais aussi d’assurer ma subsistance. Très rapidement, je compris le parti avantageux que je pouvais en tirer, ainsi que de ma présence au cœur des Duchés du Sud. Ce lieu représentait un véritable eldorado pour les dragons bénéficiant de certains talents et désireux de s’enrichir rapidement.

En à peine quelques mois, j’amassai un impressionnant tas d’or sur lequel je veillais jalousement, au point de nourrir une véritable fascination pour ce métal précieux. Étais-je devenue matérialiste et futile au point d’accorder à une telle importance à de vulgaires piécettes ? Non point, j’avais simplement pris conscience du pouvoir que conférait la richesse et que mener à bien une révolution nécessiterait de l’or, beaucoup d’or. Aussi m’attelais-je à en gagner le plus possible.

Un jour, j’appris fortuitement qu’une princesse originaire d’un petit royaume indépendant situé à Eirn devait se rendre en voyage chez un cousin éloigné. Par chance, le convoi qui l’escortait devait traverser le duché où j’œuvrais en tant que mercenaire. L’occasion m’apparut trop belle pour résister et, en compagnie d’autres chasseurs de trésors, je montais une opération visant à enlever cette héritière princière afin d’obtenir une rançon faramineuse pour sa libération.

En soudoyant l’un des membres de l’escorte, nous parvînmes à obtenir un plan détaillé de l’itinéraire que devait emprunter son carrosse le lendemain, ce qui constituait un élément essentiel à la réussite de notre opération. Celui-ci devait traverser une épaisse forêt pour se rendre dans le duché voisin et nous comptions utiliser cet élément à notre avantage.

Le jour J, dissimulés dans des buissons ou derrière des arbres, nous attendîmes patiemment l’arrivée du carrosse, qui ne tarda pas à apparaître, escorté par des hommes d’armes. Le véhicule avançait à un rythme lent sur une route boueuse et sinueuse dans laquelle ses roues manquaient de s’enliser.

Un sourire de satisfaction fendit mes lèvres. Apparemment, cette opération risquait d’être encore plus facile que prévue. A mon signal, les projectiles magiques et physiques commencèrent à pleuvoir sur les soldats royaux qui, attaqués par surprise, ne savaient plus où donner la tête. Bientôt, ils furent submergés par une horde de mercenaires vociférant et prêts à en découdre. Quant à moi, je profitais de la cohue générale pour m’approcher du carrosse et reprendre ma forme originelle de dragonne. Dès après, j’arrachais la portière d’un grand coup de patte.

Aussitôt, j’entendis résonner des cris de vierges effarouchées et en passant mon museau à l’intérieur du carrosse, j’aperçus quatre jeunes filles vêtues de robes somptueuses. L’une d’entre elles était la princesse, mais laquelle ? Je pris alors conscience de l’ironie de la situation. Lors de cette opération minutieusement organisée, jusque dans les moindres détails, j’avais négligé de me procurer un portrait de l’héritière princière.

Mes prunelles azurées parcoururent tour à tour chacun des visages juvéniles et l’un d’eux attira mon attention. Contrairement à ses comparses, l’une des jeunes filles demeurait impavide, se contentant de me fixer sans ciller. Elle possédait des mires de saphir et une longue chevelure dorée, ornée d’un ruban de satin rose pâle, d’une teinte similaire à celle de sa robe. Mon intuition me souffla que cette gamine n’était autre la princesse en question.

Sans l’ombre d’une hésitation, je tendis ma patte griffue vers elle et la prit avec toute la délicatesse possible. Puis je m’envolais avec ma captive jusqu’aux ruines d’un ancien château, où nous devions la garder prisonnière, en attendant que son souverain de père paye la rançon exigée.

Étrangement, aussi brève soit-elle, cette rencontre avec celle qui restera à jamais pour moi « la princesse » me marqua. Ma jeune captive se montra hautaine et capricieuse, comme seuls les rejetons de sang royal peuvent l’être, mais également d’une grande bonté d’âme. Et cette ambiguïté me fascinait, tout comme les sentiments qu’elle éveillait en moi, un curieux mélange d’agacement et d’attachement. C’était la première fois de mon existence que j’éprouvais un tel ressenti pour un membre de la race humaine. D’ordinaire, les humains ne m’inspiraient que haine et répulsion.

Je n’oublierais jamais les larmes que celle-ci a versées au moment des adieux, après que son père se soit acquitté de la rançon, ni le présent qu’elle a tenu à m’offrir, un pendentif en or serti d’un rubis. Aujourd’hui encore je le porte fidèlement, comme s’il représentait une part précieuse de moi-même.

Et plusieurs mois plus tard, j’appris que la princesse avait intercédé auprès de son père pour qu’il renonce à faire mettre la tête de ses ravisseurs à prix. Encore aujourd’hui, je m’interroge sur le lien énigmatique qui se forge parfois entre un geôlier et son prisonnier et que la raison demeure incapable d’expliquer.

Ensuite, j’ai poursuivis mon périple à travers les duchés du sud, vivant moult péripéties et faisant de nombreuses rencontres, certaines agréables, d’autres beaucoup moins. Mon existence Duchéenne, faite de mercenariat, m’aida à parfaire mes techniques de combat, mais aussi mon sens des affaires et des négociations. C’est sur ces terres dédiées au lucre que fis un jour la connaissance d’une naine fort peu conventionnelle, mais qui s’avéra rapidement être une marchande et une négociante redoutable.

Connue sous le nom de Britta Grippe-Sou, cette dernière possédait une compagnie marchande et investissait massivement dans le commerce et la prospection minière. Son sens des affaires et son flair indéniable lui valurent d’amasser rapidement une impressionnante fortune.

Nous devinrent amies et une fois qu’une confiance mutuelle fut installée, je lui confiais que j’étais une rebelle en fuite. Britta se montra intéressée par la cause des insurgés Teideriens et décida d’investir des fonds afin d’aider la rébellion.

En effet, pour réussir cette grande œuvre à laquelle j’aspirais, j’avais compris qu’il me faudrait de l’or mais aussi des alliés.

Années: de 700 à 900 : Les aubes douces d’Eirn

Un jour, après des décennies passées à pérégriner sur les terres Duchéennes, je ressentis le violent désir de revoir Erya. Ma sœur de cœur avait pris son envol pour Eirn, après qu’un chevalier lui ait ravi l’usage d’une de ses pattes. Cette contrée jouissait d’une paix éternelle, grâce à la protection d’un cristal magique, et ressemblait à un sanctuaire abritant une nature inviolée.

Après des semaines passées à survoler des forêts d’émeraudes et des montagnes aux cimes escarpées, je finis par retrouver la trace d’Erya. Cette dernière avait trouvé refuge dans une immense vallée qui servait d’habitat à une communauté de dragons. Cela avait valu à ce lieu le surnom de « vallée des dragons ».
Malgré son infirmité, Erya semblait heureuse et en parfaite santé, et s’était accoutumée rapidement aux mœurs d’Eirn, adoptant leur mode de vie en symbiose avec la Nature. Cette dernière officiait en tant que prêtresse au sein de cette communauté, veillant sur les traditions Draconiques, et tentant d’amener la paix et l’harmonie parmi ses membres.  Je dois avouer qu’elle excellait dans ce rôle en raison de sa personnalité calme et empathique ainsi que de sa douceur qui lui avait valu bien des déboires à Teider. Au cœur de cette terre pétrie de mysticisme, cette dernière était enfin parvenue à trouver sa voie.

Moi-même, je me sentais charmée par ce pays mirifique où les créatures magiques pouvaient vivre en paix sans crainte des persécutions et jouissaient d’une liberté inconnue à Teider. Eirn ressemblait presque à un paradis perdu qui n’attendait que d’être reconquis par les individus apatrides et les rescapés de la tyrannie. Pourtant, cette terre en apparence pacifique et enchanteresse n’était guère dénuée de danger, car elle abritait en son sein d’horribles monstres. Ces créatures proliféraient sans cesse et repousser leur avancée représentait un combat incessant. Même des êtres aussi puissants que les dragons reconnaîtraient des créatures terrifiantes capables de leur tenir tête ou de les mettre en difficulté.

Je trouvais dans cette tâche un défi à ma mesure et m’y lançais à corps perdu, devenant en quelques années une chasseresse aguerrie. Les terres vierges d’Eirn gardent encore en mémoire les rivières de sang de bêtes sauvages dont je les aie abreuvées en guise d’offrande pour m’avoir accordé l’asile.

Un matin, en admirant le firmament coloré par les teintes rosées et éburnéennes de l’aube, je sentis naitre en moi un profond vide intérieur et je compris que tôt ou tard il me faudrait repartir. Eirn n’était pas ma destination finale et malgré les souffrances endurées à Teider, j’aspirais à rentrer là-bas. C’était ma seule et véritable patrie.

Erya me supplia de rester à ses côtés, espérant qu’à mon tour je finirais par trouver la paix et renoncerais à renverser le système Teiderien. Hélas, aussi grands que soient ma peine et mon amour pour elle, il m’était impossible d’exaucer son souhait.

Après un au-revoir déchirant et la promesse de revenir la voir aussi souvent que possible, je m’envolais et disparut dans le firmament embrasé par la splendeur du jour naissant.

Années: de 900 ans à 1000 ans : La meilleure des armes c’est son esprit :

Après ma longue période d’exil, je rentrais enfin à Teïder  et après avoir goûté à la liberté et à la sécurité, retrouver ce carcan fut particulièrement difficile. Pourtant, cela était nécessaire à la réussite de mes plans ultérieurs et la Fraternité Ecarlate devait retrouver un leader impliqué pour mener à bien ses opérations.
Nous devions agir dans l’ombre et bénéficier d’un réseau très organisé si nous voulions avoir une chance d’échapper à la vigilance des Autorités. Sans compter que nous devions également nous trouver des alliés et des sympathisants dans d’autres pays pour nous aider à saper le régime Teiderien. Hormis, les Duchés du Sud, Teïder trouvait un opposant puissant dans la nation d’Elynster, un pays aux mœurs martiales et spartiates.

Par chance, des agents Eïlynsteriens contactèrent notre groupuscule et nous fournirent des informations ainsi que des armes.  

Bien entendu, il nous fallait faire preuve d’une prudence extrême pour ne pas éveiller les soupçons des Autorités. Et la ruse et la stratégie représentaient nos meilleurs alliés. La magie aussi. Cet art si honni à Teïder m’était à présent d’une grande utilité. Grâce à la magie transformiste, j’avais appris à travestir mon apparence et à me transformer en humaine, à me fondre dans une foule, observant ces êtres si différents de moi. Ainsi, j'ai appris à les connaitre un peu mieux, même si mon ressentiment et mes préjugés à leur égard demeurent tenaces.

Pourtant, même pour une dragonne capable de modifier son aspect, vivre à Teïder comportait d’innombrables dangers. Aussi avais-je pris soin de mener une existence nomade, voyageant sans cesse de villages en villages. En me faisant passer pour une saltimbanque, une mercenaire, une mendiante, une étudiante et tous les métiers possibles ou imaginables, du moment que je ne trahissais pas le secret de ma véritable nature.

J’ignore combien de temps durera cette lutte ni si moi et mes camarades parviendront à faire de Teïder un lieu où les races magiques ne seront plus opprimées. Toutefois, je veux réussir ou mourir en essayant.

Liens :

Nozoria l’Abandonnée (mère) : Ceux qui ont connu Nozoria durant sa prime jeunesse garde le souvenir d’une magnifique dragonne emplie de gaieté. Hélas, toute joie sembla se tarir du cœur de l’écailleuse après que son amant, qu’elle aimait éperdument, l’ait abandonnée. Enceinte de ce dernier, elle éleva leur fille seule, tentant de compenser l’absence paternelle et reportant tout son amour sur sa progéniture. Nozoria est une matriarche sévère et droite, au tempérament taciturne et mélancolique, qui ne vit que pour protéger les siens.

Erya Sombre-écaille (sœur adoptive) : Unique survivante du massacre de ses parents, Erya trouva refuge et protection auprès de Nozoria et de Kayra et les considère comme sa famille de substitution. Cette dragonne aux écailles d’un bleu sombre, rappelant la couleur du firmament nocturne, possède un caractère paisible et empreint de douceur. En raison de sa bonté, celle-ci ira même jusqu’à pardonner au chevalier qui l’a atrocement mutilé d’une patte, faisant d’elle une infirme. A présent, cette dernière vit à Eirn et prône des idéaux de paix et de tolérance entre les races.

Alkrim le Valeureux (amant décédé) : De son vivant, Alkrim était un puissant saurien, aux écailles d’un rouge éclatant, et un redoutable combattant. Connu pour son sens de l’honneur autant que sa férocité au combat, Alkrim est avec Kayra l’un des fondateurs de la Fraternité Ecarlate. Leur relation de compagnons d’armes était faite de complicité, d’émulation mais aussi d’une forte attirance réciproque. Lorsque la répression des Autorités Teideriennes se fit plus intense, Alkrim poussa Kayra à fuir dans les Duchés du Sud pour qu’elle soit en sureté et y mette au monde leur enfant. Capturé quelques semaines après le départ de Kayra, Alkrim périt exécuté, comme il avait vécu, fier et indompté.

Akaan (fils abandonné): Son fils bien-aimé qu’elle fut contrainte d’abandonner afin de lui permettre d’accéder à une vie meilleure. Kayra vécut cette séparation comme un déchirement, mais ne regrette cependant pas son geste, persuadée d’avoir agi pour le bien de son enfant. Elle espère simplement qu’il est heureux avec sa famille d’adoption, de riches Duchéens, et que celui-ci lui pardonnera un jour.

I"slaan Suladran (demi-sœur) : En faisant des recherches à propos de son père, Kayra a découvert que ce dernier avait eu une autre fille nommée I"slaan. Pour l’instant, les deux dragonnes ne sont jamais rencontrées et leur relation reste à construire.

Slenlodwiin (grand-père maternel)
: Kayra a souvent entendu narrer le récit de l'excentricité de son papy. Il est vrai que les dragons végétariens ne sont pas monnaie courante et la dragonne des glaces s’est promis de tenter de l’initier au steak de chevalier Teiderien, une spécialité draconique locale le jour où elle fera enfin sa connaissance.

Britta Grippe-Sou (amie et sympathisante de la rébellion): Une naine peu conventionnelle, adorant les tenues excentriques et les chapeaux à plumes. Mais derrière son apparence burlesque, ce petit bout de femme est une commerçante redoutable et possède une compagnie marchande qui finance secrètement la rébellion Teiderienne.

Artane Nordane : Un prisonnier Elynstérien rencontré furtivement dans une geôle Teiderienne alors que, sous couvert d'un déguisement, Kayra organisait l'évasion d'un membre de la fraternité écarlate avant son exécution. Qui sait si le destin ne les fera pas se recroiser à nouveau.

Zwei Nebodja: Le Roi Teiderien. Un monarque tyranique et un farouche ennemi de la Rébellion. Kayra lui voue une haine profonde et fera tout pour affaiblir son règne de terreur et de persécution.

Hisao Tamori: Un Renard amusant croisé à Eirn et qui partage le même amour de la liberté et un rejet des conventions. Kayra aimerait lui faire goûter de succulents plats de monstre, préparés après une rude séance d'entrainement ou de chasse.

Carmen Krasnofska : Une humaine cheffe d'un autre groupuscule rebelle. Kayra a mis de côté une partie de ses préjugés vis-à-vis de sa race, consciente que toutes deux partagent le même but. Si ce n'est pas le grand amour entre elles, les rebelles sont parvenues à un respect mutuel.



Qui êtes vous ?


Petite présentation de votre personne : DC Valandir

Rythme rp et particularités :

Comment avez vous découvert le forum :

Des ambitions pour votre personnage ? Quelle évolution aimeriez vous lui donner à court ? Moyen ? Long terme ?
Avez vous prévu quelque chose ou êtes vous adepte du "laisser le jeu faire" et voir ce que ça donnera ?


Anton Ludwig Illuminès

Feuille de personnage
Peuple: Humain
Nationalité: Akkatonien
Rang social: Noblesse Akkatonienne
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 765
Date d'inscription : 13/01/2018
Localisation : Empire Ikhyldien
Revenir en haut Aller en bas
Kayra Neigécaille
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Entrainement] Dragon des mers VS Spectre de l’Alraune
» Je ne trouve pas de draco avec talent DW:(

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Orzian, engrenages et arcanes :: Le peuple d'Orzian :: Population Orzanienne :: Fiches d'évolutions des personnages-
Sauter vers: